Ambitions d’Azulatis au-delà des frontières
Koen Mortelmans
Ambitions d’Azulatis au-delà des frontières
Lors de la dernière édition du salon Pollutec à Lyon, Azulatis occupait l’un des stands groupés de Flanders Investment & Trade. La compagnie des eaux était présente car elle souhaite servir davantage de clients étrangers.
Azulatis n’a vu le jour qu’au début de l’année 2023, en raison de la privatisation du département de la société publique d’eau potable De Watergroep. Cette dernière s’occupait spécifiquement des services liés à l’utilisation de l’eau aux entreprises industrielles. « Il s’agit de la fourniture de toutes les qualités d’eau jusqu’à la construction en passant par l’exploitation des stations d’épuration des eaux », explique le directeur commercial Tom Vandeputte. « Nous souhaitons optimiser et rendre plus durables les flux aquifères des grands consommateurs. Cela devrait conduire à des économies significatives en matière de pompage, de traitement et de déversement d’eau. Nous n’avons aucune mission publique comme De Watergroep, mais nous servons l’intérêt social. En devenant indépendants, nous pouvons répondre plus rapidement et de manière plus compétitive aux questions des consommateurs industriels et organiser des collaborations ciblées. »
Circularité à outrance
Azulatis gère actuellement une quarantaine de projets avec des contrats à long terme, principalement en Flandre. « Nous travaillons généralement avec des contrats DBFMO (“Design, Build, Finance, Maintain & Operate”) ; d’autres formes de collaboration sont également possibles » explique le conseiller stratégique Willy Gils. « Dans de nombreux cas, les activités incluent également l’épuration des eaux usées, de sorte qu’elles peuvent être recyclées en eaux de process. Les éventuels manques sont pompés dans la nappe phréatique, dans les eaux de surface ou, si cela est impossible, via le réseau public de canalisations. L’objectif est systématiquement de rendre l’utilisation de l’eau aussi durable et circulaire que possible. »
« La (ré)utilisation de l’eau locale limite les pertes qui se produisent dans les systèmes de canalisations sur de longues distances », stipule Caroline Van Steendam, responsable pour la gestion des eaux usées. « Nous partons toujours de l’analyse de la situation locale. Il n’y a pas que les eaux usées qui doivent subir une épuration spécifique ; la composition des eaux souterraines pompées peut également considérablement varier. En mettant particulièrement l’accent sur le recyclage, nous gérons de plus en plus des stations complètes d’épuration d’eaux usées afin d’optimiser les process ultérieurs d’extraction de l’eau. Nous avons par exemple récemment commencé à nous charger des tâches d’opérateur pour le traitement des eaux usées chez Duvel. »
Secteur agroalimentaire
De nombreuses réalisations et projets initiés se situent dans des entreprises agroalimentaires. « Il est important que ce secteur puisse travailler avec des eaux de process de la qualité des eaux potables. Chez Alpro à Wevelgem, nous gérons la plus grande installation de recyclage d’eau du Benelux, basée sur l’ultrafiltration et l’osmose inverse », signale Vandeputte. « Chez Puratos Lummen, nous construisons actuellement un bioréacteur à membrane, un échangeur d’ions et une installation d’osmose inverse. Azulatis est déjà actif à l’étranger, aux Pays-Bas et au Suriname. « À Paramaribo, nous veillons à ce que 40 000 personnes aient accès jour et nuit à l’eau potable. Avant notre arrivée, l’accès était limité de 1 à 2 heures. »
« En raison de notre vaste expérience, nous souhaitons désormais également servir les clients étrangers. »
Tom Vandeputte, Caroline Van Steendam et Willy Gils sur le stand Azulatis à Pollutec. (Photo KM)

