Blue Foot Membranes lance le MBR 2.0
Blue Foot Membranes lance le MBR 2.0
L’utilisation de bioréacteurs à membranes est une technique utilisée depuis un certain temps pour le traitement des eaux usées industrielles. En collaboration avec le VITO, Blue Foot Membranes a créé une nouvelle version de cette technologie, qui est principalement basée sur la construction de meilleurs filtres incassables. « Le système fait déjà la preuve de son utilité dans le monde industriel et peut également apporter une valeur ajoutée pour les STEP (stations d’épuration municipales) », explique Stephan van Hoof, de l’entreprise de Lommel.
Par Bart Vancauwenberghe
La raréfaction de l’eau, les réglementations de plus en plus strictes concernant les rejets dans les eaux de surface et les coûts croissants de la consommation d’eau sont trois « incitateurs » cruciaux pour que les entreprises ne mentionnent plus seulement la réutilisation de l’eau comme une ambition de durabilité dans leur rapport annuel, mais le traduisent dans la réalité.
Filtres fragiles
Blue Foot Membranes y ajoute un incitateur supplémentaire. Ces dernières années, l’entreprise a développé, en collaboration avec l’Institut flamand de recherche technologique (VITO), une version améliorée de la technologie membranaire, dans un bioréacteur à membranes. « Cette technologie pour transformer les eaux usées en eau de meilleure qualité existe depuis un certain temps, mais elle présentait un certain nombre d’inconvénients », explique Stephan van Hoof. « Les coûts énergétiques étaient considérables, les membranes d’un MBR (bioréacteur à membranes) prenaient beaucoup de place et les filtres étaient également difficiles à nettoyer et fragiles. Cela avait des conséquences défavorables sur la qualité de l’eau produite. »
L’entreprise s’est focalisée sur la création de meilleurs filtres membranaires. « De la façon dont nous les fabriquons, les nouveaux filtres ne cassent plus. Non seulement ils sont incassables mais ils sont, en outre, plus compacts, ce qui signifie que les dimensions du MBR peuvent également être plus réduites. C’est crucial pour les clients finaux, car ces derniers désirent le plus possible de place sur leur site pour leur cœur de métier. Cela permet à nos clients directs, les constructeurs d’installations, de proposer une solution beaucoup plus attractive. »
Australie
Le plus grand avantage de la nouvelle solution est son faible TCO (coût total de propriété jusqu’à la fin du cycle de vie, tous paramètres inclus). « C’est ce qui a déjà convaincu, ces trois dernières années, plusieurs clients industriels de mettre en œuvre cette technologie. Nous avons ainsi pu réaliser plusieurs beaux projets avec Pantarein, qui réalise la partie purification de l’eau proprement dite. Après une installation chez Rendac, la société mère Darling Ingredients nous a demandé de déployer également cette technique sur d’autres sites, notamment en Australie. Nous avons réalisé un autre grand projet avec Pantarein au Danemark, au siège de la brasserie Carlsberg. Là aussi il est prévu d’intégrer notre technologie sur plusieurs sites. Nous avons également déjà pris pied en Allemagne, au Royaume-Uni et en Indonésie. »
Et nous n’en resterons pas là, car entre-temps, d’autres portes se sont ouvertes. « Nous constatons que les exploitants de stations d’épuration municipales n’optent plus simplement pour le fournisseur au prix de revient le plus bas dans leur appel d’offres, mais laissent une place au fournisseur présentant le meilleur TCO. De ce fait, nous avons récemment remporté un premier projet dans ce créneau. Ce sera une belle carte de visite pour percer davantage le marché municipal avec notre technologie IPC (Integrated Permeate Channel). »
La forte croissance de Blue Foot Membranes est mieux reflétée par l’équipe, qui a doublé de 10 à 20 collaborateurs en un an. « C’est formidable de pouvoir rivaliser avec des acteurs majeurs grâce à cette innovation », conclut Stephan van Hoof.

