25/03/2021

VITO et la VMM lancent un nouvel outil pour calculer l’impact des eaux usées

La VMM (Vlaamse Milieumaatschappij) a mis au point avec VITO un plan par étapes détaillé pour vérifier l’impact des eaux usées sur les eaux superficielles et voir si l’application de techniques d’assainissement supplémentaires est financièrement réalisable. Cet outil permet aux entreprises de calculer elles-mêmes si elles répondent aux normes. L’outil Excel automatisé a été présenté au webinaire des entreprises textiles flamandes le 7 décembre dernier.

A l’occasion de la journée d’étude annuelle de Centexbel-Fedustria – qui était placée sous le thème de l’eau – la VMM a souhaité revenir sur l’arrêt Weser et ses conséquences sur les rejets d’eaux usées. « Qu’il soit existant ou nouveau, un rejet d’eaux usées industrielles ne peut jamais conduire à une détérioration de l’état de la masse d’eau », dit Jeroen Vanhooren de la VMM. « Mais les objectifs pour cette masse d’eau doivent aussi rester réalisables. Sinon, le projet est refusé. Les normes ne peuvent être dépassées que dans la zone de mélange – une zone limitée aux alentours immédiats du point de rejet. » Pour les entreprises, ce calcul représente souvent un exercice technique complexe. La VMM a mis au point un nouvel outil sous Excel qui apporte des réponses aux questions que soulève l’arrêt Weser. « Ainsi, les entreprises peuvent vérifier de façon proactive si un rejet posera problème pour l’eau de surface qui le reçoit », dit Joke Van Damme de la VMM. « Avec notre plan par étapes, elles peuvent étudier leurs rejets dans le détail. Le plan par étapes fait en quelque sorte office d’entonnoir : seuls les rejets ayant un impact sur la réalisation des objectifs ou sur le risque de détérioration sont interdits. » Jeroen Vanhooren abonde en ce sens. « Cet outil permet d’évaluer précisément l’effet des concentrations rejetées sur l’eau de surface. On peut vérifier quels paramètres poseront effectivement un problème. Et l’on peut prendre une décision pour chaque paramètre. L’outil permet de calculer s’il y aura une détérioration et si l’entreprise atteindra les objectifs. Il peut aussi effectuer également un calcul à rebours pour indiquer une concentration qui n’entraînera pas une détérioration. Si l’entreprise peut respecter ces valeurs, l’impact du rejet sur l’écosystème est jugé acceptable. Grâce à un outil financier de VITO, les entreprises peuvent vérifier pour des rejets existants si la mise en place de techniques d’assainissement supplémentaires est réalisable compte tenu de leurs capacités financières, et elles peuvent calculer l’effet de ces techniques. » Fa Quix, directeur-général de Fedustria, s’inquiète quand même des conséquences possibles de l’arrêt Weser sur les futures conditions de rejet imposées aux entreprises textiles et sur leur sécurité juridique.

Document de référence sur les MTD

Beaucoup de choses bougent au niveau européen. La révision du document de référence européen sur les MTD pour l’industrie textile (BREF TXT) est actuellement en cours. Celui-ci traite des installations destinées au prétraitement (opérations de lavage, blanchiment, mercerisation) ou à la teinture de fibres ou de textiles dont la capacité de traitement est supérieure à 10 tonnes par jour. Les installations d’épuration indépendantes spécifiquement destinées à l’assainissement des eaux usées d’origine textile entrent également dans le cadre de ce BREF. Le BREF sélectionne les MTD (Meilleures Techniques Disponibles) sur la base des échanges d’informations techniques dans lesquels les États membres de l’UE, des fédérations sectorielles et des organisations non gouvernementales sont impliqués via des représentants dans le Groupe de Travail Technique. Lorsque les conclusions sur les MTD du BREF sont publiées dans le journal officiel de l’Union européenne, elles sont mises en œuvre par les États membres. En Flandre, ceci se déroule via le VLAREM III, qui s’applique spécifiquement aux installations PRIP relevant de la Directive relative aux Émissions Industrielles (2010/75/UE). « L’industrie textile en Flandre est à la pointe et répond aux normes rigoureuses en matière de rejets », dit Fa Quix. « On placera peut-être la barre encore plus haut. Certaines entreprises individuelles peuvent se voir appliquer des paramètres plus stricts pour certaines normes. Nous veillons toutefois à ce que le BREF ne propose aucune technique qui soit réalisable au plan technique mais pas au plan économique. Autrement, on pourrait perdre des activités. »

Approche intégrée

Selon An Derden du Centre de Connaissances Flamand pour les Meilleures Techniques Disponibles relevant de VITO, cette étude doit mettre tous les États membres au même niveau. « Il convient de suivre une approche intégrée, y compris pour la prévention et les optimisations de processus, et procéder à l’analyse par étapes. On doit pouvoir évaluer ses propres flux. Il faut éviter au maximum les émissions de substances difficilement biodégradables dans l’eau. Cela suppose donc de prévoir une combinaison adaptée de techniques d’assainissement des eaux usées. Les flux pouvant perturber votre installation d’assainissement de l’eau doivent être prétraités ou évacués vers des centres de traitement externes. L’objectif final est de limiter l’impact de votre activité industrielle sur l’environnement. Il y a déjà eu de nombreux programmes de réduction de la consommation d’eau, auxquels beaucoup d’entreprises textiles ont activement participé. Il est vrai que l’eau est une ressource importante pour le secteur. Lors de la mise en œuvre de moyens techniques, il faut garantir une bonne conception et voir comment ces moyens techniques sont mis en place et entretenus. La réutilisation et le recyclage font également partie des pistes avancées dans les conclusions des MTD. Les derniers documents de référence BREF mettent davantage l’accent sur le recueil d’informations, la surveillance et la production de données. De même, il sera mieux tenu compte du contexte de ces données. »

Les défis

Selon la VMM, les entreprises textiles flamandes ont fourni de gros efforts ces dernières années pour réduire leurs émissions et économiser l’eau. Les chiffres communiqués par les différents États membres dans le cadre de la révision du BREF TXT montrent qu’elles obtiennent de bonnes notes sur le plan environnemental. Mais elles seront encore confrontées à des défis dans les années à venir. « Par exemple, le BREF s’attarde beaucoup sur la sélection de produits chimiques ayant un impact aussi réduit que possible sur l’homme et l’environnement », dit Lut Hoebeke de la VMM. « Concrètement, cela signifie qu’il faut choisir des substances biodégradables ayant une faible toxicité aiguë et chronique. Aujourd’hui, les entreprises textiles sont également encouragées par leurs clients à produire des textiles sans substances dangereuses mais dans la pratique, il n’est pas toujours facile d’obtenir des informations exactes sur la composition des produits. »

Prétraitement

Si un flux d’eaux usées ne peut pas faire l’objet d’un bon traitement biologique, il faut le soumettre à un prétraitement. « Aujourd’hui, cela ne se fait pas encore dans toutes les entreprises textiles », dit Lut Hoebeke. « Ainsi, nous remarquons encore régulièrement la présence de résidus de pâtes d’impression dans les eaux usées. Ce qui entraîne une concentration élevée de la DCO dans vos effluents. Il faut rechercher des techniques adéquates pour le prétraitement de ces flux intermédiaires. Un exemple de technique intéressante est le système Zero Liquid Discharge (ZLD) car d’une part, on réutilise le perméat d’un tel système et d’autre part, on traite le concentrat. On ne rejette rien et on en retire des substances utiles. Cela permet de faire des économies à la fois sur l’eau et sur les produits chimiques. » Fa Quix reconnaît que certaines entreprises peuvent rencontrer des problèmes individuels mais il souligne que le secteur textile connaît globalement une grande amélioration. « Il y a 20 ans, il y avait encore des problèmes dans certaines entreprises. Mais depuis 10 ans, il n’y a plus de problèmes. Beaucoup de grandes entreprises utilisent des techniques modernes comme l’osmose inverse. Nous avons un centre technologique, Centexbel, qui peut rapidement venir en aide aux entreprises par exemple en cas de problèmes d’assainissement des eaux usées. Notre consommation d’eau a baissé de 80 pour cent ces 30 dernières années. Nous ne représentons plus que 1% de la consommation d’eau industrielle. »

Initiatives

TerraCorrect a présenté plusieurs solutions lors du dernier carrefour Centexbel-Fedustria. « Nous visons le marché du textile et avec notre approche écologique, nous avons beaucoup à lui proposer », dit Hilde Henderickx de TerraCorrect. « Avec notre propre gamme de polymères, nous pouvons récupérer et assainir l’eau très rapidement et de manière écologique pour la réintroduire dans le process ou une autre application, éventuellement externe. Comme nous prélevons toujours des échantillons au préalable, nous pouvons intervenir de façon précise et efficace. Ceci réduit fortement aussi l’impact sur le temps et l’énergie. L’écologie et l’économie vont assurément de pair. » Selon la VMM, il y a aussi des initiatives Intéressantes de la part de l’Europe, comme le Green Deal 2020, qui sont consacrées à l’élimination de micropolluants persistants ou d’origine polaire. « Ce sont les substances les plus difficiles à éliminer car elles ne sont pas bien extraites avec le charbon actif », dit Lut Hoebeke. « Dans le cadre du Green Deal, de nombreux consortiums ont été mis en place pour trouver des solutions de traitement des eaux usées. C’est une évolution très intéressante que les entreprises et les fédérations doivent connaître. »

Collaborer davantage

Victor Dries du cabinet du ministre flamand de l’Environnement Zuhal Demir veut que les entreprises collaborent davantage et misent sur des systèmes de traitement d’eau robustes et des modèles économiques ingénieux. « Nous devons tous mieux utiliser le potentiel énorme de l’eau de pluie et investir dans le captage et le tamponnage à grande échelle des eaux pluviales. Par ailleurs, les pompiers exigent d’avoir des capacités permettant de fournir soi-même l’eau d’extinction en cas d’incendie. Nous devons examiner comment nous pouvons combiner tout cela ; les entreprises peuvent fort bien collaborer à l’aménagement de tels tampons. C’est plus efficace et cela améliore le rendement de l’utilisation de l’eau. Le Blue Deal prévoit d’étudier les possibilités d’introduire un ‘équilibrage’ de la capacité des tampons : lorsqu’une entreprise peut se passer du réseau d’eau potable pendant 2 heures, peut-être pourrait-elle à l’avenir bénéficier en contrepartie d’une indemnité. Avec leur eau excédentaire, les entreprises agro-alimentaires peuvent directement alimenter le réseau d’eau potable. Produire de l’eau à des débits de pointe et des capacités de pointe coûte en effet très cher. Ces investissements coûteux ne peuvent jamais être amortis de façon rentable. L’économie d’eau et la réutilisation de l’eau ont donc une grande importance, surtout dans les secteurs où l’eau est essentielle. Les fournisseurs de technologies et les bureaux d’études nous disent que les entreprises rechignent souvent à investir lorsque le délai d’amortissement n’est que de 1 an et demi. Cela ne marche pas. »

Liens utiles :

https://www.vmm.be/water/afvalwater/impactbeoordeling-bedrijfsafvalwater

Textiles Industry | Eippcb (europa.eu)

https://emis.vito.be/nl/node/71676

VITO et la VMM lancent un nouvel outil pour calculer l’impact des eaux usées

La VMM (Vlaamse Milieumaatschappij) a mis au point avec VITO un plan par étapes détaillé pour vérifier l’impact des eaux usées sur les eaux superficielles et voir si l’application de techniques d’assainissement supplémentaires est financièrement réalisable. Cet outil permet aux entreprises de calculer elles-mêmes si elles répondent aux normes. L’outil Excel automatisé a été présenté au webinaire des entreprises textiles flamandes le 7 décembre dernier.

A l’occasion de la journée d’étude annuelle de Centexbel-Fedustria – qui était placée sous le thème de l’eau – la VMM a souhaité revenir sur l’arrêt Weser et ses conséquences sur les rejets d’eaux usées. « Qu’il soit existant ou nouveau, un rejet d’eaux usées industrielles ne peut jamais conduire à une détérioration de l’état de la masse d’eau », dit Jeroen Vanhooren de la VMM. « Mais les objectifs pour cette masse d’eau doivent aussi rester réalisables. Sinon, le projet est refusé. Les normes ne peuvent être dépassées que dans la zone de mélange – une zone limitée aux alentours immédiats du point de rejet. » Pour les entreprises, ce calcul représente souvent un exercice technique complexe. La VMM a mis au point un nouvel outil sous Excel qui apporte des réponses aux questions que soulève l’arrêt Weser. « Ainsi, les entreprises peuvent vérifier de façon proactive si un rejet posera problème pour l’eau de surface qui le reçoit », dit Joke Van Damme de la VMM. « Avec notre plan par étapes, elles peuvent étudier leurs rejets dans le détail. Le plan par étapes fait en quelque sorte office d’entonnoir : seuls les rejets ayant un impact sur la réalisation des objectifs ou sur le risque de détérioration sont interdits. » Jeroen Vanhooren abonde en ce sens. « Cet outil permet d’évaluer précisément l’effet des concentrations rejetées sur l’eau de surface. On peut vérifier quels paramètres poseront effectivement un problème. Et l’on peut prendre une décision pour chaque paramètre. L’outil permet de calculer s’il y aura une détérioration et si l’entreprise atteindra les objectifs. Il peut aussi effectuer également un calcul à rebours pour indiquer une concentration qui n’entraînera pas une détérioration. Si l’entreprise peut respecter ces valeurs, l’impact du rejet sur l’écosystème est jugé acceptable. Grâce à un outil financier de VITO, les entreprises peuvent vérifier pour des rejets existants si la mise en place de techniques d’assainissement supplémentaires est réalisable compte tenu de leurs capacités financières, et elles peuvent calculer l’effet de ces techniques. » Fa Quix, directeur-général de Fedustria, s’inquiète quand même des conséquences possibles de l’arrêt Weser sur les futures conditions de rejet imposées aux entreprises textiles et sur leur sécurité juridique.

Document de référence sur les MTD

Beaucoup de choses bougent au niveau européen. La révision du document de référence européen sur les MTD pour l’industrie textile (BREF TXT) est actuellement en cours. Celui-ci traite des installations destinées au prétraitement (opérations de lavage, blanchiment, mercerisation) ou à la teinture de fibres ou de textiles dont la capacité de traitement est supérieure à 10 tonnes par jour. Les installations d’épuration indépendantes spécifiquement destinées à l’assainissement des eaux usées d’origine textile entrent également dans le cadre de ce BREF. Le BREF sélectionne les MTD (Meilleures Techniques Disponibles) sur la base des échanges d’informations techniques dans lesquels les États membres de l’UE, des fédérations sectorielles et des organisations non gouvernementales sont impliqués via des représentants dans le Groupe de Travail Technique. Lorsque les conclusions sur les MTD du BREF sont publiées dans le journal officiel de l’Union européenne, elles sont mises en œuvre par les États membres. En Flandre, ceci se déroule via le VLAREM III, qui s’applique spécifiquement aux installations PRIP relevant de la Directive relative aux Émissions Industrielles (2010/75/UE). « L’industrie textile en Flandre est à la pointe et répond aux normes rigoureuses en matière de rejets », dit Fa Quix. « On placera peut-être la barre encore plus haut. Certaines entreprises individuelles peuvent se voir appliquer des paramètres plus stricts pour certaines normes. Nous veillons toutefois à ce que le BREF ne propose aucune technique qui soit réalisable au plan technique mais pas au plan économique. Autrement, on pourrait perdre des activités. »

Approche intégrée

Selon An Derden du Centre de Connaissances Flamand pour les Meilleures Techniques Disponibles relevant de VITO, cette étude doit mettre tous les États membres au même niveau. « Il convient de suivre une approche intégrée, y compris pour la prévention et les optimisations de processus, et procéder à l’analyse par étapes. On doit pouvoir évaluer ses propres flux. Il faut éviter au maximum les émissions de substances difficilement biodégradables dans l’eau. Cela suppose donc de prévoir une combinaison adaptée de techniques d’assainissement des eaux usées. Les flux pouvant perturber votre installation d’assainissement de l’eau doivent être prétraités ou évacués vers des centres de traitement externes. L’objectif final est de limiter l’impact de votre activité industrielle sur l’environnement. Il y a déjà eu de nombreux programmes de réduction de la consommation d’eau, auxquels beaucoup d’entreprises textiles ont activement participé. Il est vrai que l’eau est une ressource importante pour le secteur. Lors de la mise en œuvre de moyens techniques, il faut garantir une bonne conception et voir comment ces moyens techniques sont mis en place et entretenus. La réutilisation et le recyclage font également partie des pistes avancées dans les conclusions des MTD. Les derniers documents de référence BREF mettent davantage l’accent sur le recueil d’informations, la surveillance et la production de données. De même, il sera mieux tenu compte du contexte de ces données. »

Les défis

Selon la VMM, les entreprises textiles flamandes ont fourni de gros efforts ces dernières années pour réduire leurs émissions et économiser l’eau. Les chiffres communiqués par les différents États membres dans le cadre de la révision du BREF TXT montrent qu’elles obtiennent de bonnes notes sur le plan environnemental. Mais elles seront encore confrontées à des défis dans les années à venir. « Par exemple, le BREF s’attarde beaucoup sur la sélection de produits chimiques ayant un impact aussi réduit que possible sur l’homme et l’environnement », dit Lut Hoebeke de la VMM. « Concrètement, cela signifie qu’il faut choisir des substances biodégradables ayant une faible toxicité aiguë et chronique. Aujourd’hui, les entreprises textiles sont également encouragées par leurs clients à produire des textiles sans substances dangereuses mais dans la pratique, il n’est pas toujours facile d’obtenir des informations exactes sur la composition des produits. »

Prétraitement

Si un flux d’eaux usées ne peut pas faire l’objet d’un bon traitement biologique, il faut le soumettre à un prétraitement. « Aujourd’hui, cela ne se fait pas encore dans toutes les entreprises textiles », dit Lut Hoebeke. « Ainsi, nous remarquons encore régulièrement la présence de résidus de pâtes d’impression dans les eaux usées. Ce qui entraîne une concentration élevée de la DCO dans vos effluents. Il faut rechercher des techniques adéquates pour le prétraitement de ces flux intermédiaires. Un exemple de technique intéressante est le système Zero Liquid Discharge (ZLD) car d’une part, on réutilise le perméat d’un tel système et d’autre part, on traite le concentrat. On ne rejette rien et on en retire des substances utiles. Cela permet de faire des économies à la fois sur l’eau et sur les produits chimiques. » Fa Quix reconnaît que certaines entreprises peuvent rencontrer des problèmes individuels mais il souligne que le secteur textile connaît globalement une grande amélioration. « Il y a 20 ans, il y avait encore des problèmes dans certaines entreprises. Mais depuis 10 ans, il n’y a plus de problèmes. Beaucoup de grandes entreprises utilisent des techniques modernes comme l’osmose inverse. Nous avons un centre technologique, Centexbel, qui peut rapidement venir en aide aux entreprises par exemple en cas de problèmes d’assainissement des eaux usées. Notre consommation d’eau a baissé de 80 pour cent ces 30 dernières années. Nous ne représentons plus que 1% de la consommation d’eau industrielle. »

Initiatives

TerraCorrect a présenté plusieurs solutions lors du dernier carrefour Centexbel-Fedustria. « Nous visons le marché du textile et avec notre approche écologique, nous avons beaucoup à lui proposer », dit Hilde Henderickx de TerraCorrect. « Avec notre propre gamme de polymères, nous pouvons récupérer et assainir l’eau très rapidement et de manière écologique pour la réintroduire dans le process ou une autre application, éventuellement externe. Comme nous prélevons toujours des échantillons au préalable, nous pouvons intervenir de façon précise et efficace. Ceci réduit fortement aussi l’impact sur le temps et l’énergie. L’écologie et l’économie vont assurément de pair. » Selon la VMM, il y a aussi des initiatives Intéressantes de la part de l’Europe, comme le Green Deal 2020, qui sont consacrées à l’élimination de micropolluants persistants ou d’origine polaire. « Ce sont les substances les plus difficiles à éliminer car elles ne sont pas bien extraites avec le charbon actif », dit Lut Hoebeke. « Dans le cadre du Green Deal, de nombreux consortiums ont été mis en place pour trouver des solutions de traitement des eaux usées. C’est une évolution très intéressante que les entreprises et les fédérations doivent connaître. »

Collaborer davantage

Victor Dries du cabinet du ministre flamand de l’Environnement Zuhal Demir veut que les entreprises collaborent davantage et misent sur des systèmes de traitement d’eau robustes et des modèles économiques ingénieux. « Nous devons tous mieux utiliser le potentiel énorme de l’eau de pluie et investir dans le captage et le tamponnage à grande échelle des eaux pluviales. Par ailleurs, les pompiers exigent d’avoir des capacités permettant de fournir soi-même l’eau d’extinction en cas d’incendie. Nous devons examiner comment nous pouvons combiner tout cela ; les entreprises peuvent fort bien collaborer à l’aménagement de tels tampons. C’est plus efficace et cela améliore le rendement de l’utilisation de l’eau. Le Blue Deal prévoit d’étudier les possibilités d’introduire un ‘équilibrage’ de la capacité des tampons : lorsqu’une entreprise peut se passer du réseau d’eau potable pendant 2 heures, peut-être pourrait-elle à l’avenir bénéficier en contrepartie d’une indemnité. Avec leur eau excédentaire, les entreprises agro-alimentaires peuvent directement alimenter le réseau d’eau potable. Produire de l’eau à des débits de pointe et des capacités de pointe coûte en effet très cher. Ces investissements coûteux ne peuvent jamais être amortis de façon rentable. L’économie d’eau et la réutilisation de l’eau ont donc une grande importance, surtout dans les secteurs où l’eau est essentielle. Les fournisseurs de technologies et les bureaux d’études nous disent que les entreprises rechignent souvent à investir lorsque le délai d’amortissement n’est que de 1 an et demi. Cela ne marche pas. »

Liens utiles :

https://www.vmm.be/water/afvalwater/impactbeoordeling-bedrijfsafvalwater

Textiles Industry | Eippcb (europa.eu)

https://emis.vito.be/nl/node/71676