17/03/2020

Projet d’assainissement à grande échelle en raison de l’agrandissement de l’écluse Royers

Le 3 février dernier, water-link et Aquafin ont donné le coup d’envoi officiel des travaux d’aménagement à grande échelle de l’infrastructure d’assainissement de la ville d’Anvers avoisinant la zone portuaire. Ces travaux sont rendus nécessaires en raison de la future rénovation de l’écluse Royers, qui sera prolongée et élargie.

La vieille écluse Royers, dans le port d’Anvers, a été construite en 1907. C’était, auparavant, une écluse de mer d’une longueur maximale de 120 à 130, voire 140 mètres. L’accès d’un navire de haute mer de cette longueur était suivi d’une navigation fluviale. Aujourd’hui l’écluse sert exclusivement à la navigation intérieure et seulement pour la navigation côtière vers et depuis le canal Albert. L’écluse porte le nom de l’ingénieur de la ville d’Anvers Gustave Royers (1848-1923), chef du Département des Travaux de la ville.

D’une valeur inestimable pour la navigation fluviale

« La rénovation de l’écluse Royers est un investissement très important ayant pour but d’accroître davantage la part de la navigation fluviale dans le transport hinterland du port. Avec les travaux routiers à venir dans et autour d’Anvers, la navigation intérieure sera d’une valeur inestimable pour maintenir l’accès à notre ville et à son port », déclare l’échevine en charge du port, Annick De Ridder.

L’actuelle station de pompage de l’écluse Royers, qui se trouve actuellement dans la future zone d’extension de l’écluse, sera démolie et une nouvelle station de pompage des eaux usées sera construite sur la Mexicostraat. La station de pompage de la Siberiastraat sera également remplacée par une nouvelle station de relevage à vis d’Archimède, près des cales sèches (Droogdokken). Pour évacuer les eaux usées de la nouvelle station de pompage de la Mexicostraat vers la station d’épuration d’Aquafin, une canalisation sous pression sera posée sous le Kattendijkdok.

« L’investissement de 23 millions d’euros pour ce projet montre clairement que la solution pour évacuer l’eau n’est pas simple », déclare André Gantman, président de water-link. « Dans les années à venir, water-link investira encore quelque 300 millions d’euros dans des égouts. Le changement climatique signifie que nous allons devoir dorénavant nous comporter différemment vis-à-vis de l’eau : parfois il n’y en a pas assez, parfois trop. La sécurité en cas de montée des eaux est mise ici à l’avant-plan. Nous voulons tous garder les pieds au sec, et c’est à quoi va servir la réalisation de ce projet à l’avenir, pour une grande partie de la ville. »

Nouvelle station de relevage à vis d’Archimède

La nouvelle structure d’assainissement prendra en charge l’évacuation des eaux pluviales et usées du centre-ville et de certains quartiers voisins, et s’inscrit également dans la protection de la ville contre les inondations, comme prévu dans le plan Sigma. Jan Goossens, directeur-général d’Aquafin : « La station de relevage à vis d’Archimède est destinée à élever l’eau vers un niveau situé plus haut, et à remplacer l’actuelle station de pompage. Elle permettra l’évacuation vers l’Escaut des eaux pluviales acheminées via les canaux souterrains, ou ‘Ruien’, depuis le centre-ville et quelques quartiers périphériques. La nouvelle station de pompage de la Mexicostraat doit renvoyer les eaux usées, via une canalisation sous pression, depuis le centre-ville vers la station d’épuration d’Anvers Sud. Cette canalisation sous pression sera implantée sous le Kattendijkdok, via un grand forage dirigé. »

La nouvelle station de relevage de l’écluse Royers comportera quatre grosses vis d’Archimède. Chaque vis d’Archimède étant capable d’un débit de 2 m³/s, l’installation complète pourra traiter un débit maximum de 8 000 litres d’eau par seconde. La station de relevage se trouve en partie sous terre et en partie en surface. Le projet prévoit aussi une dérivation qui permettra, à marée basse, à l’eau de pluie de s’écouler par gravitation vers l’Escaut. Cela évitera d’avoir à relever l’eau, et permettra ainsi d’économiser de l’énergie.

Un seul interlocuteur

Les travaux d’adaptation des infrastructures d’assainissement dureront environ deux ans et seront réalisés par l’entreprise Besix. Jan Hannes, responsable travaux chez Besix Infra, explique : « Besix réalisera les ouvrages en béton, Van den Berg la fourniture et pose des canalisations sous pression (forages dirigés) et Besix Infra, la déviation des routes et les travaux d’assainissement. En fin de phase de construction, Besix Environment, une division interne de Besix consacrée au développement des activités environnementales, démarrera l’équipement électromécanique de la station de relevage à vis. Notre plan d’approche en matière de gestion du planning, des risques, de la sécurité et de l’environnement, s’est avéré déterminant. Le fait que le maître d’ouvrage n’ait besoin de contacter qu’un seul interlocuteur s’est révélé à notre avantage lors de la procédure d’adjudication. »

Travaux en plusieurs phases

Afin d’éviter autant que possible les nuisances pour l’environnement, les travaux seront réalisés en plusieurs phases. À compter de mars 2020, le nombre de voies de circulation entre les ponts de Siberiabrug et de Lefebvrebrug sera réduit pour pouvoir poser le conduit entre les ‘Ruien’, actuels et la nouvelle station de relevage. Après l’installation des conduits, il sera réalisé une rocade de déviation définitive. Elle servira au trafic routier lors du raccordement des ‘Ruien’ existants au nouveau conduit. La circulation de transit restera toujours possible dans les deux sens.

A hauteur du croisement entre le Droogdokkenweg, la Siberiastraat et l’Oosterweelsteenweg, démarreront, au cours de la même période, des travaux préparatoires. Ils occuperont un tronçon de voie. Les travaux dans cette zone sont nécessaires pour pouvoir réaliser la jonction d’une nouvelle canalisation sous pression sur la canalisation existante. Dans une seconde phase, il sera aménagé là un élargissement provisoire de la chaussée afin de réaliser la jonction effective de la canalisation sous pression.

Par Philip Declercq

www.water-link.be

www.aquafin.be

www.besix.com

Projet d’assainissement à grande échelle en raison de l’agrandissement de l’écluse Royers

Le 3 février dernier, water-link et Aquafin ont donné le coup d’envoi officiel des travaux d’aménagement à grande échelle de l’infrastructure d’assainissement de la ville d’Anvers avoisinant la zone portuaire. Ces travaux sont rendus nécessaires en raison de la future rénovation de l’écluse Royers, qui sera prolongée et élargie.

La vieille écluse Royers, dans le port d’Anvers, a été construite en 1907. C’était, auparavant, une écluse de mer d’une longueur maximale de 120 à 130, voire 140 mètres. L’accès d’un navire de haute mer de cette longueur était suivi d’une navigation fluviale. Aujourd’hui l’écluse sert exclusivement à la navigation intérieure et seulement pour la navigation côtière vers et depuis le canal Albert. L’écluse porte le nom de l’ingénieur de la ville d’Anvers Gustave Royers (1848-1923), chef du Département des Travaux de la ville.

D’une valeur inestimable pour la navigation fluviale

« La rénovation de l’écluse Royers est un investissement très important ayant pour but d’accroître davantage la part de la navigation fluviale dans le transport hinterland du port. Avec les travaux routiers à venir dans et autour d’Anvers, la navigation intérieure sera d’une valeur inestimable pour maintenir l’accès à notre ville et à son port », déclare l’échevine en charge du port, Annick De Ridder.

L’actuelle station de pompage de l’écluse Royers, qui se trouve actuellement dans la future zone d’extension de l’écluse, sera démolie et une nouvelle station de pompage des eaux usées sera construite sur la Mexicostraat. La station de pompage de la Siberiastraat sera également remplacée par une nouvelle station de relevage à vis d’Archimède, près des cales sèches (Droogdokken). Pour évacuer les eaux usées de la nouvelle station de pompage de la Mexicostraat vers la station d’épuration d’Aquafin, une canalisation sous pression sera posée sous le Kattendijkdok.

« L’investissement de 23 millions d’euros pour ce projet montre clairement que la solution pour évacuer l’eau n’est pas simple », déclare André Gantman, président de water-link. « Dans les années à venir, water-link investira encore quelque 300 millions d’euros dans des égouts. Le changement climatique signifie que nous allons devoir dorénavant nous comporter différemment vis-à-vis de l’eau : parfois il n’y en a pas assez, parfois trop. La sécurité en cas de montée des eaux est mise ici à l’avant-plan. Nous voulons tous garder les pieds au sec, et c’est à quoi va servir la réalisation de ce projet à l’avenir, pour une grande partie de la ville. »

Nouvelle station de relevage à vis d’Archimède

La nouvelle structure d’assainissement prendra en charge l’évacuation des eaux pluviales et usées du centre-ville et de certains quartiers voisins, et s’inscrit également dans la protection de la ville contre les inondations, comme prévu dans le plan Sigma. Jan Goossens, directeur-général d’Aquafin : « La station de relevage à vis d’Archimède est destinée à élever l’eau vers un niveau situé plus haut, et à remplacer l’actuelle station de pompage. Elle permettra l’évacuation vers l’Escaut des eaux pluviales acheminées via les canaux souterrains, ou ‘Ruien’, depuis le centre-ville et quelques quartiers périphériques. La nouvelle station de pompage de la Mexicostraat doit renvoyer les eaux usées, via une canalisation sous pression, depuis le centre-ville vers la station d’épuration d’Anvers Sud. Cette canalisation sous pression sera implantée sous le Kattendijkdok, via un grand forage dirigé. »

La nouvelle station de relevage de l’écluse Royers comportera quatre grosses vis d’Archimède. Chaque vis d’Archimède étant capable d’un débit de 2 m³/s, l’installation complète pourra traiter un débit maximum de 8 000 litres d’eau par seconde. La station de relevage se trouve en partie sous terre et en partie en surface. Le projet prévoit aussi une dérivation qui permettra, à marée basse, à l’eau de pluie de s’écouler par gravitation vers l’Escaut. Cela évitera d’avoir à relever l’eau, et permettra ainsi d’économiser de l’énergie.

Un seul interlocuteur

Les travaux d’adaptation des infrastructures d’assainissement dureront environ deux ans et seront réalisés par l’entreprise Besix. Jan Hannes, responsable travaux chez Besix Infra, explique : « Besix réalisera les ouvrages en béton, Van den Berg la fourniture et pose des canalisations sous pression (forages dirigés) et Besix Infra, la déviation des routes et les travaux d’assainissement. En fin de phase de construction, Besix Environment, une division interne de Besix consacrée au développement des activités environnementales, démarrera l’équipement électromécanique de la station de relevage à vis. Notre plan d’approche en matière de gestion du planning, des risques, de la sécurité et de l’environnement, s’est avéré déterminant. Le fait que le maître d’ouvrage n’ait besoin de contacter qu’un seul interlocuteur s’est révélé à notre avantage lors de la procédure d’adjudication. »

Travaux en plusieurs phases

Afin d’éviter autant que possible les nuisances pour l’environnement, les travaux seront réalisés en plusieurs phases. À compter de mars 2020, le nombre de voies de circulation entre les ponts de Siberiabrug et de Lefebvrebrug sera réduit pour pouvoir poser le conduit entre les ‘Ruien’, actuels et la nouvelle station de relevage. Après l’installation des conduits, il sera réalisé une rocade de déviation définitive. Elle servira au trafic routier lors du raccordement des ‘Ruien’ existants au nouveau conduit. La circulation de transit restera toujours possible dans les deux sens.

A hauteur du croisement entre le Droogdokkenweg, la Siberiastraat et l’Oosterweelsteenweg, démarreront, au cours de la même période, des travaux préparatoires. Ils occuperont un tronçon de voie. Les travaux dans cette zone sont nécessaires pour pouvoir réaliser la jonction d’une nouvelle canalisation sous pression sur la canalisation existante. Dans une seconde phase, il sera aménagé là un élargissement provisoire de la chaussée afin de réaliser la jonction effective de la canalisation sous pression.

Par Philip Declercq

www.water-link.be

www.aquafin.be

www.besix.com