13/03/2019

Les entreprises passent à la vitesse supérieure pour protéger notre planète

Pollutec 2018

À l’occasion de son 40e anniversaire, le salon professionnel Pollutec a accueilli presque 70 100 participants, venus de 128 pays différents. Cet événement très international est devenu le rendez-vous d’affaires de la croissance verte. Les questions liées à l’environnement et l’énergie sont de plus en plus prioritaires, également pour les professionnels qui appliquent l’économie circulaire et proposent des solutions concrètes pour une gestion optimisée des ressources. La preuve : les multiples innovations que les entreprises ont présentées à Eurexpo Lyon. Stéphanie Gay-Torrente, directrice générale de Pollutec, et Hélène Bouillon-Duparc, contact de presse pour les innovations, nous procurent plus d’infos sur le salon professionnel et ses innovations.

« Nous visons le marché européen évidemment, mais aussi les marchés de pays d’Asie, d’Asie du Sud-Est, d’Afrique, d’Amérique du Sud,… », explique Stéphanie Gay-Torrente. « Nous avons donc une représentation côté visiteurs qui est très large, avec des besoins justement qui sont tout à fait aussi différents de par le monde. Des besoins qui sont portés par des industriels, des collectivités, des acteurs du bâtiment et également des agriculteurs. Sur certains enjeux spécifiques, nous travaillons aussi sur le domaine hospitalier. La préoccupation est qu’un lit à l’hôpital consomme deux fois plus d’eau qu’un lit à la maison. Il faut savoir que le besoin en eau est énorme, à la fois sur les besoins en eau proprement dits, mais également sur les enjeux de traitement. Nous avons donc une diversité de profils de professionnels et d’horizons tout à fait différents avec des problématiques territoriales qui nécessitent effectivement des solutions adaptées aux besoins. Ça, c’est quelque chose de complètement atypique. »

« Pour 2018 en particulier, nous avons mis l’accent sur les enjeux industriels de plus en plus importants, les enjeux d’économie circulaire, d’efficacité énergétique, d’efficacité hydrique. Nous avons également une représentation des collectivités locales qui s’élargit avec des directions techniques qui se rendent traditionnellement au salon. Mais nous sommes aussi allés chercher les décideurs des territoires engagés dans des économies circulaires. Cela nous amène aussi de nouveaux profils de visiteurs issus du monde entier. Cet enjeu d’économie circulaire est traité partout dans le monde et notamment dans des pays du Sud avec des participations intéressantes. Le Sommet des villes et territoires engagés dans une économie circulaire a justement été créé pour attirer sur Pollutec ces décideurs des territoires qui doivent organiser différemment leur approche des déchets mais également de gestion au niveau du territoire. Cela se traduit par une évolution nouvelle de notre visitorat, avec à la fois des décideurs politiques et économiques et des acteurs techniques de mise en œuvre. »

« Historiquement, Pollutec est un salon extrêmement technique, et ces nouveaux sujets élargissent précisément encore le prisme. C’est un salon qui s’adresse encore toujours aux techniciens bien sûr, mais qui est également capable de s’adresser au décideurs afin d’orienter des décisions pour engager des projets, aller chercher des financements, trouver de nouveaux partenaires, ... »

Pollutec 2018 a enregistré 2161 exposants et a présenté 156 solutions innovantes, dont 40 dans le domaine de l’eau. « Dans les tendances fortes », indique Stéphanie Gay-Torrente, « l’efficience hydrique est le sujet que l’on retrouve assez majoritairement dans les innovations présentées en 2018. On en perçoit tout l’enjeu à la fois pour l’industrie, dans les process industriels, mais également pour la collectivité sur la gestion des canalisations et des réseaux. Donc, effectivement, cela va donner lieu à des solutions dans différents domaines, mais notamment avec l’apparition de plus en plus massive des acteurs du numérique, des objets connectés, avec des start-ups justement qui présentent des solutions dans ces domaines. Voilà pour l’image globale des tendances de l’année. »

L’évolution de Pollutec

Pollutec existe depuis 1978. Au départ, l’accent était mis sur le traitement des pollutions et des nuisances, mais au fil du temps des solutions se sont de plus en plus développées vers la préservation de l’environnement et vers les enjeux de gestion des ressources. Stéphanie Gay-Torrente: « C’est là où l’économie circulaire et l’efficacité énergétique prennent toute leur place et permettent d’avoir un Pollutec qui est plus dans l’accompagnement de la transformation, de la transformation moderne, en s’appuyant justement sur la synergie des filières assemblées. Certes, si on parle d’économie circulaire on a besoin de tous les acteurs qui doivent travailler ensemble et inventer de nouveaux modèles pour des projets territoriaux et des projets industriels. Sans cet échange et cette collaboration, l’économie circulaire n’existe pas. »

« Le rassemblement de toutes les filières de l’environnement depuis 40 ans, est ce que l’économie circulaire pouvait faire mieux, en montrant justement comment on pouvait s’inspirer des évolutions dans certains secteurs d’activité au travers d’échanges. En parlant avec son voisin et en lui disant : « Vous êtes dans l’environnment, et moi plutôt dans la construction. Si on travaillait ensemble, pourrions-nous réaliser des projets ? » Voilà, nous sommes vraiment dans ce rassemblement de conscience avec ces nouveaux modèles. C’est assez passionnant, et cela donne un visage encore différent des éditions précédentes. »

« Pollutec est idéal pour ce rassemblement, parce que toutes les parties prenantes sont rassemblées et du coup cela donne envie à d’autres industries qui ne sont pas là de venir », précise Stéphanie Gay-Torrente. « Nous sommes à la fois rassembleurs et fédérateurs, mais ce rassemblement est créateur de nouvelles relations et de nouvelles opportunités de collaboration pour répondre à des projets portés par des acteurs qui cherchent de plus en plus à réduire leur impact sur les ressources et le climat. La prise de conscience sur les enjeux du réchauffement climatique et de l’épuisement des ressources est en effet prégnante. Ici en Europe, nous avons de l’eau potable, de l’eau au robinet, l’électricité, mais il y a beaucoup de pays du Sud, et même pas loin de chez nous, qui ont des vrais enjeux sur tous ces sujets-là et ça fait vraiment bouger les lignes. »

Innovations intéressantes

Et pour faire bouger les lignes, les innovations à Pollutec jouent un rôle principal, grâce aux start-ups, technologies, méthodes organisationnelles, thèmes émergents, approches nouvelles …

« L’aspect eau est énorme à Pollutec », nous fait savoir Hélène Bouillon-Duparc. « Il y a le côté gestion des ressources et le côté gestion des réseaux. Les aspects sont multiples. C’est à dire tout ce qui est efficacité hydrique, tout ce qui concerne l’utilisation d’autres sources à exploiter comme les eaux pluviales, les eaux usées et l’eau que nous pouvons récupérer par le dessalement – pas seulement l’eau de mer mais aussi les eaux saumâtres ou stagnantes. »

Par exemple, Chemdoc Water Technologies a présenté une unité compacte de dessalement membranaire pour eaux saumâtres à salinité variable. « Cela ne se faisait pas jusque-là. Il fallait que ce soit de l’eau de mer avec toujours la même teneur en sel. Il s’agit donc de quelque chose d’assez exceptionnel. » Chemdoc a également dévoilé une nouvelle solution de reuse des eaux usées industrielles dans les process.

Dans le cadre d’un projet Interreg mené au sein de l’éco-quartier « Café Congé » à Anvers, l’entreprise française Nereus a installé dans un restaurant un équipement destiné à permettre la consommation de l’eau récupérée à partir des eaux grises de ce restaurant, incluant entre autres les effluents de cuisine. L’équipement est placé dans un conteneur entièrement aménagé. Cette innovation est l’une des trois lauréates des Vitrines de l’Innovation 2018 à Pollutec avec le Pexe-Les éco-enterprises de France.

Hélène Bouillon-Duparc souligne deux autres innovations: « Stradal a construit un séparateur vortex hydrodynamique avancé pour eaux pluviales. » Julien Pery, responsable développement chez Hydro International, partenair de Stradal : « Conçu pour un maximum de flexibilité sur site, le système permet un traitement polyvalent des Matières En Suspension (MES), des déchets et des flottants, ce qui permet aux ingénieurs de maximiser la surface de site disponible sans compromettre la qualité de traitement des eaux pluviales. » Hélène Bouillon-Duparc : « Tencate Geosynthetics a lancé une toute nouvelle solution capable de fixer et éliminer naturellement les hydrocarbures des eaux de ruissellement comme, mar exemple, les eaux qui passent sur un parking quand il pleut très fort. Les eaux de ruisssellement finissent toujours par rejoindre le sol. Mais avec cette solution, elles sont filtrées avant par une membrane équipée de microbiotes naturels et durables. L’aquatextile oléo-dépolluant GeoClean laisse ainsi s’infiltrer une eau propre dans les sols et les nappes phréatiques. »

Dans le domaine de la ressource eau, un autre aspect fondamental et celui de la détection de fuite. « Hydroscan opère la détection de fuites invisibles dans les canalisations. Ce qui est intéressant c’est que dès que c’est signalé, il y a une alerte”, précise Hélène Bouillon-Duparc. « On est vraiment dans le temps réel, ce qui évite des surconsommations importantes. »

Plus que jamais, de nombreuses start-ups et entreprises aguerries se préoccupent de l’avenir de notre planète et passent à la vitesse supérieure pour trouver des solutions visant à protéger l’environnement et à lutter contre le réchauffement climatique.

Par Gianni D’Angelo

www.pollutec.be

C4Hydro : détection et dénombrement en 48 heures des Legionella pneumophila dans l’eau.

Ethera : solution de monitoring de la trichloramine dans les piscines.

Harsonic Ultrasound Biofilm Removal: solution qui permet d’éviter le dépôt de fer et de manganèse dans les trous de forage.

Seepex France : système de transport de boues sur longues distances via injection d’air comprimé et de polymère.

Xylem Analytics France : analyseur de PO4 ou NH4 économe en réactifs.

STEPsol : batterie hydraulique et durable couplée à du solaire. C’est une solution qui est capable de produire et stocker de l’énergie en couplant le photovoltaïque et la technologie de micro-STEP (station de transfert d’énergie par pompage). Le jour, les panneaux solaires alimentent un village et le surplus d’électricité sert à actionner une pompe qui monte l’eau d’un bassin bas vers un bassin haut. Ensuite lorsque la production solaire est insuffisante, l’eau redescend et actionne un turbine qui produit de l’électricité. Stéphanie Gay-Torrent : « Ce n’est pas une solution de réseau d’eau mais une solution qui utilise l’eau pour produire de l’énergie sans la grosse infrastructure du barrage et sans impacter les sols, la biodiversité ni rien. Et on apporte une aide très symbolique sur un sujet qui nous tient à cœur : le rassemblement de filières environnementales et énergétiques. » Cette innovation a également été primée dans le cadre des Vitrines de l’Innovation 2018 à Pollutec.

Les entreprises passent à la vitesse supérieure pour protéger notre planète

Pollutec 2018

À l’occasion de son 40e anniversaire, le salon professionnel Pollutec a accueilli presque 70 100 participants, venus de 128 pays différents. Cet événement très international est devenu le rendez-vous d’affaires de la croissance verte. Les questions liées à l’environnement et l’énergie sont de plus en plus prioritaires, également pour les professionnels qui appliquent l’économie circulaire et proposent des solutions concrètes pour une gestion optimisée des ressources. La preuve : les multiples innovations que les entreprises ont présentées à Eurexpo Lyon. Stéphanie Gay-Torrente, directrice générale de Pollutec, et Hélène Bouillon-Duparc, contact de presse pour les innovations, nous procurent plus d’infos sur le salon professionnel et ses innovations.

« Nous visons le marché européen évidemment, mais aussi les marchés de pays d’Asie, d’Asie du Sud-Est, d’Afrique, d’Amérique du Sud,… », explique Stéphanie Gay-Torrente. « Nous avons donc une représentation côté visiteurs qui est très large, avec des besoins justement qui sont tout à fait aussi différents de par le monde. Des besoins qui sont portés par des industriels, des collectivités, des acteurs du bâtiment et également des agriculteurs. Sur certains enjeux spécifiques, nous travaillons aussi sur le domaine hospitalier. La préoccupation est qu’un lit à l’hôpital consomme deux fois plus d’eau qu’un lit à la maison. Il faut savoir que le besoin en eau est énorme, à la fois sur les besoins en eau proprement dits, mais également sur les enjeux de traitement. Nous avons donc une diversité de profils de professionnels et d’horizons tout à fait différents avec des problématiques territoriales qui nécessitent effectivement des solutions adaptées aux besoins. Ça, c’est quelque chose de complètement atypique. »

« Pour 2018 en particulier, nous avons mis l’accent sur les enjeux industriels de plus en plus importants, les enjeux d’économie circulaire, d’efficacité énergétique, d’efficacité hydrique. Nous avons également une représentation des collectivités locales qui s’élargit avec des directions techniques qui se rendent traditionnellement au salon. Mais nous sommes aussi allés chercher les décideurs des territoires engagés dans des économies circulaires. Cela nous amène aussi de nouveaux profils de visiteurs issus du monde entier. Cet enjeu d’économie circulaire est traité partout dans le monde et notamment dans des pays du Sud avec des participations intéressantes. Le Sommet des villes et territoires engagés dans une économie circulaire a justement été créé pour attirer sur Pollutec ces décideurs des territoires qui doivent organiser différemment leur approche des déchets mais également de gestion au niveau du territoire. Cela se traduit par une évolution nouvelle de notre visitorat, avec à la fois des décideurs politiques et économiques et des acteurs techniques de mise en œuvre. »

« Historiquement, Pollutec est un salon extrêmement technique, et ces nouveaux sujets élargissent précisément encore le prisme. C’est un salon qui s’adresse encore toujours aux techniciens bien sûr, mais qui est également capable de s’adresser au décideurs afin d’orienter des décisions pour engager des projets, aller chercher des financements, trouver de nouveaux partenaires, ... »

Pollutec 2018 a enregistré 2161 exposants et a présenté 156 solutions innovantes, dont 40 dans le domaine de l’eau. « Dans les tendances fortes », indique Stéphanie Gay-Torrente, « l’efficience hydrique est le sujet que l’on retrouve assez majoritairement dans les innovations présentées en 2018. On en perçoit tout l’enjeu à la fois pour l’industrie, dans les process industriels, mais également pour la collectivité sur la gestion des canalisations et des réseaux. Donc, effectivement, cela va donner lieu à des solutions dans différents domaines, mais notamment avec l’apparition de plus en plus massive des acteurs du numérique, des objets connectés, avec des start-ups justement qui présentent des solutions dans ces domaines. Voilà pour l’image globale des tendances de l’année. »

L’évolution de Pollutec

Pollutec existe depuis 1978. Au départ, l’accent était mis sur le traitement des pollutions et des nuisances, mais au fil du temps des solutions se sont de plus en plus développées vers la préservation de l’environnement et vers les enjeux de gestion des ressources. Stéphanie Gay-Torrente: « C’est là où l’économie circulaire et l’efficacité énergétique prennent toute leur place et permettent d’avoir un Pollutec qui est plus dans l’accompagnement de la transformation, de la transformation moderne, en s’appuyant justement sur la synergie des filières assemblées. Certes, si on parle d’économie circulaire on a besoin de tous les acteurs qui doivent travailler ensemble et inventer de nouveaux modèles pour des projets territoriaux et des projets industriels. Sans cet échange et cette collaboration, l’économie circulaire n’existe pas. »

« Le rassemblement de toutes les filières de l’environnement depuis 40 ans, est ce que l’économie circulaire pouvait faire mieux, en montrant justement comment on pouvait s’inspirer des évolutions dans certains secteurs d’activité au travers d’échanges. En parlant avec son voisin et en lui disant : « Vous êtes dans l’environnment, et moi plutôt dans la construction. Si on travaillait ensemble, pourrions-nous réaliser des projets ? » Voilà, nous sommes vraiment dans ce rassemblement de conscience avec ces nouveaux modèles. C’est assez passionnant, et cela donne un visage encore différent des éditions précédentes. »

« Pollutec est idéal pour ce rassemblement, parce que toutes les parties prenantes sont rassemblées et du coup cela donne envie à d’autres industries qui ne sont pas là de venir », précise Stéphanie Gay-Torrente. « Nous sommes à la fois rassembleurs et fédérateurs, mais ce rassemblement est créateur de nouvelles relations et de nouvelles opportunités de collaboration pour répondre à des projets portés par des acteurs qui cherchent de plus en plus à réduire leur impact sur les ressources et le climat. La prise de conscience sur les enjeux du réchauffement climatique et de l’épuisement des ressources est en effet prégnante. Ici en Europe, nous avons de l’eau potable, de l’eau au robinet, l’électricité, mais il y a beaucoup de pays du Sud, et même pas loin de chez nous, qui ont des vrais enjeux sur tous ces sujets-là et ça fait vraiment bouger les lignes. »

Innovations intéressantes

Et pour faire bouger les lignes, les innovations à Pollutec jouent un rôle principal, grâce aux start-ups, technologies, méthodes organisationnelles, thèmes émergents, approches nouvelles …

« L’aspect eau est énorme à Pollutec », nous fait savoir Hélène Bouillon-Duparc. « Il y a le côté gestion des ressources et le côté gestion des réseaux. Les aspects sont multiples. C’est à dire tout ce qui est efficacité hydrique, tout ce qui concerne l’utilisation d’autres sources à exploiter comme les eaux pluviales, les eaux usées et l’eau que nous pouvons récupérer par le dessalement – pas seulement l’eau de mer mais aussi les eaux saumâtres ou stagnantes. »

Par exemple, Chemdoc Water Technologies a présenté une unité compacte de dessalement membranaire pour eaux saumâtres à salinité variable. « Cela ne se faisait pas jusque-là. Il fallait que ce soit de l’eau de mer avec toujours la même teneur en sel. Il s’agit donc de quelque chose d’assez exceptionnel. » Chemdoc a également dévoilé une nouvelle solution de reuse des eaux usées industrielles dans les process.

Dans le cadre d’un projet Interreg mené au sein de l’éco-quartier « Café Congé » à Anvers, l’entreprise française Nereus a installé dans un restaurant un équipement destiné à permettre la consommation de l’eau récupérée à partir des eaux grises de ce restaurant, incluant entre autres les effluents de cuisine. L’équipement est placé dans un conteneur entièrement aménagé. Cette innovation est l’une des trois lauréates des Vitrines de l’Innovation 2018 à Pollutec avec le Pexe-Les éco-enterprises de France.

Hélène Bouillon-Duparc souligne deux autres innovations: « Stradal a construit un séparateur vortex hydrodynamique avancé pour eaux pluviales. » Julien Pery, responsable développement chez Hydro International, partenair de Stradal : « Conçu pour un maximum de flexibilité sur site, le système permet un traitement polyvalent des Matières En Suspension (MES), des déchets et des flottants, ce qui permet aux ingénieurs de maximiser la surface de site disponible sans compromettre la qualité de traitement des eaux pluviales. » Hélène Bouillon-Duparc : « Tencate Geosynthetics a lancé une toute nouvelle solution capable de fixer et éliminer naturellement les hydrocarbures des eaux de ruissellement comme, mar exemple, les eaux qui passent sur un parking quand il pleut très fort. Les eaux de ruisssellement finissent toujours par rejoindre le sol. Mais avec cette solution, elles sont filtrées avant par une membrane équipée de microbiotes naturels et durables. L’aquatextile oléo-dépolluant GeoClean laisse ainsi s’infiltrer une eau propre dans les sols et les nappes phréatiques. »

Dans le domaine de la ressource eau, un autre aspect fondamental et celui de la détection de fuite. « Hydroscan opère la détection de fuites invisibles dans les canalisations. Ce qui est intéressant c’est que dès que c’est signalé, il y a une alerte”, précise Hélène Bouillon-Duparc. « On est vraiment dans le temps réel, ce qui évite des surconsommations importantes. »

Plus que jamais, de nombreuses start-ups et entreprises aguerries se préoccupent de l’avenir de notre planète et passent à la vitesse supérieure pour trouver des solutions visant à protéger l’environnement et à lutter contre le réchauffement climatique.

Par Gianni D’Angelo

www.pollutec.be

Autres entreprises avec des innovations notables

C4Hydro : détection et dénombrement en 48 heures des Legionella pneumophila dans l’eau.

Ethera : solution de monitoring de la trichloramine dans les piscines.

Harsonic Ultrasound Biofilm Removal: solution qui permet d’éviter le dépôt de fer et de manganèse dans les trous de forage.

Seepex France : système de transport de boues sur longues distances via injection d’air comprimé et de polymère.

Xylem Analytics France : analyseur de PO4 ou NH4 économe en réactifs.

STEPsol : batterie hydraulique et durable couplée à du solaire. C’est une solution qui est capable de produire et stocker de l’énergie en couplant le photovoltaïque et la technologie de micro-STEP (station de transfert d’énergie par pompage). Le jour, les panneaux solaires alimentent un village et le surplus d’électricité sert à actionner une pompe qui monte l’eau d’un bassin bas vers un bassin haut. Ensuite lorsque la production solaire est insuffisante, l’eau redescend et actionne un turbine qui produit de l’électricité. Stéphanie Gay-Torrent : « Ce n’est pas une solution de réseau d’eau mais une solution qui utilise l’eau pour produire de l’énergie sans la grosse infrastructure du barrage et sans impacter les sols, la biodiversité ni rien. Et on apporte une aide très symbolique sur un sujet qui nous tient à cœur : le rassemblement de filières environnementales et énergétiques. » Cette innovation a également été primée dans le cadre des Vitrines de l’Innovation 2018 à Pollutec.