21/06/2023

Une entreprise de thermolaquage passe de 60 m3 d’eaux usées par jour au zéro-rejet

En tant qu’entreprise fondamentalement orientée ESG et en prévision d’un éventuel durcissement des normes de rejet, l’entreprise de thermolaquage Alural cherchait une solution pour réduire à zéro son volume d’eaux usées. L’entreprise s’adressait avec trois exigences concrètes à Eco-Vision, membre du groupe Pollet Water depuis 2020 et encore uni à Hydris l’an dernier : viser le zéro-rejet, rejeter le moins possible et garantir la fiabilité opérationnelle.

À la base, Alural s’était déjà fortement engagé à limiter le volume des effluents. Par exemple, le traitement de surface se faisait auparavant en faisant usage de bains de rinçage en cascade et un rinçage à l’eau déminéralisée en circuit fermé. « En dimensionnant correctement ces procédés, le volume des effluents pouvait déjà être réduit de plus de moitié, passant de 140 m3 à 60 m3 par jour », explique Theo Bollen d’Eco-Vision. « Ils étaient neutralisés à l’origine à l’aide d’un procédé physico-chimique et rejetés à l’égout, mais l’entreprise de thermolaquage voulait s’en débarrasser. »

Zéro-rejet

Pour arrêter les rejets et faciliter davantage le recyclage, Eco-Vision s’est immédiatement tourné vers le système d’évaporation sous vide. « Compte tenu de la présence d’aluminium et de la conductivité encore relativement élevée des eaux usées, les membranes n’étaient pas recommandées dans ce cas-ci. Avec un système de compression de vapeur sous vide, en revanche, il est parfaitement possible de transformer d’une part un tel flux d’effluents en un flux d’eau distillée à faible conductivité – réutilisable dans les bains de rinçage et les process – et d’autre part en un résidu concentré qui est rejeté. »

Rejeter le moins possible

Le problème n’était pas solutionné pour autant. L’évaporation sous vide classique basée sur l’énergie électrique déjà appliquée à plusieurs reprises par Eco-Vision ne convenait qu’à des débits quotidiens de l’ordre de 5 à 10 m3. Un système plus robuste basé sur de la vapeur et de l’eau de refroidissement se déclinait encore par 10 % de résidus. « Cela signifierait qu’Alural produirait encore quotidiennement 6 m3 de concentré et devrait donc se débarrasser d’une citerne pleine au moins une fois par semaine. Un problème coûteux, donc. »

Eco-Vision a finalement trouvé la solution dans un prétraitement en deux étapes incluant une physico-chimie totalement inédite. « Au cours du prétraitement en deux étapes, nous pouvons réduire la saleté et la teneur en sel à tel point que nous pouvons encore utiliser un évaporateur électrique et simultanément limiter la fraction résiduelle à un maximum de 2 m3 par jour. Par rapport à l’autre système d’évaporation, ce système-ci se décline par une réduction des coûts d’exploitation de 30 %. »

Aucun arrêt de production

Pour garantir la fiabilité opérationnelle, Eco-Vision fournissait, entre autres, deux évaporateurs sous vide ; tous les composants critiques sont redondants et le système est équipé d’un pilotage automatique et d’une supervision en ligne. « Même pendant la conversion, la production a pu continuer sans temps d’arrêt. À cette fin, la nouvelle physico-chimie a été construite en premier pour seulement démonter l’existante par la suite. Lors de la construction des évaporateurs, le nouveau prétraitement a permis d’encore évacuer les effluents, pour finalement basculer vers le rejet des résidus et le recyclage. »

www.eco-vision.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

PHOTOS: ECO-VISION

Une entreprise de thermolaquage passe de 60 m3 d’eaux usées par jour au zéro-rejet

En tant qu’entreprise fondamentalement orientée ESG et en prévision d’un éventuel durcissement des normes de rejet, l’entreprise de thermolaquage Alural cherchait une solution pour réduire à zéro son volume d’eaux usées. L’entreprise s’adressait avec trois exigences concrètes à Eco-Vision, membre du groupe Pollet Water depuis 2020 et encore uni à Hydris l’an dernier : viser le zéro-rejet, rejeter le moins possible et garantir la fiabilité opérationnelle.

À la base, Alural s’était déjà fortement engagé à limiter le volume des effluents. Par exemple, le traitement de surface se faisait auparavant en faisant usage de bains de rinçage en cascade et un rinçage à l’eau déminéralisée en circuit fermé. « En dimensionnant correctement ces procédés, le volume des effluents pouvait déjà être réduit de plus de moitié, passant de 140 m3 à 60 m3 par jour », explique Theo Bollen d’Eco-Vision. « Ils étaient neutralisés à l’origine à l’aide d’un procédé physico-chimique et rejetés à l’égout, mais l’entreprise de thermolaquage voulait s’en débarrasser. »

Zéro-rejet

Pour arrêter les rejets et faciliter davantage le recyclage, Eco-Vision s’est immédiatement tourné vers le système d’évaporation sous vide. « Compte tenu de la présence d’aluminium et de la conductivité encore relativement élevée des eaux usées, les membranes n’étaient pas recommandées dans ce cas-ci. Avec un système de compression de vapeur sous vide, en revanche, il est parfaitement possible de transformer d’une part un tel flux d’effluents en un flux d’eau distillée à faible conductivité – réutilisable dans les bains de rinçage et les process – et d’autre part en un résidu concentré qui est rejeté. »

Rejeter le moins possible

Le problème n’était pas solutionné pour autant. L’évaporation sous vide classique basée sur l’énergie électrique déjà appliquée à plusieurs reprises par Eco-Vision ne convenait qu’à des débits quotidiens de l’ordre de 5 à 10 m3. Un système plus robuste basé sur de la vapeur et de l’eau de refroidissement se déclinait encore par 10 % de résidus. « Cela signifierait qu’Alural produirait encore quotidiennement 6 m3 de concentré et devrait donc se débarrasser d’une citerne pleine au moins une fois par semaine. Un problème coûteux, donc. »

Eco-Vision a finalement trouvé la solution dans un prétraitement en deux étapes incluant une physico-chimie totalement inédite. « Au cours du prétraitement en deux étapes, nous pouvons réduire la saleté et la teneur en sel à tel point que nous pouvons encore utiliser un évaporateur électrique et simultanément limiter la fraction résiduelle à un maximum de 2 m3 par jour. Par rapport à l’autre système d’évaporation, ce système-ci se décline par une réduction des coûts d’exploitation de 30 %. »

Aucun arrêt de production

Pour garantir la fiabilité opérationnelle, Eco-Vision fournissait, entre autres, deux évaporateurs sous vide ; tous les composants critiques sont redondants et le système est équipé d’un pilotage automatique et d’une supervision en ligne. « Même pendant la conversion, la production a pu continuer sans temps d’arrêt. À cette fin, la nouvelle physico-chimie a été construite en premier pour seulement démonter l’existante par la suite. Lors de la construction des évaporateurs, le nouveau prétraitement a permis d’encore évacuer les effluents, pour finalement basculer vers le rejet des résidus et le recyclage. »

www.eco-vision.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

PHOTOS: ECO-VISION