24/06/2019

L’innovation en matière d’eau en pratique

À la mi-mai, le département du Vito, Vlakwa (Vlaams Kenniscentrum Water/ Centre de connaissances flamand sur l’eau) et LED H2O (Laagdrempelige Expertise- en Dienstverleningscentra Water/Centres de connaissances et de services relatifs à l’eau, d’accès facile) organisaient au Royal Yacht Club of Belgium, à Anvers, une après-midi comportant une rétrospective et un aperçu de cinq projets pilotes pour une gestion efficace de l’eau dans les entreprises, ainsi que de dix ans de conseils aux PME, via LED H20.

« L’eau est très importante, tant pour les citoyens que pour les entreprises », affirme Veerle Depuydt, coordinatrice de projet chez Vlakwa. « L’innovation, la technologie et la collaboration sont cruciales en la matière. C’est pourquoi nous voulons contribuer à trouver des réponses à ces problèmes grâce à l’Open Call de Vlakwa. À cette fin, Vlakwa et Vito appellent les entreprises à démontrer et à diffuser des techniques, des matériaux, des concepts et/ou des systèmes durables permettant une gestion plus efficace de l’eau (au sein d’une entreprise, d’un parc d’activités, d’une ville, d’une exploitation agricole, etc.), et ce, de manière facilement accessible. Une fois étendue, une telle innovation entraîne également une économie ou une récupération de matières premières et/ou d’énergie. »

« LED H20 a pour objectif de fournir des orientations et des conseils de première ligne aux organisations à but non lucratif et aux entreprises disposant d’un budget limité pour tout ce qui concerne le choix des sources d’eau, les technologies et/ou l’amélioration de la production, le traitement ou la gestion de l’eau. Chaque année, environ 40 entreprises sont ainsi aidées. »

Projets Open Call 2019 

Les invités ont reçu, par groupes, de brèves présentations sur les projets achevés lors des précédents Open Calls (appels ouverts). Les explications thématiques étaient les suivantes : réutilisation de l’eau et récupération des matières premières, optimisation des processus et surveillance en ligne, traitement/épuration de l’eau innovants, gestion durable de l’eau et des égouts.

Les trois projets OpenCall suivants, qui courent encore jusqu’à la fin de l’année, ont été particulièrement mis en avant :

AEROGRAM

« Le projet AEROGRAM (AERObe GRAnulair slib voor Membraanfiltratie/Boues aérobies granulaires pour filtration membranaire) s’efforce de mettre en œuvre une technologie innovante pour le traitement des eaux usées : la technologie des boues aérobies granulaires, qui permet la réutilisation des eaux usées », affirme Riet Cornelissen. « La consommation d’énergie et de matières premières d’un réacteur à boues granulaires aérobies (ou boues granulaires) est considérablement inférieure à celle d’un système à boues actives contenant des boues et un floculant. De plus, étant donné les excellentes propriétés de sédimentation des boues granulaires, la technologie offre de nombreuses perspectives pour la réutilisation de l’eau. Une part importante des technologies permettant la réutilisation de l’eau, telles que le MBR (bioréacteur à membrane) et l’UF (ultrafiltration), utilise, en effet, la filtration membranaire. La morphologie dense et délimitée des boues d’un système de boues granulaires devrait permettre de réduire l’encrassement des membranes. »

AMREWAS

Denis De Wilde : « Le projet AMREWAS (récupération d’ammonium et traitement d’eaux usées à base de plantes, dans des eaux usées riches en azote) combine la récupération d’ammonium via une installation de stripping/scrubbing (litt. décapage-nettoyage) avec une épuration à base de plantes en tant que ‘solution naturelle’ pour obtenir un effluent de haute qualité, à partir d’une eau usée à concentration élevée en ammonium. Les eaux usées épurées peuvent alors non seulement être rejetées dans les eaux de surface, conformément à la législation Vlarem, mais être également réutilisées sur place, ou encore employées en agriculture en raison des sels de potassium résiduels. »

LeakRedux

« En termes de disponibilité en eau (quantité d’eau par habitant), la Flandre est une région qui manque d’eau », constate Peter Cauwenbergh. « En raison de l’impact prévisible du changement climatique, cette région sera de plus en plus touchée par de longues périodes de sécheresse. Malgré des investissements importants en matière de stockage d’eau et d’interconnexion du réseau de distribution pour fournir de l’eau potable à toutes les régions de Flandre, une partie de cette eau précieuse se perd à travers de nombreuses fuites. C’est pourquoi nous avons développé notre propre technologie pour détecter les petites et grosses fuites dans le réseau, et ce, de manière économique et efficace : LeakRedux. Des mesures de débit et une analyse statistique de données historiques permettent de constituer une ‘empreinte digitale’. En comparant les données de débit en temps réel avec la consommation attendue à ce moment précis, l’opérateur obtient un aperçu clair des alarmes et des priorités via un visualiseur Web. »

Table ronde

Une table ronde a été organisée avec comme modérateur Dirk Van der Stede, conseiller principal de Vito/Vlakwa, et ayant pour participants : Danny Van Assche (administrateur délégué d’Unizo), Stijn Van Hulle (professeur à l’UGent Campus Kortrijk/LED H2O Flandre occidentale), Ellen Vanassche, (conseillère en environnement et climat chez Voka) et Inge Genné (responsable du programme water management & technology chez Vito/Vlakwa).

Ellen Vanassche : « Une enquête récente, menée par Voka auprès de 270 entreprises, montre que 44% d’entre elles n’ont pas analysé les risques liés aux conséquences d’un plan éventuel de coupure d’eau, tandis que 56% craignaient un arrêt effectif de la production. »

Danny Van Assche s’associe à cette conclusion : « L’eau est en effet une ressource importante pour un entrepreneur. Comment une laverie automatique pourrait-elle fonctionner sans eau, par exemple ? De nombreuses entreprises tentent de limiter leur consommation d’eau et leurs rejets d’eaux usées, notamment en raison du coût. »

Stijn Van Hulle a donné quelques exemples pratiques de la façon dont des entreprises et des festivals de musique parviennent, grâce à des conseils personnalisés et des actions assez simples, à limiter leur consommation d’eau.

Mais Unizo exige des autorités compétentes qu’elles élaborent rapidement un plan d’urgence pour faire face au pire des scénarios du plan de coupure d’eau.

Danny Van Assche : « Un tel plan est indispensable, mais on espère ne jamais avoir à l’utiliser. »

Inge Genné : « Beaucoup ressentent la dynamique positive entourant la situation complexe relative à l’eau, de sorte que beaucoup de choses se réalisent également. Mais les efforts doivent être coordonnés afin de réaliser des innovations et des progrès efficaces et ne pas créer de difficultés dans d’autres secteurs. L’approche systémique est essentielle pour l’innovation en matière d’eau. »

Les intervenants espèrent que le nouvel accord de gouvernance mettra fortement l’accent sur la réutilisation des eaux usées épurées, parce qu’il existe également de nombreux marchés d’exportation pour cette technologie.

Futur et importance des projets et cadres de soutien

Mark Andries, administrateur général du Vlaio, assurait l’exposé principal. L’Agence flamande pour l’Innovation et l’Entreprise (VlaamsAgentschap Innoveren & Ondernemen) existe déjà depuis trois ans et résulte d’une opération de fusion entre l’Agence flamande pour l’entreprise (Vlaams Agentschap Ondernemen) et l’IWT (Agence flamande pour l’Innovation par la Science et la Technologie).

Le cœur de métier du Vlaio est de stimuler et de soutenir l’innovation et l’esprit d’entreprise, et de contribuer à créer un climat favorable à l’entreprise en Flandre. Et ce, entre autres, en accordant des subsides aux entreprises.

« Le Vlaio est une source d’inspiration afin que les rêves deviennent réalité ; il fournit des informations personnalisées et apporte un soutien financier. Voilà en résumé ce que représente notre organisation », déclare Mark Andries. « De plus, je partage avec vous l’exclusivité que Vlaio se voit attribuer une nouvelle structure pour augmenter son efficacité. Les nouveaux projets sont donc les bienvenus, car avec 750 millions d’euros, nous avons, en 2019, plus de budget de subventions à accorder que jamais. »

« Nos clients sont les entreprises flamandes pour lesquelles nous faisons tout, directement et indirectement. Mais l’innovation ne s’arrête pas aux frontières de la Flandre. Nous sommes connectés à l’international, tout comme la plupart de nos entreprises clientes. Nombre d’entre elles recherchent des partenaires commerciaux à l’étranger et le Vlaio les y aide, en plus de leur ouvrir la voie vers de nombreuses subventions européennes. »

Les subsides font la différence

« On peut être pour ou contre les subventions, mais le fait est que le Vlaio dispose de subventions pour les innovations, contrairement à certains pays voisins qui soutiennent beaucoup moins les entreprises individuelles. Les Néerlandais me disent souvent que le Vlaio fait bien de conserver son système de subventions, car cela peut en effet faire la différence pour les PME et certainement pour les entreprises débutantes. »

« La pénurie d’eau crée des opportunités pour les entrepreneurs, à condition qu’ils s’en servent de manière créative et innovante. En outre, l’utilisation efficace de l’eau est très importante pour les entreprises flamandes et constitue même un facteur critique pour plusieurs d’entre elles car, en cas de pénurie aiguë d’eau, la fiabilité de l’exploitation peut être compromise. »

« Lorsque des entreprises ou des instituts de recherche nous proposent une solution en rapport avec l’eau, que ce soit pour d’autres entreprises, pour la société ou à l’étranger, et qui implique des affaires et/ou des emplois supplémentaires, le Vlaio apporte volontiers son aide. Par exemple, au cours de la période 2014-2018, le Vlaio a versé une subvention de 24,8 millions d’euros pour des projets liés à l’eau. »

« Je conclus mon message en le résumant : des investissements ont été réalisés dans le budget flamand pour l’innovation et le budget de subventions du Vlaio a été augmenté. Il y a de l’argent disponible pour un bon projet. Alors n’hésitez pas à nous contacter, car les projets liés à l’innovation en matière d’eau sont plus que bienvenus. »

Par Wouter Peeters

www.vlakwa.be

https://vito.be/nl

Le Centre flamand de connaissances sur l’eau (Vlaams Kenniscentrum Water) est un intermédiaire indépendant, actif dans l’ensemble de la chaîne de l’eau. Il initie, coordonne et facilite l’acquisition de connaissances, la coopération mutuelle et l’échange d’expérience et de connaissances via une approche intégrée avec une connectivité internationale maximale.

Compte tenu de l’importance stratégique, industrielle et sociale de l’eau en Flandre, et afin d’éviter une fragmentation de la gestion de l’eau, des entrepreneurs, des chercheurs, le gouvernement et le secteur de l’eau travaillent tous ensemble au sein du Vlakwa.

L’organisation veut contribuer à l’écologisation de l’économie flamande et promouvoir le développement socio-économique de la Flandre en fournissant des solutions innovantes et axées sur la demande, pour une utilisation durable et une réutilisation de l’eau, et en accélérant le processus de valorisation. Et ce, sur la base d’une mise en réseau et d’une coopération multipartite.

Le Vlakwa est un département indépendant au sein du Vito, l’organisation flamande de recherche sur les technologies propres et le développement durable.

L’innovation en matière d’eau en pratique

À la mi-mai, le département du Vito, Vlakwa (Vlaams Kenniscentrum Water/ Centre de connaissances flamand sur l’eau) et LED H2O (Laagdrempelige Expertise- en Dienstverleningscentra Water/Centres de connaissances et de services relatifs à l’eau, d’accès facile) organisaient au Royal Yacht Club of Belgium, à Anvers, une après-midi comportant une rétrospective et un aperçu de cinq projets pilotes pour une gestion efficace de l’eau dans les entreprises, ainsi que de dix ans de conseils aux PME, via LED H20.

« L’eau est très importante, tant pour les citoyens que pour les entreprises », affirme Veerle Depuydt, coordinatrice de projet chez Vlakwa. « L’innovation, la technologie et la collaboration sont cruciales en la matière. C’est pourquoi nous voulons contribuer à trouver des réponses à ces problèmes grâce à l’Open Call de Vlakwa. À cette fin, Vlakwa et Vito appellent les entreprises à démontrer et à diffuser des techniques, des matériaux, des concepts et/ou des systèmes durables permettant une gestion plus efficace de l’eau (au sein d’une entreprise, d’un parc d’activités, d’une ville, d’une exploitation agricole, etc.), et ce, de manière facilement accessible. Une fois étendue, une telle innovation entraîne également une économie ou une récupération de matières premières et/ou d’énergie. »

« LED H20 a pour objectif de fournir des orientations et des conseils de première ligne aux organisations à but non lucratif et aux entreprises disposant d’un budget limité pour tout ce qui concerne le choix des sources d’eau, les technologies et/ou l’amélioration de la production, le traitement ou la gestion de l’eau. Chaque année, environ 40 entreprises sont ainsi aidées. »

Projets Open Call 2019

Les invités ont reçu, par groupes, de brèves présentations sur les projets achevés lors des précédents Open Calls (appels ouverts). Les explications thématiques étaient les suivantes : réutilisation de l’eau et récupération des matières premières, optimisation des processus et surveillance en ligne, traitement/épuration de l’eau innovants, gestion durable de l’eau et des égouts.

Les trois projets OpenCall suivants, qui courent encore jusqu’à la fin de l’année, ont été particulièrement mis en avant :

AEROGRAM

« Le projet AEROGRAM (AERObe GRAnulair slib voor Membraanfiltratie/Boues aérobies granulaires pour filtration membranaire) s’efforce de mettre en œuvre une technologie innovante pour le traitement des eaux usées : la technologie des boues aérobies granulaires, qui permet la réutilisation des eaux usées », affirme Riet Cornelissen. « La consommation d’énergie et de matières premières d’un réacteur à boues granulaires aérobies (ou boues granulaires) est considérablement inférieure à celle d’un système à boues actives contenant des boues et un floculant. De plus, étant donné les excellentes propriétés de sédimentation des boues granulaires, la technologie offre de nombreuses perspectives pour la réutilisation de l’eau. Une part importante des technologies permettant la réutilisation de l’eau, telles que le MBR (bioréacteur à membrane) et l’UF (ultrafiltration), utilise, en effet, la filtration membranaire. La morphologie dense et délimitée des boues d’un système de boues granulaires devrait permettre de réduire l’encrassement des membranes. »

AMREWAS

Denis De Wilde : « Le projet AMREWAS (récupération d’ammonium et traitement d’eaux usées à base de plantes, dans des eaux usées riches en azote) combine la récupération d’ammonium via une installation de stripping/scrubbing (litt. décapage-nettoyage) avec une épuration à base de plantes en tant que ‘solution naturelle’ pour obtenir un effluent de haute qualité, à partir d’une eau usée à concentration élevée en ammonium. Les eaux usées épurées peuvent alors non seulement être rejetées dans les eaux de surface, conformément à la législation Vlarem, mais être également réutilisées sur place, ou encore employées en agriculture en raison des sels de potassium résiduels. »

LeakRedux

« En termes de disponibilité en eau (quantité d’eau par habitant), la Flandre est une région qui manque d’eau », constate Peter Cauwenbergh. « En raison de l’impact prévisible du changement climatique, cette région sera de plus en plus touchée par de longues périodes de sécheresse. Malgré des investissements importants en matière de stockage d’eau et d’interconnexion du réseau de distribution pour fournir de l’eau potable à toutes les régions de Flandre, une partie de cette eau précieuse se perd à travers de nombreuses fuites. C’est pourquoi nous avons développé notre propre technologie pour détecter les petites et grosses fuites dans le réseau, et ce, de manière économique et efficace : LeakRedux. Des mesures de débit et une analyse statistique de données historiques permettent de constituer une ‘empreinte digitale’. En comparant les données de débit en temps réel avec la consommation attendue à ce moment précis, l’opérateur obtient un aperçu clair des alarmes et des priorités via un visualiseur Web. »

Table ronde

Une table ronde a été organisée avec comme modérateur Dirk Van der Stede, conseiller principal de Vito/Vlakwa, et ayant pour participants : Danny Van Assche (administrateur délégué d’Unizo), Stijn Van Hulle (professeur à l’UGent Campus Kortrijk/LED H2O Flandre occidentale), Ellen Vanassche, (conseillère en environnement et climat chez Voka) et Inge Genné (responsable du programme water management & technology chez Vito/Vlakwa).

Ellen Vanassche : « Une enquête récente, menée par Voka auprès de 270 entreprises, montre que 44% d’entre elles n’ont pas analysé les risques liés aux conséquences d’un plan éventuel de coupure d’eau, tandis que 56% craignaient un arrêt effectif de la production. »

Danny Van Assche s’associe à cette conclusion : « L’eau est en effet une ressource importante pour un entrepreneur. Comment une laverie automatique pourrait-elle fonctionner sans eau, par exemple ? De nombreuses entreprises tentent de limiter leur consommation d’eau et leurs rejets d’eaux usées, notamment en raison du coût. »

Stijn Van Hulle a donné quelques exemples pratiques de la façon dont des entreprises et des festivals de musique parviennent, grâce à des conseils personnalisés et des actions assez simples, à limiter leur consommation d’eau.

Mais Unizo exige des autorités compétentes qu’elles élaborent rapidement un plan d’urgence pour faire face au pire des scénarios du plan de coupure d’eau.

Danny Van Assche : « Un tel plan est indispensable, mais on espère ne jamais avoir à l’utiliser. »

Inge Genné : « Beaucoup ressentent la dynamique positive entourant la situation complexe relative à l’eau, de sorte que beaucoup de choses se réalisent également. Mais les efforts doivent être coordonnés afin de réaliser des innovations et des progrès efficaces et ne pas créer de difficultés dans d’autres secteurs. L’approche systémique est essentielle pour l’innovation en matière d’eau. »

Les intervenants espèrent que le nouvel accord de gouvernance mettra fortement l’accent sur la réutilisation des eaux usées épurées, parce qu’il existe également de nombreux marchés d’exportation pour cette technologie.

Futur et importance des projets et cadres de soutien

Mark Andries, administrateur général du Vlaio, assurait l’exposé principal. L’Agence flamande pour l’Innovation et l’Entreprise (VlaamsAgentschap Innoveren & Ondernemen) existe déjà depuis trois ans et résulte d’une opération de fusion entre l’Agence flamande pour l’entreprise (Vlaams Agentschap Ondernemen) et l’IWT (Agence flamande pour l’Innovation par la Science et la Technologie).

Le cœur de métier du Vlaio est de stimuler et de soutenir l’innovation et l’esprit d’entreprise, et de contribuer à créer un climat favorable à l’entreprise en Flandre. Et ce, entre autres, en accordant des subsides aux entreprises.

« Le Vlaio est une source d’inspiration afin que les rêves deviennent réalité ; il fournit des informations personnalisées et apporte un soutien financier. Voilà en résumé ce que représente notre organisation », déclare Mark Andries. « De plus, je partage avec vous l’exclusivité que Vlaio se voit attribuer une nouvelle structure pour augmenter son efficacité. Les nouveaux projets sont donc les bienvenus, car avec 750 millions d’euros, nous avons, en 2019, plus de budget de subventions à accorder que jamais. »

« Nos clients sont les entreprises flamandes pour lesquelles nous faisons tout, directement et indirectement. Mais l’innovation ne s’arrête pas aux frontières de la Flandre. Nous sommes connectés à l’international, tout comme la plupart de nos entreprises clientes. Nombre d’entre elles recherchent des partenaires commerciaux à l’étranger et le Vlaio les y aide, en plus de leur ouvrir la voie vers de nombreuses subventions européennes. »

Les subsides font la différence

« On peut être pour ou contre les subventions, mais le fait est que le Vlaio dispose de subventions pour les innovations, contrairement à certains pays voisins qui soutiennent beaucoup moins les entreprises individuelles. Les Néerlandais me disent souvent que le Vlaio fait bien de conserver son système de subventions, car cela peut en effet faire la différence pour les PME et certainement pour les entreprises débutantes. »

« La pénurie d’eau crée des opportunités pour les entrepreneurs, à condition qu’ils s’en servent de manière créative et innovante. En outre, l’utilisation efficace de l’eau est très importante pour les entreprises flamandes et constitue même un facteur critique pour plusieurs d’entre elles car, en cas de pénurie aiguë d’eau, la fiabilité de l’exploitation peut être compromise. »

« Lorsque des entreprises ou des instituts de recherche nous proposent une solution en rapport avec l’eau, que ce soit pour d’autres entreprises, pour la société ou à l’étranger, et qui implique des affaires et/ou des emplois supplémentaires, le Vlaio apporte volontiers son aide. Par exemple, au cours de la période 2014-2018, le Vlaio a versé une subvention de 24,8 millions d’euros pour des projets liés à l’eau. »

« Je conclus mon message en le résumant : des investissements ont été réalisés dans le budget flamand pour l’innovation et le budget de subventions du Vlaio a été augmenté. Il y a de l’argent disponible pour un bon projet. Alors n’hésitez pas à nous contacter, car les projets liés à l’innovation en matière d’eau sont plus que bienvenus. »

Par Wouter Peeters

www.vlakwa.be

https://vito.be/nl

Vlakwa

Le Centre flamand de connaissances sur l’eau (Vlaams Kenniscentrum Water) est un intermédiaire indépendant, actif dans l’ensemble de la chaîne de l’eau. Il initie, coordonne et facilite l’acquisition de connaissances, la coopération mutuelle et l’échange d’expérience et de connaissances via une approche intégrée avec une connectivité internationale maximale.

Compte tenu de l’importance stratégique, industrielle et sociale de l’eau en Flandre, et afin d’éviter une fragmentation de la gestion de l’eau, des entrepreneurs, des chercheurs, le gouvernement et le secteur de l’eau travaillent tous ensemble au sein du Vlakwa.

L’organisation veut contribuer à l’écologisation de l’économie flamande et promouvoir le développement socio-économique de la Flandre en fournissant des solutions innovantes et axées sur la demande, pour une utilisation durable et une réutilisation de l’eau, et en accélérant le processus de valorisation. Et ce, sur la base d’une mise en réseau et d’une coopération multipartite.

Le Vlakwa est un département indépendant au sein du Vito, l’organisation flamande de recherche sur les technologies propres et le développement durable.