Solutions pour les analyses quotidiennes de la teneur en COT
Solutions pour les analyses quotidiennes de la teneur en COT
Suite à l’entrée en vigueur de la Directive de l’UE relative aux émissions industrielles, le paramètre COT (carbone organique total) est intégré à grande échelle dans le système de monitoring des effluents. Dans les documents de l’industrie concernant les technologies les plus adéquates (BBT, BREF – meilleure référence), la préférence est attribuée au nouveau paramètre COT, en comparaison avec le paramètre conventionnel DCO (demande chimique en oxygène).
Diverses raisons expliquent cette préférence : le COT fait l’objet dans toute l’Europe d’une réglementation harmonisée fondée sur la norme EN 1484, tandis que pour le paramètre DCO il n’existe aucune norme européenne. « De plus, la détermination de la teneur en COT est possible sans utiliser des substances toxiques, par exemple, le dichromate. Selon les facteurs de corrélation spécifiques au site, il est possible de convertir facilement les valeurs COT en valeurs DCO, pour préserver la continuité entre les deux systèmes », explique Bernd Bletzinger, product manager chez Analytik Jena AG.
La réglementation européenne BREF a été transposée en 2018 et 2019 dans la législation nationale relative au traitement des effluents, pour une première sélection de secteurs industriels. Dans le monitoring des effluents, un rôle central est désormais attribué au paramètre COT. « Pour l’instant, il s’agit des secteurs production de cellulose technique, papier et carton, et raffinage des produits pétroliers, d’autres industries vont suivre, probablement les secteurs traitement des déchets, production des panneaux en aggloméré, et traitement des eaux usées dans l’industrie chimique », selon Erik Verheyen, sales & application specialist chez Analytik Jena.
Mesures quotidiennes du COT
La nouvelle législation va prévoir une fréquence de mesure plus élevée concernant les paramètres COT et TNb (azote lié total). « Mais pour l’instant, les échantillons sont à analyser chaque jour. Il en résulte que les laboratoires des entreprises industrielles concernées ont besoin d’analyseurs optimalisés pour un débit élevé et un traitement rapide, et intégrables dans les procédures d’analyse existantes, de manière efficiente en termes de coûts. L’externalisation est certes possible, mais le coût est élevé », poursuit Erik Verheyen.
Détermination simultanée COT/TNb
La manière la plus usitée pour mesurer les valeurs COT/COD dans les différents effluents industriels consiste à utiliser des kits de tests en cuvette. « Pour l’opérateur, c’est un travail manuel fastidieux. De plus, avec cette méthode, on est limité à un petit nombre d’échantillons; le coût par échantillon est élevé (achat et coût du travail) et il faut des kits de test pour les différentes plages de concentration, avec les problèmes de précision et sensibilité des mesures qui en résultent. Sans parler du risque élevé des erreurs de manipulation et de l’impossibilité de déterminer le TNb en même temps. D’autre part, les substances toxiques utilisées pour déterminer la DCO présentent un risque, à quoi s’ajoute l’élimination des déchets de manière écoresponsable... »
Avec la série des analyseurs multi N/C, la société Analytik Jena propose une solution optimalisée pour la détermination simultanée des paramètres COT et TNb. « Les mesures à réaliser chaque jour deviennent une tâche de routine. Les appareils multi N/C-serie permettent également d’analyser les échantillons contenant des particules ou de l’huile. Analytik Jena est la seule entreprise qui fait usage des techniques d’injection dans ses appareils de combustion catalytique à haute température. Cela permet d’exclure presque totalement les risques de transfert entre les échantillons ou d’encrassage », conclut Bernd Bletzinger.
Par Bart Vancauwenberghe
Photo Analytik Jena
