13/06/2018

IFAT 2018

Le secteur de l’eau prend ses responsabilités

En mai dernier, a eu lieu à la Foire de Munich (Messe München), l’édition la plus réussie de l’IFAT. Il s’agit du plus grand salon professionnel traitant de l’eau, des déchets et des matières premières. Sur 220.000 m2, environ 3.100 exposants venant d’une soixantaine de pays y ont présenté des technologies et des innovations orientées vers l’avenir, en matière de technologie de l’eau, d’assainissement, et de gestion des déchets et matières premières. Le thème principal était, pour la première fois cette année, la production d’eau potable, un thème qui ne prendra de l’importance qu’au cours de la prochaine décennie et par lequel l’IFAT veut jeter une passerelle entre les techniques de traitement des eaux usées et celles relatives à la production d’eau potable.

Le secteur de l’eau suit la même tendance que beaucoup d’autres secteurs : la numérisation. Cela apparaît déjà clairement aujourd’hui dans quelques domaines spécifiques tels que l’analyse de l’eau, la commande des pompes et les techniques de mesure. « Il existe encore un gros potentiel pour une numérisation plus poussée qui relierait encore plus de composants », déclare Julia Braune, de la German Water Partnership, un réseau dans lequel les entreprises allemandes rassemblent leur savoir-faire et leurs technologies pour assurer ensemble une manière efficace et durable de traiter l’eau et pour trouver des solutions applicables tant aux pays industrialisés qu’aux pays en développement. Une gestion de l’eau allemande comme label pour la résolution de la problématique mondiale de l’eau. « Si nous y parvenons, ce dont je ne doute pas car nous investissons fortement dans la R&D, nous pouvons optimiser davantage à la fois la sécurité, l’efficacité énergétique et la fiabilité de nos réseaux d’eau. »

L’autre organisation ayant pour but d’aider les entreprises allemandes dans leur numérisation, est la Deutscher Verein des Gas- und Wasserfaches. C’est pourquoi cette dernière a développé le Maturity Model Water Supply 4.0. C’est un outil qui permet d’obtenir une meilleure vision de ce qui existe déjà et, partant de là, en résolvant pas à pas les problèmes et en rendant compatibles les éléments entre eux, de franchir de nouvelles étapes dans le développement de la gestion de l’eau. Sur ce plan, Water 4.0 ne diffère pas tellement d’Industrie 4.0, pour laquelle les mêmes thèmes tels que la numérisation, la connectivité des machines, l’optimisation des processus, les réseaux intelligents, l’IoT et les systèmes de stockage sont les points prioritaires.

Économie circulaire

Le secteur de l’eau est poussé énergiquement en direction de l’économie circulaire. Le contraire serait étonnant, car la pénurie croissante de matières premières, la détérioration des écosystèmes et la pression mise sur les réserves d’eau potable, exigent ardemment des solutions. Ceci veut dire que dans le secteur de l’eau, non seulement des défis immenses nous attendent, mais aussi des opportunités dans un marché dont l’ampleur est quasi infinie. Le gain sur le plan écologique et économique constitue l’une des pierres angulaires de l’économie circulaire. Mais sur ce que veut dire précisément la notion d’économie circulaire, les avis divergent, y compris dans le secteur de l’eau. Pouvons-nous nous satisfaire du fait que l’eau usée puisse être totalement réutilisée ? Ou bien les processus intermédiaires doivent-ils être, eux aussi, totalement circulaires ? Donc également la production d’énergie et le traitement des déchets résiduels ?

Les militants écologistes du monde entier partent à l’attaque des emballages plastiques. Différents exposants IFAT ont fait le lien avec cette Plastic Attack, car ceci est un problème tant pour les entreprises de traitement des déchets que celles du secteur de l’eau. « Sous peu il y aura plus de déchets dans la mer qu’il n’y a de poissons » était un slogan souvent entendu. Poser le problème est une chose, mais le résoudre en est une tout autre. Et la solution paraît bien plus difficile à trouver, car les stations d’épuration ne réussissent habituellement à ne filtrer qu’environ la moitié des microparticules plastiques présentes dans l’eau usée. Le reste aboutit encore toujours à la mer, où le continent de déchets plastiques ne cesse de grandir. Mais le message positif émis par l’IFAT est que l’on s’attaque au problème et que l’industrie, les autorités et les instituts de recherche y collaborent pleinement.

La prochaine édition de l’IFAT aura lieu du 4 au 8 mai 2020 inclus, à la Messe München.

Par Rudy Gunst

www.ifat.de

IFAT 2018

Le secteur de l’eau prend ses responsabilités

En mai dernier, a eu lieu à la Foire de Munich (Messe München), l’édition la plus réussie de l’IFAT. Il s’agit du plus grand salon professionnel traitant de l’eau, des déchets et des matières premières. Sur 220.000 m2, environ 3.100 exposants venant d’une soixantaine de pays y ont présenté des technologies et des innovations orientées vers l’avenir, en matière de technologie de l’eau, d’assainissement, et de gestion des déchets et matières premières. Le thème principal était, pour la première fois cette année, la production d’eau potable, un thème qui ne prendra de l’importance qu’au cours de la prochaine décennie et par lequel l’IFAT veut jeter une passerelle entre les techniques de traitement des eaux usées et celles relatives à la production d’eau potable.

Le secteur de l’eau suit la même tendance que beaucoup d’autres secteurs : la numérisation. Cela apparaît déjà clairement aujourd’hui dans quelques domaines spécifiques tels que l’analyse de l’eau, la commande des pompes et les techniques de mesure. « Il existe encore un gros potentiel pour une numérisation plus poussée qui relierait encore plus de composants », déclare Julia Braune, de la German Water Partnership, un réseau dans lequel les entreprises allemandes rassemblent leur savoir-faire et leurs technologies pour assurer ensemble une manière efficace et durable de traiter l’eau et pour trouver des solutions applicables tant aux pays industrialisés qu’aux pays en développement. Une gestion de l’eau allemande comme label pour la résolution de la problématique mondiale de l’eau. « Si nous y parvenons, ce dont je ne doute pas car nous investissons fortement dans la R&D, nous pouvons optimiser davantage à la fois la sécurité, l’efficacité énergétique et la fiabilité de nos réseaux d’eau. »

L’autre organisation ayant pour but d’aider les entreprises allemandes dans leur numérisation, est la Deutscher Verein des Gas- und Wasserfaches. C’est pourquoi cette dernière a développé le Maturity Model Water Supply 4.0. C’est un outil qui permet d’obtenir une meilleure vision de ce qui existe déjà et, partant de là, en résolvant pas à pas les problèmes et en rendant compatibles les éléments entre eux, de franchir de nouvelles étapes dans le développement de la gestion de l’eau. Sur ce plan, Water 4.0 ne diffère pas tellement d’Industrie 4.0, pour laquelle les mêmes thèmes tels que la numérisation, la connectivité des machines, l’optimisation des processus, les réseaux intelligents, l’IoT et les systèmes de stockage sont les points prioritaires.

Économie circulaire

Le secteur de l’eau est poussé énergiquement en direction de l’économie circulaire. Le contraire serait étonnant, car la pénurie croissante de matières premières, la détérioration des écosystèmes et la pression mise sur les réserves d’eau potable, exigent ardemment des solutions. Ceci veut dire que dans le secteur de l’eau, non seulement des défis immenses nous attendent, mais aussi des opportunités dans un marché dont l’ampleur est quasi infinie. Le gain sur le plan écologique et économique constitue l’une des pierres angulaires de l’économie circulaire. Mais sur ce que veut dire précisément la notion d’économie circulaire, les avis divergent, y compris dans le secteur de l’eau. Pouvons-nous nous satisfaire du fait que l’eau usée puisse être totalement réutilisée ? Ou bien les processus intermédiaires doivent-ils être, eux aussi, totalement circulaires ? Donc également la production d’énergie et le traitement des déchets résiduels ?

Les militants écologistes du monde entier partent à l’attaque des emballages plastiques. Différents exposants IFAT ont fait le lien avec cette Plastic Attack, car ceci est un problème tant pour les entreprises de traitement des déchets que celles du secteur de l’eau. « Sous peu il y aura plus de déchets dans la mer qu’il n’y a de poissons » était un slogan souvent entendu. Poser le problème est une chose, mais le résoudre en est une tout autre. Et la solution paraît bien plus difficile à trouver, car les stations d’épuration ne réussissent habituellement à ne filtrer qu’environ la moitié des microparticules plastiques présentes dans l’eau usée. Le reste aboutit encore toujours à la mer, où le continent de déchets plastiques ne cesse de grandir. Mais le message positif émis par l’IFAT est que l’on s’attaque au problème et que l’industrie, les autorités et les instituts de recherche y collaborent pleinement.

La prochaine édition de l’IFAT aura lieu du 4 au 8 mai 2020 inclus, à la Messe München.

Par Rudy Gunst

www.ifat.de