26/03/2021

Projet combiné de prévention des inondations et de qualité des eaux de ruissellement

A Berchem (Anvers), un projet de gestion des eaux de surface visant à résoudre simultanément plusieurs problèmes est en cours d’exécution. Les eaux pluviales tombées sur les routes et immeubles du voisinage sont collectées et infiltrées dans le parc naturel du Wolvenberg afin de réduire le risque d’inondation en aval. Avant d’être infiltrée dans le sol, l’eau sera épurée par filtration et sa qualité fera l’objet d’un suivi.

Le collège de la Ville d’Anvers a approuvé l’avant-projet du système d’épuration de l’eau extensif dans le parc naturel du Wolvenberg. Ce parc, ouvert au printemps 2020, fait partie du parc Brialmont à Berchem. L’eau de pluie du Singel (rocade anversoise) et d’une partie du quartier environnant sera acheminée vers le parc via un réservoir tampon, un filtre et un bassin d’infiltration sous forme de deux cuvettes. Ce sera un grand pas dans la lutte contre l’inondation du quartier en aval. « L’idée de collecter et réutiliser dans un parc naturel récréatif les eaux de pluie tombées sur des voies de circulation locales et régionales très fréquentées est remarquable », affirme Annick De Ridder, échevine anversoise en charge du développement urbain. « Nous utilisons pour ce projet un système d’épuration unique qui purifie l’eau de pluie collectée avant de l’acheminer vers le parc naturel récréatif du Wolvenberg. L’eau de pluie collectée viendra surtout du Singel et de plusieurs rues le long de l’Uitbreidingsstraat à Berchem. Le système pourra absorber le drainage de 3,8 ha de surfaces imperméables. L’épuration se déroule en 3 étapes : un réservoir tampon, un filtre et un bassin d’infiltration sous forme de deux cuvettes, déjà existantes dans le parc naturel. »

Lutter contre les inondations

Evi Van der Planken, bourgmestre du district de Berchem, souligne l’importance du projet, qui évitera que se reproduisent les inondations survenues à plusieurs reprises dans le passé. « Ce système est un grand pas dans la lutte contre les inondations à Oud-Berchem », déclare Van der Planken. « De plus, il faut préserver le milieu naturel et s’assurer que l’eau qui irrigue le parc récréatif a une qualité suffisante. » Le système d’épuration, développé en étroite collaboration avec Aquafin, compte 3 éléments. Premièrement, le réservoir tampon sous forme de long fossé d’aspect naturel bordant le Singel permet de ralentir et lisser le débit vers le filtre. Le 2e élément est une grande cuve de filtration pleine de graviers. Enfin, le bassin d’infiltration, composé de deux cuvettes, permet à l’eau de s’infiltrer lentement dans le sol. Les deux grandes cuvettes d’infiltration existent déjà dans la partie centrale du parc naturel et ont une fonction récréative. La plus petite d’entre elles est une aire de jeux d’aventure où les enfants peuvent s’amuser entre rochers et galets, tandis que la plus grande est une zone herbeuse multifonctionnelle, pouvant notamment servir de terrain de sport. Exceptionnellement, ces deux cuvettes serviront également de bassins d’orage temporaires pour éviter les inondations. Durant ces périodes, les cuvettes ne seront donc provisoirement plus disponibles pour les activités récréatives et sportives. Tous les éléments ont des formes naturelles de façon à s’intégrer harmonieusement dans le paysage.

Matériau sablonneux

Aquafin, la Ville d’Anvers et Sweco ont imaginé le concept en concertation avec les groupes de pilotage. Le développement du concept s’appuie sur une étude de faisabilité, une proposition technique, un avant-projet et une conception détaillée. Filip Lauryssen, qui travaille chez Sweco, explique le dispositif d’épuration. L’eau est filtrée par passage au travers d’un matériau granulaire sablonneux qui élimine une partie des contaminants. « C’est une sorte de filtre à sable avec une action filtrante », précise Lauryssen. « Ce filtre permet de piéger les matières minérales émises par les voitures. Nous éliminons les microparticules collées aux matières en suspension, comme par ex. les particules de métal émises par les freins, les particules de caoutchouc provenant de l’usure des pneus, les particules de suie des gaz d’échappement, les particules d’asphalte ou de zinc provenant des rails de sécurité, etc. Cette filtration est assez efficace, elle donne de bons résultats. Bon, je ne prétends pas que nous allons éliminer toutes les impuretés, mais certainement une bonne partie. Mais soyons clair, nous n’allons pas produire de l’eau potable ! Il faut prévoir un entretien tous les 15 à 20 ans : lorsque le filtre est saturé d’impuretés, il faut soit le nettoyer, soit remplacer le matériau filtrant. »

Intégration du système d’épuration dans le parc

De grosses pierres recouvrent le filtre pour qu’il puisse également être utilisé comme un élément de jeu, intégré au système. « Une telle intégration est essentielle, car nous sommes dans un parc naturel », dit Lauryssen. « La capacité d’épuration du filtre a bien sûr ses limites. Par exemple, il sera inefficace en cas de grosse perte d’huile suite à un accident de la route. Il n’est pas envisageable de construire ici un système capable de traiter de telles catastrophes. Pour le Wolvenberg, une analyse des risques et des coûts nous a incités à installer une vanne qu’il est possible de fermer en cas d’urgence pour éviter que du sel de voierie ou une contamination lors d’un accident ne mettent en péril le système d’épuration. En cas de grosse perte d’huile lors d’un accident, il convient de faire intervenir très rapidement un camion aspirateur pour éliminer physiquement la pollution. » Sweco a également évalué d’autres systèmes de filtration pour ce projet. L’option d’un filtre à base de roseaux et de saules a été écartée dès le début. « L’eau n’est pas suffisamment polluée pour ce type de filtre », explique Lauryssen. « Elle ne contient pas assez d’azote et de phosphore, qui sont des nutriments essentiels pour la croissance des plantes. Par conséquent, au Wolvenberg, ces plantes seraient carencées. Il faudrait en somme encore les fertiliser, ce qui n’est pas le but. »

Lissage du flux

L’ensemble du projet exige une bonne capacité tampon en amont. « Un dispositif d’épuration fonctionne bien lorsqu’il est alimenté avec un débit relativement constant, d’où la nécessité du réservoir tampon en amont », explique Filip Lauryssen. « Ce tampon de stockage permet de lisser le flux d’alimentation, surtout en cas d’orage, et donc d’éviter les surcharges ponctuelles du filtre. Concrètement, le tampon est une sorte de fossé parfaitement intégré au paysage. Il alimente les cuvettes d’infiltration, déjà existantes. » Le projet doit donc découpler l’eau pluviale, ce qui constitue un grand défi. « Nous allons découpler une grande quantité d’eau de pluie qui normalement s’écoule dans les égouts », précise Filip Lauryssen. « Tous les écoulements d’eau se font par gravité, ce qui est un challenge, compte tenu du réseau d’égout en amont. Nous n’utilisons ni pompes, ni autres équipements de haute technologie. Si ce type de projet peut être exporté en d’autres lieux, ce sera un grand pas dans la lutte contre les inondations et débordements. C’est un projet unique et innovant qui montre ce qu’on peut faire avec les eaux de ruissellement. Il devrait bénéficier à toute la population. »

Suivi de la qualité de l’eau

L’épuration des eaux de ruissellement des routes locales et régionales très fréquentées et les modalités de leur réutilisation dans un parc naturel récréatif en sont encore au stade des balbutiements. La ville développe avec Aquafin un programme de suivi. Des prélèvements de l’eau purifiée indiqueront les éventuels ajustements à réaliser et les opportunités restant à exploiter. Le projet est donc certainement pionnier par nature et s’inscrit dans un processus d’apprentissage. La qualité de l’eau sera donc régulièrement suivie. « Il s’agit d’un projet pilote dont tout le monde pourra tirer les leçons », affirme Filip Lauryssen. « Le suivi de tous les paramètres nous permettra de mesurer la performance du système et son évolution dans le temps. Ainsi, nous verrons comment l’améliorer et le disséminer par la suite. »

Une attention croissante pour les autoroutes

Sweco pense qu’à l’avenir il faudra accorder plus d’attention aux eaux de ruissellement des axes très fréquentés, comme les autoroutes. « Il existe de nombreuses catégories de routes », dit Filip Lauryssen. « Les autoroutes sont très fréquentées et génèrent de ce fait également une charge polluante plus élevée dans leurs eaux de ruissellement. Celles-ci sont généralement rejetées dans les eaux de surface, notamment les ruisseaux, qui irriguent parfois des zones sensibles. Le projet que nous réalisons aujourd’hui serait certainement profitable en de nombreux endroits. Cette problématique fait d’ailleurs l’objet d’une attention croissante. C’est très positif. » Le plan pour le développement du parc Brialmont a été élaboré par CLUSTER et Witteveen+Bos, en collaboration avec Natuurpunt, et son exécution est coordonnée par AG Vespa – la régie communale autonome pour l’immobilier et les projets urbains à Anvers. La conception de la phase 2 du parc Brialmont, qui couvre les sous-zones résiduelles du Wolvenberg et du Brilschanspark, vient de débuter.

Contexte du projet

Le district de Berchem a l’ambition de fusionner les trois zones vertes du Wolvenberg, du Villegaspark et du Brilschanspark en un seul parc naturel connecté, appelé parc Bialmont. Aujourd’hui, les trois zones vertes sont très fragmentées aux niveaux spatial et programmatique. Le quartier Oud-Berchem, qui manque d‘espaces verts publics, est littéralement coupé des quelques zones vertes disponibles à cause du Ring et du Binnensingel. En plus de couper l’accès aux zones vertes, ces axes très fréquentés imposent également à celles-ci d’importantes nuisances sonores, qui altèrent considérablement la capacité de jouissance des zones naturelles et la qualité de vie au sein des quartiers avoisinants. C’est pour ces raisons que l’aménagement du parc Brialmont se concentre essentiellement sur la jouissance du patrimoine et des espaces verts. En tant que parc unifié, il crée un lien vert entre le vieux et le nouveau Berchem. L’aménagement prévoit de créer, à quelques endroits ciblés, de nouveaux sentiers pédestres, des gradients écologiques et des points de vue particuliers dans le paysage. Il vise à optimiser l’intégration de 4 paramètres spatiaux : l’écologie, l’histoire culturelle, la gestion de l’eau et la réduction des nuisances sonores. Dans le plan directeur, les principes spatiaux pour l’intégration de ces 4 paramètres sont testés et affinés au moyen d’études thématiques.

Plus de détails sur

www.agvespa.be

« Ce système contribue significativement à résoudre le problème des inondations à Oud-Berchem »,

affirme Evi Van der Planken, bourgmestre du district de Berchem

« Nous allons découpler une grande quantité d’eau de pluie qui normalement coule dans les égouts »,

déclare Filip Lauryssen de Sweco

« Les autoroutes sont très fréquentées et de ce fait génèrent aussi une pollution plus forte des eaux de ruissellement »,

précise Filip Lauryssen de Sweco

Projet combiné de prévention des inondations et de qualité des eaux de ruissellement

A Berchem (Anvers), un projet de gestion des eaux de surface visant à résoudre simultanément plusieurs problèmes est en cours d’exécution. Les eaux pluviales tombées sur les routes et immeubles du voisinage sont collectées et infiltrées dans le parc naturel du Wolvenberg afin de réduire le risque d’inondation en aval. Avant d’être infiltrée dans le sol, l’eau sera épurée par filtration et sa qualité fera l’objet d’un suivi.

Le collège de la Ville d’Anvers a approuvé l’avant-projet du système d’épuration de l’eau extensif dans le parc naturel du Wolvenberg. Ce parc, ouvert au printemps 2020, fait partie du parc Brialmont à Berchem. L’eau de pluie du Singel (rocade anversoise) et d’une partie du quartier environnant sera acheminée vers le parc via un réservoir tampon, un filtre et un bassin d’infiltration sous forme de deux cuvettes. Ce sera un grand pas dans la lutte contre l’inondation du quartier en aval. « L’idée de collecter et réutiliser dans un parc naturel récréatif les eaux de pluie tombées sur des voies de circulation locales et régionales très fréquentées est remarquable », affirme Annick De Ridder, échevine anversoise en charge du développement urbain. « Nous utilisons pour ce projet un système d’épuration unique qui purifie l’eau de pluie collectée avant de l’acheminer vers le parc naturel récréatif du Wolvenberg. L’eau de pluie collectée viendra surtout du Singel et de plusieurs rues le long de l’Uitbreidingsstraat à Berchem. Le système pourra absorber le drainage de 3,8 ha de surfaces imperméables. L’épuration se déroule en 3 étapes : un réservoir tampon, un filtre et un bassin d’infiltration sous forme de deux cuvettes, déjà existantes dans le parc naturel. »

Lutter contre les inondations

Evi Van der Planken, bourgmestre du district de Berchem, souligne l’importance du projet, qui évitera que se reproduisent les inondations survenues à plusieurs reprises dans le passé. « Ce système est un grand pas dans la lutte contre les inondations à Oud-Berchem », déclare Van der Planken. « De plus, il faut préserver le milieu naturel et s’assurer que l’eau qui irrigue le parc récréatif a une qualité suffisante. » Le système d’épuration, développé en étroite collaboration avec Aquafin, compte 3 éléments. Premièrement, le réservoir tampon sous forme de long fossé d’aspect naturel bordant le Singel permet de ralentir et lisser le débit vers le filtre. Le 2e élément est une grande cuve de filtration pleine de graviers. Enfin, le bassin d’infiltration, composé de deux cuvettes, permet à l’eau de s’infiltrer lentement dans le sol. Les deux grandes cuvettes d’infiltration existent déjà dans la partie centrale du parc naturel et ont une fonction récréative. La plus petite d’entre elles est une aire de jeux d’aventure où les enfants peuvent s’amuser entre rochers et galets, tandis que la plus grande est une zone herbeuse multifonctionnelle, pouvant notamment servir de terrain de sport. Exceptionnellement, ces deux cuvettes serviront également de bassins d’orage temporaires pour éviter les inondations. Durant ces périodes, les cuvettes ne seront donc provisoirement plus disponibles pour les activités récréatives et sportives. Tous les éléments ont des formes naturelles de façon à s’intégrer harmonieusement dans le paysage.

Matériau sablonneux

Aquafin, la Ville d’Anvers et Sweco ont imaginé le concept en concertation avec les groupes de pilotage. Le développement du concept s’appuie sur une étude de faisabilité, une proposition technique, un avant-projet et une conception détaillée. Filip Lauryssen, qui travaille chez Sweco, explique le dispositif d’épuration. L’eau est filtrée par passage au travers d’un matériau granulaire sablonneux qui élimine une partie des contaminants. « C’est une sorte de filtre à sable avec une action filtrante », précise Lauryssen. « Ce filtre permet de piéger les matières minérales émises par les voitures. Nous éliminons les microparticules collées aux matières en suspension, comme par ex. les particules de métal émises par les freins, les particules de caoutchouc provenant de l’usure des pneus, les particules de suie des gaz d’échappement, les particules d’asphalte ou de zinc provenant des rails de sécurité, etc. Cette filtration est assez efficace, elle donne de bons résultats. Bon, je ne prétends pas que nous allons éliminer toutes les impuretés, mais certainement une bonne partie. Mais soyons clair, nous n’allons pas produire de l’eau potable ! Il faut prévoir un entretien tous les 15 à 20 ans : lorsque le filtre est saturé d’impuretés, il faut soit le nettoyer, soit remplacer le matériau filtrant. »

Intégration du système d’épuration dans le parc

De grosses pierres recouvrent le filtre pour qu’il puisse également être utilisé comme un élément de jeu, intégré au système. « Une telle intégration est essentielle, car nous sommes dans un parc naturel », dit Lauryssen. « La capacité d’épuration du filtre a bien sûr ses limites. Par exemple, il sera inefficace en cas de grosse perte d’huile suite à un accident de la route. Il n’est pas envisageable de construire ici un système capable de traiter de telles catastrophes. Pour le Wolvenberg, une analyse des risques et des coûts nous a incités à installer une vanne qu’il est possible de fermer en cas d’urgence pour éviter que du sel de voierie ou une contamination lors d’un accident ne mettent en péril le système d’épuration. En cas de grosse perte d’huile lors d’un accident, il convient de faire intervenir très rapidement un camion aspirateur pour éliminer physiquement la pollution. » Sweco a également évalué d’autres systèmes de filtration pour ce projet. L’option d’un filtre à base de roseaux et de saules a été écartée dès le début. « L’eau n’est pas suffisamment polluée pour ce type de filtre », explique Lauryssen. « Elle ne contient pas assez d’azote et de phosphore, qui sont des nutriments essentiels pour la croissance des plantes. Par conséquent, au Wolvenberg, ces plantes seraient carencées. Il faudrait en somme encore les fertiliser, ce qui n’est pas le but. »

Lissage du flux

L’ensemble du projet exige une bonne capacité tampon en amont. « Un dispositif d’épuration fonctionne bien lorsqu’il est alimenté avec un débit relativement constant, d’où la nécessité du réservoir tampon en amont », explique Filip Lauryssen. « Ce tampon de stockage permet de lisser le flux d’alimentation, surtout en cas d’orage, et donc d’éviter les surcharges ponctuelles du filtre. Concrètement, le tampon est une sorte de fossé parfaitement intégré au paysage. Il alimente les cuvettes d’infiltration, déjà existantes. » Le projet doit donc découpler l’eau pluviale, ce qui constitue un grand défi. « Nous allons découpler une grande quantité d’eau de pluie qui normalement s’écoule dans les égouts », précise Filip Lauryssen. « Tous les écoulements d’eau se font par gravité, ce qui est un challenge, compte tenu du réseau d’égout en amont. Nous n’utilisons ni pompes, ni autres équipements de haute technologie. Si ce type de projet peut être exporté en d’autres lieux, ce sera un grand pas dans la lutte contre les inondations et débordements. C’est un projet unique et innovant qui montre ce qu’on peut faire avec les eaux de ruissellement. Il devrait bénéficier à toute la population. »

Suivi de la qualité de l’eau

L’épuration des eaux de ruissellement des routes locales et régionales très fréquentées et les modalités de leur réutilisation dans un parc naturel récréatif en sont encore au stade des balbutiements. La ville développe avec Aquafin un programme de suivi. Des prélèvements de l’eau purifiée indiqueront les éventuels ajustements à réaliser et les opportunités restant à exploiter. Le projet est donc certainement pionnier par nature et s’inscrit dans un processus d’apprentissage. La qualité de l’eau sera donc régulièrement suivie. « Il s’agit d’un projet pilote dont tout le monde pourra tirer les leçons », affirme Filip Lauryssen. « Le suivi de tous les paramètres nous permettra de mesurer la performance du système et son évolution dans le temps. Ainsi, nous verrons comment l’améliorer et le disséminer par la suite. »

Une attention croissante pour les autoroutes

Sweco pense qu’à l’avenir il faudra accorder plus d’attention aux eaux de ruissellement des axes très fréquentés, comme les autoroutes. « Il existe de nombreuses catégories de routes », dit Filip Lauryssen. « Les autoroutes sont très fréquentées et génèrent de ce fait également une charge polluante plus élevée dans leurs eaux de ruissellement. Celles-ci sont généralement rejetées dans les eaux de surface, notamment les ruisseaux, qui irriguent parfois des zones sensibles. Le projet que nous réalisons aujourd’hui serait certainement profitable en de nombreux endroits. Cette problématique fait d’ailleurs l’objet d’une attention croissante. C’est très positif. » Le plan pour le développement du parc Brialmont a été élaboré par CLUSTER et Witteveen+Bos, en collaboration avec Natuurpunt, et son exécution est coordonnée par AG Vespa – la régie communale autonome pour l’immobilier et les projets urbains à Anvers. La conception de la phase 2 du parc Brialmont, qui couvre les sous-zones résiduelles du Wolvenberg et du Brilschanspark, vient de débuter.

Contexte du projet

Le district de Berchem a l’ambition de fusionner les trois zones vertes du Wolvenberg, du Villegaspark et du Brilschanspark en un seul parc naturel connecté, appelé parc Bialmont. Aujourd’hui, les trois zones vertes sont très fragmentées aux niveaux spatial et programmatique. Le quartier Oud-Berchem, qui manque d‘espaces verts publics, est littéralement coupé des quelques zones vertes disponibles à cause du Ring et du Binnensingel. En plus de couper l’accès aux zones vertes, ces axes très fréquentés imposent également à celles-ci d’importantes nuisances sonores, qui altèrent considérablement la capacité de jouissance des zones naturelles et la qualité de vie au sein des quartiers avoisinants. C’est pour ces raisons que l’aménagement du parc Brialmont se concentre essentiellement sur la jouissance du patrimoine et des espaces verts. En tant que parc unifié, il crée un lien vert entre le vieux et le nouveau Berchem. L’aménagement prévoit de créer, à quelques endroits ciblés, de nouveaux sentiers pédestres, des gradients écologiques et des points de vue particuliers dans le paysage. Il vise à optimiser l’intégration de 4 paramètres spatiaux : l’écologie, l’histoire culturelle, la gestion de l’eau et la réduction des nuisances sonores. Dans le plan directeur, les principes spatiaux pour l’intégration de ces 4 paramètres sont testés et affinés au moyen d’études thématiques.

Plus de détails sur

www.agvespa.be

« Ce système contribue significativement à résoudre le problème des inondations à Oud-Berchem »,

affirme Evi Van der Planken, bourgmestre du district de Berchem

« Nous allons découpler une grande quantité d’eau de pluie qui normalement coule dans les égouts »,

déclare Filip Lauryssen de Sweco

« Les autoroutes sont très fréquentées et de ce fait génèrent aussi une pollution plus forte des eaux de ruissellement »,

précise Filip Lauryssen de Sweco