Plus d’un siècle d’engagement en faveur d’une gestion efficace des eaux
Plus d’un siècle d’engagement en faveur d’une gestion efficace des eaux
Début septembre, la société ecobeton water technologies NV a fêté un anniversaire particulier. L’entreprise affiche 110 ans d’existence au compteur. Ce n’est pas une raison pour lever le pied. « La COVID-19 nous a appris que nous étions capables de relever des défis que nous tenions pour impossibles », comme Hilde Cuykx nous invite à le consigner en sa qualité d’administratrice déléguée. L’entreprise continue à faire preuve, même à 110 ans accomplis, d’une flexibilité et d’une résilience intactes pour relever les défis hydrologiques actuels.
La société ecobeton water technologies a fêté son anniversaire en organisant une réception dans le parc du château de Ordingen, situé à proximité de Sint-Truiden/Saint-Trond. En dépit de l’atmosphère festive et commémorative de l’événement, Jean Berlamont, ingénieur et professeur émérite (KUL) et président du conseil scientifique consultatif d’ecobeton water technologies a pris la parole en sa qualité d’expert en hydrologie de renommée internationale pour lancer un avertissement sans détour aux journalistes, aux chercheurs et aux administrations compétentes : « Nous devons nous engager à fond sur la voie d’une gestion plus pertinente et plus efficace des ressources en eau avant qu’il soit trop tard. » « Si demain, les eaux souterraines viennent à manquer », avance Cuykx, « la situation sera aussi sérieuse qu’une pandémie. »
Défis et solutions
Il va sans dire que le changement climatique, la croissance démographique et l’urbanisation posent plusieurs défis hydrologiques particuliers. « Le problème de la rareté de l’eau se pose sur 11 % du territoire européen », souligne Cuykx. « À l’horizon 2030, ce problème affectera 30 % du même territoire. S’agissant de la disponibilité de l’eau, la Flandre devance d’une place au classement les trois dernières régions de ce palmarès. « Nous faisons face à des sécheresses prolongées, mais dans le même temps, nous sommes confrontés à des pics de précipitations plus violents et plus extrêmes », ajoute Jill Aquilani, directrice commerciale. « En outre, la qualité de l’eau va en diminuant. »
C’est pourquoi la division ingénierie d’ecobeton water technologies s’efforce, jour après jour, d’élaborer des solutions (béton) visant à rendre plus efficace la gestion des eaux, en accordant une attention particulière à l’utilisation et à l’infiltration des eaux pluviales. Ainsi, l’entreprise a déposé un brevet portant sur une citerne d’eau de pluie qui restitue les eaux recueillies à la nappe phréatique au lieu de la laisser se déverser dans le réseau d’égouts. Berlamont insiste entre autres sur les séparateurs d’hydrocarbures, les séparateurs de granulats et les séparateurs à lamelles. « Mais l’aspect le plus remarquable réside dans le fait que ces solutions sont le fruit conjugué de la recherche scientifique (internationale) et de cent dix ans d’expérience », comme le professeur en fait l’éloge. « En tout état de cause, il est capital que nos solutions présentent une adaptabilité climatique satisfaisante et que leur dimensionnement soit à l’épreuve du temps », conclut Aquilani.
« Si demain, les eaux souterraines viennent à manquer, la situation sera aussi sérieuse qu’une pandémie. »
Hilde Cuykx, ecobeton water technologies
Les autorités compétentes doivent participer à l’effort
L’élaboration de solutions pertinentes ne saurait reposer exclusivement sur l’innovation technologique. Aussi bien Cuykx que Berlamont ont insisté sur la nécessité impérieuse d’une réglementation adaptée. « Il y a tout lieu de se réjouir que Mme Demir, ministre flamande de l’Énergie, ait rendu obligatoires plusieurs plans de gestion de la sécheresse et des eaux pluviales à partir de 2024 et qu’elle ait subordonné à leur application l’octroi de subventions relatives à la gestion des eaux », selon Berlamont. « Il est parfaitement logique que l’exécution de la totalité des interventions locales échelonnées dans le temps obéisse à une planification. J’ose espérer que nous disposerons de ressources suffisantes pour réaliser l’ambitieux plan Blue Deal dans son intégralité. »
Texte : Elise Noyez
Photos : Eco-Beton





