24/06/2019

Un spécialiste du traitement de l’eau a le vent en poupe grâce à la réutilisation de l’eau

Aaqua (Sint-Katelijne-Waver), spécialisée dans l’épuration des eaux usées, va souffler cette année ses vingt bougies. Dans un grand nombre de pays, en Europe et en Asie, les clients ne tarissent pas d’éloges. « Sans doute parce que nous avons inscrit sur notre bannière la lutte contre la salinisation du sol et de la nappe phréatique », selon Marc Feyten, CEO.

Au départ, Marc Feyten, Jozef et Patrick Meerschman ont constitué le triumvirat fondateur de l’entreprise. Entretemps, Jozef est retraité, tandis que Patrick exerce la fonction de chef de projet, dans cette entreprise en forte croissance depuis quelques années.

« En 2016, nous avons rejoint le groupe Aquaprox, qui focalise sur l’innovation. Dans la même année, nous avons fait l’acquisition d’Interindus, entreprise flamande spécialisée dans le traitement de l’eau. Notre équipe compte ainsi dix-huit personnes, parmi lesquelles nos ingénieurs, qui disposent d’une longue expérience sur le terrain, très appréciée par nos clients », explique Marc Feyten.

Pionniers

Avec ces renforts successifs, l’entreprise a développé son expertise dans le domaine du traitement de l’eau de procédé et réutilisation de l’eau et a décroché des superbes projets innovants.

« Depuis l’épisode de sécheresse en 2018, la tendance est à la réutilisation de l’eau, mais déjà en 2015 nous avons fait œuvre de pionnier en installant dans un abattoir un système permettant de réutiliser 70 % des eaux usées, après épuration au niveau de qualité sanitaire. Le besoin résiduel en eau provient de l’eau de puits, ce client ne reçoit plus aucune facture d’eau. Même l’adoucisseur est superflu, et le montant des taxes relatives aux rejets dans l’égout public a chuté de manière spectaculaire. L’investissement s’est rentabilisé en trois ans. »

Chez Aaqua, on constate que l’idée de valoriser les eaux usées en poussant le niveau d’épuration au point d’obtenir de l’eau sanitaire, a finalement germé dans de nombreux secteurs. Mais le succès n’est pas toujours au rendez-vous. « Chaque type d’eau usée a des propriétés spécifiques, pourtant ce sont toujours les mêmes membranes qui sont utilisées. Pour convaincre nos clients, nous avons construit une installation pilote complète avec des membranes en PVDF sous pression réunies dans un container 30”. Le système convient même pour traiter les eaux ‘difficiles’, par exemple, les eaux de lavage des cuves. Les membranes sont rétro rinçables sous pression et même lavables avec des détergents très concentrés. Cette technologie un peu plus chère garantit toutefois un degré très élevé de sécurité opérationnelle. »

Déminéralisation centralisée

Marc Feyten attire l’attention sur la salinisation des sols dans certaines régions, surtout en Flandre occidentale. « Il faut inverser cette tendance. Heureusement, les gens ont commencé à renoncer aux adoucisseurs classiques, qui utilisent du sel pour la régénération. Quant aux sociétés de distribution, elles devraient miser sur un système centralisé de déminéralisation ; pour la production d’eau de procédé, il faut préconiser l’osmose inverse. Espérons que les pouvoirs publics et les instances de certification adapteront leur politique dans ce sens. »

Par Bart Vancauwenberghe

Photos Aaqua

www.aaqua.be

Un spécialiste du traitement de l’eau a le vent en poupe grâce à la réutilisation de l’eau

Aaqua (Sint-Katelijne-Waver), spécialisée dans l’épuration des eaux usées, va souffler cette année ses vingt bougies. Dans un grand nombre de pays, en Europe et en Asie, les clients ne tarissent pas d’éloges. « Sans doute parce que nous avons inscrit sur notre bannière la lutte contre la salinisation du sol et de la nappe phréatique », selon Marc Feyten, CEO.

Au départ, Marc Feyten, Jozef et Patrick Meerschman ont constitué le triumvirat fondateur de l’entreprise. Entretemps, Jozef est retraité, tandis que Patrick exerce la fonction de chef de projet, dans cette entreprise en forte croissance depuis quelques années.

« En 2016, nous avons rejoint le groupe Aquaprox, qui focalise sur l’innovation. Dans la même année, nous avons fait l’acquisition d’Interindus, entreprise flamande spécialisée dans le traitement de l’eau. Notre équipe compte ainsi dix-huit personnes, parmi lesquelles nos ingénieurs, qui disposent d’une longue expérience sur le terrain, très appréciée par nos clients », explique Marc Feyten.

Pionniers

Avec ces renforts successifs, l’entreprise a développé son expertise dans le domaine du traitement de l’eau de procédé et réutilisation de l’eau et a décroché des superbes projets innovants.

« Depuis l’épisode de sécheresse en 2018, la tendance est à la réutilisation de l’eau, mais déjà en 2015 nous avons fait œuvre de pionnier en installant dans un abattoir un système permettant de réutiliser 70 % des eaux usées, après épuration au niveau de qualité sanitaire. Le besoin résiduel en eau provient de l’eau de puits, ce client ne reçoit plus aucune facture d’eau. Même l’adoucisseur est superflu, et le montant des taxes relatives aux rejets dans l’égout public a chuté de manière spectaculaire. L’investissement s’est rentabilisé en trois ans. »

Chez Aaqua, on constate que l’idée de valoriser les eaux usées en poussant le niveau d’épuration au point d’obtenir de l’eau sanitaire, a finalement germé dans de nombreux secteurs. Mais le succès n’est pas toujours au rendez-vous. « Chaque type d’eau usée a des propriétés spécifiques, pourtant ce sont toujours les mêmes membranes qui sont utilisées. Pour convaincre nos clients, nous avons construit une installation pilote complète avec des membranes en PVDF sous pression réunies dans un container 30”. Le système convient même pour traiter les eaux ‘difficiles’, par exemple, les eaux de lavage des cuves. Les membranes sont rétro rinçables sous pression et même lavables avec des détergents très concentrés. Cette technologie un peu plus chère garantit toutefois un degré très élevé de sécurité opérationnelle. »

Déminéralisation centralisée

Marc Feyten attire l’attention sur la salinisation des sols dans certaines régions, surtout en Flandre occidentale. « Il faut inverser cette tendance. Heureusement, les gens ont commencé à renoncer aux adoucisseurs classiques, qui utilisent du sel pour la régénération. Quant aux sociétés de distribution, elles devraient miser sur un système centralisé de déminéralisation ; pour la production d’eau de procédé, il faut préconiser l’osmose inverse. Espérons que les pouvoirs publics et les instances de certification adapteront leur politique dans ce sens. »

Par Bart Vancauwenberghe

Photos Aaqua

www.aaqua.be