11/12/2023

Traitement des eaux usées et fourniture à la demande pour un vélodrome

Depuis cet automne, Zolder dispose d’une nouvelle piste remarquable. En plus du célèbre circuit automobile existant, les entreprises de construction Houben et Vanhout ont en effet construit un tout nouveau vélodrome avec une piste cyclable de 250 m approuvée par l’UCI. Le projet de dbv architecten et B-juxta devrait placer le Limbourg en tête sur la carte des Flandres, de la Belgique et au-delà pour les amateurs de cyclisme ; il offre également un espace ouvert à de nombreux autres amateurs sportifs. Dans la zone boisée, la gestion de l’eau requérait également beaucoup d’attention.

« La piste cyclable en bois, conçue par Velotrack International, est au cœur du projet », déclare Jan Geebelen, chef de projet de l’entrepreneur principal Houben. « Le reste du bâtiment a été construit autour d’elle pour ainsi dire. Il comprend un milieu de terrain avec quatre terrains de sport pouvant être utilisés aussi bien par les écoles que par les clubs, un grand gymnase, un centre de remise en forme, un laboratoire énergétique, un atelier de réparation de vélos et un établissement HoReCa. Y compris bien évidemment toutes les installations sanitaires associées. »

Solution compacte et naturelle

Comme il n’y a pas d’égouts publics à proximité du vélodrome, les architectes et les entrepreneurs ont déjà été interrogés lors de la phase de concours pour proposer une alternative et même spécifiquement une solution « naturelle » pour la gestion des eaux usées. Geebelen : « Autrement dit, le choix d’épurer les eaux usées via une roselière était déjà fait. Cependant, ce n’est que lorsque notre partenaire initial s’est retiré, faute de place, que nous nous sommes tournés vers Rietland. »

« L’espace disponible sur le terrain était limité », reconnaît Dion van Oirschot, directeur de Rietland. « On ne pouvait en effet pas faire grand-chose avec une roselière traditionnelle. Cependant, en optant pour une variante aérée, nous arrivons à atteindre sur seulement 90 m2 jusqu’à 18 m3 d’eaux grises purifiées quotidiennement. Elle est réutilisée pour la chasse d’eau des toilettes. »

Fourniture à la demande

À l’origine, les ambitions du client ainsi que de Houben et Rietland étaient encore à un niveau supérieur. Des études étaient entamées pour voir dans quelle mesure les eaux noires pouvaient également être purifiées via la roselière, avec débordement vers l’oued adjacent. Van Oirschot : « Malheureusement, le problème résidait dans la législation. Il est en effet interdit de laisser les eaux usées épurées s’infiltrer dans la nature. C’est également la raison pour laquelle nous travaillons ici avec une fourniture à la demande. Ce n’est que lorsqu’il y a une demande que les eaux usées sont purifiées via la roselière. Tout excédent d’eaux grises est évacué avec les eaux noires via une conduite sous pression jusqu’au raccordement au réseau d’égouts public situé à 450 m. »

Réagir aux variations

Si l’utilisation d’eaux grises purifiées pour les chasses d’eau des toilettes assure la continuité dans la plupart des applications, les nombreux divers utilisateurs du vélodrome et plus particulièrement les usages variés qui découlent de leur présence, représentaient dans ce cas un point d’attention supplémentaire. Geebelen : « En semaine, il peut y avoir ici beaucoup de sportifs qui prennent un grand nombre de douches, tandis que les jours de compétition, c’est une foule nombreuse qui n’utilise que les toilettes. L’offre et la demande peuvent donc être fort éloignées l’une de l’autre. Nous répondons principalement à la problématique avec des réservoirs tampons contenant 20 000 litres d’eaux usées épurées. » « Et si une pénurie se présente, nous pouvons toujours pomper davantage dans les puits d’eau pluviale », ajoute Van Oirschot. « Dans le pire des cas, l’eau de ville est aussi une option, même si cette situation ne se produira peut-être jamais vu que la capacité tampon totale est de 80 000 litres d’eau pluviale. »

www.rietland.be

Texte : Elise Noyez

Traitement des eaux usées et fourniture à la demande pour un vélodrome

Depuis cet automne, Zolder dispose d’une nouvelle piste remarquable. En plus du célèbre circuit automobile existant, les entreprises de construction Houben et Vanhout ont en effet construit un tout nouveau vélodrome avec une piste cyclable de 250 m approuvée par l’UCI. Le projet de dbv architecten et B-juxta devrait placer le Limbourg en tête sur la carte des Flandres, de la Belgique et au-delà pour les amateurs de cyclisme ; il offre également un espace ouvert à de nombreux autres amateurs sportifs. Dans la zone boisée, la gestion de l’eau requérait également beaucoup d’attention.

« La piste cyclable en bois, conçue par Velotrack International, est au cœur du projet », déclare Jan Geebelen, chef de projet de l’entrepreneur principal Houben. « Le reste du bâtiment a été construit autour d’elle pour ainsi dire. Il comprend un milieu de terrain avec quatre terrains de sport pouvant être utilisés aussi bien par les écoles que par les clubs, un grand gymnase, un centre de remise en forme, un laboratoire énergétique, un atelier de réparation de vélos et un établissement HoReCa. Y compris bien évidemment toutes les installations sanitaires associées. »

Solution compacte et naturelle

Comme il n’y a pas d’égouts publics à proximité du vélodrome, les architectes et les entrepreneurs ont déjà été interrogés lors de la phase de concours pour proposer une alternative et même spécifiquement une solution « naturelle » pour la gestion des eaux usées. Geebelen : « Autrement dit, le choix d’épurer les eaux usées via une roselière était déjà fait. Cependant, ce n’est que lorsque notre partenaire initial s’est retiré, faute de place, que nous nous sommes tournés vers Rietland. »

« L’espace disponible sur le terrain était limité », reconnaît Dion van Oirschot, directeur de Rietland. « On ne pouvait en effet pas faire grand-chose avec une roselière traditionnelle. Cependant, en optant pour une variante aérée, nous arrivons à atteindre sur seulement 90 m2 jusqu’à 18 m3 d’eaux grises purifiées quotidiennement. Elle est réutilisée pour la chasse d’eau des toilettes. »

Fourniture à la demande

À l’origine, les ambitions du client ainsi que de Houben et Rietland étaient encore à un niveau supérieur. Des études étaient entamées pour voir dans quelle mesure les eaux noires pouvaient également être purifiées via la roselière, avec débordement vers l’oued adjacent. Van Oirschot : « Malheureusement, le problème résidait dans la législation. Il est en effet interdit de laisser les eaux usées épurées s’infiltrer dans la nature. C’est également la raison pour laquelle nous travaillons ici avec une fourniture à la demande. Ce n’est que lorsqu’il y a une demande que les eaux usées sont purifiées via la roselière. Tout excédent d’eaux grises est évacué avec les eaux noires via une conduite sous pression jusqu’au raccordement au réseau d’égouts public situé à 450 m. »

Réagir aux variations

Si l’utilisation d’eaux grises purifiées pour les chasses d’eau des toilettes assure la continuité dans la plupart des applications, les nombreux divers utilisateurs du vélodrome et plus particulièrement les usages variés qui découlent de leur présence, représentaient dans ce cas un point d’attention supplémentaire. Geebelen : « En semaine, il peut y avoir ici beaucoup de sportifs qui prennent un grand nombre de douches, tandis que les jours de compétition, c’est une foule nombreuse qui n’utilise que les toilettes. L’offre et la demande peuvent donc être fort éloignées l’une de l’autre. Nous répondons principalement à la problématique avec des réservoirs tampons contenant 20 000 litres d’eaux usées épurées. » « Et si une pénurie se présente, nous pouvons toujours pomper davantage dans les puits d’eau pluviale », ajoute Van Oirschot. « Dans le pire des cas, l’eau de ville est aussi une option, même si cette situation ne se produira peut-être jamais vu que la capacité tampon totale est de 80 000 litres d’eau pluviale. »

www.rietland.be

Texte : Elise Noyez