03/10/2023

Les échangeurs d’ions, une solution contre la pollution par les PFAS

Au cours de l’année écoulée, il y a eu beaucoup d’indignation dans notre pays à propos des « sources » de pollution par les PFAS surgissant de partout. Avec les échangeurs d’ions Lanxess, Caldic dispose d’une solution pertinente à ce sujet.

Une photo parue sur Internet et dans le quotidien français de qualité Le Monde (voir photo) démontre que la pollution par les PFAS est une réalité en Europe centrale. « La PFAS est une molécule inerte, utilisée couramment dans les extincteurs (poudre), les revêtements antiadhésifs (cuisine) et pour rendre les textiles imperméables », explique Jean-Luc Maton. « En principe, inerte ne veut pas dire dangereux, mais… l’amiante est une substance inerte au même titre. En outre, aucune bactérie naturelle n’est capable de décomposer les PFAS, car il s’agit d’une substance qui a été développée par l’homme dans les années 1970. Des études récentes sur la santé démontrent que les PFAS perturbent notre métabolisme et la production d’hormones. Raison pour laquelle la législation oblige les entrepreneurs à prévoir une station d’épuration des eaux avant de démarrer un chantier. »

Trois technologies

Diverses techniques existent pour éliminer les molécules de PFAS dans l’eau. « La technologie membranaire a pour effet d’obtenir 80 % d’eau purifiée après traitement ; toutes les impuretés sont donc concentrées dans les 20 % restants. Cette approche est en réalité trop coûteuse pour un traitement assez court (spécifique aux chantiers) et encore faut-il se débarrasser des 20 % résiduaires. Le charbon actif est une deuxième option ; cependant, l’affinité entre le charbon actif et les PFAS est relativement faible. Pour être efficace, il faudrait installer des filtres gigantesques à l’encombrement maximum. Il faudrait aussi dans ce cas-ci faire face à un coût de traitement important pour les déchets. »

Les échangeurs d’ions sont une troisième option. « Lors du traitement d’une eau à forte concentration en PFAS, nous travaillons avec un double filtre. Le premier est constitué de résines régénérables, recyclables par rinçage à la soude caustique. La soude caustique élimine la plupart des impuretés, y compris les molécules de PFAS. Nous redirigeons ensuite l’eau sur des résines non régénérantes qui purifient l’eau jusque en dessous des normes de rejet. Une matrice solide fixe la contamination restante. Les résines saturées sont alors brûlées. »

Lors d’un test en Australie, effectué chez un fabricant d’extincteurs à poudre, les échangeurs d’ions ont obtenu des résultats nettement meilleurs que le charbon actif. « En soi, les résines sont plus chères que le charbon actif ; pourtant, comme leur capacité est cinq fois supérieure, le coût d’achat n’était qu’un tiers de celui des filtres à charbon actif. En outre, seule la moitié des équipements (tuyaux, pompes, filtres…) était requise et 33 % de plus étaient économisés sur l’incinération. Le coût total est donc inférieur de 58 %. »

Stock d’envergure

Depuis les années 1970, Caldic est passé d’un fournisseur de produits chimiques et de nutriments de relativement petite envergure pour rejoindre le top 3 des acteurs mondiaux. « Nous distribuons 22 000 nomenclatures différentes de plus de 5 000 fabricants. Nous avons notamment d’excellentes expériences avec les résines échangeuses d’ions de Lanxess. Dès la fin de cette année, nous distribuerons également les membranes Veolia. Bien que les échangeurs d’ions soient difficiles à obtenir en raison de délais de livraison extrêmement longs, nous disposons d’un stock considérable qui nous permet de servir nos clients rapidement », conclut Jean-Luc Maton, chef de produit OGAW (« Oil, Gas, Air & Water »).

Par Bart Vancauwenberghe

www.caldic.com

Exposant
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Les échangeurs d’ions, une solution contre la pollution par les PFAS

Au cours de l’année écoulée, il y a eu beaucoup d’indignation dans notre pays à propos des « sources » de pollution par les PFAS surgissant de partout. Avec les échangeurs d’ions Lanxess, Caldic dispose d’une solution pertinente à ce sujet.

Une photo parue sur Internet et dans le quotidien français de qualité Le Monde (voir photo) démontre que la pollution par les PFAS est une réalité en Europe centrale. « La PFAS est une molécule inerte, utilisée couramment dans les extincteurs (poudre), les revêtements antiadhésifs (cuisine) et pour rendre les textiles imperméables », explique Jean-Luc Maton. « En principe, inerte ne veut pas dire dangereux, mais… l’amiante est une substance inerte au même titre. En outre, aucune bactérie naturelle n’est capable de décomposer les PFAS, car il s’agit d’une substance qui a été développée par l’homme dans les années 1970. Des études récentes sur la santé démontrent que les PFAS perturbent notre métabolisme et la production d’hormones. Raison pour laquelle la législation oblige les entrepreneurs à prévoir une station d’épuration des eaux avant de démarrer un chantier. »

Trois technologies

Diverses techniques existent pour éliminer les molécules de PFAS dans l’eau. « La technologie membranaire a pour effet d’obtenir 80 % d’eau purifiée après traitement ; toutes les impuretés sont donc concentrées dans les 20 % restants. Cette approche est en réalité trop coûteuse pour un traitement assez court (spécifique aux chantiers) et encore faut-il se débarrasser des 20 % résiduaires. Le charbon actif est une deuxième option ; cependant, l’affinité entre le charbon actif et les PFAS est relativement faible. Pour être efficace, il faudrait installer des filtres gigantesques à l’encombrement maximum. Il faudrait aussi dans ce cas-ci faire face à un coût de traitement important pour les déchets. »

Les échangeurs d’ions sont une troisième option. « Lors du traitement d’une eau à forte concentration en PFAS, nous travaillons avec un double filtre. Le premier est constitué de résines régénérables, recyclables par rinçage à la soude caustique. La soude caustique élimine la plupart des impuretés, y compris les molécules de PFAS. Nous redirigeons ensuite l’eau sur des résines non régénérantes qui purifient l’eau jusque en dessous des normes de rejet. Une matrice solide fixe la contamination restante. Les résines saturées sont alors brûlées. »

Lors d’un test en Australie, effectué chez un fabricant d’extincteurs à poudre, les échangeurs d’ions ont obtenu des résultats nettement meilleurs que le charbon actif. « En soi, les résines sont plus chères que le charbon actif ; pourtant, comme leur capacité est cinq fois supérieure, le coût d’achat n’était qu’un tiers de celui des filtres à charbon actif. En outre, seule la moitié des équipements (tuyaux, pompes, filtres…) était requise et 33 % de plus étaient économisés sur l’incinération. Le coût total est donc inférieur de 58 %. »

Stock d’envergure

Depuis les années 1970, Caldic est passé d’un fournisseur de produits chimiques et de nutriments de relativement petite envergure pour rejoindre le top 3 des acteurs mondiaux. « Nous distribuons 22 000 nomenclatures différentes de plus de 5 000 fabricants. Nous avons notamment d’excellentes expériences avec les résines échangeuses d’ions de Lanxess. Dès la fin de cette année, nous distribuerons également les membranes Veolia. Bien que les échangeurs d’ions soient difficiles à obtenir en raison de délais de livraison extrêmement longs, nous disposons d’un stock considérable qui nous permet de servir nos clients rapidement », conclut Jean-Luc Maton, chef de produit OGAW (« Oil, Gas, Air & Water »).

Par Bart Vancauwenberghe

www.caldic.com