26/06/2024

Rietveld part en guerre contre les peluches de coton

L’eau est une matière première essentielle pour une blanchisserie ; le sort ultérieur de l’eau de lavage joue également un rôle important dans les coûts d’exploitation. Après des années de rejet à l’égout, la blanchisserie Wasserij TONY d’Arendonk estimait début 2021 qu’il était temps de trouver une solution plus économique et écologique pour les eaux de lavage. Après bien de pérégrinations, les 50 m3/jour d’eaux usées industrielles sont désormais purifiées via une roselière PhytoAir et rejetées dans les eaux de surface. Entre-temps, des projets de recyclage de l’eau sont envisagés.

La Wasserij TONY est active depuis 65 ans et se concentre principalement sur le secteur HoReCa. Le linge est principalement constitué de coton et la principale contamination de l’eau de lavage provient des lessives et des détergents. « De nombreux collègues disposent d’un conteneur de purification d’eau doté de solutions de haute technologie telles que de la filtration membranaire et de l’osmose inverse », explique le directeur Luc Wijnen. « Bien sûr, nous avons également étudié cette solution mais les connaissances techniques requises et les coûts d’exploitation étaient disproportionnellement élevés en ce qui nous concerne. Nous sommes vite arrivés à la conclusion qu’une roselière était la solution idoine pour nous. Une fois qu’un tel système naturel est en place, il ne faut plus beaucoup s’en préoccuper. »

Prévenir le colmatage

Du moins, c’est la théorie. Car si le choix d’une roselière était rapidement fait, celui d’un fournisseur avait peut-être lui été fait beaucoup trop vite. « Deux semaines après la construction de notre première roselière, tout était complètement obstrué par des peluches de coton », explique Wijnen. « Le parti avec lequel nous faisions affaire à l’origine n’était pas non plus en mesure de proposer une solution viable. Nous nous sommes ensuite adressés à Rietland. Ils avaient déjà prouvé lors de la phase de devis qu’ils possédaient d’excellentes connaissances techniques. »

Le manager de Rietland, Dion van Oirschot, a immédiatement constaté les dysfonctionnements lors de sa visite sur place. « La roselière n’était pas assez profonde, l’aération était en fait nulle et tous les filtres et ouvertures étaient complètement colmatés. Le coton est effectivement biodégradable, mais il lui faut du temps pour y parvenir. Au lieu du système d’irrigation classique, nous avons donc équipé la roselière rénovée de “risers” : ce sont des tubes aux ouvertures de 32 mm – au lieu des 6 à 8 mm habituels – qui affleurent à la surface du filtre. Les peluches de coton passent parfaitement à travers les orifices et se posent tranquillement à la surface du filtre jusqu’à ce qu’elles soient dégradées. »

Recyclage éventuel

Outre le nouveau système d’irrigation, Rietland fournissait une nouvelle installation d’aération et de pompage et le drainage des effluents a également été revu. Auparavant, ces derniers n’étaient pas versés dans le ruisseau voisin, mais s’infiltraient directement dans le sol. « Ce qui est légalement interdit en Belgique », note van Oirschot. « Heureusement, le fait est actuellement corrigé. Toutes les eaux usées traitées sont désormais correctement rejetées dans les eaux de surface ; depuis la mise en service fin octobre, les analyses mensuelles indépendantes de l’eau n’ont montré que de bons résultats. »

Tellement bons que Wijnen commence progressivement à réfléchir à la prochaine étape. « Le recyclage de l’eau a toujours été notre objectif ; seulement, étant donné l’impact majeur de la qualité de l’eau sur nos machines et l’interaction avec nos détergents, nous voulions d’abord attendre les résultats. Ces derniers ont l’air très bien pour le moment. Dès que notre nouveau bâtiment sera prêt, nous souhaitons certainement explorer davantage la voie du recyclage. »

www.rietland.com

Texte : Elise Noyez

Illustration : Rietland

Rietveld part en guerre contre les peluches de coton

L’eau est une matière première essentielle pour une blanchisserie ; le sort ultérieur de l’eau de lavage joue également un rôle important dans les coûts d’exploitation. Après des années de rejet à l’égout, la blanchisserie Wasserij TONY d’Arendonk estimait début 2021 qu’il était temps de trouver une solution plus économique et écologique pour les eaux de lavage. Après bien de pérégrinations, les 50 m3/jour d’eaux usées industrielles sont désormais purifiées via une roselière PhytoAir et rejetées dans les eaux de surface. Entre-temps, des projets de recyclage de l’eau sont envisagés.

La Wasserij TONY est active depuis 65 ans et se concentre principalement sur le secteur HoReCa. Le linge est principalement constitué de coton et la principale contamination de l’eau de lavage provient des lessives et des détergents. « De nombreux collègues disposent d’un conteneur de purification d’eau doté de solutions de haute technologie telles que de la filtration membranaire et de l’osmose inverse », explique le directeur Luc Wijnen. « Bien sûr, nous avons également étudié cette solution mais les connaissances techniques requises et les coûts d’exploitation étaient disproportionnellement élevés en ce qui nous concerne. Nous sommes vite arrivés à la conclusion qu’une roselière était la solution idoine pour nous. Une fois qu’un tel système naturel est en place, il ne faut plus beaucoup s’en préoccuper. »

Prévenir le colmatage

Du moins, c’est la théorie. Car si le choix d’une roselière était rapidement fait, celui d’un fournisseur avait peut-être lui été fait beaucoup trop vite. « Deux semaines après la construction de notre première roselière, tout était complètement obstrué par des peluches de coton », explique Wijnen. « Le parti avec lequel nous faisions affaire à l’origine n’était pas non plus en mesure de proposer une solution viable. Nous nous sommes ensuite adressés à Rietland. Ils avaient déjà prouvé lors de la phase de devis qu’ils possédaient d’excellentes connaissances techniques. »

Le manager de Rietland, Dion van Oirschot, a immédiatement constaté les dysfonctionnements lors de sa visite sur place. « La roselière n’était pas assez profonde, l’aération était en fait nulle et tous les filtres et ouvertures étaient complètement colmatés. Le coton est effectivement biodégradable, mais il lui faut du temps pour y parvenir. Au lieu du système d’irrigation classique, nous avons donc équipé la roselière rénovée de “risers” : ce sont des tubes aux ouvertures de 32 mm – au lieu des 6 à 8 mm habituels – qui affleurent à la surface du filtre. Les peluches de coton passent parfaitement à travers les orifices et se posent tranquillement à la surface du filtre jusqu’à ce qu’elles soient dégradées. »

Recyclage éventuel

Outre le nouveau système d’irrigation, Rietland fournissait une nouvelle installation d’aération et de pompage et le drainage des effluents a également été revu. Auparavant, ces derniers n’étaient pas versés dans le ruisseau voisin, mais s’infiltraient directement dans le sol. « Ce qui est légalement interdit en Belgique », note van Oirschot. « Heureusement, le fait est actuellement corrigé. Toutes les eaux usées traitées sont désormais correctement rejetées dans les eaux de surface ; depuis la mise en service fin octobre, les analyses mensuelles indépendantes de l’eau n’ont montré que de bons résultats. »

Tellement bons que Wijnen commence progressivement à réfléchir à la prochaine étape. « Le recyclage de l’eau a toujours été notre objectif ; seulement, étant donné l’impact majeur de la qualité de l’eau sur nos machines et l’interaction avec nos détergents, nous voulions d’abord attendre les résultats. Ces derniers ont l’air très bien pour le moment. Dès que notre nouveau bâtiment sera prêt, nous souhaitons certainement explorer davantage la voie du recyclage. »

www.rietland.com

Texte : Elise Noyez

Illustration : Rietland