30/09/2022

Houston, nous avons une solution

La Belgique est à la pointe en matière de recyclage de l’eau, et très en avance sur de nombreux autres pays où le savoir-faire et la demande font défaut. C’est certainement le cas des États-Unis, où l’eau est tellement bon marché qu’il n’y a généralement aucune raison financière d’investir dans sa récupération. Sauf bien sûr lorsque l’évacuation des eaux usées coûte cher, ce qui est le cas de la multinationale Stolt-Nielsen. Ce spécialiste du transport et stockage des liquides en vrac construit une nouvelle installation de lavage de cuves à Houston. Pour la partie recyclage des eaux usées, ils sont venus nous voir à Wavre-Sainte-Catherine.

Un géant mondial comme Stolt-Nielsen ne vient pas par hasard dans la région maraîchère de Belgique. C’étaient les bonnes références pour le lavage de cuves – près d’une centaine ! – qui les avaient incités à faire appel à Aaqua, spécialiste de l’épuration des eaux. « C’est déjà la 3e fois ! », précise le directeur-général Rob Van den Broeck. « Nous avons déjà construit des stations d’épuration aux Pays-Bas et en Italie pour Stolt-Nielsen. Un de ces sites dispose même d’installations pilotes pour le recyclage de l’eau. Ces projets avaient chacun leurs propres difficultés, mais à Houston nous passons à une tout autre échelle. Avec un débit nominal de 210 m3/jour, le flux à traiter est 50% plus volumineux et sa composition est très complexe et variable. »

Nouveau concept de lavage des cuves

À Houston, Stolt-Nielsen abandonne la méthode de lavage des cuves généralement utilisée aux États-Unis. « D’habitude, ils rincent les cuves plusieurs fois avec une eau progressivement plus propre », explique Van den Broeck. « Comme ce procédé est lent et peu efficace, ils font construire une installation de lavage de concept européen par un partenaire néerlandais. Ce concept fournit non seulement de bien meilleurs résultats, mais aussi un énorme gain de temps. Le seul inconvénient est que sa consommation nette en eau est plus élevée. C’est ici que nous intervenons : en recyclant jusqu’à 70% de l’eau, le volume final à évacuer est fortement réduit. »

Le procédé d’épuration d’Aaqua comprend entre autres un prétraitement physico-chimique, un bioréacteur à membrane d’ultrafiltration et enfin une osmose inverse. « Les installations de lavage de cuves produisent des eaux usées de composition très variable. Le concept que nous avons développé pour ces installations a été utilisé avec succès depuis de nombreuses années et continue d’être amélioré. »

Zone à risque d’ouragans

Même si Aaqua et Stolt-Nielsen ont une confiance totale dans la technologie – le système a été conçu suivant les normes flamandes les plus strictes –, certains défis restent cependant à relever. Jan Verbruggen, responsable Vente & Projet, explique : « Dès les premières réunions, nous avons été confrontés à des normes, des unités et des habitudes très différentes des nôtres. Tout cela n’est pas à dédaigner. Par exemple, nous équipons nos châssis de brides européennes, mais installons des brides américaines aux endroits de raccordement à leur réseau de conduites. »

Un autre défi propre à ce projet était sa localisation au cœur d’une zone d’ouragans. « Comme le câblage dans cette zone est soumis à des normes particulières, nous l’avons entièrement sous-traité à un partenaire local. De plus, en raison de la pluviométrie exceptionnelle, l’ensemble du site doit pouvoir résister à une inondation par 1 m d’eau. C’est un autre grand défi à relever. »

Par le biais d’une formation approfondie, d’un suivi à distance et d’une sélection judicieuse des fournisseurs et pièces de rechange, Aaqua fournit également un soutien rapide à son client international. Et ce à 8 000 km de distance !

www.aaqua.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

ILLUSTRATIONS : AAQUA

Houston, nous avons une solution

La Belgique est à la pointe en matière de recyclage de l’eau, et très en avance sur de nombreux autres pays où le savoir-faire et la demande font défaut. C’est certainement le cas des États-Unis, où l’eau est tellement bon marché qu’il n’y a généralement aucune raison financière d’investir dans sa récupération. Sauf bien sûr lorsque l’évacuation des eaux usées coûte cher, ce qui est le cas de la multinationale Stolt-Nielsen. Ce spécialiste du transport et stockage des liquides en vrac construit une nouvelle installation de lavage de cuves à Houston. Pour la partie recyclage des eaux usées, ils sont venus nous voir à Wavre-Sainte-Catherine.

Un géant mondial comme Stolt-Nielsen ne vient pas par hasard dans la région maraîchère de Belgique. C’étaient les bonnes références pour le lavage de cuves – près d’une centaine ! – qui les avaient incités à faire appel à Aaqua, spécialiste de l’épuration des eaux. « C’est déjà la 3e fois ! », précise le directeur-général Rob Van den Broeck. « Nous avons déjà construit des stations d’épuration aux Pays-Bas et en Italie pour Stolt-Nielsen. Un de ces sites dispose même d’installations pilotes pour le recyclage de l’eau. Ces projets avaient chacun leurs propres difficultés, mais à Houston nous passons à une tout autre échelle. Avec un débit nominal de 210 m3/jour, le flux à traiter est 50% plus volumineux et sa composition est très complexe et variable. »

Nouveau concept de lavage des cuves

À Houston, Stolt-Nielsen abandonne la méthode de lavage des cuves généralement utilisée aux États-Unis. « D’habitude, ils rincent les cuves plusieurs fois avec une eau progressivement plus propre », explique Van den Broeck. « Comme ce procédé est lent et peu efficace, ils font construire une installation de lavage de concept européen par un partenaire néerlandais. Ce concept fournit non seulement de bien meilleurs résultats, mais aussi un énorme gain de temps. Le seul inconvénient est que sa consommation nette en eau est plus élevée. C’est ici que nous intervenons : en recyclant jusqu’à 70% de l’eau, le volume final à évacuer est fortement réduit. »

Le procédé d’épuration d’Aaqua comprend entre autres un prétraitement physico-chimique, un bioréacteur à membrane d’ultrafiltration et enfin une osmose inverse. « Les installations de lavage de cuves produisent des eaux usées de composition très variable. Le concept que nous avons développé pour ces installations a été utilisé avec succès depuis de nombreuses années et continue d’être amélioré. »

Zone à risque d’ouragans

Même si Aaqua et Stolt-Nielsen ont une confiance totale dans la technologie – le système a été conçu suivant les normes flamandes les plus strictes –, certains défis restent cependant à relever. Jan Verbruggen, responsable Vente & Projet, explique : « Dès les premières réunions, nous avons été confrontés à des normes, des unités et des habitudes très différentes des nôtres. Tout cela n’est pas à dédaigner. Par exemple, nous équipons nos châssis de brides européennes, mais installons des brides américaines aux endroits de raccordement à leur réseau de conduites. »

Un autre défi propre à ce projet était sa localisation au cœur d’une zone d’ouragans. « Comme le câblage dans cette zone est soumis à des normes particulières, nous l’avons entièrement sous-traité à un partenaire local. De plus, en raison de la pluviométrie exceptionnelle, l’ensemble du site doit pouvoir résister à une inondation par 1 m d’eau. C’est un autre grand défi à relever. »

Par le biais d’une formation approfondie, d’un suivi à distance et d’une sélection judicieuse des fournisseurs et pièces de rechange, Aaqua fournit également un soutien rapide à son client international. Et ce à 8 000 km de distance !

www.aaqua.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

ILLUSTRATIONS : AAQUA