Solution plug-and-play conçue pour les bioréacteurs souterrains
Solution plug-and-play conçue pour les bioréacteurs souterrains
Pour satisfaire aux normes de rejet plus rigoureuses qui s’appliquent à l’azote et au phosphore, bon nombre d’entreprises doivent investir dans de nouvelles installations d’épuration des eaux usées. Fin 2021, une entreprise de peinture en poudre établie à Gand s’était adressée à Novotec, un partenaire local. Toutefois, le client n’entendait pas affecter un tout nouveau réacteur à l’épuration des eaux usées industrielles et domestiques. En conséquence, l’utilisation de la cuve souterraine existante s’imposait.
La société belge Novotec connaissait déjà le client. Entre-temps, la croissance nationale et internationale de l’entreprise l’a convaincue de s’installer dans de nouveaux bureaux très spacieux à Merelbeke. En 2007, le client avait déjà confié à Novotec le remplacement du bioréacteur existant. À l’époque, le client avait opté pour un bioréacteur à lit fixe ou SAF assorti de supports statiques en matière synthétique. « Quatorze ans plus tard, et dans un contexte de durcissement des normes de rejet, cette solution ne répondait plus aux exigences », déclare Glenn Lowie, PDG. « Dans le souci d’atteindre une dénitrification plus poussée, nous leur avons proposé un bioréacteur à lit mobile (MBBR). Le montage de cette installation dans le réacteur existant, à la demande du client, ne posait de surcroît aucun problème. »
Surface spécifique la plus étendue
Le client a opté pour des copeaux plats comme matériau support en suspension dans le MBBR. « Une grande surface d’adhésion s’avérait indispensable », comme l’explique Glenn Lowie. À cet égard, les supports mobiles classiques en matière synthétique ne faisaient plus l’affaire. En revanche, les rondelles ou copeaux plats en polyéthylène recyclé nous ont permis de porter la surface spécifique à 5.000 m2. C’est ainsi que nous avons développé un milieu microbiologique très concentré qui, de plus, est perpétuellement en mouvement. »
Un système d’aération mélange le contenu du réacteur et apporte l’oxygène nécessaire à la survie de ce milieu biologique. Compatible avec un débit maximal de 15 m3/jour, ce nouveau système s’adapte à merveille à toute variation de la charge polluante. « L’épuration s’applique à un mélange d’eaux usées industrielles et domestiques. »
Cages
Dans le cadre de ce projet, le site d’implantation souterraine et partant, l’accessibilité limitée du réacteur représentaient un défi supplémentaire. De plus, il fallait veiller à ce que les copeaux de petite taille ne soient pas entraînés par lessivage le long des conduits d’évacuation. « Dans la plupart des cas, nous opterions à cette fin pour la pose d’un treillis filtrant, mais ici nous avons choisi de répartir les supports entre huit cages en acier inoxydable. Mesurant 50 x 50 x 170 cm, ces cages sont suffisamment compactes pour passer à travers un trou d’homme. En cas de besoin, leur ouverture par le haut permet de faire l’appoint de copeaux. »
Non contente de prévenir la perte par lessivage du matériau support en suspension, cette solution simplifie grandement l’installation. « Au lieu de devoir nous livrer à nombre d’interventions fastidieuses sur site, nous avons préparé en atelier et avec précision tous les éléments requis. Ainsi, le dessous de chaque cage est également équipé d’un système d’aération individuel dont l’existence nous a dispensé de remanier l’aération existante. Cette structure permet en définitive à chaque unité de fonctionner comme un système autonome, prêt à l’emploi. Selon nous, cette approche a un avenir dans le cadre d’autres projets. »
TEXTE : ELISE NOYEZ

