18/12/2018

Les micropolluants, ou trop de sel, sont malvenus dans les effluents industriels

Les rejets d’effluents industriels font l’objet de normes très strictes. Réaliser un screening régulier de la qualité des effluents est d’une importance cruciale, après le traitement interne des eaux usées. C’est pourquoi les entreprises industrielles s’adressent à Epas. La filiale de Veolia a créé un nouvel appareil d’analyse en ligne (Frogbox) qui pourrait devenir un nouveau standard.

Même si votre entreprise a investi dans une installation d’épuration des eaux, cela ne signifie pas que la qualité de l’effluent répond aux normes en vigueur. Pour avoir toute certitude à cet égard, beaucoup d’entreprises prennent contact avec Epas.

Faune et flore

« L’effluent rejeté dans l’égout peut contenir des substances écotoxiques, par exemple, des micropolluants », explique Farida Doulami, CEO chez Epas. « Les eaux contaminées par des micropolluants ont un impact négatif sur la faune et la flore. Et même sur la santé humaine, parce qu’en Flandre, en tout cas, l’eau du réseau de distribution est produite souvent avec de l’eau de surface ayant fait l’objet d’un traitement d’épuration. »

Via un screening, Epas vérifie quels sont les composants qui subsistent dans l’effluent, suite à quoi l’entreprise cliente peut faire des essais avec les techniques disponibles pour déterminer la solution la plus adéquate permettant d’éliminer les substances toxiques. « Dans notre laboratoire, nous analysons des échantillons d’effluent pour vérifier, au cas par cas, l’efficacité d’un post-traitement (par exemple physico-chimique, charbon actif, filtre à sable ou ozone), et quelles sont les modifications à apporter dans le processus de production de l’entreprise concernée. Il peut s’agir tout simplement d’un prétraitement de certains flux partiels. »

Tests complémentaires

D’une manière générale, même un excès de sel dans l’effluent peut avoir des conséquences. « Dans ce cas, on ne peut pas se limiter à un traitement biologique ou physico-chimique, il faut réaliser des essais complémentaires pour vérifier l’incidence sur les poissons ou les algues, pour déterminer s’il faut ajouter une unité d’osmose inverse, avant la micro filtration ou l’ultra filtration. Un excès de sel dans l’effluent est tout aussi dommageable que la présence de (micro) polluants. »

La cause d’un impact sur l’environnement ne résulte pas nécessairement d’un défaut dans la station d’épuration des eaux usées. « Le plus souvent, une station d’épuration interne à l’entreprise est surtout destinée à éliminer la plupart des huiles minérales, particules en suspension et particules organiques à l’issue du processus de production, elle n’est pas forcément en mesure d’éliminer les composants plus spécifiques. Pour cela, il faut un traitement tertiaire (post traitement), ou des adaptations dans la production, par exemple, certains flux partiels sont dirigés dans un autre circuit pour éviter le mélange avec les eaux usées. »

Beaucoup d’entreprises optent pour une démarche pro-active, et fournissent des échantillons à Epas. « Lorsque l’écotoxicité de l’effluent est avérée, suite à des contrôles réalisés par les pouvoirs publics, l’entreprise concernée doit faire analyser ses effluents plusieurs fois par an et rédiger un plan d’action visant à réduire l’impact. »

FrogBox®

Dans ce contexte, FrogBox peut apporter une valeur ajoutée. Ce nouvel outil est le résultat de cinq années de développement R&D réalisé par Veolia et Epas, un système récompensé par un Life Best-Award. « Cet appareil permet d’évaluer directement sur place et en ligne la présence de perturbateurs endocriniens. La détermination du potentiel perturbateur est basé sur l’utilisation d’organismes aquatiques (larves Xenopus ou larves Medaka). Ces organismes sont pourvus de ‘marqueurs’ génétiques, qui déclenchent une réaction naturelle de fluorescence au contact avec des micropolluants et des perturbateurs endocriniens. Les larves sont placées dans des cartouches utilisables telles quelles, permettant de réaliser des essais pendant environ une semaine. Les larves traversent une cellule de mesure transparente placée dans l’appareil FrogBox® et le degré de fluorescence est mesuré directement. L’intensité de la fluorescence varie selon le taux de perturbateurs endocriniens dans l’eau », poursuit Farida Doulami.

Epas et VMM se proposent de déterminer dans quelle mesure l’appareil FrogBox pourrait être standardisé comme procédure d’essai à l’usage des entreprises confrontées à cette problématique.

Accompagnement

La prestation de service d’Epas ne se limite pas à réaliser des essais. « Lorsque les entreprises sont tenues de rédiger un plan d’action, nous pouvons leur venir en aide. Après avoir déterminé la meilleure technique disponible pour améliorer la qualité de leur effluent, nous définissons un concept et, pour la réalisation, nous prenons contact avec les fournisseurs adéquats. Avec nos 27 années d’expérience dans le domaine de l’épuration des eaux usées pour la plupart des secteurs industriels (huile & gaz, alimentation & boissons, secteur pharma,…), les multinationales, implantées ou non en Belgique, nous chargent souvent de réaliser des projets à l’étranger. Nos experts développent et organisent des formations spécifiques concernant la manière de résoudre les problèmes d’effluent. De plus, nos ingénieurs, via la plateforme de compétences Veolia, sont en permanence au courant des nouveaux développements technologiques. »

Par Bart Vancauwenberghe

Photos Epas

www.epasconsultancy.com

Les micropolluants, ou trop de sel, sont malvenus dans les effluents industriels

Les rejets d’effluents industriels font l’objet de normes très strictes. Réaliser un screening régulier de la qualité des effluents est d’une importance cruciale, après le traitement interne des eaux usées. C’est pourquoi les entreprises industrielles s’adressent à Epas. La filiale de Veolia a créé un nouvel appareil d’analyse en ligne (Frogbox) qui pourrait devenir un nouveau standard.

Même si votre entreprise a investi dans une installation d’épuration des eaux, cela ne signifie pas que la qualité de l’effluent répond aux normes en vigueur. Pour avoir toute certitude à cet égard, beaucoup d’entreprises prennent contact avec Epas.

Faune et flore

« L’effluent rejeté dans l’égout peut contenir des substances écotoxiques, par exemple, des micropolluants », explique Farida Doulami, CEO chez Epas. « Les eaux contaminées par des micropolluants ont un impact négatif sur la faune et la flore. Et même sur la santé humaine, parce qu’en Flandre, en tout cas, l’eau du réseau de distribution est produite souvent avec de l’eau de surface ayant fait l’objet d’un traitement d’épuration. »

Via un screening, Epas vérifie quels sont les composants qui subsistent dans l’effluent, suite à quoi l’entreprise cliente peut faire des essais avec les techniques disponibles pour déterminer la solution la plus adéquate permettant d’éliminer les substances toxiques. « Dans notre laboratoire, nous analysons des échantillons d’effluent pour vérifier, au cas par cas, l’efficacité d’un post-traitement (par exemple physico-chimique, charbon actif, filtre à sable ou ozone), et quelles sont les modifications à apporter dans le processus de production de l’entreprise concernée. Il peut s’agir tout simplement d’un prétraitement de certains flux partiels. »

Tests complémentaires

D’une manière générale, même un excès de sel dans l’effluent peut avoir des conséquences. « Dans ce cas, on ne peut pas se limiter à un traitement biologique ou physico-chimique, il faut réaliser des essais complémentaires pour vérifier l’incidence sur les poissons ou les algues, pour déterminer s’il faut ajouter une unité d’osmose inverse, avant la micro filtration ou l’ultra filtration. Un excès de sel dans l’effluent est tout aussi dommageable que la présence de (micro) polluants. »

La cause d’un impact sur l’environnement ne résulte pas nécessairement d’un défaut dans la station d’épuration des eaux usées. « Le plus souvent, une station d’épuration interne à l’entreprise est surtout destinée à éliminer la plupart des huiles minérales, particules en suspension et particules organiques à l’issue du processus de production, elle n’est pas forcément en mesure d’éliminer les composants plus spécifiques. Pour cela, il faut un traitement tertiaire (post traitement), ou des adaptations dans la production, par exemple, certains flux partiels sont dirigés dans un autre circuit pour éviter le mélange avec les eaux usées. »

Beaucoup d’entreprises optent pour une démarche pro-active, et fournissent des échantillons à Epas. « Lorsque l’écotoxicité de l’effluent est avérée, suite à des contrôles réalisés par les pouvoirs publics, l’entreprise concernée doit faire analyser ses effluents plusieurs fois par an et rédiger un plan d’action visant à réduire l’impact. »

FrogBox®

Dans ce contexte, FrogBox peut apporter une valeur ajoutée. Ce nouvel outil est le résultat de cinq années de développement R&D réalisé par Veolia et Epas, un système récompensé par un Life Best-Award. « Cet appareil permet d’évaluer directement sur place et en ligne la présence de perturbateurs endocriniens. La détermination du potentiel perturbateur est basé sur l’utilisation d’organismes aquatiques (larves Xenopus ou larves Medaka). Ces organismes sont pourvus de ‘marqueurs’ génétiques, qui déclenchent une réaction naturelle de fluorescence au contact avec des micropolluants et des perturbateurs endocriniens. Les larves sont placées dans des cartouches utilisables telles quelles, permettant de réaliser des essais pendant environ une semaine. Les larves traversent une cellule de mesure transparente placée dans l’appareil FrogBox® et le degré de fluorescence est mesuré directement. L’intensité de la fluorescence varie selon le taux de perturbateurs endocriniens dans l’eau », poursuit Farida Doulami.

Epas et VMM se proposent de déterminer dans quelle mesure l’appareil FrogBox pourrait être standardisé comme procédure d’essai à l’usage des entreprises confrontées à cette problématique.

Accompagnement

La prestation de service d’Epas ne se limite pas à réaliser des essais. « Lorsque les entreprises sont tenues de rédiger un plan d’action, nous pouvons leur venir en aide. Après avoir déterminé la meilleure technique disponible pour améliorer la qualité de leur effluent, nous définissons un concept et, pour la réalisation, nous prenons contact avec les fournisseurs adéquats. Avec nos 27 années d’expérience dans le domaine de l’épuration des eaux usées pour la plupart des secteurs industriels (huile & gaz, alimentation & boissons, secteur pharma,…), les multinationales, implantées ou non en Belgique, nous chargent souvent de réaliser des projets à l’étranger. Nos experts développent et organisent des formations spécifiques concernant la manière de résoudre les problèmes d’effluent. De plus, nos ingénieurs, via la plateforme de compétences Veolia, sont en permanence au courant des nouveaux développements technologiques. »

Par Bart Vancauwenberghe

Photos Epas

www.epasconsultancy.com