Installation de recyclage compacte pour lave-auto
Installation de recyclage compacte pour lave-auto
Dans le port de Gand, un constructeur automobile japonais cherchait une solution pour épurer sur place les eaux usées de sa station de lavage. La solution devait être compatible avec une charge polluante très variable et un espace disponible très réduit. Ce printemps, Novotec a conçu, produit et assemblé une installation clé en main qui réduit la consommation d’eau de la station de lavage à pratiquement zéro.
Le site en question dans le port de Gand est le centre de distribution européen du constructeur japonais. Les voitures qui arrivent par bateau y sont équipées des options nécessaires et stockées temporairement avant leur expédition vers le marché européen. « Les véhicules sont lavés sur place avant d’être expédiés », explique Lennart Beeckman, chef de projet chez Novotec. « Auparavant l’eau de lavage était évacuée, mais notre installation permet désormais de la réutiliser presque entièrement. Il suffit de compenser le petit pourcentage de pertes par de l’eau de pluie. »
Charge polluante variable
Le concept d’épuration retenu par Novotec devait éliminer deux types de polluants possédant chacun une charge variable. « Alors que l’installation traite un débit constant de 10 m3/h durant les heures de travail, la charge polluante – composée d’une part de détergents et d’autre part de sable, de poussière et d’huile provenant des voitures – peut varier considérablement dans le temps. En effet, alors que certaines voitures ne restent par exemple qu’une journée sur le site, d’autres demeurent plusieurs mois à l’extérieur avant d’être expédiées. Compte tenu de cette variabilité et du peu d’espace disponible, nous avons opté pour un bioréacteur à biofilm à lit fluidisé (MBBR). Le MBBR non seulement possède une concentration élevée de microorganismes dans un réacteur compact du fait de la grande surface interne des supports, mais en plus il résiste parfaitement aux fluctuations de charge : lorsque la charge polluante est faible, les organismes supérieurs consomment simplement les organismes inférieurs, et lorsqu’elle est élevée, il y a assez de nutriments pour toutes les bactéries et la quantité de biofilm augmente. »
Pour le prétraitement et le post-traitement, Novotec a ajouté un décanteur primaire pour séparer l’huile et les sables et un décanteur secondaire pour la sédimentation d’éventuels biofilms en excès, stockés ensuite dans un réservoir de boues. « Ces boues étant pour l’instant peu volumineuses, elles sont périodiquement évacuées, mais si leur quantité venait à augmenter, nous pourrions ajouter une étape de déshydratation. »
Clé en main
L’ingénierie, la production et l’assemblage de l’installation n’ont duré en tout que trois mois. Tous les composants ont été assemblés au printemps dernier dans l’espace prévu de 8 x 6 mètres. « Nous avons tenté d’utiliser au mieux l’espace disponible », souligne Beeckman. « Et nous avons aussi opté pour un agencement clair des différentes étapes qui permet à l’opérateur d’avoir une vision d’ensemble depuis le point central. Tout est adapté à la hauteur du local et un chariot élévateur peut circuler librement. » La livraison et la mise en service ont eu lieu fin mars. « L’installation a bien fonctionné dès le début. Elle permet au client de réduire ses coûts, et l’aide à atteindre ses objectifs de durabilité. »
Texte : Elise Noyez
Illustration : Novotec



