Marge bénéficiaire sur la table de concentration
Marge bénéficiaire sur la table de concentration
Afin d’optimiser le process d’épuration des eaux usées, l’accent est de plus en plus mis sur le process de concentration. En effet, tant l’énergie que les polymères requis pour la concentration des boues ont vu leurs prix augmenter fortement. L’approche traditionnelle, souvent gourmande en énergie et en polymères ajoutés, devient donc de moins en moins tenable. Dans des projets de démonstration en Belgique et aux Pays-Bas, Olpas a pu démontrer qu’il peut en être autrement.
Il y a quelques années, Olpas lançait une série de capteurs à ultrasons compacts pour la mesure de la concentration des boues actives au cours de diverses étapes du process d’épuration des eaux. « La technologie du capteur a été développée au SCK CEN ; elle opère par l’analyse des soi-disant “backscattered echoes” (échos rétrodiffusés) », explique le développeur Kristof Gladinez. « Le procédé est complètement différent des mesures de niveau par ultrasons connues de longue date dans le domaine de l’eau ; il fournit principalement des mesures particulièrement précises de fractions de matières solides, même dans des flux de boues, ce qui est moins évident. »
Étape dominante
La gamme de produits était récemment élargie avec un capteur à placer dans le flux entrant du process de concentration. « Cette mesure de la concentration des boues est l’une des plus importantes dans le processus d’épuration de l’eau », déclare Jo Wouters d’Olpas. « Sur la base de cette mesure, sont notamment déterminés les paramètres de fonctionnement opérationnels du décanteur ou de la centrifugeuse ainsi que la proportion de polymères à ajouter. Si la charge de boue est incorrectement estimée, cela se déclinera soit par un résultat sous-optimal – et donc des problèmes par la suite du process – soit à une consommation inutilement élevée d’énergie et de polymère. En bref, plus la mesure est précise, meilleure est la concentration, plus les coûts opérationnels sont réduits et plus le risque de défaillances est faible. »
La pollution comme principal coupable
Selon Olpas, il y a encore beaucoup de gains à engranger. En effet, les capteurs optiques utilisés aujourd’hui présentent certaines complications. Gladinez : « Par exemple, tous les capteurs optiques n’ont pas la même plage de travail ; cela peut poser des problèmes lorsque la composition des boues change régulièrement, comme c’est le cas sur l’un de nos sites d’essais. »
Et puis il y a encore le point le plus névralgique des capteurs optiques : la pollution. « Presque partout, l’on sous-estime la rapidité avec laquelle la pollution conduit à des résultats peu fiables. Il est fréquent par exemple qu’un intervalle de maintenance d’une semaine soit planifié. Cependant, pour une mesure précise et un process optimisé, un tel capteur devrait être nettoyé au moins une fois par jour. Mais il s’agit aussi bien sûr d’un poste de dépenses non négligeable. »
Nouveau benchmark
Afin de démontrer la valeur ajoutée de la technologie Olpas dans de tels process, le nouveau capteur était déjà testé aux Pays-Bas ces derniers mois et un projet de démonstration est également en cours avec Aquafin et Vito. La précision des mesures est validée par échantillonnage ; simultanément, les économies en termes d’énergie, de consommation de polymères et de maintenance sont également cartographiées.
Wouters : « Une mesure améliorée de la charge de boues sur le flux entrant du concentrateur permet d’économiser de 5 à 10 % sur la consommation de polymère. De cette manière, le capteur s’amortit en quelques mois seulement. Tout cela alors que seul un entretien minimum est requis. Dans les projets de démonstration, nous n’avons planifié qu’un intervalle de maintenance d’un mois, ce qui s’est avéré plus que suffisant. En outre, une telle maintenance est très simple : il suffit d’essuyer la tête du capteur et grâce à notre “hot tap”, le process n’a même pas besoin d’être arrêté. »
TEXTE : ELISE NOYEZ
PHOTOS : OLPAS


