16/12/2019

Solution anti-calcaire sans maintenance, 100 % écologique : une petite révolution en marche ?

Il n’épargne ni les particuliers, ni les professionnels : le calcaire, hautement présent dans notre eau de distribution (de 30 à 50 degrés français en Belgique), nuit pratiquement à tous les appareils munis d’un circuit d’eau. Une aubaine pour les fabricants d’adoucisseurs qui ont vu leur chiffre d’affaires décoller ces dernières années. Mais à quel coût ? Et pour quel impact environnemental ? Vosges, un fabricant italien de solutions anti-calcaires, pourrait bien prendre le marché à contre-pied grâce à une approche 100 % écologique encore peu connue chez nous : l’accélérateur ionique. Interview avec ses importateurs/distributeurs exclusifs en Belgique, PIC sprl et Excecon bv.

Responsable de l’usure prématurée de bien des appareils d’électro-ménager, le dépôt de calcaire – ou tartre -, apparaît tôt ou tard lorsque l’on utilise directement l’eau du robinet pour ses besoins domestiques : lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau, chaudière,… Conséquences inévitables : une augmentation significative de la consommation électrique (les résistances électriques devraient chauffer de l’ordre de 10 % en plus, par millimètre de tartre) et des frais de maintenance à répétition. Mais cela ne s’arrête évidemment pas là.

Les industriels ne sont en effet pas épargnés : circuits de refroidissement bouchés, dysfonctionnement des échangeurs, injecteurs, pulvérisateurs, blocage des installations agricoles de goutte-à-goutte, prolifération bactérienne… La baisse de productivité engendrée par les nuisances dues au tartre peut vite représenter un coût non-négligeable pour l’entreprise.

Adoucisseurs : coûteux et pas sans impact pour l’environnement

Les adoucisseurs restent aujourd’hui, et de loin, la solution par défaut. Le procédé consiste à capter les ions calcium et magnésium à l’aide d’une résine. Quand la résine est trop chargée d’ions, le rinçage se fait grâce aux blocs de sels présents dans le réservoir. L’eau en sort ainsi chargée d’ions sodium. L’approche présente toutefois plusieurs inconvénients, et non des moindres.

En plus de l’espace important qu’occupe l’appareil et son coût de maintenance élevé (de 200 à 300€ par an), la régénération de la résine s’accompagne d’effets indésirables sur l’environnement, comme l’explique Eric Van Nerom, gérant chez PIC sprl, importateur et distributeur exclusif de la marque Vosges pour Bruxelles et la Wallonie : « Lorsque la régénération se fait, l’eau saumâtre rejetée termine dans la nappe phréatique, et dans les stations d’épuration. La masse microbienne nécessaire au fonctionnement des stations d’épuration est particulièrement vulnérable à certains agents chimiques tels que les huiles, les hydrocarbures mais aussi les eaux usées d’adoucisseurs. Il en va de même pour la pollution des sols. Une alternative écologique est donc nécessaire. »

Les autres « solutions » curatives très répandues telles que les pastilles anti-tartres vendues en grandes surfaces ne font guère mieux, puisqu’elles se basent également sur des procédés chimiques et terminent in fine à l’égout…

Neutraliser le calcaire de manière écologique

Eric Van Nerom explique pourquoi la solution anti-calcaire du fabricant italien, appelée « New Ara », peut apporter une alternative crédible aux adoucisseurs : « L’accélérateur ionique New Ara consiste en petit corps en laiton chromé de quelques centimètres, comprenant des aimants permanents naturels enrobés de teflon alimentaire. Lorsque l’eau traverse le dispositif, la structure électrostatique des éléments carbonatés est modifiée par l’action du champ magnétique à forte intensité induit (10.000 Gauss), de telle sorte qu’ils ne peuvent plus s’agglomérer. Le calcaire se transforme ainsi en ‘aragonite’, de manière irréversible. On élimine donc pas le calcaire, on le neutralise en le passant sous une forme non-incrustante. Il est ensuite éliminé naturellement par le dynamisme de l’eau. »

Qu’en est-il sur le terrain ?

Eddy Van Brempt d’Excecon bv, responsable pour la Flandre, ainsi qu’Eric Van Nerom na tarissent pas d’exmples : « Nous équipons aussi bien les particuliers, les administrations, le tertiaire que les industriels. Dans le cadre des immeubles à appartements, nous sommes régulièrement amenés à équiper les locaux techniques en remplacement des adoucisseurs, lesquels prennent beaucoup de place et sont coûteux à entretenir. Lorsqu’il s’agit d’une nouvelle construction, il est possible d’installer un seul système qui sera calibré en fonction des besoins de tout l’immeuble. La gamme de débit que nous pouvons offrir est très large : de 35 à 45.000 l/min. Le nombre d’appartements à desservir ne pose donc aucun problème. »

Les administrations publiques semblent aussi rechercher des solutions à la fois plus écologiques et plus économiques. Eric Van Nerom : « Depuis peu, les communes de Woluwe-Saint-Lambert et Lasne commencent à remplacer leurs adoucisseurs par notre solution, dès que l’un d’eux arrive en fin de vie. »

Quid de la durée de vie observée ? La réponse d’Eric Van Nerom est simple : « Nous distribuons depuis 8 ans nos solutions en Belgique : il n’y a jamais eu le moindre retour négatif. Le produit est d’ailleurs garanti à vie. » Un autre argument de poids à mettre à l’actif du fournisseur.

Gagner en visibilité, « un long combat »

On peut dès lors se demander pourquoi une telle solution n’a pas davantage fait parler d’elle, alors qu’aucune autre alternative ne semble exister à ce jour. La réponse tient en deux facteurs, selon Eric Van Nerom : « La solution a beau être d’utilité collective et favorable à l’environnement, le marché des anti-calcaires reste encore aujourd’hui une chasse bien gardée. Pour vous donner un exemple : nous menons un long combat, depuis 3 ans, pour gagner notre place au salon Batibouw, où l’on retrouve près de 14 sociétés de traitement d’eau, dont 13 ne proposent que des solutions à base de sel. Nous participerons au salon Batibouw en 2020. »

L’inertie des entreprises industrielles belges face au changement représente aussi un frein non-négligeable, selon Eric Van Nerom : « Nous avons déjà proposé notre solution – avec succès – dans le secteur alimentaire, notamment chez Vandemoortele en Wallonie. Il reste toutefois encore une énorme marge de progression. L’industrie du papier, les aciéries ou encore les cimenteries tireraient grand profit de notre solution vu les quantités énormes d’eau qu’elles consomment pour leur process. Les mentalités doivent encore évoluer à ce niveau. »

Vers une évolution de la réglementation belge et européenne ?

Eric Van Nerom envisage sereinement l’avenir malgré tout : « Si la Belgique – et l’union Européenne, par extension – avaient une réelle ambition écologique sur le sujet, ils auraient à mon sens déjà interdit les adoucisseurs. C’est déjà le cas pour tous les lieux publics en Belgique et en Europe tels que les salles de sport, administrations où il est normalement interdit de mettre à disposition de l’eau traitée chimiquement (décret européen). Ce n’est pas encore le cas pour le privé, mais les pouvoirs publics devront tôt ou tard légiférer sur la question, ainsi que sur celle de la pollution environnementale causée par les techniques « sel » actuelles. Notre solution s’inscrit pleinement dans le cadre de cette révolution écologique. »

Par Aoub Alaoui

Photos PIC

www.anti-calcaire.net/

www.excecon.com

- L’eau ne subit aucune altération de sa qualité, puisqu’il ne s’agit que d’une modification de la structure moléculaire des minéraux et qu’aucun agent extérieur n’est utilisé

- Aucun effet nuisible pour les sols ou les stations d’épuration d’eau n’est occasionné

- Le temps de décharge des aimants permanents se compte en centaines d’années : aucun remplacement n’est donc à prévoir

- Le kit complet ne mesure que quelques centimètres et peut se raccorder en moins d’une heure à la tuyauterie existante : il comprend l’accélérateur ionique, un filtre de 50 à 60 microns et un clapet anti-retour

- La solution fonctionne sans alimentation électrique, ni évacuation d’eau séparée : tout se passe à l’intérieur de l’accélérateur ionique

- Aucune maintenance n’est nécessaire : une fois le raccordement effectué, le système fonctionne à vie, de manière totalement autonome

Des atouts technologiques, que pour l’instant seule la société Vosges, basée à Vicenze, peut se targuer de proposer, d’après Eric Van Nerom et Eddy Van Brempt.

Solution anti-calcaire sans maintenance, 100 % écologique : une petite révolution en marche ?

Il n’épargne ni les particuliers, ni les professionnels : le calcaire, hautement présent dans notre eau de distribution (de 30 à 50 degrés français en Belgique), nuit pratiquement à tous les appareils munis d’un circuit d’eau. Une aubaine pour les fabricants d’adoucisseurs qui ont vu leur chiffre d’affaires décoller ces dernières années. Mais à quel coût ? Et pour quel impact environnemental ? Vosges, un fabricant italien de solutions anti-calcaires, pourrait bien prendre le marché à contre-pied grâce à une approche 100 % écologique encore peu connue chez nous : l’accélérateur ionique. Interview avec ses importateurs/distributeurs exclusifs en Belgique, PIC sprl et Excecon bv.

Responsable de l’usure prématurée de bien des appareils d’électro-ménager, le dépôt de calcaire – ou tartre -, apparaît tôt ou tard lorsque l’on utilise directement l’eau du robinet pour ses besoins domestiques : lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau, chaudière,… Conséquences inévitables : une augmentation significative de la consommation électrique (les résistances électriques devraient chauffer de l’ordre de 10 % en plus, par millimètre de tartre) et des frais de maintenance à répétition. Mais cela ne s’arrête évidemment pas là.

Les industriels ne sont en effet pas épargnés : circuits de refroidissement bouchés, dysfonctionnement des échangeurs, injecteurs, pulvérisateurs, blocage des installations agricoles de goutte-à-goutte, prolifération bactérienne… La baisse de productivité engendrée par les nuisances dues au tartre peut vite représenter un coût non-négligeable pour l’entreprise.

Adoucisseurs : coûteux et pas sans impact pour l’environnement

Les adoucisseurs restent aujourd’hui, et de loin, la solution par défaut. Le procédé consiste à capter les ions calcium et magnésium à l’aide d’une résine. Quand la résine est trop chargée d’ions, le rinçage se fait grâce aux blocs de sels présents dans le réservoir. L’eau en sort ainsi chargée d’ions sodium. L’approche présente toutefois plusieurs inconvénients, et non des moindres.

En plus de l’espace important qu’occupe l’appareil et son coût de maintenance élevé (de 200 à 300€ par an), la régénération de la résine s’accompagne d’effets indésirables sur l’environnement, comme l’explique Eric Van Nerom, gérant chez PIC sprl, importateur et distributeur exclusif de la marque Vosges pour Bruxelles et la Wallonie : « Lorsque la régénération se fait, l’eau saumâtre rejetée termine dans la nappe phréatique, et dans les stations d’épuration. La masse microbienne nécessaire au fonctionnement des stations d’épuration est particulièrement vulnérable à certains agents chimiques tels que les huiles, les hydrocarbures mais aussi les eaux usées d’adoucisseurs. Il en va de même pour la pollution des sols. Une alternative écologique est donc nécessaire. »

Les autres « solutions » curatives très répandues telles que les pastilles anti-tartres vendues en grandes surfaces ne font guère mieux, puisqu’elles se basent également sur des procédés chimiques et terminent in fine à l’égout…

Neutraliser le calcaire de manière écologique

Eric Van Nerom explique pourquoi la solution anti-calcaire du fabricant italien, appelée « New Ara », peut apporter une alternative crédible aux adoucisseurs : « L’accélérateur ionique New Ara consiste en petit corps en laiton chromé de quelques centimètres, comprenant des aimants permanents naturels enrobés de teflon alimentaire. Lorsque l’eau traverse le dispositif, la structure électrostatique des éléments carbonatés est modifiée par l’action du champ magnétique à forte intensité induit (10.000 Gauss), de telle sorte qu’ils ne peuvent plus s’agglomérer. Le calcaire se transforme ainsi en ‘aragonite’, de manière irréversible. On élimine donc pas le calcaire, on le neutralise en le passant sous une forme non-incrustante. Il est ensuite éliminé naturellement par le dynamisme de l’eau. »

Qu’en est-il sur le terrain ?

Eddy Van Brempt d’Excecon bv, responsable pour la Flandre, ainsi qu’Eric Van Nerom na tarissent pas d’exmples : « Nous équipons aussi bien les particuliers, les administrations, le tertiaire que les industriels. Dans le cadre des immeubles à appartements, nous sommes régulièrement amenés à équiper les locaux techniques en remplacement des adoucisseurs, lesquels prennent beaucoup de place et sont coûteux à entretenir. Lorsqu’il s’agit d’une nouvelle construction, il est possible d’installer un seul système qui sera calibré en fonction des besoins de tout l’immeuble. La gamme de débit que nous pouvons offrir est très large : de 35 à 45.000 l/min. Le nombre d’appartements à desservir ne pose donc aucun problème. »

Les administrations publiques semblent aussi rechercher des solutions à la fois plus écologiques et plus économiques. Eric Van Nerom : « Depuis peu, les communes de Woluwe-Saint-Lambert et Lasne commencent à remplacer leurs adoucisseurs par notre solution, dès que l’un d’eux arrive en fin de vie. »

Quid de la durée de vie observée ? La réponse d’Eric Van Nerom est simple : « Nous distribuons depuis 8 ans nos solutions en Belgique : il n’y a jamais eu le moindre retour négatif. Le produit est d’ailleurs garanti à vie. » Un autre argument de poids à mettre à l’actif du fournisseur.

Gagner en visibilité, « un long combat »

On peut dès lors se demander pourquoi une telle solution n’a pas davantage fait parler d’elle, alors qu’aucune autre alternative ne semble exister à ce jour. La réponse tient en deux facteurs, selon Eric Van Nerom : « La solution a beau être d’utilité collective et favorable à l’environnement, le marché des anti-calcaires reste encore aujourd’hui une chasse bien gardée. Pour vous donner un exemple : nous menons un long combat, depuis 3 ans, pour gagner notre place au salon Batibouw, où l’on retrouve près de 14 sociétés de traitement d’eau, dont 13 ne proposent que des solutions à base de sel. Nous participerons au salon Batibouw en 2020. »

L’inertie des entreprises industrielles belges face au changement représente aussi un frein non-négligeable, selon Eric Van Nerom : « Nous avons déjà proposé notre solution – avec succès – dans le secteur alimentaire, notamment chez Vandemoortele en Wallonie. Il reste toutefois encore une énorme marge de progression. L’industrie du papier, les aciéries ou encore les cimenteries tireraient grand profit de notre solution vu les quantités énormes d’eau qu’elles consomment pour leur process. Les mentalités doivent encore évoluer à ce niveau. »

Vers une évolution de la réglementation belge et européenne ?

Eric Van Nerom envisage sereinement l’avenir malgré tout : « Si la Belgique – et l’union Européenne, par extension – avaient une réelle ambition écologique sur le sujet, ils auraient à mon sens déjà interdit les adoucisseurs. C’est déjà le cas pour tous les lieux publics en Belgique et en Europe tels que les salles de sport, administrations où il est normalement interdit de mettre à disposition de l’eau traitée chimiquement (décret européen). Ce n’est pas encore le cas pour le privé, mais les pouvoirs publics devront tôt ou tard légiférer sur la question, ainsi que sur celle de la pollution environnementale causée par les techniques « sel » actuelles. Notre solution s’inscrit pleinement dans le cadre de cette révolution écologique. »

Par Aoub Alaoui

Photos PIC

www.anti-calcaire.net/

www.excecon.com

Des avantages multiples pour une solution encore méconnue

- L’eau ne subit aucune altération de sa qualité, puisqu’il ne s’agit que d’une modification de la structure moléculaire des minéraux et qu’aucun agent extérieur n’est utilisé

- Aucun effet nuisible pour les sols ou les stations d’épuration d’eau n’est occasionné

- Le temps de décharge des aimants permanents se compte en centaines d’années : aucun remplacement n’est donc à prévoir

- Le kit complet ne mesure que quelques centimètres et peut se raccorder en moins d’une heure à la tuyauterie existante : il comprend l’accélérateur ionique, un filtre de 50 à 60 microns et un clapet anti-retour

- La solution fonctionne sans alimentation électrique, ni évacuation d’eau séparée : tout se passe à l’intérieur de l’accélérateur ionique

- Aucune maintenance n’est nécessaire : une fois le raccordement effectué, le système fonctionne à vie, de manière totalement autonome

Des atouts technologiques, que pour l’instant seule la société Vosges, basée à Vicenze, peut se targuer de proposer, d’après Eric Van Nerom et Eddy Van Brempt.