23/09/2020

Un bassin de retenue intelligent doit prévenir les inondations

Un bassin d’infiltration intelligent avec plusieurs fonctions existe sur le site de la Kerelsplein à Roulers. Il combinera plusieurs fonctions, à savoir retenir l’eau de pluie, la réutiliser et l’infiltrer. Aucune installation comparable n’existe déjà.

Pour l’instant, l’eau du site proche de la Kerelsplein, une plaine de sport et de jeux municipale avec divers équipements, d’une contenance de 11.000 mètres carrés, se déverse dans le Collievijverbeek. Aggeres, Aquafin et la Ville de Roulers coopèrent mutuellement pour construire ici un bassin de rétention d’eau municipal innovant. Ce projet doit empêcher que l’eau s’écoule trop rapidement en direction du Collievijverbeek et puisse s’infiltrer dans le sol, de manière à s’opposer à la sécheresse. Il s’agit d’un bassin d’orage souterrain en béton de 800 mètres cubes, soit l’équivalent de 80 puits d’eau de pluie traditionnels. Les systèmes de rétention et d’infiltration ont chacun une capacité de 400 mètres cubes. « Nous faisons en sorte qu’un maximum de précipitations puisse être capté dans un territoire de rétention, donc dans cet ouvrage souterrain en béton », déclare Oliver Femont d’Aggeres, entreprise spécialisée dans la maîtrise des inondations et des surcharges en eau. « Si la structure en béton est pleine d’eau, l’eau peut s’écouler en direction d’une chambre d’infiltration connexe, d’où elle peut s’infiltrer dans le sol. La combinaison de ces deux fonctions n’a pas encore été réalisée auparavant, sûrement pas pour un bassin d’orage. C’est ainsi que l’eau souterraine peut être maintenue à niveau, ce qui profite au niveau d’eau phréatique. De cette manière, elle ne doit plus être déversée dans le ruisseau. »

Via une commande passive entre les deux bassins, une partie de l’eau de pluie sera infiltrée dans le sol. Via une commande RTC (real time control) intelligente supplémentaire, le bassin RETIN peut anticiper les fortes précipitations et vider la totalité ou une partie des différentes parties du bassin par infiltration ou déversement de secours. « Si des intempéries sont annoncées et qu’une capacité de tamponnage maximale est nécessaire dans cette zone en raison des surcharges d’eau prévues, nous pouvons ouvrir plusieurs clapets via une commande intelligente », indique Femont. « Il s’ensuit que l’eau s’écoule d’abord de la partie rétention vers la partie infiltration de manière à ce que l’eau puisse déjà s’infiltrer au maximum dans le sol. De cette manière, le volume de la partie rétention et la partie infiltration est utilisé comme stockage de secours de l’averse de manière à ce qu’aucune surcharge en eau ne puisse se manifester. Nous pouvons exécuter ainsi différentes fonctions. »

Le bassin de rétention d’eau offre également une solution pour les grands besoins en eau. Les blocs sanitaires dans la salle de sports, la maison des jeunes, l’école et le terrain de football peuvent ainsi utiliser de l’eau de pluie au lieu d’eau de ville. La Ville de Roulers souhaite également un point de prise d’eau de manière à ce que le service des espaces verts de la ville puisse utiliser cette eau. « L’eau sera réutilisée à 100 pour cent pour l’arrosage des terrains de football, l’utilisation des parties sanitaires de la salle de sports, les chasses des toilettes », indique Oliver Femont d’Aggeres. « Nous veillons à ce qu’il n’y ait pas de déversement de certaines surfaces d’eau de pluie. Le fait qu’aucune eau n’est donc déchargée dans les réseaux d’égouttage ou le ruisseau. Si l’averse ne peut pas être totalement captée dans le bassin, elle s’écoulera en direction du ruisseau. »

Un filtre à toile est prévu pour l’eau de pluie entrante. Une préépuration est prévue avec une installation d’épuration comparable à une piscine. « L’eau de pluie n’est pas une eau potable, mais elle peut être utilisée pour les installations sanitaires », indique Oliver Femont. « L’eau de pluie est une eau plutôt douce. Il ne faut pas en extraire de calcaire. » Aquafin suivra de près le fonctionnement de l’installation. « Nous allons installer des capteurs », indique Christel Van Moer d’Aquafin. « De cette manière, nous pouvons voir la quantité d’eau qui a été tamponnée. Et la quantité d’eau qui est réutilisée et infiltrée. » Les installations sont accessibles au public et peuvent être entretenues facilement. Les filtres de l’installation peuvent être remplacés facilement.

L’échevin roularien, Marc Vanwalleghem (CD&V), compétent pour le bilan hydrologique, est satisfait du projet. « Roulers présente déjà une altitude inférieure, en tout cas, à celle des communes voisines. Nous recevons donc déjà de nombreux cours d’eau des communes voisines. Selon les directions du vent, nous avons beaucoup de ruisseaux qui s’écoulent en direction des nôtres. De même, le Collievijverbeek, qui arrose encore deux communes, est un ruisseau d’évacuation qui s’écoule en direction de la Mandel et finit par se jeter dans le canal, qui occupe une situation pratiquement centrale. Ce projet est important étant donné qu’il se situe juste avant le centre de Roulers. Nous veillons à ce que l’eau puisse plus que jamais s’écouler dans le sol. Cela est important pour restituer de l’eau au sol. Nous misons totalement sur la maîtrise de l’eau et l’approvisionnement en eau, ce dont nous devrons tenir compte plus que jamais à l’avenir. En amont, à 1,5 kilomètre de la Kerelsplein, nous avons également acquis 3 hectares supplémentaires de terres pour aménager encore un tampon supplémentaire, de manière à pouvoir évacuer l’eau vers le Collievijverbeek. De cette manière, nous voulons essayer de contrôler la situation si la pluviométrie atteint 60 à 70 litres sur une période déterminée. Mais rien ne résiste si une grosse averse de 100 litres tombe brusquement en l’espace de 2 heures. »

Le projet sur la Kerelsplein est certainement nécessaire, pense aussi Aquafin. « L’image du climat en Flandre et en Europe est visiblement en train de changer », indique Christel Van Moer d’Aquafin. « Les périodes de sécheresse de longue durée alternent avec des périodes de précipitations courtes et violentes. Combiné aux nombreux revêtements, ceci fait en sorte que de nombreuses villes et communes doivent de plus en plus affronter une surcharge en eau qui, hélas, via les canaux d’évacuation existants, est déversée le plus rapidement possible dans les cours d’eau et la mer, sans que cette précieuse matière puisse contribuer au bilan hydrologique local. La construction, simplement, de bassins d’orage pour remédier à ces problèmes ne donne qu’un rendement limité de cette infrastructure. »

Selon Oliver Femont d’Aggeres, ce projet est également une nécessité. « Nous observons un plus grand nombre de périodes de sécheresse associées à des averses qui gagnent en intensité. Il s’ensuit que l’eau qui s’écoule est ramenée rapidement vers les ruisseaux et les cours d’eau. Et de ce fait, elle ne peut plus pénétrer dans le sol. C’est pourquoi nous allons examiner le marché de la rétention et de l’infiltration. Nous avons imaginé un nouveau système et un nouveau concept. On part à présent toujours du fait que l’on doit stocker l’eau par un tamponnage temporaire pour la réutiliser ou l’infiltrer dans des caissons d’infiltration. Mais une association des deux n’a pas encore été réalisée à ce jour. Certainement pas en association avec un bassin d’orage. » Le projet sera réalisé au printemps 2021 et doit déjà être clôturé après quelques semaines.

Oliver Femont d’Aggeres

« Nous veillons à ce que les précipitations puissent être stockées au maximum dans un territoire de rétention, donc dans ce bunker souterrain en béton »

L’échevin Marc Vanwalleghem de Roulers

« Ce projet est important étant donné qu’il se situe juste avant le centre de Roulers. »

Christel Van Moer d’Aquafin.

« L’image du climat en Flandre et en Europe est visiblement en train de changer. »

Un bassin de retenue intelligent doit prévenir les inondations

Un bassin d’infiltration intelligent avec plusieurs fonctions existe sur le site de la Kerelsplein à Roulers. Il combinera plusieurs fonctions, à savoir retenir l’eau de pluie, la réutiliser et l’infiltrer. Aucune installation comparable n’existe déjà.

Pour l’instant, l’eau du site proche de la Kerelsplein, une plaine de sport et de jeux municipale avec divers équipements, d’une contenance de 11.000 mètres carrés, se déverse dans le Collievijverbeek. Aggeres, Aquafin et la Ville de Roulers coopèrent mutuellement pour construire ici un bassin de rétention d’eau municipal innovant. Ce projet doit empêcher que l’eau s’écoule trop rapidement en direction du Collievijverbeek et puisse s’infiltrer dans le sol, de manière à s’opposer à la sécheresse. Il s’agit d’un bassin d’orage souterrain en béton de 800 mètres cubes, soit l’équivalent de 80 puits d’eau de pluie traditionnels. Les systèmes de rétention et d’infiltration ont chacun une capacité de 400 mètres cubes. « Nous faisons en sorte qu’un maximum de précipitations puisse être capté dans un territoire de rétention, donc dans cet ouvrage souterrain en béton », déclare Oliver Femont d’Aggeres, entreprise spécialisée dans la maîtrise des inondations et des surcharges en eau. « Si la structure en béton est pleine d’eau, l’eau peut s’écouler en direction d’une chambre d’infiltration connexe, d’où elle peut s’infiltrer dans le sol. La combinaison de ces deux fonctions n’a pas encore été réalisée auparavant, sûrement pas pour un bassin d’orage. C’est ainsi que l’eau souterraine peut être maintenue à niveau, ce qui profite au niveau d’eau phréatique. De cette manière, elle ne doit plus être déversée dans le ruisseau. »

Via une commande passive entre les deux bassins, une partie de l’eau de pluie sera infiltrée dans le sol. Via une commande RTC (real time control) intelligente supplémentaire, le bassin RETIN peut anticiper les fortes précipitations et vider la totalité ou une partie des différentes parties du bassin par infiltration ou déversement de secours. « Si des intempéries sont annoncées et qu’une capacité de tamponnage maximale est nécessaire dans cette zone en raison des surcharges d’eau prévues, nous pouvons ouvrir plusieurs clapets via une commande intelligente », indique Femont. « Il s’ensuit que l’eau s’écoule d’abord de la partie rétention vers la partie infiltration de manière à ce que l’eau puisse déjà s’infiltrer au maximum dans le sol. De cette manière, le volume de la partie rétention et la partie infiltration est utilisé comme stockage de secours de l’averse de manière à ce qu’aucune surcharge en eau ne puisse se manifester. Nous pouvons exécuter ainsi différentes fonctions. »

Le bassin de rétention d’eau offre également une solution pour les grands besoins en eau. Les blocs sanitaires dans la salle de sports, la maison des jeunes, l’école et le terrain de football peuvent ainsi utiliser de l’eau de pluie au lieu d’eau de ville. La Ville de Roulers souhaite également un point de prise d’eau de manière à ce que le service des espaces verts de la ville puisse utiliser cette eau. « L’eau sera réutilisée à 100 pour cent pour l’arrosage des terrains de football, l’utilisation des parties sanitaires de la salle de sports, les chasses des toilettes », indique Oliver Femont d’Aggeres. « Nous veillons à ce qu’il n’y ait pas de déversement de certaines surfaces d’eau de pluie. Le fait qu’aucune eau n’est donc déchargée dans les réseaux d’égouttage ou le ruisseau. Si l’averse ne peut pas être totalement captée dans le bassin, elle s’écoulera en direction du ruisseau. »

Un filtre à toile est prévu pour l’eau de pluie entrante. Une préépuration est prévue avec une installation d’épuration comparable à une piscine. « L’eau de pluie n’est pas une eau potable, mais elle peut être utilisée pour les installations sanitaires », indique Oliver Femont. « L’eau de pluie est une eau plutôt douce. Il ne faut pas en extraire de calcaire. » Aquafin suivra de près le fonctionnement de l’installation. « Nous allons installer des capteurs », indique Christel Van Moer d’Aquafin. « De cette manière, nous pouvons voir la quantité d’eau qui a été tamponnée. Et la quantité d’eau qui est réutilisée et infiltrée. » Les installations sont accessibles au public et peuvent être entretenues facilement. Les filtres de l’installation peuvent être remplacés facilement.

L’échevin roularien, Marc Vanwalleghem (CD&V), compétent pour le bilan hydrologique, est satisfait du projet. « Roulers présente déjà une altitude inférieure, en tout cas, à celle des communes voisines. Nous recevons donc déjà de nombreux cours d’eau des communes voisines. Selon les directions du vent, nous avons beaucoup de ruisseaux qui s’écoulent en direction des nôtres. De même, le Collievijverbeek, qui arrose encore deux communes, est un ruisseau d’évacuation qui s’écoule en direction de la Mandel et finit par se jeter dans le canal, qui occupe une situation pratiquement centrale. Ce projet est important étant donné qu’il se situe juste avant le centre de Roulers. Nous veillons à ce que l’eau puisse plus que jamais s’écouler dans le sol. Cela est important pour restituer de l’eau au sol. Nous misons totalement sur la maîtrise de l’eau et l’approvisionnement en eau, ce dont nous devrons tenir compte plus que jamais à l’avenir. En amont, à 1,5 kilomètre de la Kerelsplein, nous avons également acquis 3 hectares supplémentaires de terres pour aménager encore un tampon supplémentaire, de manière à pouvoir évacuer l’eau vers le Collievijverbeek. De cette manière, nous voulons essayer de contrôler la situation si la pluviométrie atteint 60 à 70 litres sur une période déterminée. Mais rien ne résiste si une grosse averse de 100 litres tombe brusquement en l’espace de 2 heures. »

Le projet sur la Kerelsplein est certainement nécessaire, pense aussi Aquafin. « L’image du climat en Flandre et en Europe est visiblement en train de changer », indique Christel Van Moer d’Aquafin. « Les périodes de sécheresse de longue durée alternent avec des périodes de précipitations courtes et violentes. Combiné aux nombreux revêtements, ceci fait en sorte que de nombreuses villes et communes doivent de plus en plus affronter une surcharge en eau qui, hélas, via les canaux d’évacuation existants, est déversée le plus rapidement possible dans les cours d’eau et la mer, sans que cette précieuse matière puisse contribuer au bilan hydrologique local. La construction, simplement, de bassins d’orage pour remédier à ces problèmes ne donne qu’un rendement limité de cette infrastructure. »

Selon Oliver Femont d’Aggeres, ce projet est également une nécessité. « Nous observons un plus grand nombre de périodes de sécheresse associées à des averses qui gagnent en intensité. Il s’ensuit que l’eau qui s’écoule est ramenée rapidement vers les ruisseaux et les cours d’eau. Et de ce fait, elle ne peut plus pénétrer dans le sol. C’est pourquoi nous allons examiner le marché de la rétention et de l’infiltration. Nous avons imaginé un nouveau système et un nouveau concept. On part à présent toujours du fait que l’on doit stocker l’eau par un tamponnage temporaire pour la réutiliser ou l’infiltrer dans des caissons d’infiltration. Mais une association des deux n’a pas encore été réalisée à ce jour. Certainement pas en association avec un bassin d’orage. » Le projet sera réalisé au printemps 2021 et doit déjà être clôturé après quelques semaines.

Oliver Femont d’Aggeres

« Nous veillons à ce que les précipitations puissent être stockées au maximum dans un territoire de rétention, donc dans ce bunker souterrain en béton »

L’échevin Marc Vanwalleghem de Roulers

« Ce projet est important étant donné qu’il se situe juste avant le centre de Roulers. »

Christel Van Moer d’Aquafin.

« L’image du climat en Flandre et en Europe est visiblement en train de changer. »