26/03/2021

Les interruptions du processus de production nécessitent une attention particulière

De nombreuses brasseries doivent faire face à des interruptions dans le processus de brassage, du fait de la pandémie de coronavirus. Ceci entraîne certaines conséquences pour les installations techniques. Le réseau de pompes peut être endommagé à cause des temps d’arrêt en cas d’actions non-appropriées. Le service technique de la brasserie Haeseveld y est particulièrement attentif. Nous en avons discuté avec Patrick De Waele, maître-brasseur.

La pandémie de coronavirus touche non seulement l’HoReCa, mais aussi les brasseries. En raison de la fermeture des cafés, hôtels et restaurants, la demande de bière diminue et les brasseries sont souvent arrêtées pendant de plus longues périodes. Cela crée des défis pour les installations techniques. Il est important d’assurer un bon suivi technique des installations, en cas d’arrêt prolongé. Il est également important de prendre les bonnes décisions afin d’éviter les dommages. À la brasserie Haeseveld, l’on n’a pas de souci à se faire. Tout y est suivi par le maître-brasseur Patrick De Waele, une encyclopédie ambulante en matière d’informations techniques et de détails. Il gère les installations techniques en y mettant tout son cœur, afin d’obtenir un processus de brassage de qualité. Même dans des périodes moins favorables, il continue de veiller, en bon père de famille, au fonctionnement des installations. Il est assisté par un collègue qui s’occupe de l’entretien des pompes. Ce technicien a reçu pour ce faire une formation appropriée.

Pompes de la salle de brassage.

Dans les brasseries, les pompes constituent des maillons cruciaux. Lors d’arrêts prolongés, des problèmes peuvent survenir, tels qu’un blocage de la roue ou de la garniture mécanique de la pompe. Si cette dernière devait être redémarrée de manière incorrecte, des problèmes pourraient survenir. Une procédure de démarrage appropriée est essentielle lors de la réactivation de la pompe après un arrêt prolongé. « Nous pompons le moût avec des pompes centrifuges Gea Hilge », déclare Patrick De Waele, maître-brasseur. « Le moût est un sucre liquide issu du malt. Normalement, un nettoyage est effectué après chaque journée de brassage, afin que la pompe reste propre. Si une pompe est inactive pendant une longue période, ce qui peut se produire pendant la pandémie de coronavirus, du sucre liquide pourrait éventuellement rester collé à la roue ou à la garniture mécanique. Il est important d’effectuer tout d’abord un contrôle visuel. On démonte tout d’abord l’arrière de la pompe et on fait tourner la roue de celle-ci. Si la pompe était bloquée et que nous la redémarrions, la garniture mécanique pourrait se briser. C’est assez improbable, mais cela pourrait se produire. Cela n’est encore jamais arrivé chez nous, grâce à nos contrôles supplémentaires. » Naturellement, Haeseveld accorde également beaucoup d’attention au nettoyage en profondeur. Tout est nettoyé à intervalles réguliers avec une solution caustique, une solution acide et un désinfectant. Les installations sont nettoyées à l’aide d’une pompe centrifuge GEA Hilge à une pression de 2,5 bars.

Chaudière à vapeur

Lorsque la production de la brasserie est ralentie, on veille, à intervalles réguliers, à faire tourner la chaudière à vapeur. La pompe Certuss et la pompe Prominent se mettront alors en marche, nous dit Patrick De Waele. « La pompe Certuss sert à pomper l’eau d’alimentation, et la pompe Prominent, plus petite, à ajouter un additif pour lier l’oxygène. Ceci est important pour éviter d’éventuels dommages tels que la corrosion des installations, entre autres la chaudière, et également les canalisations. L’eau stagnante doit circuler régulièrement et comporter un liant d’oxygène afin d’éviter la corrosion. » De plus, les pompes Grundfos, qui refroidissent les réservoirs à l’aide de glycol, doivent également continuer à fonctionner. « Nous ne devons en aucun cas tomber en panne de refroidissement », déclare Patrick De Waele. « Sinon, la bière deviendrait mauvaise. L’installation de refroidissement elle-même est constituée d’un compresseur qui envoie le liquide de refroidissement dans un réseau de tuyaux à travers un réservoir d’eau comportant un pourcentage de glycol tel qu’il se forme malgré tout une couche de glace. Cette couche de glace nous permet de refroidir simultanément les cuves de levure ainsi que le moût. » L’installation d’eau chaude dispose également d’un surpresseur Grundfos dont le joint est refroidi. Nous l’avons refroidi pour protéger la garniture mécanique », affirme Patrick De Waele. « L’entreprise qui a installé la pompe n’a pas voulu prendre de risques et s’est assurée qu’elle pouvait être refroidie. »

Importance de la pompe de secours

La brasserie Haeseveld a également une sœur aînée, à savoir la brasserie Huyghe. Là aussi la pandémie de coronavirus est palpable. Chez Huyghe, il y a néanmoins encore des ventes en Chine et en Amérique. On y exerce également une surveillance accrue des installations techniques. Si une pompe tombait néanmoins en panne, une pompe de secours pourrait être installée. « Supposons qu’une pompe soit défectueuse, alors bien sûr nous ne pourrions pas interrompre le brassage en attendant qu’une nouvelle pompe soit livrée », déclare Patrick De Waele. « Nous pourrions alors la remplacer immédiatement. Ceci est important pour une grande brasserie telle que Huyghe. » Il y a dix ans, nous utilisions des pompes à lobes Inoxpa pour pomper le moût. Tout était pompé à partir d’un bac de filtration ouvert vers la chaudière. « L’ancien système permettait une grande absorption d’oxygène, ce qui n’était pas bon », nous dit Patrick De Waele. « Avec l’ouverture de la nouvelle salle de brassage en 2012, le processus a été modifié et amélioré. Le moût n’est plus exposé à l’air libre lors du filtrage. Ceci a permis d’augmenter la qualité de la bière. Les pompes à lobes ont été remplacées, entre autres par des pompes centrifuges KSB refroidies à l’eau, qui pompent le moût et le grain. Ces pompes KSB sont très robustes et fiables. Une pompe à vis sans fin de marque Meura (un fabricant de salles de brassage) a également été installée pour pomper le malt mélangé à de l’eau vers le macérateur. Toutes les pompes sont équipées d’une protection contre la marche à sec qui les met automatiquement à l’arrêt dans ce cas. Les pompes disposent d’une régulation de fréquence. Elles ne sont pas surveillées à distance. La consommation d’énergie de la brasserie est surveillée. »

Site archéologique

La brasserie Haeseveld a ouvert ses portes au printemps 2020. Cela signifie que Gand s’est non seulement enrichie d’une nouvelle brasserie et d’une nouvelle marque de bière ; le site abrite également un établissement de restauration et une salle de fête. La villa normande, le hall d’emballage, le château d’eau et la chaufferie ont été restaurés dans le respect de la tradition et le souci du détail, et ainsi rétablis dans toute leur splendeur. Le site est un témoin silencieux du passé archéologique industriel de l’horticulture gantoise, mais a néanmoins reçu une interprétation moderne : il abrite une nouvelle brasserie locale, un établissement de restauration et une salle de fête. Le cœur battant de l’ensemble du projet est la brasserie. Les cuves de brassage en cuivre occupent ainsi une place centrale dans l’établissement de restauration et brillent sous tous les angles sur le site. L’installation de brassage a une capacité de 20 hectolitres et sur les 200 jours de brassage prévus, l’objectif est de produire 4 000 hectolitres par an, dans une première phase. Le volume annuel peut être poussé à 8 000 hectolitres.

« Avec l’ouverture de la nouvelle salle de brassage de la brasserie Huyghe, en 2012, le processus a été modifié et la qualité améliorée »,

affirme Patrick De Waele, maître-brasseur

« Si la pompe était bloquée et que nous la redémarrions, la garniture mécanique pourrait se briser »,

déclare Patrick De Waele

Les interruptions du processus de production nécessitent une attention particulière

De nombreuses brasseries doivent faire face à des interruptions dans le processus de brassage, du fait de la pandémie de coronavirus. Ceci entraîne certaines conséquences pour les installations techniques. Le réseau de pompes peut être endommagé à cause des temps d’arrêt en cas d’actions non-appropriées. Le service technique de la brasserie Haeseveld y est particulièrement attentif. Nous en avons discuté avec Patrick De Waele, maître-brasseur.

La pandémie de coronavirus touche non seulement l’HoReCa, mais aussi les brasseries. En raison de la fermeture des cafés, hôtels et restaurants, la demande de bière diminue et les brasseries sont souvent arrêtées pendant de plus longues périodes. Cela crée des défis pour les installations techniques. Il est important d’assurer un bon suivi technique des installations, en cas d’arrêt prolongé. Il est également important de prendre les bonnes décisions afin d’éviter les dommages. À la brasserie Haeseveld, l’on n’a pas de souci à se faire. Tout y est suivi par le maître-brasseur Patrick De Waele, une encyclopédie ambulante en matière d’informations techniques et de détails. Il gère les installations techniques en y mettant tout son cœur, afin d’obtenir un processus de brassage de qualité. Même dans des périodes moins favorables, il continue de veiller, en bon père de famille, au fonctionnement des installations. Il est assisté par un collègue qui s’occupe de l’entretien des pompes. Ce technicien a reçu pour ce faire une formation appropriée.

Pompes de la salle de brassage.

Dans les brasseries, les pompes constituent des maillons cruciaux. Lors d’arrêts prolongés, des problèmes peuvent survenir, tels qu’un blocage de la roue ou de la garniture mécanique de la pompe. Si cette dernière devait être redémarrée de manière incorrecte, des problèmes pourraient survenir. Une procédure de démarrage appropriée est essentielle lors de la réactivation de la pompe après un arrêt prolongé. « Nous pompons le moût avec des pompes centrifuges Gea Hilge », déclare Patrick De Waele, maître-brasseur. « Le moût est un sucre liquide issu du malt. Normalement, un nettoyage est effectué après chaque journée de brassage, afin que la pompe reste propre. Si une pompe est inactive pendant une longue période, ce qui peut se produire pendant la pandémie de coronavirus, du sucre liquide pourrait éventuellement rester collé à la roue ou à la garniture mécanique. Il est important d’effectuer tout d’abord un contrôle visuel. On démonte tout d’abord l’arrière de la pompe et on fait tourner la roue de celle-ci. Si la pompe était bloquée et que nous la redémarrions, la garniture mécanique pourrait se briser. C’est assez improbable, mais cela pourrait se produire. Cela n’est encore jamais arrivé chez nous, grâce à nos contrôles supplémentaires. » Naturellement, Haeseveld accorde également beaucoup d’attention au nettoyage en profondeur. Tout est nettoyé à intervalles réguliers avec une solution caustique, une solution acide et un désinfectant. Les installations sont nettoyées à l’aide d’une pompe centrifuge GEA Hilge à une pression de 2,5 bars.

Chaudière à vapeur

Lorsque la production de la brasserie est ralentie, on veille, à intervalles réguliers, à faire tourner la chaudière à vapeur. La pompe Certuss et la pompe Prominent se mettront alors en marche, nous dit Patrick De Waele. « La pompe Certuss sert à pomper l’eau d’alimentation, et la pompe Prominent, plus petite, à ajouter un additif pour lier l’oxygène. Ceci est important pour éviter d’éventuels dommages tels que la corrosion des installations, entre autres la chaudière, et également les canalisations. L’eau stagnante doit circuler régulièrement et comporter un liant d’oxygène afin d’éviter la corrosion. » De plus, les pompes Grundfos, qui refroidissent les réservoirs à l’aide de glycol, doivent également continuer à fonctionner. « Nous ne devons en aucun cas tomber en panne de refroidissement », déclare Patrick De Waele. « Sinon, la bière deviendrait mauvaise. L’installation de refroidissement elle-même est constituée d’un compresseur qui envoie le liquide de refroidissement dans un réseau de tuyaux à travers un réservoir d’eau comportant un pourcentage de glycol tel qu’il se forme malgré tout une couche de glace. Cette couche de glace nous permet de refroidir simultanément les cuves de levure ainsi que le moût. » L’installation d’eau chaude dispose également d’un surpresseur Grundfos dont le joint est refroidi. Nous l’avons refroidi pour protéger la garniture mécanique », affirme Patrick De Waele. « L’entreprise qui a installé la pompe n’a pas voulu prendre de risques et s’est assurée qu’elle pouvait être refroidie. »

Importance de la pompe de secours

La brasserie Haeseveld a également une sœur aînée, à savoir la brasserie Huyghe. Là aussi la pandémie de coronavirus est palpable. Chez Huyghe, il y a néanmoins encore des ventes en Chine et en Amérique. On y exerce également une surveillance accrue des installations techniques. Si une pompe tombait néanmoins en panne, une pompe de secours pourrait être installée. « Supposons qu’une pompe soit défectueuse, alors bien sûr nous ne pourrions pas interrompre le brassage en attendant qu’une nouvelle pompe soit livrée », déclare Patrick De Waele. « Nous pourrions alors la remplacer immédiatement. Ceci est important pour une grande brasserie telle que Huyghe. » Il y a dix ans, nous utilisions des pompes à lobes Inoxpa pour pomper le moût. Tout était pompé à partir d’un bac de filtration ouvert vers la chaudière. « L’ancien système permettait une grande absorption d’oxygène, ce qui n’était pas bon », nous dit Patrick De Waele. « Avec l’ouverture de la nouvelle salle de brassage en 2012, le processus a été modifié et amélioré. Le moût n’est plus exposé à l’air libre lors du filtrage. Ceci a permis d’augmenter la qualité de la bière. Les pompes à lobes ont été remplacées, entre autres par des pompes centrifuges KSB refroidies à l’eau, qui pompent le moût et le grain. Ces pompes KSB sont très robustes et fiables. Une pompe à vis sans fin de marque Meura (un fabricant de salles de brassage) a également été installée pour pomper le malt mélangé à de l’eau vers le macérateur. Toutes les pompes sont équipées d’une protection contre la marche à sec qui les met automatiquement à l’arrêt dans ce cas. Les pompes disposent d’une régulation de fréquence. Elles ne sont pas surveillées à distance. La consommation d’énergie de la brasserie est surveillée. »

Site archéologique

La brasserie Haeseveld a ouvert ses portes au printemps 2020. Cela signifie que Gand s’est non seulement enrichie d’une nouvelle brasserie et d’une nouvelle marque de bière ; le site abrite également un établissement de restauration et une salle de fête. La villa normande, le hall d’emballage, le château d’eau et la chaufferie ont été restaurés dans le respect de la tradition et le souci du détail, et ainsi rétablis dans toute leur splendeur. Le site est un témoin silencieux du passé archéologique industriel de l’horticulture gantoise, mais a néanmoins reçu une interprétation moderne : il abrite une nouvelle brasserie locale, un établissement de restauration et une salle de fête. Le cœur battant de l’ensemble du projet est la brasserie. Les cuves de brassage en cuivre occupent ainsi une place centrale dans l’établissement de restauration et brillent sous tous les angles sur le site. L’installation de brassage a une capacité de 20 hectolitres et sur les 200 jours de brassage prévus, l’objectif est de produire 4 000 hectolitres par an, dans une première phase. Le volume annuel peut être poussé à 8 000 hectolitres.

« Avec l’ouverture de la nouvelle salle de brassage de la brasserie Huyghe, en 2012, le processus a été modifié et la qualité améliorée »,

affirme Patrick De Waele, maître-brasseur

« Si la pompe était bloquée et que nous la redémarrions, la garniture mécanique pourrait se briser »,

déclare Patrick De Waele