25/03/2021

Fevia Vlaanderen organise un webinaire consacré à la réutilisation de l’eau dans l’industrie alimentaire.

Comment s’attelle-t-on concrètement, en tant qu’entreprise alimentaire, à un projet portant sur la réutilisation de l’eau ? Quelles sont les ressources nécessaires ? Fevia Vlaanderen a organisé un webinaire sur ce thème auquel ont participé de nombreux orateurs captivants. De plus, Fevia a publié une nouvelle brochure ainsi qu’un nouveau précis.

Fédération de l’industrie alimentaire flamande, Fevia Vlaanderen a organisé le 5 février un webinaire consacré à la réutilisation de l’eau dans les entreprises appartenant au secteur alimentaire. « L’industrie alimentaire dépend dans une large mesure de l’eau », souligne Liesje De Schamphelaire de Fevia. « Si vous souhaitez réduire la sensibilité de votre entreprise aux problèmes d’approvisionnement en eau, alors tout projet décent de réutilisation de l’eau constitue une piste à privilégier. Un nombre croissant d’entreprises du secteur alimentaire s’engagent dans cette voie. » Fevia Vlaanderen a publié une nouvelle brochure et un nouveau précis portant sur la réutilisation de l’eau. « Il s’agit d’accompagner, sur la voie du succès, les entreprises qui ont fait le choix de la réutilisation de l’eau », relate De Schamphelaire. « Quelles sont les démarches à entreprendre pour lancer un projet de réutilisation de l’eau ? Cette brochure traite aussi d’une entreprise du secteur alimentaire qui s’est équipée d’une installation de réutilisation de l’eau. En outre, un précis plus fouillé se focalise davantage sur certains aspects techniques et juridiques tels que la législation en vigueur en matière d’émission et de sécurité alimentaire. Comment s’assurer que la qualité d’une eau satisfait aux normes de potabilité ? Diverses questions clés à caractère technique sont également abordées dans ce document. Ce précis présente aussi un exemple concret tiré d’un programme de contrôle de la qualité de l’eau en aval d’un processus de réutilisation. » Cette brochure et ce précis ont été élaborés en collaboration avec Vlakwa, Vito, Pantarein Water en Wateris, avec le soutien du projet Open Call de VITO et Vlakwa.

Encouragement à la réutilisation de l’eau

Le Gouvernement flamand fait également montre d’une ambition certaine. Pour s’attaquer plus vigoureusement à la problématique de la sécheresse, la Flandre entend miser davantage sur l’utilisation circulaire de l’eau, surtout dans des secteurs prioritaires tels que l’industrie alimentaire. Les autorités soutiennent les entreprises désireuses d’investir dans une utilisation efficace et intelligente de l’eau. « Nous le faisons en leur accordant un soutien écologique qui consiste à abaisser le seuil des investissements éligibles dans le domaine des nouvelles technologies », relate Tom De Vits, Conseiller à l’environnement auprès du Cabinet du Ministre Zuhal Demir, pendant le webinaire. « Le Vlaamse Landbouwinvesteringsfonds (VLIF) [Fonds d’investissement agricole flamand] joue également un rôle majeur. Nous avons allongé la durée du projet Proeftuinen droogte [Jardins expérimentaux Sécheresse] dans le cadre duquel trois entreprises au moins œuvrent de concert à une harmonisation mutuelle de leurs cycles hydriques respectifs. Nous étudions les possibilités de facilitation d’une réutilisation de l’eau potable dont nul n’ignore l’importance pour l’industrie alimentaire. Les excédents éventuels dont le processus n’autorise aucune utilisation sont susceptibles, le cas échéant, d’être injectés dans le réseau de distribution ou de remplir une autre fonction. » Le cabinet a également l’intention d’élaborer une palette d’instruments comportant divers Blue Deals au niveau sectoriel. « En outre, nous ne prenons pas nos obligations, mais diverses opportunités comme point de départ : avec les secteurs concernés, nous étudions jusqu’à quel point nous pouvons aller et donner corps à nos ambitions », souligne De Vits. « Au sein d’entreprises dont la consommation est supérieure à un seuil déterminé, nous étudions les modalités d’imposition d’analyses des eaux. S’il devait s’avérer, à l’issue d’une telle analyse des eaux, que l’adoption de certaines mesures serait utile, nous voulons également pouvoir les insérer, sous la forme d’une clause à respecter, dans un permis d’environnement. Nous nous penchons aussi sur la réglementation. L’exécution d’une analyse des eaux pourrait devenir une condition préalable à l’attribution de subsides ou d’une autorisation. Par ailleurs, il est important que nous soyons aussi attentifs à la rentabilité des mesures envisagées. Nous nous investissons également dans le recueillement, la mise en tampon et la réutilisation à grande échelle des eaux pluviales. Nous entendons améliorer la qualité des eaux de pluie et procéder à l’élaboration d’un modèle économique viable. Nous entendons stimuler davantage les entreprises et leur apporter notre soutien si elles ont l’intention de recueillir les eaux de pluie, même si elles n’y sont pas contraintes. Nous voulons de surcroît limiter au strict nécessaire tout assèchement par rabattement de la nappe aquifère. Nous sommes en train d’élaborer de nouvelles réglementations de manière à ce que les acteurs concernés puissent adopter un comportement plus rationnel et circulaire dans ce contexte. »

Importance du Blue Deal

Tom De Vits s’arrête sur l’importance du Blue Deal et de la réutilisation de l’eau. Programme de lutte contre la sécheresse et la pénurie d’eau, le Blue Deal repose sur l’application de plus de 70 mesures et sur des ressources d’investissement portées à 500 millions d’euros. « Le Blue Deal est indispensable », insiste De Vits. « En matière de lutte contre la pénurie d’eau, nos résultats sont inférieurs à ceux de l’Espagne et de la Turquie. Nos ressources en eau disponibles sont faibles, mais notre consommation d’eau est élevée. Nous entendons réduire le pompage d’eau, l’utiliser à meilleur escient et œuvrer en faveur d’une infiltration accrue des eaux pluviales. Ces 50 dernières années, nous avons perdu pas moins de 75 % de nos zones naturelles humides. Nous devons nous réinvestir dans ce domaine. Quant à l’analyse du rapport coût/efficacité, s’investir dans la restauration de zones naturelles humides constitue la meilleure approche pour lutter contre l’assèchement des sols et en favoriser l’infiltration. Ainsi, les eaux auront le temps de s’infiltrer. Nous tenons à encourager l’adoucissement des eaux. Nous allons aussi nous concentrer sur l’utilisation circulaire de l’eau. Outre l’importance que nous accordons à l’utilisation rationnelle et circulaire de l’eau au sein des entreprises, nous allons également nous intéresser aux particuliers. Par exemple, en augmentant le nombre des analyses d’eau. Nous nous penchons aussi sur l’optimisation et la stimulation des économies d’eau et de leur réutilisation dans les habitats résidentiels collectifs. »

Industrie agroalimentaire

Membre de la direction de Pantarein Water, Floriaan Van Mechelen s’est arrêté plus longuement sur la réutilisation de l’eau. « La réutilisation de l’eau est techniquement envisageable et économiquement intéressante pour les entreprises du secteur alimentaire », souligne Van Mechelen. Ce dernier présente différents leviers dont les entreprises peuvent envisager d’user pour réutiliser leurs eaux. Il s’est également arrêté sur quelques technologies indispensables à l’épuration des eaux ainsi que sur les contrôles de qualité requis. Il a esquissé le cadre législatif et expliqué le coût opérationnel d’une telle épuration. Il s’est livré à la présentation d’un cas intéressant que vous découvrirez plus loin dans la revue Aquarama. Membre de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), Ann De Keuckelaere a rappelé le cadre légal régissant l’utilisation d’eau dans l’industrie agroalimentaire. Elle s’est arrêtée plus longuement sur la qualité de l’eau utilisée, sur les différents types de sources susceptibles d’être exploitées, sur les paramètres à respecter ainsi que sur les exigences auxquelles doivent se conformer les contrôles et la production. « Le règlement relatif à l’hygiène des denrées alimentaires prévoit également une série d’exigences auxquelles doit se conformer l’eau recyclée », souligne De Keuckelaere. « Cette eau doit satisfaire aux mêmes normes que l’eau potable, sauf s’il s’avère que son usage ne peut avoir aucune incidence néfaste sur les denrées alimentaires produites. Ce n’est qu’à cette condition que les entreprises sont habilitées à utiliser une eau non potable. Mais en pareil cas, elles sont tenues de suivre une procédure précise pour en obtenir l’autorisation de la part de l’AFSCA. » Dans sa présentation, De Keuckelaere a aussi mentionné la nouvelle directive européenne eau potable dont l’entrée en vigueur remonte à la mi-janvier. Tania Verhoeve de la Vlaamse Milieu Maatschappij (VMM) [Agence flamande de l’environnement] s’est livrée à une présentation succincte portant sur les eaux usées industrielles, la législation en matière d’émission et la réutilisation de l’eau. « L’eau circulaire est une nécessité », insiste Verhoeve. « La politique menée par l’Europe met de plus en plus l’accent sur l’eau circulaire et la réutilisation de l’eau. Consécutivement à la réutilisation directe de l’eau, on observe une concentration accrue des eaux usées. En conséquence de l’adoption de mesures d’économie poussées, les acteurs concernés peuvent demander l’application de valeurs limites de rejet plus élevées. Certaines conditions y sont attachées. Nous espérons qu’à terme, certains développements technologiques déboucheront sur une solution d’évacuation satisfaisante de ces concentrats. Nous nous devons aussi de recueillir davantage d’eaux pluviales ou d’en faciliter l’infiltration sur site. Le déversement d’eaux pluviales dans le réseau public d’égouts n’est acceptable qu’en dernier ressort.

Importance des subsides

Veerle Depuydt du Vlaams Kenniscentrum Water (Vlakwa) [Centre flamand de connaissances relatives à l’eau] a fourni quelques éclaircissements concernant les subsides susceptibles d’être accordés dans le cadre d’un projet de réutilisation de l’eau. « De très nombreux subsides sont susceptibles d’être accordés aux entreprises en matière de conseil, d’investissement et d’essai d’innovations », souligne Depuydt. « À l’échelle de chaque province, nous avons mis sur pied des services de conseil de première ligne (système H2O LED) qui s’adresse aux entreprises de toute envergure. Ces services comprennent un entretien préliminaire, une visite sur site, une analyse restreinte de l’eau et des essais en laboratoire. Vous pouvez aussi demander conseil au département des PME. Plusieurs entreprises collaborent déjà dans le cadre du projet Proeftuinen droogte, où ces dernières peuvent obtenir des subsides susceptibles d’atteindre 75 %. Si vous souhaitez investir, vous pouvez obtenir une Ecologiepremie+ [Prime écologique +] par l’intermédiaire de l’Agentschap Innoveren en Ondernemen [Agence de l’innovation et de l’entrepreneuriat]. Cette prime est intéressante pour les entreprises qui souhaitent s’investir dans la réutilisation de l’eau en mettant en oeuvre une installation de filtration par osmose inverse, de nanofiltration ou de électrodialyse membranaire. L’installation d’une canalisation de retour est obligatoire, mais elle bénéficie également d’un soutien. Le soutien accordé à une PME est susceptible d’atteindre 30 %, le soutien accordé à une grande entreprise peut atteindre 15 %. Pour les investissements très importants de l’ordre de trois millions d’euros, les entreprises peuvent obtenir un soutien de 20 à 40 %, dans le cadre de la politique de soutien stratégique à l’écologie adoptée par le VLAIO. » Bianca Lefevere de Flanders’ FOOD a fourni quelques éclaircissements concernant le projet Smart WaterUse. Ce projet sera également abordé plus loin dans la revue Aquarama.

Pour plus d’informations, consultez le site www.fevia.be ou adressez-vous à Liesje De Schampelaire (lds@fevia.be)

www.fevia.be

« L’industrie alimentaire dépend dans une large mesure de l’eau », 

souligne Liesje De Schamphelaire de Fevia.

« La réutilisation de l’eau est techniquement envisageable et économiquement intéressante pour les entreprises du secteur alimentaire »,

souligne Floriaan Van Mechelen de Pantarein Water.

« Dans les entreprises dont la consommation est trop élevée, nous envisageons d’imposer des analyses des eaux »,

relate Tom De Vits, Conseiller à l’économie auprès du Cabinet du Ministre Zuhal Demi.

« De très nombreux subsides sont susceptibles d’être accordés aux entreprises en matière de conseil, d’investissement et d’essai d’innovations »,

souligne Veerle Depuydt du Vlakwa

Fevia Vlaanderen organise un webinaire consacré à la réutilisation de l’eau dans l’industrie alimentaire.

Comment s’attelle-t-on concrètement, en tant qu’entreprise alimentaire, à un projet portant sur la réutilisation de l’eau ? Quelles sont les ressources nécessaires ? Fevia Vlaanderen a organisé un webinaire sur ce thème auquel ont participé de nombreux orateurs captivants. De plus, Fevia a publié une nouvelle brochure ainsi qu’un nouveau précis.

Fédération de l’industrie alimentaire flamande, Fevia Vlaanderen a organisé le 5 février un webinaire consacré à la réutilisation de l’eau dans les entreprises appartenant au secteur alimentaire. « L’industrie alimentaire dépend dans une large mesure de l’eau », souligne Liesje De Schamphelaire de Fevia. « Si vous souhaitez réduire la sensibilité de votre entreprise aux problèmes d’approvisionnement en eau, alors tout projet décent de réutilisation de l’eau constitue une piste à privilégier. Un nombre croissant d’entreprises du secteur alimentaire s’engagent dans cette voie. » Fevia Vlaanderen a publié une nouvelle brochure et un nouveau précis portant sur la réutilisation de l’eau. « Il s’agit d’accompagner, sur la voie du succès, les entreprises qui ont fait le choix de la réutilisation de l’eau », relate De Schamphelaire. « Quelles sont les démarches à entreprendre pour lancer un projet de réutilisation de l’eau ? Cette brochure traite aussi d’une entreprise du secteur alimentaire qui s’est équipée d’une installation de réutilisation de l’eau. En outre, un précis plus fouillé se focalise davantage sur certains aspects techniques et juridiques tels que la législation en vigueur en matière d’émission et de sécurité alimentaire. Comment s’assurer que la qualité d’une eau satisfait aux normes de potabilité ? Diverses questions clés à caractère technique sont également abordées dans ce document. Ce précis présente aussi un exemple concret tiré d’un programme de contrôle de la qualité de l’eau en aval d’un processus de réutilisation. » Cette brochure et ce précis ont été élaborés en collaboration avec Vlakwa, Vito, Pantarein Water en Wateris, avec le soutien du projet Open Call de VITO et Vlakwa.

Encouragement à la réutilisation de l’eau

Le Gouvernement flamand fait également montre d’une ambition certaine. Pour s’attaquer plus vigoureusement à la problématique de la sécheresse, la Flandre entend miser davantage sur l’utilisation circulaire de l’eau, surtout dans des secteurs prioritaires tels que l’industrie alimentaire. Les autorités soutiennent les entreprises désireuses d’investir dans une utilisation efficace et intelligente de l’eau. « Nous le faisons en leur accordant un soutien écologique qui consiste à abaisser le seuil des investissements éligibles dans le domaine des nouvelles technologies », relate Tom De Vits, Conseiller à l’environnement auprès du Cabinet du Ministre Zuhal Demir, pendant le webinaire. « Le Vlaamse Landbouwinvesteringsfonds (VLIF) [Fonds d’investissement agricole flamand] joue également un rôle majeur. Nous avons allongé la durée du projet Proeftuinen droogte [Jardins expérimentaux Sécheresse] dans le cadre duquel trois entreprises au moins œuvrent de concert à une harmonisation mutuelle de leurs cycles hydriques respectifs. Nous étudions les possibilités de facilitation d’une réutilisation de l’eau potable dont nul n’ignore l’importance pour l’industrie alimentaire. Les excédents éventuels dont le processus n’autorise aucune utilisation sont susceptibles, le cas échéant, d’être injectés dans le réseau de distribution ou de remplir une autre fonction. » Le cabinet a également l’intention d’élaborer une palette d’instruments comportant divers Blue Deals au niveau sectoriel. « En outre, nous ne prenons pas nos obligations, mais diverses opportunités comme point de départ : avec les secteurs concernés, nous étudions jusqu’à quel point nous pouvons aller et donner corps à nos ambitions », souligne De Vits. « Au sein d’entreprises dont la consommation est supérieure à un seuil déterminé, nous étudions les modalités d’imposition d’analyses des eaux. S’il devait s’avérer, à l’issue d’une telle analyse des eaux, que l’adoption de certaines mesures serait utile, nous voulons également pouvoir les insérer, sous la forme d’une clause à respecter, dans un permis d’environnement. Nous nous penchons aussi sur la réglementation. L’exécution d’une analyse des eaux pourrait devenir une condition préalable à l’attribution de subsides ou d’une autorisation. Par ailleurs, il est important que nous soyons aussi attentifs à la rentabilité des mesures envisagées. Nous nous investissons également dans le recueillement, la mise en tampon et la réutilisation à grande échelle des eaux pluviales. Nous entendons améliorer la qualité des eaux de pluie et procéder à l’élaboration d’un modèle économique viable. Nous entendons stimuler davantage les entreprises et leur apporter notre soutien si elles ont l’intention de recueillir les eaux de pluie, même si elles n’y sont pas contraintes. Nous voulons de surcroît limiter au strict nécessaire tout assèchement par rabattement de la nappe aquifère. Nous sommes en train d’élaborer de nouvelles réglementations de manière à ce que les acteurs concernés puissent adopter un comportement plus rationnel et circulaire dans ce contexte. »

Importance du Blue Deal

Tom De Vits s’arrête sur l’importance du Blue Deal et de la réutilisation de l’eau. Programme de lutte contre la sécheresse et la pénurie d’eau, le Blue Deal repose sur l’application de plus de 70 mesures et sur des ressources d’investissement portées à 500 millions d’euros. « Le Blue Deal est indispensable », insiste De Vits. « En matière de lutte contre la pénurie d’eau, nos résultats sont inférieurs à ceux de l’Espagne et de la Turquie. Nos ressources en eau disponibles sont faibles, mais notre consommation d’eau est élevée. Nous entendons réduire le pompage d’eau, l’utiliser à meilleur escient et œuvrer en faveur d’une infiltration accrue des eaux pluviales. Ces 50 dernières années, nous avons perdu pas moins de 75 % de nos zones naturelles humides. Nous devons nous réinvestir dans ce domaine. Quant à l’analyse du rapport coût/efficacité, s’investir dans la restauration de zones naturelles humides constitue la meilleure approche pour lutter contre l’assèchement des sols et en favoriser l’infiltration. Ainsi, les eaux auront le temps de s’infiltrer. Nous tenons à encourager l’adoucissement des eaux. Nous allons aussi nous concentrer sur l’utilisation circulaire de l’eau. Outre l’importance que nous accordons à l’utilisation rationnelle et circulaire de l’eau au sein des entreprises, nous allons également nous intéresser aux particuliers. Par exemple, en augmentant le nombre des analyses d’eau. Nous nous penchons aussi sur l’optimisation et la stimulation des économies d’eau et de leur réutilisation dans les habitats résidentiels collectifs. »

Industrie agroalimentaire

Membre de la direction de Pantarein Water, Floriaan Van Mechelen s’est arrêté plus longuement sur la réutilisation de l’eau. « La réutilisation de l’eau est techniquement envisageable et économiquement intéressante pour les entreprises du secteur alimentaire », souligne Van Mechelen. Ce dernier présente différents leviers dont les entreprises peuvent envisager d’user pour réutiliser leurs eaux. Il s’est également arrêté sur quelques technologies indispensables à l’épuration des eaux ainsi que sur les contrôles de qualité requis. Il a esquissé le cadre législatif et expliqué le coût opérationnel d’une telle épuration. Il s’est livré à la présentation d’un cas intéressant que vous découvrirez plus loin dans la revue Aquarama. Membre de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), Ann De Keuckelaere a rappelé le cadre légal régissant l’utilisation d’eau dans l’industrie agroalimentaire. Elle s’est arrêtée plus longuement sur la qualité de l’eau utilisée, sur les différents types de sources susceptibles d’être exploitées, sur les paramètres à respecter ainsi que sur les exigences auxquelles doivent se conformer les contrôles et la production. « Le règlement relatif à l’hygiène des denrées alimentaires prévoit également une série d’exigences auxquelles doit se conformer l’eau recyclée », souligne De Keuckelaere. « Cette eau doit satisfaire aux mêmes normes que l’eau potable, sauf s’il s’avère que son usage ne peut avoir aucune incidence néfaste sur les denrées alimentaires produites. Ce n’est qu’à cette condition que les entreprises sont habilitées à utiliser une eau non potable. Mais en pareil cas, elles sont tenues de suivre une procédure précise pour en obtenir l’autorisation de la part de l’AFSCA. » Dans sa présentation, De Keuckelaere a aussi mentionné la nouvelle directive européenne eau potable dont l’entrée en vigueur remonte à la mi-janvier. Tania Verhoeve de la Vlaamse Milieu Maatschappij (VMM) [Agence flamande de l’environnement] s’est livrée à une présentation succincte portant sur les eaux usées industrielles, la législation en matière d’émission et la réutilisation de l’eau. « L’eau circulaire est une nécessité », insiste Verhoeve. « La politique menée par l’Europe met de plus en plus l’accent sur l’eau circulaire et la réutilisation de l’eau. Consécutivement à la réutilisation directe de l’eau, on observe une concentration accrue des eaux usées. En conséquence de l’adoption de mesures d’économie poussées, les acteurs concernés peuvent demander l’application de valeurs limites de rejet plus élevées. Certaines conditions y sont attachées. Nous espérons qu’à terme, certains développements technologiques déboucheront sur une solution d’évacuation satisfaisante de ces concentrats. Nous nous devons aussi de recueillir davantage d’eaux pluviales ou d’en faciliter l’infiltration sur site. Le déversement d’eaux pluviales dans le réseau public d’égouts n’est acceptable qu’en dernier ressort.

Importance des subsides

Veerle Depuydt du Vlaams Kenniscentrum Water (Vlakwa) [Centre flamand de connaissances relatives à l’eau] a fourni quelques éclaircissements concernant les subsides susceptibles d’être accordés dans le cadre d’un projet de réutilisation de l’eau. « De très nombreux subsides sont susceptibles d’être accordés aux entreprises en matière de conseil, d’investissement et d’essai d’innovations », souligne Depuydt. « À l’échelle de chaque province, nous avons mis sur pied des services de conseil de première ligne (système H2O LED) qui s’adresse aux entreprises de toute envergure. Ces services comprennent un entretien préliminaire, une visite sur site, une analyse restreinte de l’eau et des essais en laboratoire. Vous pouvez aussi demander conseil au département des PME. Plusieurs entreprises collaborent déjà dans le cadre du projet Proeftuinen droogte, où ces dernières peuvent obtenir des subsides susceptibles d’atteindre 75 %. Si vous souhaitez investir, vous pouvez obtenir une Ecologiepremie+ [Prime écologique +] par l’intermédiaire de l’Agentschap Innoveren en Ondernemen [Agence de l’innovation et de l’entrepreneuriat]. Cette prime est intéressante pour les entreprises qui souhaitent s’investir dans la réutilisation de l’eau en mettant en oeuvre une installation de filtration par osmose inverse, de nanofiltration ou de électrodialyse membranaire. L’installation d’une canalisation de retour est obligatoire, mais elle bénéficie également d’un soutien. Le soutien accordé à une PME est susceptible d’atteindre 30 %, le soutien accordé à une grande entreprise peut atteindre 15 %. Pour les investissements très importants de l’ordre de trois millions d’euros, les entreprises peuvent obtenir un soutien de 20 à 40 %, dans le cadre de la politique de soutien stratégique à l’écologie adoptée par le VLAIO. » Bianca Lefevere de Flanders’ FOOD a fourni quelques éclaircissements concernant le projet Smart WaterUse. Ce projet sera également abordé plus loin dans la revue Aquarama.

Pour plus d’informations, consultez le site www.fevia.be ou adressez-vous à Liesje De Schampelaire (lds@fevia.be)

www.fevia.be

« L’industrie alimentaire dépend dans une large mesure de l’eau »,

souligne Liesje De Schamphelaire de Fevia.

« La réutilisation de l’eau est techniquement envisageable et économiquement intéressante pour les entreprises du secteur alimentaire »,

souligne Floriaan Van Mechelen de Pantarein Water.

« Dans les entreprises dont la consommation est trop élevée, nous envisageons d’imposer des analyses des eaux »,

relate Tom De Vits, Conseiller à l’économie auprès du Cabinet du Ministre Zuhal Demi.

« De très nombreux subsides sont susceptibles d’être accordés aux entreprises en matière de conseil, d’investissement et d’essai d’innovations »,

souligne Veerle Depuydt du Vlakwa