24/06/2019

Comment les entreprises chimiques peuvent-elles évaporer durablement leurs eaux usées et les recycler à 100%

L’évaporation d’eaux usées semble coûteuse et énergivore. Or, cela ne doit pas forcément être le cas. Les entreprises y ont recours parce qu’il s’agit parfois de la seule solution réalisable et robuste. « Résoudre le problème des eaux usées à l’aide d’un évaporateur parfaitement dimensionné est une chose », explique Bernard De Jonghe, expert GEA en techniques de séparation pour le secteur chimique. « Mais certaines entreprises amortissent leur investissement en 3 à 5 ans si elles réutilisent à nouveau le condensat comme eau de procédé. » Les fabricants de MDF Spanolux et Unilin recyclent déjà 100% de leurs eaux usées grâce à GEA Belgium.

« Lorsqu’une entreprise doit traiter des eaux usées, elle doit d’abord évaluer toutes les techniques disponibles de manière structurelle et schématique quant à leur faisabilité. Chaque technique a ses avantages et ses inconvénients, mais aussi son coût d’investissement – la technique d’évaporation est généralement la plus chère. » Bernard De Jonghe connaît mieux que personne l’éventail des techniques de séparation et les sensibilités du marché. Il y a vingt ans, il a repris le flambeau de son père, qui s’était lancé dans la vente d’installations de séparation en Belgique en 1972, sous le nom de Wiegand à l’époque. Bernard De Jonghe, qui a continué de développer l’expertise qu’il a acquise de son père, est donc, chez GEA Belgium, un interlocuteur majeur pour les entreprises confrontées à des problèmes d’eaux usées.

Pourquoi l’évaporation des eaux usées coûte-t-elle si cher ?

Bernard De Jonghe : « L’évaporation est une technique de séparation qui nécessite à la fois un investissement conséquent et qui semble énergivore. Notre rôle consiste donc aussi à informer correctement le client concernant les différentes techniques éventuelles, afin de nous assurer que la technique d’évaporation représente le bon choix. Chez les gros clients qui possèdent l’expertise nécessaire en interne et savent qu’ils ont besoin d’un évaporateur, il est important de parcourir brièvement leur processus de prise de décision et de valider le résultat. »

« L’investissement est conséquent, mais les installations sont extrêmement robustes et sont conçues pour durer au moins une génération. L’aspect énergétique de l’évaporation peut être rendu attractif grâce à une recompression thermique ou mécanique de la vapeur. Vous seriez étonné de voir à quel point l’eau peut s’évaporer efficacement. »

« De plus, les eaux usées ne sont pas comme le lait ou le sucre, dont nous connaissons parfaitement la composition. Il n’existe pas deux eaux usées identiques. Il faut donc réaliser de nombreux tests car nous devons être sûrs d’utiliser les bons paramètres physiques pour dimensionner correctement notre installation. Ces tests se déroulent en trois phases : 1) en laboratoire, 2) dans une installation pilote et 3) pendant un test de durée de 3 à 6 semaines en continu. Ce n’est qu’ensuite que nous sommes en mesure de fournir au client une image réaliste et fiable de la solution, y compris de la consommation d’énergie et de son coût. »

Mais peuvent-ils récupérer ce coût d’investissement ?

« Oui, bien sûr. Après le processus d’évaporation, ils obtiennent du condensat, qu’ils veulent ensuite rapporter à l’usine comme eau de procédé. Mais pour ce faire, l’eau doit satisfaire aux exigences de qualité de l’eau de procédé. Cela peut se faire par traitement membranaire, stripping, distillation, etc. Nous sommes heureux d’exploiter notre expérience en matière de techniques de séparation dans l’industrie alimentaire – qui doit néanmoins répondre aux normes les plus strictes – dans le cadre de l’accompagnement d’entreprises du secteur chimique, par exemple des usines de fabrication de MDF comme Spanolux et Unilin recyclent déjà l’intégralité de leurs eaux usées. »

« Nous sommes heureux d’exploiter notre expérience en matière de techniques de séparation dans l’industrie alimentaire dans le cadre de l’accompagnement d’entreprises du secteur chimique. »

Bernard De Jonghe, expert GEA en techniques de séparation pour le secteur chimique

« Un tel exercice s’accompagne toujours d’une analyse financière : combien de taxes pouvons-nous éviter ? Combien pouvons-nous économiser si nous devons éliminer beaucoup moins ou plus du tout de déchets, si nous n’avons plus à pomper l’eau, etc. ? Ces économies sont mises en balance avec les coûts d’investissement et d’énergie. Selon le secteur, certaines entreprises veulent pouvoir amortir leur investissement en 3 à 5 ans. »

Voyez-vous la nécessité de recyclage augmenter ?

« Absolument. L’eau devient aussi une matière première précieuse. En tant que société, nous devrons lentement mais sûrement réfléchir à la façon dont nous gérons l’eau. Les entreprises qui forent des puits pompent parfois de grandes quantités d’eaux souterraines. Mais elles sont de plus en plus refoulées des nappes phréatiques à cause des taxes des pouvoirs publics, qui veulent utiliser les eaux souterraines comme eau potable. Nous le constatons non seulement en Belgique, mais dans toute l’Europe occidentale. D’autres secteurs suivront également. Je songe à l’industrie du traitement des déchets, à la métallurgie, à l’industrie textile... Certaines entreprises cherchent refuge dans la dilution de l’eau, mais cette solution n’est que temporaire. »

« Les entreprises qui pompent les eaux souterraines sont de plus en plus refoulées des nappes phréatiques à cause des taxes gouvernementales. »

Enfin, pourquoi devrait-on se lancer aux côtés de GEA dans le cadre de l’évaporation de mes eaux usées ?

« Je pense pouvoir affirmer que GEA possède la plus grande expérience produit au monde. Notre centre technique à Karlsruhe, où 15 personnes réalisent des tests en permanence, est une usine à idées et nous permet d’être à la pointe de la technologie. De plus, nous passons rapidement en revue les moindres détails du projet avec le client. Ce dernier sait que GEA possède les compétences adéquates. Et enfin, nous sommes bien organisés pour mener à bien de gros projets, car nous disposons en Allemagne de bonnes ressources dans les domaines de la technologie des procédés, de l’automatisation, de la construction d’équipements et de la construction métallique. »

Texte GEA Belgium

Photos © Thierry Dauwe

https://www.gea.com/fr/products/mvr-heated-evaporation-plants.jsp

Via les liens vidéo ci-dessous, GEA donne plus d’informations sur le fonctionnement de l’évaporation.

http://video.gea.com/mvr-heated-evaporation-plants-working-principle

http://video.gea.com/plant-design-example-for-evaporators

Comment les entreprises chimiques peuvent-elles évaporer durablement leurs eaux usées et les recycler à 100%

L’évaporation d’eaux usées semble coûteuse et énergivore. Or, cela ne doit pas forcément être le cas. Les entreprises y ont recours parce qu’il s’agit parfois de la seule solution réalisable et robuste. « Résoudre le problème des eaux usées à l’aide d’un évaporateur parfaitement dimensionné est une chose », explique Bernard De Jonghe, expert GEA en techniques de séparation pour le secteur chimique. « Mais certaines entreprises amortissent leur investissement en 3 à 5 ans si elles réutilisent à nouveau le condensat comme eau de procédé. » Les fabricants de MDF Spanolux et Unilin recyclent déjà 100% de leurs eaux usées grâce à GEA Belgium.

« Lorsqu’une entreprise doit traiter des eaux usées, elle doit d’abord évaluer toutes les techniques disponibles de manière structurelle et schématique quant à leur faisabilité. Chaque technique a ses avantages et ses inconvénients, mais aussi son coût d’investissement – la technique d’évaporation est généralement la plus chère. » Bernard De Jonghe connaît mieux que personne l’éventail des techniques de séparation et les sensibilités du marché. Il y a vingt ans, il a repris le flambeau de son père, qui s’était lancé dans la vente d’installations de séparation en Belgique en 1972, sous le nom de Wiegand à l’époque. Bernard De Jonghe, qui a continué de développer l’expertise qu’il a acquise de son père, est donc, chez GEA Belgium, un interlocuteur majeur pour les entreprises confrontées à des problèmes d’eaux usées.

Pourquoi l’évaporation des eaux usées coûte-t-elle si cher ?

Bernard De Jonghe : « L’évaporation est une technique de séparation qui nécessite à la fois un investissement conséquent et qui semble énergivore. Notre rôle consiste donc aussi à informer correctement le client concernant les différentes techniques éventuelles, afin de nous assurer que la technique d’évaporation représente le bon choix. Chez les gros clients qui possèdent l’expertise nécessaire en interne et savent qu’ils ont besoin d’un évaporateur, il est important de parcourir brièvement leur processus de prise de décision et de valider le résultat. »

« L’investissement est conséquent, mais les installations sont extrêmement robustes et sont conçues pour durer au moins une génération. L’aspect énergétique de l’évaporation peut être rendu attractif grâce à une recompression thermique ou mécanique de la vapeur. Vous seriez étonné de voir à quel point l’eau peut s’évaporer efficacement. »

« De plus, les eaux usées ne sont pas comme le lait ou le sucre, dont nous connaissons parfaitement la composition. Il n’existe pas deux eaux usées identiques. Il faut donc réaliser de nombreux tests car nous devons être sûrs d’utiliser les bons paramètres physiques pour dimensionner correctement notre installation. Ces tests se déroulent en trois phases : 1) en laboratoire, 2) dans une installation pilote et 3) pendant un test de durée de 3 à 6 semaines en continu. Ce n’est qu’ensuite que nous sommes en mesure de fournir au client une image réaliste et fiable de la solution, y compris de la consommation d’énergie et de son coût. »

Mais peuvent-ils récupérer ce coût d’investissement ?

« Oui, bien sûr. Après le processus d’évaporation, ils obtiennent du condensat, qu’ils veulent ensuite rapporter à l’usine comme eau de procédé. Mais pour ce faire, l’eau doit satisfaire aux exigences de qualité de l’eau de procédé. Cela peut se faire par traitement membranaire, stripping, distillation, etc. Nous sommes heureux d’exploiter notre expérience en matière de techniques de séparation dans l’industrie alimentaire – qui doit néanmoins répondre aux normes les plus strictes – dans le cadre de l’accompagnement d’entreprises du secteur chimique, par exemple des usines de fabrication de MDF comme Spanolux et Unilin recyclent déjà l’intégralité de leurs eaux usées. »

« Nous sommes heureux d’exploiter notre expérience en matière de techniques de séparation dans l’industrie alimentaire dans le cadre de l’accompagnement d’entreprises du secteur chimique. »

Bernard De Jonghe, expert GEA en techniques de séparation pour le secteur chimique

« Un tel exercice s’accompagne toujours d’une analyse financière : combien de taxes pouvons-nous éviter ? Combien pouvons-nous économiser si nous devons éliminer beaucoup moins ou plus du tout de déchets, si nous n’avons plus à pomper l’eau, etc. ? Ces économies sont mises en balance avec les coûts d’investissement et d’énergie. Selon le secteur, certaines entreprises veulent pouvoir amortir leur investissement en 3 à 5 ans. »

Voyez-vous la nécessité de recyclage augmenter ?

« Absolument. L’eau devient aussi une matière première précieuse. En tant que société, nous devrons lentement mais sûrement réfléchir à la façon dont nous gérons l’eau. Les entreprises qui forent des puits pompent parfois de grandes quantités d’eaux souterraines. Mais elles sont de plus en plus refoulées des nappes phréatiques à cause des taxes des pouvoirs publics, qui veulent utiliser les eaux souterraines comme eau potable. Nous le constatons non seulement en Belgique, mais dans toute l’Europe occidentale. D’autres secteurs suivront également. Je songe à l’industrie du traitement des déchets, à la métallurgie, à l’industrie textile... Certaines entreprises cherchent refuge dans la dilution de l’eau, mais cette solution n’est que temporaire. »

« Les entreprises qui pompent les eaux souterraines sont de plus en plus refoulées des nappes phréatiques à cause des taxes gouvernementales. »

Enfin, pourquoi devrait-on se lancer aux côtés de GEA dans le cadre de l’évaporation de mes eaux usées ?

« Je pense pouvoir affirmer que GEA possède la plus grande expérience produit au monde. Notre centre technique à Karlsruhe, où 15 personnes réalisent des tests en permanence, est une usine à idées et nous permet d’être à la pointe de la technologie. De plus, nous passons rapidement en revue les moindres détails du projet avec le client. Ce dernier sait que GEA possède les compétences adéquates. Et enfin, nous sommes bien organisés pour mener à bien de gros projets, car nous disposons en Allemagne de bonnes ressources dans les domaines de la technologie des procédés, de l’automatisation, de la construction d’équipements et de la construction métallique. »

Texte GEA Belgium

Photos © Thierry Dauwe

https://www.gea.com/fr/products/mvr-heated-evaporation-plants.jsp

Comment fonctionne l’évaporation ?

Via les liens vidéo ci-dessous, GEA donne plus d’informations sur le fonctionnement de l’évaporation.

http://video.gea.com/mvr-heated-evaporation-plants-working-principle

http://video.gea.com/plant-design-example-for-evaporators