24/09/2021

La réutilisation des eaux usées couvre 50% des besoins en eau chez Alpro

Pour son site de Wevelgem, l’entreprise agroalimentaire Alpro a largement investi ces cinq dernières années pour augmenter et élargir la production. Un exercice qui, dans le contexte actuel, peut difficilement être dissocié des ambitions de durabilité et qui, dans le cas présent, allait aussi de pair avec une optimisation des flux d’eau dans le processus. Dans cette optique, Eurowater Belgium a récemment construit une installation de réutilisation de l’eau en coordination avec le Watergroep.

D’origine danoise, la société Eurowater est depuis 1936 active dans le traitement de l’eau. Avec quatre entités de production dans le monde, elle offre une gamme complète de services couvrant le développement, la fabrication, les essais et l’optimisation d’installations de traitement de l’eau. Depuis un an, elle fait également partie du groupe Grundfos, avec lequel elle partage un souci commun pour la durabilité et l’aide au client. Deux aspects qui ont aussi occupé une place centrale dans l’installation pour Alpro.

Une gestion adéquate des eaux usées

Économiser l’eau et si possible la récupérer. C’est cette stratégie que Alpro a mise en avant pour l’extension de son site de production à Wevelgem. L’accent était placé dès le départ sur la gestion des eaux usées. « Les différents processus de production sur le site produisent une quantité relativement importante d’eaux usées », dit Niels Gyselinck d’Eurowater. « Au lieu de les déverser, Alpro voulait trouver une alternative durable. Pour cela, la société avait d’emblée quelques avantages importants : les eaux usées de la production alimentaire ne sont pas fortement chargées, elles se laissent filtrer relativement facilement et elles présentent une qualité quasiment constante. Cela signifie que les eaux usées peuvent aisément être valorisées en eau de qualité potable par des processus d’ultrafiltration et d’osmose inverse. »

Eaux de rinçage

L’été dernier, on avait déjà installé à Wevelgem deux lignes d’UF, chacune d’une capacité de 96 m3/h, et deux lignes de RO, chacune d’une capacité de 70 m3/h. « De cette façon, il sera possible d’assainir et de réutiliser jusqu’à 720.000 m3 d’eaux usées par an. Une capacité de l’on souhaite encore augmenter à l’avenir pour atteindre 880.000 m3/an. »

Dans leur nouvelle fonction, les eaux usées assainies doivent servir d’eaux de rinçage pour les diverses machines. « Malheureusement, la perception sur la réutilisation des eaux usées dans la production alimentaire reste encore un point délicat », concède Gyselinck. « C’est pourquoi, même si nos eaux usées assainies répondent entièrement à la norme sur l’eau potable, nous avons tout de même choisi de maintenir une séparation claire vis-à-vis des produits alimentaires proprement dits. Les eaux de rinçage n’entrent donc jamais directement en contact avec les aliments. »

Mais selon Gyselinck, cela ne signifie pas que le potentiel d’application des eaux usées assainies est sous-exploité. « Au final, avec cette installation, nous couvrirons environ 50% des besoins totaux en eau du site de production de Wevelgem. Cela représente pour Alpro de belles économies, tant au plan financier qu’en termes d’écologie et d’impact environnemental. »

www.eurowater.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

PHOTO : EUROWATER

La réutilisation des eaux usées couvre 50% des besoins en eau chez Alpro

Pour son site de Wevelgem, l’entreprise agroalimentaire Alpro a largement investi ces cinq dernières années pour augmenter et élargir la production. Un exercice qui, dans le contexte actuel, peut difficilement être dissocié des ambitions de durabilité et qui, dans le cas présent, allait aussi de pair avec une optimisation des flux d’eau dans le processus. Dans cette optique, Eurowater Belgium a récemment construit une installation de réutilisation de l’eau en coordination avec le Watergroep.

D’origine danoise, la société Eurowater est depuis 1936 active dans le traitement de l’eau. Avec quatre entités de production dans le monde, elle offre une gamme complète de services couvrant le développement, la fabrication, les essais et l’optimisation d’installations de traitement de l’eau. Depuis un an, elle fait également partie du groupe Grundfos, avec lequel elle partage un souci commun pour la durabilité et l’aide au client. Deux aspects qui ont aussi occupé une place centrale dans l’installation pour Alpro.

Une gestion adéquate des eaux usées

Économiser l’eau et si possible la récupérer. C’est cette stratégie que Alpro a mise en avant pour l’extension de son site de production à Wevelgem. L’accent était placé dès le départ sur la gestion des eaux usées. « Les différents processus de production sur le site produisent une quantité relativement importante d’eaux usées », dit Niels Gyselinck d’Eurowater. « Au lieu de les déverser, Alpro voulait trouver une alternative durable. Pour cela, la société avait d’emblée quelques avantages importants : les eaux usées de la production alimentaire ne sont pas fortement chargées, elles se laissent filtrer relativement facilement et elles présentent une qualité quasiment constante. Cela signifie que les eaux usées peuvent aisément être valorisées en eau de qualité potable par des processus d’ultrafiltration et d’osmose inverse. »

Eaux de rinçage

L’été dernier, on avait déjà installé à Wevelgem deux lignes d’UF, chacune d’une capacité de 96 m3/h, et deux lignes de RO, chacune d’une capacité de 70 m3/h. « De cette façon, il sera possible d’assainir et de réutiliser jusqu’à 720.000 m3 d’eaux usées par an. Une capacité de l’on souhaite encore augmenter à l’avenir pour atteindre 880.000 m3/an. »

Dans leur nouvelle fonction, les eaux usées assainies doivent servir d’eaux de rinçage pour les diverses machines. « Malheureusement, la perception sur la réutilisation des eaux usées dans la production alimentaire reste encore un point délicat », concède Gyselinck. « C’est pourquoi, même si nos eaux usées assainies répondent entièrement à la norme sur l’eau potable, nous avons tout de même choisi de maintenir une séparation claire vis-à-vis des produits alimentaires proprement dits. Les eaux de rinçage n’entrent donc jamais directement en contact avec les aliments. »

Mais selon Gyselinck, cela ne signifie pas que le potentiel d’application des eaux usées assainies est sous-exploité. « Au final, avec cette installation, nous couvrirons environ 50% des besoins totaux en eau du site de production de Wevelgem. Cela représente pour Alpro de belles économies, tant au plan financier qu’en termes d’écologie et d’impact environnemental. »

www.eurowater.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

PHOTO : EUROWATER