24/09/2021

Une cuve de stockage ne vient jamais seule

La présence incontournable d’agents chimiques dans nombre de processus de traitement et d’épuration des eaux ne surprendra personne. Le fait que l’entreposage en toute sécurité de ces substances suppose le respect de mesures adaptées ne surprendra pas davantage. Mais quelles sont les mesures de prévention particulières à prendre pour protéger les personnes et l’environnement ? Les responsables concernés n’en maîtrisent pas tous les subtilités. En outre, de nouvelles règles sont en vigueur depuis la fin de l’année 2020.

En tant que directeur de la CGK business unit Chemical Process Solutions, Stijn Dely en fait régulièrement le constat : si la commande d’une cuve de stockage répond à des impératifs d’amélioration de processus, elle est souvent révélatrice d’une connaissance insuffisante des exigences légales en matière de sécurité. « En règle générale, cette mission est confiée à un responsable technique et non pas à un conseiller en prévention. Il arrive souvent que ce dernier ne soit même pas impliqué dans le processus. En tant que fabricant et fournisseur de cuves de stockage, nous considérons qu’il est important d’assumer cette responsabilité. D’une part en informant nos clients de leurs obligations et d’autre part en leur fournissant les outils indispensables. »

Bac de rétention

Une mesure classique de prévention des risques de pollution des sols et des eaux souterraines réside dans l’aménagement d’un bac de rétention à la hauteur de la piste de déchargement des camions. « En Flandre, les règles à respecter en la matière ont évolué », prévient Dely. « L’étude MTD publiée fin 2020 et portant sur les meilleures techniques disponibles fait désormais office de référence légale. »

En comparaison avec la législation VLAREM antérieurement en vigueur, laquelle énonçait que l’aménagement d’un bac de rétention d’une taille correspondant à celle des camions était impératif, la nouvelle étude MTD se distingue par une flexibilité accrue. « Outre le fait qu’un bac de rétention peut désormais se contenter de ne mesurer que 8 m2 (4 x 2 m de préférence), les entreprises concernées pourront parfois opter pour une écobarrière ou un bac de récupération flexible, en fonction de l’application envisagée et de la fréquence de remplissage. »

La détermination de la solution adéquate s’effectuera en fonction d’une analyse des risques. « Ces dispositions laissent une marge d’interprétation suffisamment importante pour encourager les entreprises concernées à s’attacher les services de partenaires spécialisés. »

Douches oculaires et d’urgence

La proximité de douches oculaires et d’urgence satisfait à une autre obligation légale visant à prévenir toute lésion corporelle. « Mieux, conformément à l’AR du 11 mars 2002, il faut pourvoir à l’installation de douches oculaires et d’urgence à une portée de 10 s ou bien dans un rayon de 30 m autour de toute zone à risque. En présence d’acides forts et de substances caustiques, la distance requise ne peut excéder 3 m. Les douches classiques doivent présenter un débit constant de 60 l/min et les douches oculaires un débit constant de 6 l/min, idéalement à une température comprise entre 15 et 37 °C et ce, pendant quinze minutes au moins. Lors de leur installation initiale, mais aussi à tout moment par la suite. Parce que soyons clairs, le point névralgique dans ce domaine est sans conteste la maintenance. C’est la raison pour laquelle nous ne nous contentons pas d’assurer la fourniture de produits, chauffage éventuel inclus. Nous pouvons également nous charger de l’installation, du contrôle et de la maintenance annuelle de ces équipements. Cette approche nous permet de soulager l’exploitant de cette responsabilité, sans compromettre la sécurité. »

www.cgk.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

VISUEL : CGK

Une cuve de stockage ne vient jamais seule

La présence incontournable d’agents chimiques dans nombre de processus de traitement et d’épuration des eaux ne surprendra personne. Le fait que l’entreposage en toute sécurité de ces substances suppose le respect de mesures adaptées ne surprendra pas davantage. Mais quelles sont les mesures de prévention particulières à prendre pour protéger les personnes et l’environnement ? Les responsables concernés n’en maîtrisent pas tous les subtilités. En outre, de nouvelles règles sont en vigueur depuis la fin de l’année 2020.

En tant que directeur de la CGK business unit Chemical Process Solutions, Stijn Dely en fait régulièrement le constat : si la commande d’une cuve de stockage répond à des impératifs d’amélioration de processus, elle est souvent révélatrice d’une connaissance insuffisante des exigences légales en matière de sécurité. « En règle générale, cette mission est confiée à un responsable technique et non pas à un conseiller en prévention. Il arrive souvent que ce dernier ne soit même pas impliqué dans le processus. En tant que fabricant et fournisseur de cuves de stockage, nous considérons qu’il est important d’assumer cette responsabilité. D’une part en informant nos clients de leurs obligations et d’autre part en leur fournissant les outils indispensables. »

Bac de rétention

Une mesure classique de prévention des risques de pollution des sols et des eaux souterraines réside dans l’aménagement d’un bac de rétention à la hauteur de la piste de déchargement des camions. « En Flandre, les règles à respecter en la matière ont évolué », prévient Dely. « L’étude MTD publiée fin 2020 et portant sur les meilleures techniques disponibles fait désormais office de référence légale. »

En comparaison avec la législation VLAREM antérieurement en vigueur, laquelle énonçait que l’aménagement d’un bac de rétention d’une taille correspondant à celle des camions était impératif, la nouvelle étude MTD se distingue par une flexibilité accrue. « Outre le fait qu’un bac de rétention peut désormais se contenter de ne mesurer que 8 m2 (4 x 2 m de préférence), les entreprises concernées pourront parfois opter pour une écobarrière ou un bac de récupération flexible, en fonction de l’application envisagée et de la fréquence de remplissage. »

La détermination de la solution adéquate s’effectuera en fonction d’une analyse des risques. « Ces dispositions laissent une marge d’interprétation suffisamment importante pour encourager les entreprises concernées à s’attacher les services de partenaires spécialisés. »

Douches oculaires et d’urgence

La proximité de douches oculaires et d’urgence satisfait à une autre obligation légale visant à prévenir toute lésion corporelle. « Mieux, conformément à l’AR du 11 mars 2002, il faut pourvoir à l’installation de douches oculaires et d’urgence à une portée de 10 s ou bien dans un rayon de 30 m autour de toute zone à risque. En présence d’acides forts et de substances caustiques, la distance requise ne peut excéder 3 m. Les douches classiques doivent présenter un débit constant de 60 l/min et les douches oculaires un débit constant de 6 l/min, idéalement à une température comprise entre 15 et 37 °C et ce, pendant quinze minutes au moins. Lors de leur installation initiale, mais aussi à tout moment par la suite. Parce que soyons clairs, le point névralgique dans ce domaine est sans conteste la maintenance. C’est la raison pour laquelle nous ne nous contentons pas d’assurer la fourniture de produits, chauffage éventuel inclus. Nous pouvons également nous charger de l’installation, du contrôle et de la maintenance annuelle de ces équipements. Cette approche nous permet de soulager l’exploitant de cette responsabilité, sans compromettre la sécurité. »

www.cgk.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

VISUEL : CGK