02/10/2023

Rénovation ultra-rapide d’une station d’épuration biologique d’eaux usées

Dans des circonstances idéales, une station d’épuration moderne d’eaux usées peut être entièrement construite à partir de zéro. Cependant, lorsque le temps est compté, la rénovation de l’infrastructure existante – bien qu’indéniablement plus complexe – s’avère souvent être l’option préférée. C’est également le cas chez Cosun Beet Company, une usine sucrière de Dinteloord aux Pays-Bas. Un bassin d’aération y devait être entièrement rénové entre deux campagnes de production. Un projet qui n’était pas sans rebondissements inattendus.

Le bassin d’aération en question datait encore des années 70 et devait être vidé annuellement pour des travaux d’entretien. En combinaison avec une installation de plus en plus obsolète et la recherche d’une efficience et d’une capacité de production accrues, Cosun Beet Company décidait donc de soumettre le système d’épuration biologique d’eau à une rénovation en profondeur. « Dans un scénario idéal, nous aurions complètement démoli le bassin existant puis l’aurions remplacé par un nouveau ; malheureusement, le temps nous était compté », explique Peter Vergauwen, chef de projet chez Trevi. « En effet, l’ensemble du projet devait être réalisé entre février et septembre 2023. Plus encore, une partie de la production devait également être possible en mai. »

Design optimisé

Bien que le client eût déjà un concept technique sur papier avant l’attribution du projet, ce sont les petits ajustements et optimisations suggérés par Vergauwen et son équipe qui ont été le facteur décisif dans le choix de Trevi. Par exemple, le débit a été ajusté et divers volumes revus. « Nous sommes très satisfaits de la manière dont nous avons conjointement affinés l’ingénierie », souligne Arne de Nooijer qui a été nommé chef de projet par Cosun Beet Company. « Combiné à la valeur ajoutée technique des panneaux d’aération Messner à fines bulles proposés par Trevi, le résultat se déclinait par une solution innovante et efficace. » Elle inclut l’élimination de l’azote en deux étapes, avec une dénitrification et une post-aération supplémentaires après la dénitrification et la nitrification initiales.

Réagir vite, même dans des circonstances imprévisibles

Sur place, le projet comprenait outre la démolition d’infrastructures redondantes des travaux d’excavation, de fondation, de construction, en acier, de tuyauterie et d’installation. Vergauwen : « Le nouveau bassin a été construit dans le périmètre de l’original, quoiqu’à deux mètres de profondeur en plus. En conséquence, le sol se retrouvait sous le niveau de la nappe phréatique, ce qui imposait des exigences supplémentaires à la fois à l’exécution et aux fondations. De plus, diverses canalisations passent également sous les bassins et donc entre les pieux de fondation, de sorte que tout devait vraiment être coulé au millimètre près. »

« Le plus grand défi, cependant, a été la modification soudaine du statut de l’épuration », convient de Nooijer. « En effet, elle était requalifiée en épuration des eaux industrielles au lieu d’épuration des eaux usées ; cela signifiait que le bassin devait répondre à des exigences de densité des liquides beaucoup plus élevées. Nous étions informés du fait juste avant le début des travaux de génie civil. » Vergauwen : « Les nouvelles exigences impactaient principalement la quantité d’acier et de béton à travailler dans le projet, mais tout cela a été parfaitement résolu grâce à notre partenaire architectural Strukton. Entre-temps, la densité de liquides a également été certifiée par l’organisme externe, Antea Group, et l’épuration a pu être mise en service dans les délais. »

https://trevi-env.com/

Texte : Elise Noyez

Photos : Trevi

Rénovation ultra-rapide d’une station d’épuration biologique d’eaux usées

Dans des circonstances idéales, une station d’épuration moderne d’eaux usées peut être entièrement construite à partir de zéro. Cependant, lorsque le temps est compté, la rénovation de l’infrastructure existante – bien qu’indéniablement plus complexe – s’avère souvent être l’option préférée. C’est également le cas chez Cosun Beet Company, une usine sucrière de Dinteloord aux Pays-Bas. Un bassin d’aération y devait être entièrement rénové entre deux campagnes de production. Un projet qui n’était pas sans rebondissements inattendus.

Le bassin d’aération en question datait encore des années 70 et devait être vidé annuellement pour des travaux d’entretien. En combinaison avec une installation de plus en plus obsolète et la recherche d’une efficience et d’une capacité de production accrues, Cosun Beet Company décidait donc de soumettre le système d’épuration biologique d’eau à une rénovation en profondeur. « Dans un scénario idéal, nous aurions complètement démoli le bassin existant puis l’aurions remplacé par un nouveau ; malheureusement, le temps nous était compté », explique Peter Vergauwen, chef de projet chez Trevi. « En effet, l’ensemble du projet devait être réalisé entre février et septembre 2023. Plus encore, une partie de la production devait également être possible en mai. »

Design optimisé

Bien que le client eût déjà un concept technique sur papier avant l’attribution du projet, ce sont les petits ajustements et optimisations suggérés par Vergauwen et son équipe qui ont été le facteur décisif dans le choix de Trevi. Par exemple, le débit a été ajusté et divers volumes revus. « Nous sommes très satisfaits de la manière dont nous avons conjointement affinés l’ingénierie », souligne Arne de Nooijer qui a été nommé chef de projet par Cosun Beet Company. « Combiné à la valeur ajoutée technique des panneaux d’aération Messner à fines bulles proposés par Trevi, le résultat se déclinait par une solution innovante et efficace. » Elle inclut l’élimination de l’azote en deux étapes, avec une dénitrification et une post-aération supplémentaires après la dénitrification et la nitrification initiales.

Réagir vite, même dans des circonstances imprévisibles

Sur place, le projet comprenait outre la démolition d’infrastructures redondantes des travaux d’excavation, de fondation, de construction, en acier, de tuyauterie et d’installation. Vergauwen : « Le nouveau bassin a été construit dans le périmètre de l’original, quoiqu’à deux mètres de profondeur en plus. En conséquence, le sol se retrouvait sous le niveau de la nappe phréatique, ce qui imposait des exigences supplémentaires à la fois à l’exécution et aux fondations. De plus, diverses canalisations passent également sous les bassins et donc entre les pieux de fondation, de sorte que tout devait vraiment être coulé au millimètre près. »

« Le plus grand défi, cependant, a été la modification soudaine du statut de l’épuration », convient de Nooijer. « En effet, elle était requalifiée en épuration des eaux industrielles au lieu d’épuration des eaux usées ; cela signifiait que le bassin devait répondre à des exigences de densité des liquides beaucoup plus élevées. Nous étions informés du fait juste avant le début des travaux de génie civil. » Vergauwen : « Les nouvelles exigences impactaient principalement la quantité d’acier et de béton à travailler dans le projet, mais tout cela a été parfaitement résolu grâce à notre partenaire architectural Strukton. Entre-temps, la densité de liquides a également été certifiée par l’organisme externe, Antea Group, et l’épuration a pu être mise en service dans les délais. »

https://trevi-env.com/

Texte : Elise Noyez

Photos : Trevi