Un quatrième four de réactivation augmente considérablement la capacité de recyclage du charbon actif saturé
Un quatrième four de réactivation augmente considérablement la capacité de recyclage du charbon actif saturé
En janvier, Desotec a démarré un nouveau four de réactivation à Roulers et a augmenté ainsi de 70 % sa capacité de recyclage de charbon actif saturé. Avec ce quatrième et plus grand four de réactivation, Desotec renforce sa position de leader du marché européen, avec les plus grandes installations de réactivation industrielle et la plus grande flotte de filtres mobiles.
Desotec a été créée en 1990 par Joost Desmet et Bart & Peter Sobry. À l’origine, l’accent était mis sur la conception et la construction d’installations d’épuration des eaux et de traitement des boues. Puis est venue la spécialisation dans le charbon actif grâce auquel les liquides et les gaz pour applications environnementales peuvent être purifiés. Après quelques années, pour répondre à la demande du marché, l’accent a été davantage mis sur le développement de filtres à charbon actif, fixes et mobiles, spécifiques au client, avec comme préoccupation centrale la facilité d’utilisation. À ce jour, c’est l’une de ses principales activités et Desotec peut se targuer d’avoir la plus grande flotte de filtres à charbon actif mobiles d’Europe, avec plus de 2 400 unités.
En 2003, Desotec a construit, à Roulers, son premier four de réactivation, respectueux de l’environnement, destiné au recyclage du charbon actif usé par réactivation thermique, avec une purification des fumées associée. Desotec a connu une forte croissance dans les segments de marché des émissions atmosphériques, du biogaz, des produits chimiques, de l’assainissement et des eaux usées. Il en a résulté un deuxième (2009) et un troisième (2015) four de réactivation pour répondre à la demande. Le quatrième four de réactivation porte les économies annuelles totales d’émissions de CO2 à 170 000 tonnes.
Recyclage et réutilisation
« Le quatrième four de réactivation, à la pointe de la technologie, étend davantage encore nos installations de recyclage pour les solutions d’épuration industrielle », affirme le DG Mario Hertegonne. « Et plus précisément, les options de recyclage des flux de déchets de charbon saturé fortement chargés, qui contiennent des concentrations élevées de matières organiques, de soufre, de chlore et de nombreux autres contaminants inorganiques. Autrefois mis au rebut, ils sont désormais recyclés en charbon réactivé de haute qualité et réutilisés dans nos solutions d’épuration industrielle. »
« Le quatrième four de réactivation, à la pointe de la technologie, étend davantage encore nos installations de recyclage pour les solutions d’épuration industrielle. »
« Si l’on considère spécifiquement les eaux usées, alors deux cas se rencontrent le plus souvent : soit les eaux usées, en fin de processus de production, doivent être traitées avant d’être rejetées à l’égout ou dans des eaux de surface ou encore être réutilisées, soit l’eau entrant dans une usine doit être épurée avant d’être utilisée dans le processus de production. Dans les deux cas, le charbon actif de Desotec est généralement la technique appropriée. »
Mathias Meersseman, directeur du développement commercial chez Desotec, explique comment se fait le recyclage et la réactivation du charbon actif. « Le charbon actif saturé est recyclé par réactivation thermique dans l’un de nos quatre fours. Au cours de ce processus, le charbon actif est réactivé en un produit de qualité réutilisable et les substances organiques adsorbées sont détruites thermiquement. Dans les rares cas où le charbon saturé ne peut être réactivé, Desotec assure une valorisation correcte et respectueuse de l’environnement des matières utilisées (via des partenaires). La nouvelle usine a nécessité un investissement de près de 18 millions d’euros, pour lequel nous avons reçu une subvention de plus de 1,5 millions d’euros du gouvernement flamand. »
Par Rudy Gunst
Photos : Desotec

