17/03/2020

Journée mondiale de l’eau

Bien plus qu’une goutte d’eau dans la mer…

Le 22 mars, la « Journée mondiale de l’eau » est organisée pour la douzième fois consécutive. Cette année, les Nations Unies souhaitent aborder la thématique du changement climatique. Un accent plus que justifié selon le Service public fédéral de l’Environnement. « Notre planète est un vaste écosystème avec des interactions complexes entre toutes ses composantes. L’eau et le changement climatique sont inextricablement liés », déclare Luc Dries.

Nous n’accordons pas assez d’attention au fait que l’eau est devenue l’or bleu de cette planète. Pourquoi devrions-nous y être attentifs ? Depuis des décennies, l’eau potable coule de nos robinets à un coût minime. En moyenne, un Belge consomme une centaine de litres d’eau potable par jour. Directement... car indirectement, nous parlons de 7 400 (!) litres. En effet, l’eau est une matière première importante pour la production des biens et des services les plus divers. Effectivement, depuis plusieurs années, l’industrie essaie de réduire sa consommation d’eau. Mais cela se produit généralement uniquement pour des considérations purement économiques. Il faut une prise de conscience globale et générale sur la rareté de l’eau. Ce qui est vraiment nécessaire pour faire la différence dans le futur, c’est de la considérer d’un point de vue écologique bien pensé. C’est pourquoi en 2008, les Nations Unies ont décidé d’organiser une « Journée mondiale de l’eau ». Depuis lors, chaque État membre organise le 22 mars toutes sortes d’actions pour sensibiliser le grand public (citoyens, écoles, entreprises et organisations) à l’importance de l’eau.

« Notre planète est un vaste écosystème avec des interactions complexes entre toutes ses composantes. »

Luc Dries, responsable de communication DG Environnement, service changement climatique

Changement climatique aux effets majeurs

Apparemment, ces initiatives ne sont pas inutiles, car il y a de plus en plus de prise de conscience que nous devons être économes avec l’eau. Lorsque nous comblons l’écart avec le changement climatique, nous ne pouvons parler que de pas minimes. « La concentration de CO2 dans l’atmosphère est désormais supérieure d’environ 35 % à celle de la période préindustrielle », explique Luc Dries, responsable de la communication de la DG Environnement, Service du changement climatique. « Cela conduit au réchauffement climatique avec des effets de plus en plus importants. Nous sommes particulièrement préoccupés par l’impact sur les grandes masses d’eau de notre planète. Les pôles et les glaciers fondent, ce qui réduit l’impact de la réflectivité de la surface de la terre et accroît le réchauffement climatique. La fonte des glaces et l’augmentation des températures océaniques font monter le niveau de la mer, avec le risque d’inondation dans de nombreuses régions. Enfin et surtout : les glaciers sont une source d’eau douce extrêmement importante. S’ils fondent trop, à l’avenir, moins d’eau potable sera disponible dans les rivières en aval. Plus d’un sixième de la population dépend des glaciers et de la fonte des neiges pour l’eau potable. Ajoutons à cela l’accroissement rapide de la population et le scénario devient assez terrifiant. Tout cela n’est d’ailleurs que la pointe de l’iceberg, littéralement. Le réchauffement climatique aura de nombreuses autres conséquences. Il suffit de penser aux changements de régimes de précipitations et de leur répartition géographique, aux dégels précoces, au réchauffement des lacs et des rivières... Tous des phénomènes qui auront à leur tour des conséquences considérables : les inondations, la dégradation des écosystèmes et, en particulier, la rareté de l’eau potable. »

Il n’est pas encore trop tard

Cependant, le monde n’est pas fait pour les fatalistes. Quoiqu’il soit peut-être déjà moins une, les catastrophes pourraient encore être évitées. Du moins, si nous faisons tous notre part des choses. La formule magique ? Utiliser moins d’eau et l’employer plus efficacement. Les États membres des Nations Unies se sont engagés à poursuivre une gestion durable et sûre de l’eau. Bien entendu, une « Journée mondiale de l’eau » ne fournit pas en soi de réponses sur la manière de procéder. Mais au fil des ans, de nombreuses idées créatives du 22 mars ont trouvé leur chemin vers le grand public au moyen de toutes sortes d’actions.

Peu d’enthousiasme chez les Belges

Il semble que cette année la Belgique ne figure pas vraiment parmi les meilleurs élèves de la classe. Peut-être que nos compatriotes pensent que tout rentre dans l’ordre après une saison d’hiver aux nombreuses averses. Ou bien, les effets du changement climatique ne sont encore pour la plupart des Belges qu’une réalité lointaine. Nous avons cherché en vain sur Internet des initiatives pour la Journée mondiale de l’eau. Certes, dans le domaine de l’éducation, le 22 mars bénéficie d’une visibilité relativement importante. Et c’est aussi quelque chose qui vit dans les médias qui ciblent les jeunes. L’action la plus importante est sans conteste la collecte de vieux T-shirts pour leur donner une nouvelle vie aux Petits Riens. Selon les organisateurs, cela permet d’économiser 2 700 litres d’eau par T-shirt (car c’est la quantité d’or bleu nécessaire pour fabriquer un seul exemplaire). Un geste durable qui permet également d’aider à prévenir les pénuries d’eau potable dans les zones les moins prospères. En effet, une grande partie de nos textiles sont fabriqués dans des régions qui souffrent déjà de pénurie d’eau. Malheureusement, c’est la seule action importante que nous pouvons associer au 22 mars 2020. Nous devrons donc tous prendre l’initiative nous-mêmes. Non seulement à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, mais tous les jours de chaque année de notre vie sur cette planète.

Par Els Jonckheere.

www.worldwaterday.org

www.health.belgium.be

Journée mondiale de l’eau

Bien plus qu’une goutte d’eau dans la mer…

Le 22 mars, la « Journée mondiale de l’eau » est organisée pour la douzième fois consécutive. Cette année, les Nations Unies souhaitent aborder la thématique du changement climatique. Un accent plus que justifié selon le Service public fédéral de l’Environnement. « Notre planète est un vaste écosystème avec des interactions complexes entre toutes ses composantes. L’eau et le changement climatique sont inextricablement liés », déclare Luc Dries.

Nous n’accordons pas assez d’attention au fait que l’eau est devenue l’or bleu de cette planète. Pourquoi devrions-nous y être attentifs ? Depuis des décennies, l’eau potable coule de nos robinets à un coût minime. En moyenne, un Belge consomme une centaine de litres d’eau potable par jour. Directement... car indirectement, nous parlons de 7 400 (!) litres. En effet, l’eau est une matière première importante pour la production des biens et des services les plus divers. Effectivement, depuis plusieurs années, l’industrie essaie de réduire sa consommation d’eau. Mais cela se produit généralement uniquement pour des considérations purement économiques. Il faut une prise de conscience globale et générale sur la rareté de l’eau. Ce qui est vraiment nécessaire pour faire la différence dans le futur, c’est de la considérer d’un point de vue écologique bien pensé. C’est pourquoi en 2008, les Nations Unies ont décidé d’organiser une « Journée mondiale de l’eau ». Depuis lors, chaque État membre organise le 22 mars toutes sortes d’actions pour sensibiliser le grand public (citoyens, écoles, entreprises et organisations) à l’importance de l’eau.

« Notre planète est un vaste écosystème avec des interactions complexes entre toutes ses composantes. »

Luc Dries, responsable de communication DG Environnement, service changement climatique

Changement climatique aux effets majeurs

Apparemment, ces initiatives ne sont pas inutiles, car il y a de plus en plus de prise de conscience que nous devons être économes avec l’eau. Lorsque nous comblons l’écart avec le changement climatique, nous ne pouvons parler que de pas minimes. « La concentration de CO2 dans l’atmosphère est désormais supérieure d’environ 35 % à celle de la période préindustrielle », explique Luc Dries, responsable de la communication de la DG Environnement, Service du changement climatique. « Cela conduit au réchauffement climatique avec des effets de plus en plus importants. Nous sommes particulièrement préoccupés par l’impact sur les grandes masses d’eau de notre planète. Les pôles et les glaciers fondent, ce qui réduit l’impact de la réflectivité de la surface de la terre et accroît le réchauffement climatique. La fonte des glaces et l’augmentation des températures océaniques font monter le niveau de la mer, avec le risque d’inondation dans de nombreuses régions. Enfin et surtout : les glaciers sont une source d’eau douce extrêmement importante. S’ils fondent trop, à l’avenir, moins d’eau potable sera disponible dans les rivières en aval. Plus d’un sixième de la population dépend des glaciers et de la fonte des neiges pour l’eau potable. Ajoutons à cela l’accroissement rapide de la population et le scénario devient assez terrifiant. Tout cela n’est d’ailleurs que la pointe de l’iceberg, littéralement. Le réchauffement climatique aura de nombreuses autres conséquences. Il suffit de penser aux changements de régimes de précipitations et de leur répartition géographique, aux dégels précoces, au réchauffement des lacs et des rivières... Tous des phénomènes qui auront à leur tour des conséquences considérables : les inondations, la dégradation des écosystèmes et, en particulier, la rareté de l’eau potable. »

Il n’est pas encore trop tard

Cependant, le monde n’est pas fait pour les fatalistes. Quoiqu’il soit peut-être déjà moins une, les catastrophes pourraient encore être évitées. Du moins, si nous faisons tous notre part des choses. La formule magique ? Utiliser moins d’eau et l’employer plus efficacement. Les États membres des Nations Unies se sont engagés à poursuivre une gestion durable et sûre de l’eau. Bien entendu, une « Journée mondiale de l’eau » ne fournit pas en soi de réponses sur la manière de procéder. Mais au fil des ans, de nombreuses idées créatives du 22 mars ont trouvé leur chemin vers le grand public au moyen de toutes sortes d’actions.

Peu d’enthousiasme chez les Belges

Il semble que cette année la Belgique ne figure pas vraiment parmi les meilleurs élèves de la classe. Peut-être que nos compatriotes pensent que tout rentre dans l’ordre après une saison d’hiver aux nombreuses averses. Ou bien, les effets du changement climatique ne sont encore pour la plupart des Belges qu’une réalité lointaine. Nous avons cherché en vain sur Internet des initiatives pour la Journée mondiale de l’eau. Certes, dans le domaine de l’éducation, le 22 mars bénéficie d’une visibilité relativement importante. Et c’est aussi quelque chose qui vit dans les médias qui ciblent les jeunes. L’action la plus importante est sans conteste la collecte de vieux T-shirts pour leur donner une nouvelle vie aux Petits Riens. Selon les organisateurs, cela permet d’économiser 2 700 litres d’eau par T-shirt (car c’est la quantité d’or bleu nécessaire pour fabriquer un seul exemplaire). Un geste durable qui permet également d’aider à prévenir les pénuries d’eau potable dans les zones les moins prospères. En effet, une grande partie de nos textiles sont fabriqués dans des régions qui souffrent déjà de pénurie d’eau. Malheureusement, c’est la seule action importante que nous pouvons associer au 22 mars 2020. Nous devrons donc tous prendre l’initiative nous-mêmes. Non seulement à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, mais tous les jours de chaque année de notre vie sur cette planète.

Par Els Jonckheere.

www.worldwaterday.org

www.health.belgium.be