Smet Group contribue à la prévention des inondations à Copenhague
Smet Group contribue à la prévention des inondations à Copenhague
Améliorer au maximum la résistance de la ville au changement climatique : une priorité en raison des dégâts considérables provoqués occasionnés par une pluie torrentielle il y a une dizaine d’années. Depuis lors, les autorités compétentes investissent dans l’acquisition de solutions visant à mettre la capitale danoise à l’abri de tels scénarios. Ainsi, Smet Group s’est récemment vu confier la mission de percer un nouveau tunnel d’averse diluvienne.
Pour les autorités, l’inondation phénoménale subie il y a dix ans justifiait amplement la mise en oeuvre du « Cloudburst Management Plan ». Jusqu’en 2033, la capital danoise va investir un demi-milliard d’euros pour améliorer la résistance future aux précipitations extrêmes. Ainsi, la division Tunnel de Smet Group s’est récemment vu attribuer le projet « Kalvebod Brygge Skybrudstunnel ». Ce tunnel d’averse diluvienne devrait aider la ville à se protéger contre les inondations en cas d’averse ou de pluie torrentielle.
« Dans ce contexte, le tunnel est l’un des projets les plus importants pour Copenhague », relate Bart Vanhout, directeur de la division Tunnel auprès de Smet Group. « Le plan de concrétisation élaboré par la commune de Frederiksberg et par le HOFOR vise à recueillir les eaux de pluie diluvienne qui tombent sur les quartiers Frederiksberg Oost et Vesterbro, puis à les acheminer vers le port. Présentant une longueur de près de 1.240 m et un diamètre intérieur s’élevant tantôt à 2 m, tantôt à 3 m, ce tunnel serpente à une profondeur maximale de 20 m par rapport au niveau du sol. »
Capacité du tunnel
Les travaux de perçage requièrent le creusement de trois puits de travail temporaires. « Installée à côté du Kalvebod Brygge, une station de pompage permanente refoule vers le port l’eau recueillie dans le tunnel. Le tunnel est conçu pour absorber une pluie aussi soudaine que torrentielle au point de ne survenir statistiquement qu’une fois par siècle. La capacité du tunnel est la plus élevée sur le tronçon aménagé entre Sønder Boulevard et Kalvebod Brygge, parce que c’est à cet endroit que les eaux de pluie diluvienne provenant de Vesterbro rejoignent le tunnel. À cet endroit, le tunnel est dimensionné pour un débit pluvial de l’ordre de 20 m³ par seconde. »
La division Tunnel de Smet Group n’en est pas à son coup d’essai. « En 2011, nous avons déjà mené à bien un premier projet au Danemark. Ce projet a vu le jour à Helsinge, une petite ville située à quelque 50 km au nord-ouest de Copenhague. Depuis lors, d’autres projets ont suivi : tunnel de chauffage urbain à Islands Brygge (Copenhague) et tunnels d’averse torrentielle à Østerbro 1 et Østerbro Strandboulevarden. Nous avons également procédé à des travaux de percement à Naestved (au sud-ouest de Copenhague) et à Randers (Jutland) », poursuit Vanhout.
Investissements technologiques
Cette année, la Belgique a également souffert de la violence des éléments. Lors des inondations de l’été dernier, près de 24.000 maisons ont subi des dommages sérieux. « Ces inondations sont dues à la capacité d’absorption des réseaux d’égouts existants. Cette capacité est souvent insuffisante pour tamponner les eaux déversées lors des averses estivales. La prévention de telles catastrophes passe par des investissements technologiques adéquats. »
La Belgique a également vu le percement de plusieurs tunnels pour prévenir les conséquences d’inondations. « Cela s’est produit par exemple à Molenbeek-Saint-Jean. Situé à Uccle, le tunnel de stockage d’eaux pluviales le plus important présente un diamètre de 5,8 m, une longueur de près de 1.400 m et une profondeur de 20 m. Ce tunnel met dorénavant le val du Ukkelbeek à l’abri des inondations. À l’analyse, les coûts indirects associés aux dommages causés par les inondations devraient s’élever à près de 150 millions d’euros. Un cinquième de ce montant suffit à construire un système de tunnels d’orage et à se prémunir contre le risque d’inondation », conclut Vanhout.



