24/09/2019

Croître grâce à des services plus étendus

Waterleau a le vent en poupe. Cette entreprise des technologies de l’eau implantée à Haacht grandit notamment grâce à une offre de services plus étendue, l’entreprise se profilant plus que jamais comme un partenaire qui accompagne le client tout au long de la durée de vie d’une installation. Avec des techniques innovantes, l’entreprise est très renommée dans le monde, y compris chez des clients industriels. C’est ainsi qu’Exsel CC RO est une version radicalement améliorée d’une osmose inverse : un système grâce auquel de très nombreuses entreprises peuvent maximiser leur recyclage de l’eau, tandis qu’elles voient diminuer leur facture d’énergie.

L’année passée, la destinée de Waterleau a connu un léger changement. Plusieurs décisions importantes ont placé l’entreprise autrement sur le marché. « Notre accent se situe à nouveau fortement sur l’eau, avec des solutions à la fois pour l’eau non traitée, les eaux usées et le recyclage de l’eau », précise le CEO Bart Goedseels. « En outre, nous approchons aujourd’hui plus explicitement le marché industriel, alors qu’auparavant nous visions surtout les installations d’épuration d’eau municipales (à grande échelle). Nous n’adoptons plus ce domaine aujourd’hui qu’au Maroc et à Macao où nous sommes déjà une valeur établie. L’extension de notre offre de service assure des revenus plus récurrents qui représentent environ 45 % de notre chiffre d’affaires. Nous investissons notamment de plus en plus dans des exploitations, alors que dans 80 % environ de nos contrats D & B (Design & Build), nous pouvons reprendre aussi des SLA (Service Level Agreements) portant sur plusieurs années. Grâce à notre réseau international solidement établi, nous sommes aussi bien armés pour exécuter ces services correctement et avec qualité partout. C’est ainsi que nous avons évolué, chemin faisant, vers une entreprise complète avec un business model durable, l’assurance d’une ‘gestion totale de l’eau’ étant à l’avant-plan. »

Du D & B au DBFO

En d’autres termes : l’histoire de Waterleau ne prend pas fin avec le démarrage d’une installation. « Bien au contraire, c’est là seulement que nous commençons », poursuit Bart Goedseels. « Ce rôle de partenaire est crucial. Alors qu’auparavant, nous partions généralement de contrats D & B (Design & Build), l’intérêt de DBO (exploitation comprise) et de DBFO (pour lesquels nous assurons également le financement par le biais de fonds d’infrastructure) est devenu beaucoup plus important. Grâce à cela, nos clients paient en réalité à présent l’eau épurée ou produite au mètre cube. »

« Aujourd’hui, nous ne considérons plus les eaux usées comme ‘des déchets + de l’eau’, mais comme de l’eau, de l’énergie, un produit et/ou des substances nutritives qui ont chacun(e) une valeur en soi. »

Bart Goedseels, CEO de Waterleau

L’intérêt de la numérisation ne peut pas être sous-estimé dans ce contexte. « Par le biais de notre plate-forme ‘SmartLab’, nous offrons aussi à nos clients des outils pour suivre une installation à distance, ce qui permet d’optimiser en permanence le fonctionnement de chaque installation d’eau non traitée ou station d’épuration des eaux usées, d’où une diminution du coût d’exploitation et la possibilité de prolonger la durée de vie de ces installations. »

Eaux usées comme matière première

Pour la plupart des utilisateurs industriels finaux, l’époque où le traitement des eaux (usées) était considéré comme un inconvénient est dûment révolue. « De plus en plus d’entreprises prennent conscience du fait qu’elles doivent partir d’une approche holistique, tous les flux de déchets étant considérés à bon droit comme des matières premières stratégiques et de grande valeur. C’est ainsi qu’aujourd’hui, nous ne considérons plus les eaux usées comme ‘des déchets + de l’eau’, mais comme de l’eau, de l’énergie, un produit et/ou des substances nutritives qui ont chacun(e) une valeur en soi. De même, les boues résiduelles reçoivent une destination utile après séchage, incinération et/ou fermentation. À l’échelle mondiale, de très nombreuses centrales au biogaz sont lancées actuellement. L’intégration de nos technologies de fermentation et notre expertise sont souvent ici essentielles », comme l’indique Bart Goedseels.

Recyclage

La tendance au recyclage (de l’eau) augmente dans le monde entier, et donc aussi en Belgique. Récemment, Waterleau a donc réalisé différents projets tant en Belgique qu’à l’étranger pour des entreprises de premier plan dans le secteur de la brasserie, des produits laitiers, des industries de transformation des pommes de terre et des industries apparentées. Avec une technologie rénovée, Waterleau dispose aussi d’une arme puissante sur ce plan.

« Quiconque pense au recyclage, lie ceci rapidement aux technologies à membranes, comme l’ultrafiltration et l’osmose inverse », intervient Bart Dewaele, sales director. « Lorsque, pour l’osmose inverse, l’eau est séparée des sels, vous avez encore toujours un flux concentré de polluants d’environ 30 %. Il arrive souvent que les entreprises doivent déverser ce flux (dilué) ce qui est de moins en moins évident et plutôt onéreux. L’évaporation est une solution de rechange valable, mais a comme inconvénient d’être très intensive en énergie. »

La technologie Exsel CC RO (« closed circuit reserve osmosis ») intégrée récemment offre une meilleure réponse ici. « Avec cette version améliorée d’un processus d’osmose inverse, nous pouvons limiter le flux de concentré initial de 25 % à 30 % jusqu’à 4 à 6 %. En d’autres termes : vous pouvez fabriquer plus d’eau, ou vous pouvez réduire la capacité de traitement de l’eau pour fabriquer la même quantité d’eau, alors que le coût de l’énergie descend à 35 % en moins. Comme la CC RO est moins sensible au COT, nous pouvons aussi limiter l’entartrage et l’encrassement biologique des membranes, ce qui fait que ces membranes demandent moins d’entretien et durent plus longtemps. Ce potentiel abaissé d’encrassement biologique permet aussi de traiter une eau avec un COT un peu plus élevé pour des coûts qui restent néanmoins abordables. »

« Notre accent se situe à nouveau fortement sur l’eau, avec des solutions tant pour l’eau non traitée que les eaux usées et le recyclage de l’eau. »

Bart Goedseels, CEO de Waterleau

Aujourd’hui déjà, ce système est fréquemment utilisé comme remplacement d’une installation RO classique, ou comme post-traitement du flux de concentré de l’installation RO classique.

En vogue dans les brasseries

Waterleau a déjà appliqué la technologie, notamment pour deux projets du groupe Diageo, la société de boissons alcoolisées de qualité la plus importante dans le monde et l’entreprise qui préside aux destinées de la célèbre bière Guinness.

« Dans la brasserie principale de Guinness, la brasserie de la Saint James’ Gate à Dublin, nous traitons une ultrafiltration avec des flux d’eau d’une installation Exsel CC RO postérieure qui proviennent directement de la production. Concrètement, il s’agit d’eau CIP (Cleaning in Place, ou Nettoyage en Place), et d’eau ‘push’ qui est utilisée pour extraire la bière des canalisations. De même, le concentré RO de l’installation d’eau non traitée arrive dans l’installation CC RO. Cette installation produit 26 m³/h et récupère, ce faisant, jusqu’à 80 % de l’eau traitée. Avant que l’eau ne soit effectivement recyclée, elle subit encore un stripping du CO2 et une reminéralisation. Ceci donne une eau non traitée ayant la qualité de l’eau potable qui, dans ce cas spécifique, est utilisée dans la brasserie comme eau de ‘non-ingrédient’. »

Une deuxième CC RO a été prévue dans la localité écossaise de Roseisle, où Diageo possède une distillerie de whisky. À cet endroit, la technologie traite l’effluent biologique qui provient d’une épuration biologique consistant en un réacteur anaérobie, suivi par un bioréacteur à membrane. « La technologie Exsel CC RO a été implantée ici parce qu’elle peut traiter une variabilité supérieure de la conductivité et de COT et mieux faire face à une plus grande flexibilité de la capacité. Combiné à un fonctionnement à des pressions plus basses, ceci assure une réduction de la facture énergétique. L’eau potable produite sera utilisée ici comme eau de germination dans la malterie proche. De cette manière, la consommation d’eau sur ce site peut être fortement réduite ce qui s’inscrit dans les objectifs de durabilité que Diageo s’est proposés. »

Belgique

Dans notre propre pays, Waterleau voit également un potentiel énorme pour la « closed circuit reserve osmosis ». « Nous nous attendons à ce que cette technologie obtienne un score élevé en tant qu’extension et/ou que remplacement d’installations RO classiques existantes », conclut Bart Dewaele.

Par Bart Vancauwenberghe

Photos Waterleau

www.waterleau.com

L’entreprise, dont le siège se situe à Haacht, a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires d’environ 90 millions d’euros avec près de 500 collaborateurs. « 180 d’entre eux environ travaillent en Belgique, les autres opèrent à partir de filiales situées au Maroc, à Macao, en Allemagne, en France, au Portugal et en Égypte », expose Bart Goedseels. « Les centres du Maroc et de Macao sont, après notre siège belge, les plus importants. Notre histoire en Afrique du Nord a commencé lorsque nous avons obtenu la construction d’installations d’épuration d’eau à grande échelle à Marrakech et à Fez, couplées à des contrats d’exploitation portant sur plusieurs années. Après l’exécution de huit autres projets similaires, notre part de marché y a encore augmenté. Dans l’intervalle, l’exploitation de l’installation à Marrakech (doublée dans l’intervalle jusqu’à deux millions d’équivalents en habitants) a encore été prolongée de dix ans. »

L’épuration d’eau à Marrakech a même encore été étendue récemment. « Dans l’intervalle, nous avons installé là-bas, outre le doublement de la capacité, un séchage de boues à grande échelle, qui fonctionne totalement sur base de l’énergie solaire. Les boues sont déposées dans des serres (le parc total de serres couvre une superficie d’au moins sept hectares et est ainsi, avec une capacité de 220 tonnes de boue à 22 % de matières sèches, le plus grand sur le continent africain, réd.). Elles y résident pendant 28 jours et sont séchées par les rayons du soleil jusqu’à un taux de matières sèches de 80 %. »

Depuis début juillet, Group Machiels est le nouvel actionnaire majoritaire de Waterleau. L’entreprise environnementale de la famille d’entrepreneurs du même nom aide contribue à ancrer une technologie cruciale en matière d’épuration d’eau en Belgique. Ces connaissances veulent être propagées dans le monde par les deux entreprises conjointement, et en premier lieu en Amérique du Sud.

Pour soutenir sa croissance ultérieure, Waterleau a entamé, il y a quelque temps, sa recherche de capital frais et d’un nouvel actionnaire de référence. « Ceci ne s’est pas fait en une nuit. Les mois passés, nous avons mené des entretiens intensifs. Nous avons sélectionné Group Machiels de préférence à des investisseurs purement financiers étant donné que comme entreprise familiale, celle-ci se rattachait étroitement à notre culture d’entreprise. Group Machiels prend une participation majoritaire (51 %). Les autres actions restent entre les mains des personnes de la première heure, la direction et la famille Vriens. Elles confirment ainsi leur foi dans le potentiel de croissance de Waterleau », déclare le CEO Bart Goedseels.

La direction actuelle reste en place. Les dirigeants sont renforcés par le tout nouveau président Louis Machiels (également président du conseil d’administration de Group Machiels). « Nous travaillons tous les deux dans le secteur de l’environnement. Nos activités sont très complémentaires, étant donné que Waterleau ajoute d’énormes connaissances techniques sur l’épuration de l’eau. Ceci est de l’or à un moment où le monde est sous la menace d’une pénurie d’eau », juge Louis Machiels.

« Group Machiels peut continuer à aider Waterleau à se développer en Amérique du Sud. Nous sommes chez nous au Chili, au Pérou et en Colombie. De cette manière, nous améliorons l’empreinte internationale de Waterleau et cette dernière était déjà considérable : l’entreprise est active dans 85 pays et ce n’est pas un hasard si elle a remporté, par le passé, le Leeuw van de Export. »

Croître grâce à des services plus étendus

Waterleau a le vent en poupe. Cette entreprise des technologies de l’eau implantée à Haacht grandit notamment grâce à une offre de services plus étendue, l’entreprise se profilant plus que jamais comme un partenaire qui accompagne le client tout au long de la durée de vie d’une installation. Avec des techniques innovantes, l’entreprise est très renommée dans le monde, y compris chez des clients industriels. C’est ainsi qu’Exsel CC RO est une version radicalement améliorée d’une osmose inverse : un système grâce auquel de très nombreuses entreprises peuvent maximiser leur recyclage de l’eau, tandis qu’elles voient diminuer leur facture d’énergie.

L’année passée, la destinée de Waterleau a connu un léger changement. Plusieurs décisions importantes ont placé l’entreprise autrement sur le marché. « Notre accent se situe à nouveau fortement sur l’eau, avec des solutions à la fois pour l’eau non traitée, les eaux usées et le recyclage de l’eau », précise le CEO Bart Goedseels. « En outre, nous approchons aujourd’hui plus explicitement le marché industriel, alors qu’auparavant nous visions surtout les installations d’épuration d’eau municipales (à grande échelle). Nous n’adoptons plus ce domaine aujourd’hui qu’au Maroc et à Macao où nous sommes déjà une valeur établie. L’extension de notre offre de service assure des revenus plus récurrents qui représentent environ 45 % de notre chiffre d’affaires. Nous investissons notamment de plus en plus dans des exploitations, alors que dans 80 % environ de nos contrats D & B (Design & Build), nous pouvons reprendre aussi des SLA (Service Level Agreements) portant sur plusieurs années. Grâce à notre réseau international solidement établi, nous sommes aussi bien armés pour exécuter ces services correctement et avec qualité partout. C’est ainsi que nous avons évolué, chemin faisant, vers une entreprise complète avec un business model durable, l’assurance d’une ‘gestion totale de l’eau’ étant à l’avant-plan. »

Du D & B au DBFO

En d’autres termes : l’histoire de Waterleau ne prend pas fin avec le démarrage d’une installation. « Bien au contraire, c’est là seulement que nous commençons », poursuit Bart Goedseels. « Ce rôle de partenaire est crucial. Alors qu’auparavant, nous partions généralement de contrats D & B (Design & Build), l’intérêt de DBO (exploitation comprise) et de DBFO (pour lesquels nous assurons également le financement par le biais de fonds d’infrastructure) est devenu beaucoup plus important. Grâce à cela, nos clients paient en réalité à présent l’eau épurée ou produite au mètre cube. »

« Aujourd’hui, nous ne considérons plus les eaux usées comme ‘des déchets + de l’eau’, mais comme de l’eau, de l’énergie, un produit et/ou des substances nutritives qui ont chacun(e) une valeur en soi. »

Bart Goedseels, CEO de Waterleau

L’intérêt de la numérisation ne peut pas être sous-estimé dans ce contexte. « Par le biais de notre plate-forme ‘SmartLab’, nous offrons aussi à nos clients des outils pour suivre une installation à distance, ce qui permet d’optimiser en permanence le fonctionnement de chaque installation d’eau non traitée ou station d’épuration des eaux usées, d’où une diminution du coût d’exploitation et la possibilité de prolonger la durée de vie de ces installations. »

Eaux usées comme matière première

Pour la plupart des utilisateurs industriels finaux, l’époque où le traitement des eaux (usées) était considéré comme un inconvénient est dûment révolue. « De plus en plus d’entreprises prennent conscience du fait qu’elles doivent partir d’une approche holistique, tous les flux de déchets étant considérés à bon droit comme des matières premières stratégiques et de grande valeur. C’est ainsi qu’aujourd’hui, nous ne considérons plus les eaux usées comme ‘des déchets + de l’eau’, mais comme de l’eau, de l’énergie, un produit et/ou des substances nutritives qui ont chacun(e) une valeur en soi. De même, les boues résiduelles reçoivent une destination utile après séchage, incinération et/ou fermentation. À l’échelle mondiale, de très nombreuses centrales au biogaz sont lancées actuellement. L’intégration de nos technologies de fermentation et notre expertise sont souvent ici essentielles », comme l’indique Bart Goedseels.

Recyclage

La tendance au recyclage (de l’eau) augmente dans le monde entier, et donc aussi en Belgique. Récemment, Waterleau a donc réalisé différents projets tant en Belgique qu’à l’étranger pour des entreprises de premier plan dans le secteur de la brasserie, des produits laitiers, des industries de transformation des pommes de terre et des industries apparentées. Avec une technologie rénovée, Waterleau dispose aussi d’une arme puissante sur ce plan.

« Quiconque pense au recyclage, lie ceci rapidement aux technologies à membranes, comme l’ultrafiltration et l’osmose inverse », intervient Bart Dewaele, sales director. « Lorsque, pour l’osmose inverse, l’eau est séparée des sels, vous avez encore toujours un flux concentré de polluants d’environ 30 %. Il arrive souvent que les entreprises doivent déverser ce flux (dilué) ce qui est de moins en moins évident et plutôt onéreux. L’évaporation est une solution de rechange valable, mais a comme inconvénient d’être très intensive en énergie. »

La technologie Exsel CC RO (« closed circuit reserve osmosis ») intégrée récemment offre une meilleure réponse ici. « Avec cette version améliorée d’un processus d’osmose inverse, nous pouvons limiter le flux de concentré initial de 25 % à 30 % jusqu’à 4 à 6 %. En d’autres termes : vous pouvez fabriquer plus d’eau, ou vous pouvez réduire la capacité de traitement de l’eau pour fabriquer la même quantité d’eau, alors que le coût de l’énergie descend à 35 % en moins. Comme la CC RO est moins sensible au COT, nous pouvons aussi limiter l’entartrage et l’encrassement biologique des membranes, ce qui fait que ces membranes demandent moins d’entretien et durent plus longtemps. Ce potentiel abaissé d’encrassement biologique permet aussi de traiter une eau avec un COT un peu plus élevé pour des coûts qui restent néanmoins abordables. »

« Notre accent se situe à nouveau fortement sur l’eau, avec des solutions tant pour l’eau non traitée que les eaux usées et le recyclage de l’eau. »

Bart Goedseels, CEO de Waterleau

Aujourd’hui déjà, ce système est fréquemment utilisé comme remplacement d’une installation RO classique, ou comme post-traitement du flux de concentré de l’installation RO classique.

En vogue dans les brasseries

Waterleau a déjà appliqué la technologie, notamment pour deux projets du groupe Diageo, la société de boissons alcoolisées de qualité la plus importante dans le monde et l’entreprise qui préside aux destinées de la célèbre bière Guinness.

« Dans la brasserie principale de Guinness, la brasserie de la Saint James’ Gate à Dublin, nous traitons une ultrafiltration avec des flux d’eau d’une installation Exsel CC RO postérieure qui proviennent directement de la production. Concrètement, il s’agit d’eau CIP (Cleaning in Place, ou Nettoyage en Place), et d’eau ‘push’ qui est utilisée pour extraire la bière des canalisations. De même, le concentré RO de l’installation d’eau non traitée arrive dans l’installation CC RO. Cette installation produit 26 m³/h et récupère, ce faisant, jusqu’à 80 % de l’eau traitée. Avant que l’eau ne soit effectivement recyclée, elle subit encore un stripping du CO2 et une reminéralisation. Ceci donne une eau non traitée ayant la qualité de l’eau potable qui, dans ce cas spécifique, est utilisée dans la brasserie comme eau de ‘non-ingrédient’. »

Une deuxième CC RO a été prévue dans la localité écossaise de Roseisle, où Diageo possède une distillerie de whisky. À cet endroit, la technologie traite l’effluent biologique qui provient d’une épuration biologique consistant en un réacteur anaérobie, suivi par un bioréacteur à membrane. « La technologie Exsel CC RO a été implantée ici parce qu’elle peut traiter une variabilité supérieure de la conductivité et de COT et mieux faire face à une plus grande flexibilité de la capacité. Combiné à un fonctionnement à des pressions plus basses, ceci assure une réduction de la facture énergétique. L’eau potable produite sera utilisée ici comme eau de germination dans la malterie proche. De cette manière, la consommation d’eau sur ce site peut être fortement réduite ce qui s’inscrit dans les objectifs de durabilité que Diageo s’est proposés. »

Belgique

Dans notre propre pays, Waterleau voit également un potentiel énorme pour la « closed circuit reserve osmosis ». « Nous nous attendons à ce que cette technologie obtienne un score élevé en tant qu’extension et/ou que remplacement d’installations RO classiques existantes », conclut Bart Dewaele.

Par Bart Vancauwenberghe

Photos Waterleau

www.waterleau.com

Filiales internationales

L’entreprise, dont le siège se situe à Haacht, a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires d’environ 90 millions d’euros avec près de 500 collaborateurs. « 180 d’entre eux environ travaillent en Belgique, les autres opèrent à partir de filiales situées au Maroc, à Macao, en Allemagne, en France, au Portugal et en Égypte », expose Bart Goedseels. « Les centres du Maroc et de Macao sont, après notre siège belge, les plus importants. Notre histoire en Afrique du Nord a commencé lorsque nous avons obtenu la construction d’installations d’épuration d’eau à grande échelle à Marrakech et à Fez, couplées à des contrats d’exploitation portant sur plusieurs années. Après l’exécution de huit autres projets similaires, notre part de marché y a encore augmenté. Dans l’intervalle, l’exploitation de l’installation à Marrakech (doublée dans l’intervalle jusqu’à deux millions d’équivalents en habitants) a encore été prolongée de dix ans. »

L’épuration d’eau à Marrakech a même encore été étendue récemment. « Dans l’intervalle, nous avons installé là-bas, outre le doublement de la capacité, un séchage de boues à grande échelle, qui fonctionne totalement sur base de l’énergie solaire. Les boues sont déposées dans des serres (le parc total de serres couvre une superficie d’au moins sept hectares et est ainsi, avec une capacité de 220 tonnes de boue à 22 % de matières sèches, le plus grand sur le continent africain, réd.). Elles y résident pendant 28 jours et sont séchées par les rayons du soleil jusqu’à un taux de matières sèches de 80 %. »

Nouvel actionnaire majoritaire

Depuis début juillet, Group Machiels est le nouvel actionnaire majoritaire de Waterleau. L’entreprise environnementale de la famille d’entrepreneurs du même nom aide contribue à ancrer une technologie cruciale en matière d’épuration d’eau en Belgique. Ces connaissances veulent être propagées dans le monde par les deux entreprises conjointement, et en premier lieu en Amérique du Sud.

Pour soutenir sa croissance ultérieure, Waterleau a entamé, il y a quelque temps, sa recherche de capital frais et d’un nouvel actionnaire de référence. « Ceci ne s’est pas fait en une nuit. Les mois passés, nous avons mené des entretiens intensifs. Nous avons sélectionné Group Machiels de préférence à des investisseurs purement financiers étant donné que comme entreprise familiale, celle-ci se rattachait étroitement à notre culture d’entreprise. Group Machiels prend une participation majoritaire (51 %). Les autres actions restent entre les mains des personnes de la première heure, la direction et la famille Vriens. Elles confirment ainsi leur foi dans le potentiel de croissance de Waterleau », déclare le CEO Bart Goedseels.

La direction actuelle reste en place. Les dirigeants sont renforcés par le tout nouveau président Louis Machiels (également président du conseil d’administration de Group Machiels). « Nous travaillons tous les deux dans le secteur de l’environnement. Nos activités sont très complémentaires, étant donné que Waterleau ajoute d’énormes connaissances techniques sur l’épuration de l’eau. Ceci est de l’or à un moment où le monde est sous la menace d’une pénurie d’eau », juge Louis Machiels.

« Group Machiels peut continuer à aider Waterleau à se développer en Amérique du Sud. Nous sommes chez nous au Chili, au Pérou et en Colombie. De cette manière, nous améliorons l’empreinte internationale de Waterleau et cette dernière était déjà considérable : l’entreprise est active dans 85 pays et ce n’est pas un hasard si elle a remporté, par le passé, le Leeuw van de Export. »