09/12/2021

Water-link approvisionne ses clients en eau de refroidissement

Par Matthias Vanheerentals

La compagnie anversoise des eaux water-link va construire une station de traitements des eaux saumâtres à Oelegem pour produire de l’eau de refroidissement à partir de l’eau du canal Albert. La station produira jusqu’à 50 000 mètres cubes d’eau de refroidissement par jour. Les entreprises du port d’Anvers pourront être approvisionnées en eau de refroidissement à partir de 2026.

Contribuer à la lutte contre le changement climatique

La station produira de l’eau de refroidissement de qualité stable tout au long de l’année pour permettre aux clients d’en faire un usage optimal. Les volumes de production élevés contribueront à lutter contre les effets du changement climatique », dit Franky Cosaert, directeur général de water-Link. « L’eau de refroidissement est destinée à l’industrie, qui veut plus que jamais être durable. Pour l’industrie, cela signifie un gain d’efficacité ; l’utilisation d’eau de refroidissement permet aux entreprises de réduire leur consommation d’eau de 10 à 15%. » La demande du permis pour la station de traitement des eaux saumâtres a été soumise et déclarée recevable. Dès 2023, la station sera opérationnelle et contribuera à la sécurité d’approvisionnement de la production existante.

Qualité élevée

La station produira de l’eau de refroidissement de bonne qualité et de conductivité inférieure à 150 micro Siemens/cm. « Plus la qualité de l’eau brute à traiter est élevée, plus la performance énergétique du traitement sera élevée. L’eau douce du canal Albert est donc idéale », explique Cosaert. « L’utilisation de l’eau du canal réduit aussi l’empreinte CO2 et écologique. » La salinité de l’eau du canal peut augmenter lors d’épisodes de sécheresse extrême, ce qui rend le traitement plus énergivore, mais cette salinisation n’est observée que durant quelques mois par an tout au plus. Il est donc préférable, d’un point de vue écologique, d’implanter la station à Oelegem plutôt que de désaliniser directement l’eau du quai. De plus, trois éoliennes seront installées sur le site pour fournir de l’énergie verte. Par ailleurs, water-link étudie la possibilité de polir l’effluent des stations d’épuration des eaux d’Aquafin à Anvers pour générer de l’eau de refroidissement. Cette approche s’inscrit dans la vision holistique de water-link pour la gestion de l’eau : rechercher la meilleure solution en fonction du contexte hydrique local, sans avis dogmatique sur une technologie ou une source d’eau en particulier.

Nouvelles canalisations

Le projet nécessitera la pose de nouvelles canalisations vers et dans le port d’Anvers. Le parcours est en cours de finalisation. La liaison sera mise en service et les clients pourront se raccorder en 2026. Water-link a encore d’autres projets en préparation pour garantir au maximum la sécurité d’approvisionnement. La compagnie des eaux étudie entre autres la possibilité d’un nouveau bassin de rétention à Ranst, qui permettrait d’ajouter 4 millions de mètres cubes de tampon supplémentaire. D’intenses discussions avec les parties prenantes sont en cours pour ce projet.

A propos de water-Link

Water-link représente 40% de la production d’eau en Flandre et approvisionne les grosses industries des ports d’Anvers et de Gand, quelques 500 000 particuliers dans le Grand Anvers ainsi que d’autres fournisseurs d’eau potable. Water-link produit 150 millions m3 d’eau/an, dont 30 millions pour les particuliers, 60 millions pour les installations portuaires et 60 millions pour les autres fournisseurs d’eau potable.

« L’utilisation d’eau de refroidissement permettra aux entreprises de réduire leur consommation d’eau de 10 à 15%. »

Franky Cosaert, directeur général de water-Link.

https://water-link-jaarverslag.be/

Par Matthias Vanheerentals

Water-link approvisionne ses clients en eau de refroidissement

La compagnie anversoise des eaux water-link va construire une station de traitements des eaux saumâtres à Oelegem pour produire de l’eau de refroidissement à partir de l’eau du canal Albert. La station produira jusqu’à 50 000 mètres cubes d’eau de refroidissement par jour. Les entreprises du port d’Anvers pourront être approvisionnées en eau de refroidissement à partir de 2026.

Contribuer à la lutte contre le changement climatique

La station produira de l’eau de refroidissement de qualité stable tout au long de l’année pour permettre aux clients d’en faire un usage optimal. Les volumes de production élevés contribueront à lutter contre les effets du changement climatique », dit Franky Cosaert, directeur général de water-Link. « L’eau de refroidissement est destinée à l’industrie, qui veut plus que jamais être durable. Pour l’industrie, cela signifie un gain d’efficacité ; l’utilisation d’eau de refroidissement permet aux entreprises de réduire leur consommation d’eau de 10 à 15%. » La demande du permis pour la station de traitement des eaux saumâtres a été soumise et déclarée recevable. Dès 2023, la station sera opérationnelle et contribuera à la sécurité d’approvisionnement de la production existante.

Qualité élevée

La station produira de l’eau de refroidissement de bonne qualité et de conductivité inférieure à 150 micro Siemens/cm. « Plus la qualité de l’eau brute à traiter est élevée, plus la performance énergétique du traitement sera élevée. L’eau douce du canal Albert est donc idéale », explique Cosaert. « L’utilisation de l’eau du canal réduit aussi l’empreinte CO2 et écologique. » La salinité de l’eau du canal peut augmenter lors d’épisodes de sécheresse extrême, ce qui rend le traitement plus énergivore, mais cette salinisation n’est observée que durant quelques mois par an tout au plus. Il est donc préférable, d’un point de vue écologique, d’implanter la station à Oelegem plutôt que de désaliniser directement l’eau du quai. De plus, trois éoliennes seront installées sur le site pour fournir de l’énergie verte. Par ailleurs, water-link étudie la possibilité de polir l’effluent des stations d’épuration des eaux d’Aquafin à Anvers pour générer de l’eau de refroidissement. Cette approche s’inscrit dans la vision holistique de water-link pour la gestion de l’eau : rechercher la meilleure solution en fonction du contexte hydrique local, sans avis dogmatique sur une technologie ou une source d’eau en particulier.

Nouvelles canalisations

Le projet nécessitera la pose de nouvelles canalisations vers et dans le port d’Anvers. Le parcours est en cours de finalisation. La liaison sera mise en service et les clients pourront se raccorder en 2026. Water-link a encore d’autres projets en préparation pour garantir au maximum la sécurité d’approvisionnement. La compagnie des eaux étudie entre autres la possibilité d’un nouveau bassin de rétention à Ranst, qui permettrait d’ajouter 4 millions de mètres cubes de tampon supplémentaire. D’intenses discussions avec les parties prenantes sont en cours pour ce projet.

A propos de water-Link

Water-link représente 40% de la production d’eau en Flandre et approvisionne les grosses industries des ports d’Anvers et de Gand, quelques 500 000 particuliers dans le Grand Anvers ainsi que d’autres fournisseurs d’eau potable. Water-link produit 150 millions m3 d’eau/an, dont 30 millions pour les particuliers, 60 millions pour les installations portuaires et 60 millions pour les autres fournisseurs d’eau potable.

« L’utilisation d’eau de refroidissement permettra aux entreprises de réduire leur consommation d’eau de 10 à 15%. »

Franky Cosaert, directeur général de water-Link.

https://water-link-jaarverslag.be/