Réduction de la consommation d’eau et d’énergie grâce à une eau pour injection (WFI) froide
Réduction de la consommation d’eau et d’énergie grâce à une eau pour injection (WFI) froide
Dans le souci de réduire leur consommation d’eau et d’énergie, les entreprises pharmaceutiques font de plus en plus souvent le choix de ne plus produire d’eau pour injection (WFI) en recourant à une technique de distillation classique, mais en privilégiant plutôt la production d’une eau pour injection froide, reposant sur l’ultrafiltration. Veolia propose, depuis plusieurs années, une version modifiée de sa fameuse unité ORION commercialisée sous la dénomination ORION UF. Les unités les plus récentes se distinguent par une évacuation restreinte de l’eau qui a pour effet d’en réduire encore la consommation d’eau.
L’unité ORION conçue par Veolia existe depuis plus de vingt ans. Alors qu’à l’origine, les unités ORION étaient affectées à la production d’une eau purifiée et qu’il fallait les doter d’une colonne de distillation supplémentaire pour permettre la production d’une eau pour injection (WFI), les unités ORION UF sont désormais parfaitement adaptées à la production d’une eau pour injection froide (cold WFI). Outre l’adoucissement de l’eau, l’osmose inverse et l’électrodéionisation en continu, autour desquels s’articulent toutes les unités ORION depuis une vingtaine d’années, la chaîne technologique comprend également les membranes d’UF et les dégazeurs indispensables.
Économies d’eau et d’énergie
Selon Hans Rynders, directeur des ventes Pharma auprès de Veolia, la décision de remplacer une unité existante de production d’eau pour injection (WFI) par une unité de production d’eau pour injection froide (cold WFI) est essentiellement prise dans un souci d’économie d’énergie. « Traditionnellement, la production d’eau pour injection s’opère par distillation. Le processus d’évaporation complète de l’eau et de condensation dans la foulée absorbe une énorme quantité d’énergie. Cependant, la production à froid d’une eau pour injection par ultrafiltration est envisageable depuis 2017. Cette technique présente les mêmes garanties de qualité mais consomme beaucoup moins d’énergie. Même s’il s’avère indispensable de réchauffer par la suite cette eau par l’intermédiaire d’un ou plusieurs échangeurs thermique afin d’obtenir une eau pour injection chaude (warm WFI), la consommation d’énergie demeure nettement inférieure. »
En outre, les machines ORION les plus récentes se distinguent par une réduction accrue de la consommation d’eau. « Pour prévenir toute contamination microbiologique, il faut veiller à ce que l’eau circule en permanence au sein d’une telle unité, même en l’absence de toute production d’eau purifiée ou d’eau pour injection. Au cours d’une phase de cette nature, l’évacuation ininterrompue d’un flux partiel s’avère souvent inévitable, mais les unités ORION se distinguent désormais par une évacuation restreinte de l’eau. Cette évolution implique une recirculation de la totalité de l’eau pendant une période de récupération et signifie que l’ajout d’eau fraîche n’est plus indispensable. Ce n’est qu’à la suite de très longues périodes de récupération qu’un rinçage supplémentaire s’impose. »
Unités standard, mais néanmoins sur mesure
Depuis la production de la première ORION, les machines ont évolué au gré de l’adoption de nouvelles normes et technologies, mais aussi de l’évolution des exigences de la clientèle. « Alors que la conception des processus et flux qui caractérisent ces unités est arrêtée, les vannes, automates programmables et autres instruments font l’objet d’une personnalisation poussée en fonction des critères du client. Si le client le souhaite, il peut même procéder à la sélection des membranes d’UF. »
Ces unités sont toutes pré-assemblées chez Veolia. « Après leur livraison, elles deviennent en principe opérationnelles dans un délai de deux semaines », selon Rynders. « Même si, bien entendu, nous nous conformons au calendrier du client. Qu’elle soit séquentielle ou non, la réalisation d’installations s’effectue souvent pendant des périodes d’arrêt planifiées. Si l’exécution par étapes des travaux nécessite parfois un effort de coordination supplémentaire, les perturbations qui en résulte sont moindres pour tout le monde. »
www.veoliawatertechnologies.be
Texte : Elise Noyez
Illustration : Veolia

