18/12/2018

Eurydice vise un cycle fermé des eaux usées

Les partenaires du projet Eurydice avaient pour but de recycler, à partir des flux de l’industrie de transformation, des sels comme le sel de cuisine et de la chaux, et de récupérer des composés organiques comme les amines, le glycérol, l’acide lactique et les acides aminés. Certains résultats sont prometteurs.

Dans l’industrie de transformation, les flux d’eaux usées contiennent des matières potentiellement précieuses comme des métaux, des composés organiques et des sels. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises visent un circuit fermé dans lequel rien ne se perd. Dans une tentative d’atteindre cet objectif, AkzoNobel, Corbion, DOW Benelux et Hexion ont uni leurs forces dans le cadre du projet Eurydice, qui s’est tenu aux Pays-Bas de janvier 2015 à juin 2018. Ils voulaient ramener leur objectif à deux défis essentiels : en premier lieu, recycler les sels comme le sel de cuisine et la chaux et en deuxième lieu, récupérer des composés organiques comme les amines, le glycérol, l’acide lactique et les acides aminés. Dans le cadre du projet, ils ont décidé, de concert avec des partenaires comme Vito, le KWR Watercycle Research Institute et l’ISPT (Institute for Sustainable Process Technology) de rechercher des techniques pour récupérer ces éléments.

Un large éventail de technologies

Les technologies utilisées précisément et qui ont bien fonctionné dans le projet sont en grande partie confidentielles et varient aussi au cas par cas. Hans Huiting soulève un coin du voile. Il est chercheur au KWR Watercycle Research Institute et sa spécialisation majeure est la filtration sur membrane (NF/OI). « Une technique utilisée est l’adsorption sur charbon actif pour éliminer les composés organiques du flux résiduel », indique-t-il. « Après l’adsorption, la désorption a lieu avec une régénération spécifique non thermique pour récupérer les composés organiques. Un exemple d’une régénération non thermique part du fait que certains composés désorbent en cas de changement de pH ou de température. Une autre technique consiste dans l’oxydation avancée qui détruit les composés organiques. Il existe aussi des techniques davantage axées sur le sel, par exemple l’EFC (Eutectic Freeze Crystallization) et l’électrodialyse. En outre, d’autres techniques sont abordées qui sont certes bien connues, mais que nous utilisons dans une application spécifique, non courante, à savoir des applications de niche de techniques existantes. »

Ce sont surtout les expériences d’élimination des sels qui semblent très prometteuses. Hans Huiting indique qu’il s’agit de technologies ou de combinaisons de technologies dont les délais d’amortissement vont de trois à cinq ans.

Prochaines étapes

Les connaissances acquises grâce à Eurydice ont donné lieu dans l’intervalle au projet « Zero brine ». Ce dernier a pour but la récupération et la réutilisation du sel et de l’eau provenant des flux de saumure qui contiennent des composés organiques. Un autre résultat d’Eurydice est la proposition de projet « Bigger Botlek Brine recycling » (BBBR). Les flux salés d’AkzoNobel, Hexion, Dow Benelux et Huntsman seraient alors évacués vers une installation centrale d’épuration des saumures (la saumure est une eau très salée). Les composés organiques seraient éliminés de la saumure de manière à pouvoir réutiliser celle-ci.

Par Koen Vandepopuliere

www.kwrwater-events.nl/industrie/eurydice

https://zerobrine.eu/

www.ispt.eu/media/Bigger-Botlek-Brine-Recycle.pdf

Eurydice vise un cycle fermé des eaux usées

Les partenaires du projet Eurydice avaient pour but de recycler, à partir des flux de l’industrie de transformation, des sels comme le sel de cuisine et de la chaux, et de récupérer des composés organiques comme les amines, le glycérol, l’acide lactique et les acides aminés. Certains résultats sont prometteurs.

Dans l’industrie de transformation, les flux d’eaux usées contiennent des matières potentiellement précieuses comme des métaux, des composés organiques et des sels. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises visent un circuit fermé dans lequel rien ne se perd. Dans une tentative d’atteindre cet objectif, AkzoNobel, Corbion, DOW Benelux et Hexion ont uni leurs forces dans le cadre du projet Eurydice, qui s’est tenu aux Pays-Bas de janvier 2015 à juin 2018. Ils voulaient ramener leur objectif à deux défis essentiels : en premier lieu, recycler les sels comme le sel de cuisine et la chaux et en deuxième lieu, récupérer des composés organiques comme les amines, le glycérol, l’acide lactique et les acides aminés. Dans le cadre du projet, ils ont décidé, de concert avec des partenaires comme Vito, le KWR Watercycle Research Institute et l’ISPT (Institute for Sustainable Process Technology) de rechercher des techniques pour récupérer ces éléments.

Un large éventail de technologies

Les technologies utilisées précisément et qui ont bien fonctionné dans le projet sont en grande partie confidentielles et varient aussi au cas par cas. Hans Huiting soulève un coin du voile. Il est chercheur au KWR Watercycle Research Institute et sa spécialisation majeure est la filtration sur membrane (NF/OI). « Une technique utilisée est l’adsorption sur charbon actif pour éliminer les composés organiques du flux résiduel », indique-t-il. « Après l’adsorption, la désorption a lieu avec une régénération spécifique non thermique pour récupérer les composés organiques. Un exemple d’une régénération non thermique part du fait que certains composés désorbent en cas de changement de pH ou de température. Une autre technique consiste dans l’oxydation avancée qui détruit les composés organiques. Il existe aussi des techniques davantage axées sur le sel, par exemple l’EFC (Eutectic Freeze Crystallization) et l’électrodialyse. En outre, d’autres techniques sont abordées qui sont certes bien connues, mais que nous utilisons dans une application spécifique, non courante, à savoir des applications de niche de techniques existantes. »

Ce sont surtout les expériences d’élimination des sels qui semblent très prometteuses. Hans Huiting indique qu’il s’agit de technologies ou de combinaisons de technologies dont les délais d’amortissement vont de trois à cinq ans.

Prochaines étapes

Les connaissances acquises grâce à Eurydice ont donné lieu dans l’intervalle au projet « Zero brine ». Ce dernier a pour but la récupération et la réutilisation du sel et de l’eau provenant des flux de saumure qui contiennent des composés organiques. Un autre résultat d’Eurydice est la proposition de projet « Bigger Botlek Brine recycling » (BBBR). Les flux salés d’AkzoNobel, Hexion, Dow Benelux et Huntsman seraient alors évacués vers une installation centrale d’épuration des saumures (la saumure est une eau très salée). Les composés organiques seraient éliminés de la saumure de manière à pouvoir réutiliser celle-ci.

Par Koen Vandepopuliere

www.kwrwater-events.nl/industrie/eurydice

https://zerobrine.eu/

www.ispt.eu/media/Bigger-Botlek-Brine-Recycle.pdf