04/12/2024

Élimination des PFAS : la recherche compliquée du traitement optimal

Le traitement des PFAS pose de nouveaux défis au secteur de l’épuration de l’eau. Ce sujet éminemment d’actualité a été passé au peigne fin dans l’atelier organisé par watercircle.be et VMx à l’Aquarama Trade Fair. Le programme a présenté différents cas illustrant diverses techniques pertinentes pour éliminer les PFAS. Nous donnons ici un bref aperçu des approches d’Inopsys (Indaver), de Waterleau et de Xylem.

Par Bart Vancauwenberghe

Dans sa présentation, Kwinten Van Eyck, directeur technique d’Inopsys, a préconisé une approche flexible pour relever ce défi. « La technologie optimale pour éliminer les PFAS varie d’un projet à l’autre. En premier lieu, il y a les techniques d’adsorption et d’échange d’ions qui offrent une capacité élevée (dépendante notamment de la concentration en sels) et la possibilité de régénérer les résines. Pour cette approche, nous avons conçu différents modules standard dans des conteneurs. Ensuite, il y a les membranes. Le choix du type de membrane dépend de la charge en PFAS, de la matrice des eaux usées et de l’impact du post-traitement. »

Safe Sink

Avec Safe Sink, Inopsys, filiale d’Indaver, propose une solution efficace utilisant les techniques de destruction. « Les PFAS sont incinérés à haute température dans des fours à tambour rotatif. Sur le site d’Anvers, notre système inclut un lavage poussé des fumées et une station d’épuration des eaux à plusieurs étapes avec huit filtres à charbon actif. Il s’agit d’une technologie éprouvée, avec un suivi intensif et un polissage des flux secondaires. Ce système est actuellement la seule solution dont l’efficacité d’élimination des PFAS est garantie. »

Combinaison de plusieurs techniques

Waterleau préconise une approche intégrée et holistique pour éliminer les PFAS des eaux usées industrielles complexes. « Nous avons testé 5 techniques pour une entreprise du port d’Anvers qui produit des eaux usées très complexes contenant des PFAS. L’adsorption sur charbon actif, l’échange d’ions et la technologie des membranes se révèlent trop coûteux. Les systèmes DAF (flottation à l’air dissout) sont efficaces pour l’élimination des PFAS à longue chaîne de carbone, mais le sont moins pour les PFAS à chaîne courte », témoigne Michel Caluwé, directeur R&D de Waterleau.

« En ce qui concerne l’évaporation, non seulement le condensat n’est pas exempt de PFAS, mais en plus le coût est excessif », poursuit Diego Bleeckx, directeur développement et élimination des PFAS chez Waterleau. « Oxyle, une technique de destruction qui n’a pas encore été intégrée aux Meilleures techniques disponibles (MTD), offre de bien meilleurs résultats, mais est également encore trop cher. Une combinaison de plusieurs techniques, comme par exemple l’ultrafiltration associée à Oxyle, constitue un scénario économiquement abordable (coût inférieur à 2 EUR par m³). Nous avons testé ces solutions à l’échelle du laboratoire. L’étape suivante sera de les tester sur place avec le banc d’essai PFAS Test Bench afin de pouvoir faire une estimation fiable des coûts d’investissement (CAPEX) et d’exploitation (OPEX). »

Ozon

Xylem privilégie l’oxydation par l’ozone. « La combinaison du traitement à l’ozone et du charbon actif détruit les molécules organiques récalcitrantes et génère un effluent biologiquement stable. De plus, l’ozone est largement applicable, facile à mettre en œuvre et constitue un procédé fiable et contrôlable. Nous appliquons le traitement à l’ozone avec nos systèmes UV de Wedeco, qui ont déjà prouvé leur efficacité sur 29 sites européens depuis 2009 », explique Dennis Mombarg, gestionnaire de comptes Advanced Solutions chez Xylem.

www.watercircle.be

Élimination des PFAS : la recherche compliquée du traitement optimal

Le traitement des PFAS pose de nouveaux défis au secteur de l’épuration de l’eau. Ce sujet éminemment d’actualité a été passé au peigne fin dans l’atelier organisé par watercircle.be et VMx à l’Aquarama Trade Fair. Le programme a présenté différents cas illustrant diverses techniques pertinentes pour éliminer les PFAS. Nous donnons ici un bref aperçu des approches d’Inopsys (Indaver), de Waterleau et de Xylem.

Par Bart Vancauwenberghe

Dans sa présentation, Kwinten Van Eyck, directeur technique d’Inopsys, a préconisé une approche flexible pour relever ce défi. « La technologie optimale pour éliminer les PFAS varie d’un projet à l’autre. En premier lieu, il y a les techniques d’adsorption et d’échange d’ions qui offrent une capacité élevée (dépendante notamment de la concentration en sels) et la possibilité de régénérer les résines. Pour cette approche, nous avons conçu différents modules standard dans des conteneurs. Ensuite, il y a les membranes. Le choix du type de membrane dépend de la charge en PFAS, de la matrice des eaux usées et de l’impact du post-traitement. »

Safe Sink

Avec Safe Sink, Inopsys, filiale d’Indaver, propose une solution efficace utilisant les techniques de destruction. « Les PFAS sont incinérés à haute température dans des fours à tambour rotatif. Sur le site d’Anvers, notre système inclut un lavage poussé des fumées et une station d’épuration des eaux à plusieurs étapes avec huit filtres à charbon actif. Il s’agit d’une technologie éprouvée, avec un suivi intensif et un polissage des flux secondaires. Ce système est actuellement la seule solution dont l’efficacité d’élimination des PFAS est garantie. »

Combinaison de plusieurs techniques

Waterleau préconise une approche intégrée et holistique pour éliminer les PFAS des eaux usées industrielles complexes. « Nous avons testé 5 techniques pour une entreprise du port d’Anvers qui produit des eaux usées très complexes contenant des PFAS. L’adsorption sur charbon actif, l’échange d’ions et la technologie des membranes se révèlent trop coûteux. Les systèmes DAF (flottation à l’air dissout) sont efficaces pour l’élimination des PFAS à longue chaîne de carbone, mais le sont moins pour les PFAS à chaîne courte », témoigne Michel Caluwé, directeur R&D de Waterleau.

« En ce qui concerne l’évaporation, non seulement le condensat n’est pas exempt de PFAS, mais en plus le coût est excessif », poursuit Diego Bleeckx, directeur développement et élimination des PFAS chez Waterleau. « Oxyle, une technique de destruction qui n’a pas encore été intégrée aux Meilleures techniques disponibles (MTD), offre de bien meilleurs résultats, mais est également encore trop cher. Une combinaison de plusieurs techniques, comme par exemple l’ultrafiltration associée à Oxyle, constitue un scénario économiquement abordable (coût inférieur à 2 EUR par m³). Nous avons testé ces solutions à l’échelle du laboratoire. L’étape suivante sera de les tester sur place avec le banc d’essai PFAS Test Bench afin de pouvoir faire une estimation fiable des coûts d’investissement (CAPEX) et d’exploitation (OPEX). »

Ozon

Xylem privilégie l’oxydation par l’ozone. « La combinaison du traitement à l’ozone et du charbon actif détruit les molécules organiques récalcitrantes et génère un effluent biologiquement stable. De plus, l’ozone est largement applicable, facile à mettre en œuvre et constitue un procédé fiable et contrôlable. Nous appliquons le traitement à l’ozone avec nos systèmes UV de Wedeco, qui ont déjà prouvé leur efficacité sur 29 sites européens depuis 2009 », explique Dennis Mombarg, gestionnaire de comptes Advanced Solutions chez Xylem.

www.watercircle.be