11/12/2023

Le séminaire AquaFlanders se concentre sur le nouvel arrêté flamand relatif à l’eau potable

Le 18 mars 2023, l’Arrêté flamand relatif à la qualité, la quantité et la fourniture des eaux destinées à la consommation est entrée en vigueur. La transposition de la nouvelle Directive européenne « eau potable » se concentre sur la gestion des risques de la source au robinet, l’amélioration de l’accès de tous à l’eau potable, la promotion de l’eau courante et une meilleure information du grand public concernant l’approvisionnement public en eau.

Kris Van den Belt, responsable du contrôle de l’eau potable au VMM, a fourni davantage d’informations lors de la séance d’AquaFlanders sur les principaux aspects de la transposition de la directive européenne sur l’eau potable. « Le cadre comprend une approche de l’approvisionnement en eau basée sur les risques. Notre pays est en avance à cet égard. Cependant, nous sommes toujours confrontés à des défis, notamment en ce qui concerne les réseaux de canalisations à usage domestique. Nous avons environ 4 pour cent de dépassement au robinet du client par rapport à la norme future de qualité pour le plomb (5 µg/l). Ce n’est pas si bon. Notre score est pire que celui des autres pays. Il nous reste encore 15 ans pour mieux identifier et résoudre ce problème. La politique des matériaux que l’Europe vient de lancer va nous y aider. Outre le problème du plomb, les légionelles et la présence d’un clapet anti-retour nécessitent également une attention particulière. Il y aura également des obligations supplémentaires en matière de reporting à l’UE sur l’application, par exemple, de l’approche du risque et des initiatives concernant l’accès à l’eau. Nous devons nous préparer à cela. »

Évaluation des risques

Betty Baée, présidente du groupe de travail d’AquaFlanders Water Safety Plans et chef d’équipe de la qualité, de la production et de la distribution de l’eau potable chez Pidpa, expliquait plus en détail l’approche basée sur les risques. « Nous utilisons à cet effet une matrice avec laquelle nous effectuons une évaluation des risques. Nous enregistrons les risques de chaque étape de purification et déterminons quelle technologie est la mieux adaptée pour réduire les risques. Il existe une nouvelle obligation de déclaration pour les nouveaux systèmes de distribution d’eau mis en service. Avant la construction et lorsque l’eau est distribuée pour la première fois à un client ; cela doit être signalé à VMM. »

Matériaux

Gunter Mathieu, président du groupe de travail AquaFlanders Materials et responsable de l’équipe Asset Technology chez De Watergroep, a fourni plus d’informations sur les matériaux qui entrent en contact avec l’eau destinée à la consommation humaine. « Il est important d’éviter autant que possible l’utilisation du plomb. Il y a un grand nombre de parties prenantes : du syndic – qui est responsable de la bonne gestion de l’installation intérieure – jusqu’à l’installateur ; il faut sensibiliser ce dernier spécifiquement à l’utilisation de matériaux sans plomb pour les installations sanitaires intérieures. En collaboration avec les écoles professionnelles, les plombiers de demain, nous rédigerons avec toutes les parties concernées un manuel technique pour la conception, l’entretien et le monitoring d’un réseau d’eau potable (domestique) sûr. Ils doivent prendre la charte du plomb à bras le corps. » 

Monitoring

Paul Bielen, président du groupe de travail AquaFlanders sur la qualité de l’eau et responsable du laboratoire chez Pidpa, explicitait les caractéristiques du monitoring. « Un client non raccordé peut demander une inspection gratuite de l’eau de son puits. En outre, un certain nombre de nouvelles normes ont été adoptées et d’autres sont en cours d’assouplissement. Il existe également des adaptations pour les composants autorisés. » Ine Godefroid, présidente du groupe de travail AquaFlanders AWVR et directrice des services clients chez Farys, a fourni plus d’informations sur la manière dont le secteur souhaite cartographier l’accès à l’eau destinée à la consommation humaine pour les groupes cibles vulnérables tels que les sans-abri, les minorités culturelles et les réfugiés. L’entité Environnement élabore ensuite un plan d’action pour améliorer encore l’accès à l’eau pour l’alimentation, la boisson et les sanitaires. Koen Janssen, directeur des ventes de Water-Link, se focalisait sur les informations fournies au public. Où les clients peuvent-ils trouver les informations sur la qualité de l’eau fournie et quelles initiatives le secteur prend-il pour promouvoir l’eau du robinet.

Distribution d’eau

Filip Vancoillie, président du groupe de travail d’AquaFlanders sur la gestion des actifs linéaires et responsable du département Asset Management, Distribution et Approvisionnement chez De Watergroep, a fourni plus d’informations sur la garantie de l’approvisionnement en eau. « La crise climatique nous présente de nouveaux défis. Pendant les périodes sèches (comme 5 des 6 étés précédents), moins d’eau de surface est disponible avec en même temps une demande en eau fort accrue. En connectant mieux les réseaux d’eau locaux, nous pouvons garantir l’approvisionnement par des ponctions sur la nappe phréatique d’autres régions. En hiver, nous faisons le contraire et économisons les eaux souterraines en utilisant les eaux de surface disponibles en abondance. Nous choisissons consciemment des réserves d’eau stratégiques, à la fois en surface (bassins de rétention d’eau) et souterraines (“aquifer storage recovery”, stockage dans des nappes phréatiques). »

Par Matthias Vanheerentals

Le séminaire AquaFlanders se concentre sur le nouvel arrêté flamand relatif à l’eau potable

Le 18 mars 2023, l’Arrêté flamand relatif à la qualité, la quantité et la fourniture des eaux destinées à la consommation est entrée en vigueur. La transposition de la nouvelle Directive européenne « eau potable » se concentre sur la gestion des risques de la source au robinet, l’amélioration de l’accès de tous à l’eau potable, la promotion de l’eau courante et une meilleure information du grand public concernant l’approvisionnement public en eau.

Kris Van den Belt, responsable du contrôle de l’eau potable au VMM, a fourni davantage d’informations lors de la séance d’AquaFlanders sur les principaux aspects de la transposition de la directive européenne sur l’eau potable. « Le cadre comprend une approche de l’approvisionnement en eau basée sur les risques. Notre pays est en avance à cet égard. Cependant, nous sommes toujours confrontés à des défis, notamment en ce qui concerne les réseaux de canalisations à usage domestique. Nous avons environ 4 pour cent de dépassement au robinet du client par rapport à la norme future de qualité pour le plomb (5 µg/l). Ce n’est pas si bon. Notre score est pire que celui des autres pays. Il nous reste encore 15 ans pour mieux identifier et résoudre ce problème. La politique des matériaux que l’Europe vient de lancer va nous y aider. Outre le problème du plomb, les légionelles et la présence d’un clapet anti-retour nécessitent également une attention particulière. Il y aura également des obligations supplémentaires en matière de reporting à l’UE sur l’application, par exemple, de l’approche du risque et des initiatives concernant l’accès à l’eau. Nous devons nous préparer à cela. »

Évaluation des risques

Betty Baée, présidente du groupe de travail d’AquaFlanders Water Safety Plans et chef d’équipe de la qualité, de la production et de la distribution de l’eau potable chez Pidpa, expliquait plus en détail l’approche basée sur les risques. « Nous utilisons à cet effet une matrice avec laquelle nous effectuons une évaluation des risques. Nous enregistrons les risques de chaque étape de purification et déterminons quelle technologie est la mieux adaptée pour réduire les risques. Il existe une nouvelle obligation de déclaration pour les nouveaux systèmes de distribution d’eau mis en service. Avant la construction et lorsque l’eau est distribuée pour la première fois à un client ; cela doit être signalé à VMM. »

Matériaux

Gunter Mathieu, président du groupe de travail AquaFlanders Materials et responsable de l’équipe Asset Technology chez De Watergroep, a fourni plus d’informations sur les matériaux qui entrent en contact avec l’eau destinée à la consommation humaine. « Il est important d’éviter autant que possible l’utilisation du plomb. Il y a un grand nombre de parties prenantes : du syndic – qui est responsable de la bonne gestion de l’installation intérieure – jusqu’à l’installateur ; il faut sensibiliser ce dernier spécifiquement à l’utilisation de matériaux sans plomb pour les installations sanitaires intérieures. En collaboration avec les écoles professionnelles, les plombiers de demain, nous rédigerons avec toutes les parties concernées un manuel technique pour la conception, l’entretien et le monitoring d’un réseau d’eau potable (domestique) sûr. Ils doivent prendre la charte du plomb à bras le corps. »

Monitoring

Paul Bielen, président du groupe de travail AquaFlanders sur la qualité de l’eau et responsable du laboratoire chez Pidpa, explicitait les caractéristiques du monitoring. « Un client non raccordé peut demander une inspection gratuite de l’eau de son puits. En outre, un certain nombre de nouvelles normes ont été adoptées et d’autres sont en cours d’assouplissement. Il existe également des adaptations pour les composants autorisés. » Ine Godefroid, présidente du groupe de travail AquaFlanders AWVR et directrice des services clients chez Farys, a fourni plus d’informations sur la manière dont le secteur souhaite cartographier l’accès à l’eau destinée à la consommation humaine pour les groupes cibles vulnérables tels que les sans-abri, les minorités culturelles et les réfugiés. L’entité Environnement élabore ensuite un plan d’action pour améliorer encore l’accès à l’eau pour l’alimentation, la boisson et les sanitaires. Koen Janssen, directeur des ventes de Water-Link, se focalisait sur les informations fournies au public. Où les clients peuvent-ils trouver les informations sur la qualité de l’eau fournie et quelles initiatives le secteur prend-il pour promouvoir l’eau du robinet.

Distribution d’eau

Filip Vancoillie, président du groupe de travail d’AquaFlanders sur la gestion des actifs linéaires et responsable du département Asset Management, Distribution et Approvisionnement chez De Watergroep, a fourni plus d’informations sur la garantie de l’approvisionnement en eau. « La crise climatique nous présente de nouveaux défis. Pendant les périodes sèches (comme 5 des 6 étés précédents), moins d’eau de surface est disponible avec en même temps une demande en eau fort accrue. En connectant mieux les réseaux d’eau locaux, nous pouvons garantir l’approvisionnement par des ponctions sur la nappe phréatique d’autres régions. En hiver, nous faisons le contraire et économisons les eaux souterraines en utilisant les eaux de surface disponibles en abondance. Nous choisissons consciemment des réserves d’eau stratégiques, à la fois en surface (bassins de rétention d’eau) et souterraines (“aquifer storage recovery”, stockage dans des nappes phréatiques). »

Par Matthias Vanheerentals