16/12/2019

Transformer de l’eau « d’abreuvoir » en eau de refroidissement

Comment récupérer nos eaux usées pour des applications de traitement ? C’était le défi auquel était confronté Solarec lorsqu’elle a voulu ouvrir une nouvelle usine à Baudour. BWT l’a aidée à répondre à cette question pressante. Ce spécialiste du traitement de l’eau a permis d’utiliser pas moins de 94 % des eaux usées comme eau pour les tours de refroidissement. Solarec consomme ainsi beaucoup moins d’eau de ville et réalise donc des économies substantielles.

La SA Solarec traite chaque année plus d’un milliard de litres de lait. L’entreprise disposait déjà depuis longtemps d’une unité de production à Libramont, où du lait concentré était transformé en différents produits tels que le lait en poudre, le beurre et le lait stérilisé UHT. Ce lait concentré provient du site de Baudour, mis en service il y a quelques années.

Osmose inverse

« Solarec est habitué depuis longtemps au processus d’osmose inverse (OI) », explique Luc Felix, directeur des ventes pour les applications chimiques, chez BWT (Best Water Technology). « Pour purifier l’eau, le liquide passe sur une membrane semi-perméable : le concentré contient tous les sels, le perméat est pur. Solarec utilise aussi l’OI pour produire du concentré de lait. Dans ce cas, le concentré est utilisé et le perméat (baptisé ‘eau d’abreuvoir’) est normalement rejeté. »

Cela pourrait être fait différemment, a-t-on pensé chez Solarec. L’entreprise s’est alors adressée à BWT pour voir ce qu’il était possible de faire. « Nous avions déjà collaboré avec Solarec concernant des applications d’équipement pour l’usine de Libramont », précise Luc Felix. « Ils nous ont suggéré l’idée d’utiliser le perméat qui reste après la concentration du lait, comme eau de refroidissement pour leurs frigos et le refroidissement de réservoirs. Après analyse de l’eau, nous sommes arrivés à la conclusion que cette eau usée était effectivement totalement récupérable comme eau de refroidissement »

Bactéries

Un beau projet pour BWT, mais aussi un défi à relever. « Lors du démarrage des tours de refroidissement, il était difficile d’estimer combien ‘d’eau d’abreuvoir’ il était possible de réutiliser. Il était absolument indispensable de pouvoir estimer très précisément le dosage des produits chimiques. En cas de dimensionnement incorrect, il y avait un risque de formation de calcaire sur les canalisations, ainsi que de corrosion. De plus, nous devions également examiner avec soin la composition bactériologique des eaux usées. L’eau d’abreuvoir contient de nombreuses bactéries, nous devions éviter à tout prix l’encrassement biologique, car cela entraînerait automatiquement un risque de contamination bactériologique. Cela perturberait en outre l’efficacité de l’échangeur de chaleur. »

BWT a résolu ce problème en ajoutant un biocide et d’autres composants spécifiques. « Le système a été mis en service en novembre 2017 », poursuit Luc Felix. « Les eaux usées sont totalement réutilisées, et Solarec peut ainsi assurer ses besoins en eau de refroidissement à 94 %. Les 6 % restants sont constitués d’eau de ville, mais il est évident que l’entreprise réalise ainsi de sérieuses économies sur sa facture d’eau et sur les coûts opérationnels. Elle est, de plus, très satisfaite de cette solution qui rend minimal l’impact de ses activités industrielles sur l’environnement.

Par Bart Vancauwenberghe

Photos BWT

www.bwt.be

BWT est l’un des leaders européens de la technologie de l’eau et dispose également d’un établissement en Belgique depuis les années 1990. L’entreprise occupe une place importante dans les secteurs de la santé, de l’alimentation et de la pharmacie, avec des solutions ciblées pour l’eau potable, l’eau chaude sanitaire, l’eau de chauffage et de processus, l’eau de refroidissement et la climatisation.

Transformer de l’eau « d’abreuvoir » en eau de refroidissement

Comment récupérer nos eaux usées pour des applications de traitement ? C’était le défi auquel était confronté Solarec lorsqu’elle a voulu ouvrir une nouvelle usine à Baudour. BWT l’a aidée à répondre à cette question pressante. Ce spécialiste du traitement de l’eau a permis d’utiliser pas moins de 94 % des eaux usées comme eau pour les tours de refroidissement. Solarec consomme ainsi beaucoup moins d’eau de ville et réalise donc des économies substantielles.

La SA Solarec traite chaque année plus d’un milliard de litres de lait. L’entreprise disposait déjà depuis longtemps d’une unité de production à Libramont, où du lait concentré était transformé en différents produits tels que le lait en poudre, le beurre et le lait stérilisé UHT. Ce lait concentré provient du site de Baudour, mis en service il y a quelques années.

Osmose inverse

« Solarec est habitué depuis longtemps au processus d’osmose inverse (OI) », explique Luc Felix, directeur des ventes pour les applications chimiques, chez BWT (Best Water Technology). « Pour purifier l’eau, le liquide passe sur une membrane semi-perméable : le concentré contient tous les sels, le perméat est pur. Solarec utilise aussi l’OI pour produire du concentré de lait. Dans ce cas, le concentré est utilisé et le perméat (baptisé ‘eau d’abreuvoir’) est normalement rejeté. »

Cela pourrait être fait différemment, a-t-on pensé chez Solarec. L’entreprise s’est alors adressée à BWT pour voir ce qu’il était possible de faire. « Nous avions déjà collaboré avec Solarec concernant des applications d’équipement pour l’usine de Libramont », précise Luc Felix. « Ils nous ont suggéré l’idée d’utiliser le perméat qui reste après la concentration du lait, comme eau de refroidissement pour leurs frigos et le refroidissement de réservoirs. Après analyse de l’eau, nous sommes arrivés à la conclusion que cette eau usée était effectivement totalement récupérable comme eau de refroidissement »

Bactéries

Un beau projet pour BWT, mais aussi un défi à relever. « Lors du démarrage des tours de refroidissement, il était difficile d’estimer combien ‘d’eau d’abreuvoir’ il était possible de réutiliser. Il était absolument indispensable de pouvoir estimer très précisément le dosage des produits chimiques. En cas de dimensionnement incorrect, il y avait un risque de formation de calcaire sur les canalisations, ainsi que de corrosion. De plus, nous devions également examiner avec soin la composition bactériologique des eaux usées. L’eau d’abreuvoir contient de nombreuses bactéries, nous devions éviter à tout prix l’encrassement biologique, car cela entraînerait automatiquement un risque de contamination bactériologique. Cela perturberait en outre l’efficacité de l’échangeur de chaleur. »

BWT a résolu ce problème en ajoutant un biocide et d’autres composants spécifiques. « Le système a été mis en service en novembre 2017 », poursuit Luc Felix. « Les eaux usées sont totalement réutilisées, et Solarec peut ainsi assurer ses besoins en eau de refroidissement à 94 %. Les 6 % restants sont constitués d’eau de ville, mais il est évident que l’entreprise réalise ainsi de sérieuses économies sur sa facture d’eau et sur les coûts opérationnels. Elle est, de plus, très satisfaite de cette solution qui rend minimal l’impact de ses activités industrielles sur l’environnement.

Par Bart Vancauwenberghe

Photos BWT

www.bwt.be

BWT

BWT est l’un des leaders européens de la technologie de l’eau et dispose également d’un établissement en Belgique depuis les années 1990. L’entreprise occupe une place importante dans les secteurs de la santé, de l’alimentation et de la pharmacie, avec des solutions ciblées pour l’eau potable, l’eau chaude sanitaire, l’eau de chauffage et de processus, l’eau de refroidissement et la climatisation.