09/12/2021

Vers une prévention plus intelligente et plus durable de la légionellose

Comme la situation problématique relevée en 2019 dans la zone portuaire de Gand en a de nouveau fourni l’illustration, les risques majeurs associés à la légionelle ont conduit à la prise de mesures rigoureuses dans maintes installations pour endiguer le risque de contamination. Il s’agit le plus souvent de mesures de gestion préventives reposant sur des principes généraux. Mais à l’avenir, Liquisens entend s’attaquer avec un maximum d’efficacité à ce problème en recourant à une surveillance intelligente.

Start-up récente, Liquisens a répondu, début 2020, à l’Open Call du Vlakwa en faveur de toute innovation rapidement applicable et entraînant un usage plus durable de l’eau. « Des marges de sécurité considérables ont été adoptées dans le cadre de la prévention de la légionellose », relate Steven De Schrijver, CEO. « C’est compréhensible, mais ces marges ont entraîné l’application de dosages inutilement élevés d’agents chimiques ou l’exécution de rinçages trop fréquents, avec les consommations et coûts que cela implique. Nous sommes convaincus qu’il est possible d’intervenir de manière plus ciblée à condition d’avoir une vision plus précise des variables existantes et de leur impact sur la prolifération de la légionelle. »

Le projet PREMOLEG de Liquisens a été retenu. Ce projet a reçu le soutien de la Province d’Anvers. Depuis le début de l’année 2021, des projets de démonstration sont en cours aussi bien dans des tours de refroidissement que dans des installations sanitaires. L’un de ces projets est installé dans les locaux de l’association Groep Gidts, laquelle s’est spécialisée dans le soutien et l’accueil de personnes souffrant d’un handicap. Autrement dit, un établissement à haut risque.

Surveillance

« Ce complexe comprend divers bâtiments et départements », relate Filip Messeyne, responsable technique. « Les sanitaires sont tous raccordés à une alimentation centrale en eau froide, alors que chaque bâtiment est équipé d’une installation locale de production d’ECS. Le système de gestion des bâtiments surveille la température de l’ECS, pour que nous soyons avertis de toute dérive excessive des valeurs prédéfinies. »

Dans le cadre du projet PREMOLEG et en concertation avec le CSTC, Liquisens a identifié les points les plus critiques du système. Selon De Schrijver : « Ce projet a vu l’installation de capteurs de température sur le chauffe-eau de l’internat, de débitmètres/thermomètres combinés en divers points de prélèvement de l’installation d’alimentation en ECS ainsi qu’au point de prélèvement d’eau froide le plus éloigné de l’ensemble du complexe, sans oublier un capteur de qualité de l’eau. Nous procédons à l’extraction de ces données ainsi qu’à leur analyse comparative au moyen d’un algorithme afin d’évaluer le risque de contamination. »

Contrôle et validation

Lors de sa tournée mensuelle du domaine, De Schrijver contrôle les capteurs et prélève des échantillons à la hauteur des différents points de prélèvement. « Pendant cette phase, il est capital que nous continuions à contrôler et à valider nos données ainsi que nos algorithmes. Ces derniers font l’objet d’améliorations permanentes sur la base d’une analyse poussée des données et en fonction des résultats obtenus sur l’installation d’essai du CSTC. »

Prévisions

Les capteurs installés dans le complexe du Groep Gidts demeureront opérationnels jusqu’à la fin mars 2022. « Ces diverses démonstrations ont d’ores et déjà prouvé que notre dispositif de surveillance permettait de déceler certains problèmes avant l’heure. Nous nous focalisons à présent sur l’optimisation des capteurs et algorithmes afin d’être prêts à commercialiser notre solution dès le début de l’année prochaine. En définitive, son adoption nous permettra non seulement d’améliorer, mais aussi de pérenniser la maîtrise du risque de légionellose. »

www.liquisens.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

ILLUSTRATION : LIQUISENS & ELISE NOYEZ

Vers une prévention plus intelligente et plus durable de la légionellose

Comme la situation problématique relevée en 2019 dans la zone portuaire de Gand en a de nouveau fourni l’illustration, les risques majeurs associés à la légionelle ont conduit à la prise de mesures rigoureuses dans maintes installations pour endiguer le risque de contamination. Il s’agit le plus souvent de mesures de gestion préventives reposant sur des principes généraux. Mais à l’avenir, Liquisens entend s’attaquer avec un maximum d’efficacité à ce problème en recourant à une surveillance intelligente.

Start-up récente, Liquisens a répondu, début 2020, à l’Open Call du Vlakwa en faveur de toute innovation rapidement applicable et entraînant un usage plus durable de l’eau. « Des marges de sécurité considérables ont été adoptées dans le cadre de la prévention de la légionellose », relate Steven De Schrijver, CEO. « C’est compréhensible, mais ces marges ont entraîné l’application de dosages inutilement élevés d’agents chimiques ou l’exécution de rinçages trop fréquents, avec les consommations et coûts que cela implique. Nous sommes convaincus qu’il est possible d’intervenir de manière plus ciblée à condition d’avoir une vision plus précise des variables existantes et de leur impact sur la prolifération de la légionelle. »

Le projet PREMOLEG de Liquisens a été retenu. Ce projet a reçu le soutien de la Province d’Anvers. Depuis le début de l’année 2021, des projets de démonstration sont en cours aussi bien dans des tours de refroidissement que dans des installations sanitaires. L’un de ces projets est installé dans les locaux de l’association Groep Gidts, laquelle s’est spécialisée dans le soutien et l’accueil de personnes souffrant d’un handicap. Autrement dit, un établissement à haut risque.

Surveillance

« Ce complexe comprend divers bâtiments et départements », relate Filip Messeyne, responsable technique. « Les sanitaires sont tous raccordés à une alimentation centrale en eau froide, alors que chaque bâtiment est équipé d’une installation locale de production d’ECS. Le système de gestion des bâtiments surveille la température de l’ECS, pour que nous soyons avertis de toute dérive excessive des valeurs prédéfinies. »

Dans le cadre du projet PREMOLEG et en concertation avec le CSTC, Liquisens a identifié les points les plus critiques du système. Selon De Schrijver : « Ce projet a vu l’installation de capteurs de température sur le chauffe-eau de l’internat, de débitmètres/thermomètres combinés en divers points de prélèvement de l’installation d’alimentation en ECS ainsi qu’au point de prélèvement d’eau froide le plus éloigné de l’ensemble du complexe, sans oublier un capteur de qualité de l’eau. Nous procédons à l’extraction de ces données ainsi qu’à leur analyse comparative au moyen d’un algorithme afin d’évaluer le risque de contamination. »

Contrôle et validation

Lors de sa tournée mensuelle du domaine, De Schrijver contrôle les capteurs et prélève des échantillons à la hauteur des différents points de prélèvement. « Pendant cette phase, il est capital que nous continuions à contrôler et à valider nos données ainsi que nos algorithmes. Ces derniers font l’objet d’améliorations permanentes sur la base d’une analyse poussée des données et en fonction des résultats obtenus sur l’installation d’essai du CSTC. »

Prévisions

Les capteurs installés dans le complexe du Groep Gidts demeureront opérationnels jusqu’à la fin mars 2022. « Ces diverses démonstrations ont d’ores et déjà prouvé que notre dispositif de surveillance permettait de déceler certains problèmes avant l’heure. Nous nous focalisons à présent sur l’optimisation des capteurs et algorithmes afin d’être prêts à commercialiser notre solution dès le début de l’année prochaine. En définitive, son adoption nous permettra non seulement d’améliorer, mais aussi de pérenniser la maîtrise du risque de légionellose. »

www.liquisens.be

TEXTE : ELISE NOYEZ

ILLUSTRATION : LIQUISENS & ELISE NOYEZ