Récupération de l’eau dans les piscines publiques

L’eau de rinçage trouve une seconde vie

Les périodes de sécheresse à répétition montrent clairement que l’approvisionnement en eau ne peut plus être garanti. Afin de réduire structurellement leur consommation d’eau potable et leurs besoins en énergie, des piscines publiques traitent et recyclent l’eau de rinçage de leurs systèmes de filtration.

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L’installation UF/RO d’Aramis.

Fin juillet 2026, nous étions à nouveau en alerte orange sécheresse. Selon l’Agence flamande pour l’environnement (VMM), près des trois quarts des nappes phréatiques avaient un niveau bas, voire très bas, pour la saison. Pour les piscines publiques, qui ont continuellement besoin de faire l’appoint en eau, réutiliser celle-ci n’est donc plus une option : chaque mètre cube d’eau réutilisé sur place réduit la pression sur le réseau d’eau potable et améliore la fiabilité de l’exploitation.

Préserver l’eau là où elle est utilisée

Les filtres des piscines sont périodiquement rincés à contre-courant pour éliminer les saletés accumulées. Cette opération génère un flux important et prévisible d’eau chaude de rinçage qui, traditionnellement, est rejeté dans le réseau d’égouts. Ce rejet entraîne un gaspillage d’eau et de coûts d’évacuation, mais aussi d’énergie nécessaire au chauffage de l’eau. Ce flux d’eaux usées étant présent sur chaque site, il offre une opportunité concrète de réduire structurellement la consommation d’eau.

Transformer l’eau de rinçage en eau de process réutilisable

Dans l’installation UF/RO, l’eau de rinçage est d’abord collectée dans une cuve tampon. Une préfiltration mécanique élimine les contaminants grossiers. Ensuite, l’ultrafiltration (UF) élimine les matières en suspension, les colloïdes et les microorganismes. Le perméat de l’unité UF est stocké temporairement, garantissant ainsi le découplage hydraulique entre l’UF et l’osmose inverse, ainsi qu’un fonctionnement stable, même en cas de fluctuations du débit. L’osmose inverse (RO) élimine ensuite les sels dissous et autres substances. Selon l’application, le perméat peut être conditionné pour produire une eau réutilisable comme eau d’appoint ou eau de process. Il reste un flux de concentré non réutilisable, de faible débit.

Récupérer l’eau et la chaleur

Un circuit d’eau totalement fermé est impossible car il faut constamment compenser l’évaporation et le rejet du concentré par de l’eau de ville. L’eau de ville est optimisée avant son utilisation : dans un échangeur de chaleur, le concentré chaud résiduel de l’unité RO cède sa chaleur à l’eau de ville froide, réduisant ainsi la quantité d’énergie nécessaire pour amener l’eau d’appoint à la température de l’eau du bassin.

Investir dans la résilience hydrique

Récupérer l’eau est plus complexe que la simple réutilisation d’un flux. Sur le plan technique, chaque installation est unique en raison des variations de qualité de l’eau, du degré de pollution et des conditions d’exploitation. Aramis Water Solutions s’appuie sur 30 années d’expérience pour développer des solutions qui gèrent cette complexité tout en contribuant à réduire la consommation d’eau, à augmenter l’efficacité énergétique et à renforcer la résilience hydrique.

D’installation locale à nouveau standard

À l’exemple de différents parcs aquatiques, Sportoase a opté pour le déploiement de la solution UF/RO sur ses sites. L’installation modulaire et automatisée est toujours adaptée au profil d’utilisation spécifique de chaque site. Des circuits de nettoyage et de conditionnement intégrés assurent un fonctionnement stable des membranes, avec une surveillance continue du débit, de la pression, de la conductivité, des niveaux des cuves tampons et des paramètres de qualité. Ainsi, les économies d’eau peuvent être mesurées et un système de récupération local s’affirmer en tant qu’approche reproductible pour une gestion durable des piscines.

Par Triene Gheysens - photo: Aramis

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