04/12/2024

Cette édition record du salon professionnel Aquarama souligne l’importance de l’eau

« Nous devons apprendre à revaloriser l’eau », pouvait-on lire dans les bulletins d’information du jeudi 17 octobre, à la suite de la publication du rapport de la Commission mondiale sur l’économie de l’eau. Pour les organisateurs du salon professionnel Aquarama, ce mot d’ordre ne datait pas d’hier. Comme les années précédentes, ces derniers ont réuni, ce jour-là, un large éventail de connaissances, technologies et innovations relatives à l’eau au Brabanthal. Entre-temps, l’appréciation de l’eau a fait l’objet de travaux intensifs pendant 19 ans.

En tout état de cause, personne n’a relevé aucun indice de sous-évaluation de l’eau à Louvain. On se bousculait sur le parking du Brabanthal bien avant l’ouverture du salon. Fort de ses 133 exposants et d’un nombre près de dix fois plus élevé de participants, le salon Aquarama 2024 a de nouveau battu le record de l’année précédente. Organisés par des partenaires tels que watercircle.be, VLARIO, AquaFlanders, Cebedeau et B-IWA, les ateliers et séminaires (cinq cette année) ont également vu leur taux de fréquentation atteindre un niveau inédit. « Les participants sont très conscients de l’importance de l’eau et des problématiques associées à l’eau », déclare Filip Cossement, administrateur de FCO Media, l’organisateur de ce salon. « Depuis dix-neuf ans, nous profitons de ce salon professionnel pour proposer une plateforme d’élaboration collective de solutions. »

Rendez-vous annuel

Le fait que le salon Aquarama soit devenu, au fil du temps, un rendez-vous annuel pour un grand nombre d’exposants et de visiteurs ne doit rien au hasard. « Nous avons notre place ici », résume Ingrid Peersman, de VEGA. « En outre, ce salon est très agréable. Tout est bien organisé, les préparatifs ne sont pas d’une complexité excessive. De plus, en raison des bons contacts que nous entretenons avec l’organisateur, nous n’avons à nous soucier de rien. Cette insouciance nous permet de nous focaliser pleinement sur nos visiteurs. » À l’instar de VEGA, le fournisseur de technologies Xylem souscrit chaque année à la location d’un double stand. « À titre personnel, ce salon est une grande fête pour moi », déclare Jan Boom, account manager public utilities. « Si quelqu’un me demande à quel salon professionnel se rendre pour les services d’eau et l’eau à usage public, je réponds invariablement le salon Aquarama. Précisément parce qu’il s’agit du seul salon professionnel auquel participent vraiment tous les acteurs de ce secteur d’activité, des gestionnaires aux opérateurs, des sociétés de distribution d’eau de boisson aux entreprises de gestion des réseaux d’égouts, en passant par les bureaux d’études, les universités, etc. En une journée, je rencontre toutes les personnes que j’ai besoin et envie de voir. C’est fantastique, non ? » Pour sa collègue Samantha Bootsman, il serait toutefois souhaitable d’allonger la durée de ce salon. « Je viens d’être nommée directrice générale pour la Belgique et le Luxembourg. Pour moi, le salon Aquarama est une introduction au marché et à la clientèle belges. Certes, c’est une excellente occasion, mais malheureusement, une journée ne suffit pas pour faire connaissance avec tout le monde », s’amuse Bootsman.

Poursuite de l’internationalisation

Bootsman n’est pas la seule à considérer ce salon comme un lieu de rencontre avec le marché belge. En effet, jamais autant d’exposants étrangers n’avaient honoré ce salon de leur présence. Le nom le plus exotique est celui de la société coréenne LG Chem, laquelle a ouvert un bureau européen à Francfort-sur-le-Main. Selon Alvaro Lagartos, responsable du marketing technique : « Bien évidemment, tout le monde connaît LG, mais d’aucuns ne savent pas que LG Chem produit des membranes destinées aux unités de traitement par osmose inverse. Acquérir un semblant de notoriété en tant que fabricant de membranes n’est pas toujours chose aisée, en particulier auprès des clients industriels, des FEO plus modestes ou des utilisateurs finaux. L’intérêt de ce salon réside dans le fait que nous pouvons y rencontrer directement tous ces acteurs dans la même journée. »

Oliver Driesen, de l’entreprise allemande Driesen + Kern, espère également s’ouvrir les portes du marché belge à l’occasion du salon Aquarama. « Nous avons constaté la présence à ce salon de nombreuses entreprises spécialisées dans les technologies de mesure et de régulation, mais nous sommes un tantinet différents. En effet, nous ne nous focalisons pas sur l’exécution de mesures en cours de processus, mais plutôt sur celle de mesures sur le terrain. Il s’agit là d’un créneau très particulier, mais nous avons tout de même reçu la visite de représentants des pouvoirs publics et d’intercommunales d’épuration des eaux usées. »

Nouvel exposant spécialisé dans l’automatisation de la gestion des eaux, la société néerlandaise Vlaar Techniek s’adresse également aux communes et aux agences de l’eau. « Nous sommes plus actifs en Belgique depuis cette année et nous avons relevé que nos solutions suscitaient ici une demande appréciable », relate le chef de projet Sander Nel. « Notre CSB, un régulateur solaire compact conçu pour les déversoirs et les toboggans, attire particulièrement l’attention aujourd’hui. À tel point que ma collègue vient de fixer à l’instant un premier rendez-vous. Cette rencontre aura lieu dès demain. »

Solutions concrètes

En d’autres termes, ce salon n’est pas qu’un lieu de réseautage, des solutions concrètes y sont également proposées. « Nombre de visiteurs se rendent encore au salon Aquarama pour poser une question précise ou soumettre un problème spécifique », explique Gert Snijders de la société Hiller. « Ils ne se soucient aucunement de la centaine d’exposants qui tentent de damer le pion à leurs voisins en remportant le titre de stand le plus accrocheur. C’est ce qui fait le charme de cette manifestation. Ce salon met vraiment l’accent sur le contenu. »

Représentant le fabricant de pompes Hidrostal, Maurice Visser ne peut qu’acquiescer. « Un visiteur confronté à un problème de colmatage dû à des morceaux de fruits vient de se manifester. Il s’agit pour la plupart de personnes qui s’informent au préalable et se rendent au salon pour trouver la bonne solution. Pour nous, c’est de surcroît la confirmation que notre concept d’exemption totale de colmatage commence à s’imposer non seulement dans le domaine de l’épuration des eaux usées, mais aussi dans le secteur de la transformation des produits alimentaires. »

Participant pour la deuxième fois au salon Aquarama à l’instar d’Hidrostal, la société Quality Pumps & Machines établie à Lochristi a même délibérément choisi d’y présenter en grande première sa toute nouvelle pompe à eaux usées mobile équipée d’un moteur diesel. « Ce nouveau modèle d’une compacité extrême est près de deux fois plus léger et remarquablement plus silencieux que les pompes diesel comparables », selon le directeur général Erwin Scheys. « Le fait que cette pompe dont le débit s’élève à 100 m3/h soit présente sur notre stand en constitue une excellente illustration et attire pas mal de monde. Nombre d’entreprises générales et de compagnies des eaux ont déjà manifesté leur intérêt. C’est aussi ce qui fait le charme de ce salon : nulle part ailleurs ne risquons-nous de rencontrer autant de clients potentiels issus de secteurs aussi divers. Bien que nous ne participions pas à un grand nombre de salons professionnels, en ce qui me concerne, nous reviendrons l’année prochaine. »

www.aquaramatradefair.be

Tekst: Elise Noyez

Beeld: FCO Media

Cette édition record du salon professionnel Aquarama souligne l’importance de l’eau

« Nous devons apprendre à revaloriser l’eau », pouvait-on lire dans les bulletins d’information du jeudi 17 octobre, à la suite de la publication du rapport de la Commission mondiale sur l’économie de l’eau. Pour les organisateurs du salon professionnel Aquarama, ce mot d’ordre ne datait pas d’hier. Comme les années précédentes, ces derniers ont réuni, ce jour-là, un large éventail de connaissances, technologies et innovations relatives à l’eau au Brabanthal. Entre-temps, l’appréciation de l’eau a fait l’objet de travaux intensifs pendant 19 ans.

En tout état de cause, personne n’a relevé aucun indice de sous-évaluation de l’eau à Louvain. On se bousculait sur le parking du Brabanthal bien avant l’ouverture du salon. Fort de ses 133 exposants et d’un nombre près de dix fois plus élevé de participants, le salon Aquarama 2024 a de nouveau battu le record de l’année précédente. Organisés par des partenaires tels que watercircle.be, VLARIO, AquaFlanders, Cebedeau et B-IWA, les ateliers et séminaires (cinq cette année) ont également vu leur taux de fréquentation atteindre un niveau inédit. « Les participants sont très conscients de l’importance de l’eau et des problématiques associées à l’eau », déclare Filip Cossement, administrateur de FCO Media, l’organisateur de ce salon. « Depuis dix-neuf ans, nous profitons de ce salon professionnel pour proposer une plateforme d’élaboration collective de solutions. »

Rendez-vous annuel

Le fait que le salon Aquarama soit devenu, au fil du temps, un rendez-vous annuel pour un grand nombre d’exposants et de visiteurs ne doit rien au hasard. « Nous avons notre place ici », résume Ingrid Peersman, de VEGA. « En outre, ce salon est très agréable. Tout est bien organisé, les préparatifs ne sont pas d’une complexité excessive. De plus, en raison des bons contacts que nous entretenons avec l’organisateur, nous n’avons à nous soucier de rien. Cette insouciance nous permet de nous focaliser pleinement sur nos visiteurs. » À l’instar de VEGA, le fournisseur de technologies Xylem souscrit chaque année à la location d’un double stand. « À titre personnel, ce salon est une grande fête pour moi », déclare Jan Boom, account manager public utilities. « Si quelqu’un me demande à quel salon professionnel se rendre pour les services d’eau et l’eau à usage public, je réponds invariablement le salon Aquarama. Précisément parce qu’il s’agit du seul salon professionnel auquel participent vraiment tous les acteurs de ce secteur d’activité, des gestionnaires aux opérateurs, des sociétés de distribution d’eau de boisson aux entreprises de gestion des réseaux d’égouts, en passant par les bureaux d’études, les universités, etc. En une journée, je rencontre toutes les personnes que j’ai besoin et envie de voir. C’est fantastique, non ? » Pour sa collègue Samantha Bootsman, il serait toutefois souhaitable d’allonger la durée de ce salon. « Je viens d’être nommée directrice générale pour la Belgique et le Luxembourg. Pour moi, le salon Aquarama est une introduction au marché et à la clientèle belges. Certes, c’est une excellente occasion, mais malheureusement, une journée ne suffit pas pour faire connaissance avec tout le monde », s’amuse Bootsman.

Poursuite de l’internationalisation

Bootsman n’est pas la seule à considérer ce salon comme un lieu de rencontre avec le marché belge. En effet, jamais autant d’exposants étrangers n’avaient honoré ce salon de leur présence. Le nom le plus exotique est celui de la société coréenne LG Chem, laquelle a ouvert un bureau européen à Francfort-sur-le-Main. Selon Alvaro Lagartos, responsable du marketing technique : « Bien évidemment, tout le monde connaît LG, mais d’aucuns ne savent pas que LG Chem produit des membranes destinées aux unités de traitement par osmose inverse. Acquérir un semblant de notoriété en tant que fabricant de membranes n’est pas toujours chose aisée, en particulier auprès des clients industriels, des FEO plus modestes ou des utilisateurs finaux. L’intérêt de ce salon réside dans le fait que nous pouvons y rencontrer directement tous ces acteurs dans la même journée. »

Oliver Driesen, de l’entreprise allemande Driesen + Kern, espère également s’ouvrir les portes du marché belge à l’occasion du salon Aquarama. « Nous avons constaté la présence à ce salon de nombreuses entreprises spécialisées dans les technologies de mesure et de régulation, mais nous sommes un tantinet différents. En effet, nous ne nous focalisons pas sur l’exécution de mesures en cours de processus, mais plutôt sur celle de mesures sur le terrain. Il s’agit là d’un créneau très particulier, mais nous avons tout de même reçu la visite de représentants des pouvoirs publics et d’intercommunales d’épuration des eaux usées. »

Nouvel exposant spécialisé dans l’automatisation de la gestion des eaux, la société néerlandaise Vlaar Techniek s’adresse également aux communes et aux agences de l’eau. « Nous sommes plus actifs en Belgique depuis cette année et nous avons relevé que nos solutions suscitaient ici une demande appréciable », relate le chef de projet Sander Nel. « Notre CSB, un régulateur solaire compact conçu pour les déversoirs et les toboggans, attire particulièrement l’attention aujourd’hui. À tel point que ma collègue vient de fixer à l’instant un premier rendez-vous. Cette rencontre aura lieu dès demain. »

Solutions concrètes

En d’autres termes, ce salon n’est pas qu’un lieu de réseautage, des solutions concrètes y sont également proposées. « Nombre de visiteurs se rendent encore au salon Aquarama pour poser une question précise ou soumettre un problème spécifique », explique Gert Snijders de la société Hiller. « Ils ne se soucient aucunement de la centaine d’exposants qui tentent de damer le pion à leurs voisins en remportant le titre de stand le plus accrocheur. C’est ce qui fait le charme de cette manifestation. Ce salon met vraiment l’accent sur le contenu. »

Représentant le fabricant de pompes Hidrostal, Maurice Visser ne peut qu’acquiescer. « Un visiteur confronté à un problème de colmatage dû à des morceaux de fruits vient de se manifester. Il s’agit pour la plupart de personnes qui s’informent au préalable et se rendent au salon pour trouver la bonne solution. Pour nous, c’est de surcroît la confirmation que notre concept d’exemption totale de colmatage commence à s’imposer non seulement dans le domaine de l’épuration des eaux usées, mais aussi dans le secteur de la transformation des produits alimentaires. »

Participant pour la deuxième fois au salon Aquarama à l’instar d’Hidrostal, la société Quality Pumps & Machines établie à Lochristi a même délibérément choisi d’y présenter en grande première sa toute nouvelle pompe à eaux usées mobile équipée d’un moteur diesel. « Ce nouveau modèle d’une compacité extrême est près de deux fois plus léger et remarquablement plus silencieux que les pompes diesel comparables », selon le directeur général Erwin Scheys. « Le fait que cette pompe dont le débit s’élève à 100 m3/h soit présente sur notre stand en constitue une excellente illustration et attire pas mal de monde. Nombre d’entreprises générales et de compagnies des eaux ont déjà manifesté leur intérêt. C’est aussi ce qui fait le charme de ce salon : nulle part ailleurs ne risquons-nous de rencontrer autant de clients potentiels issus de secteurs aussi divers. Bien que nous ne participions pas à un grand nombre de salons professionnels, en ce qui me concerne, nous reviendrons l’année prochaine. »

www.aquaramatradefair.be

Tekst: Elise Noyez

Beeld: FCO Media