Le projet VLAIO COOCK enclenche la vitesse supérieure
Le projet VLAIO COOCK enclenche la vitesse supérieure
Lors du très fréquenté salon Aquarama Trade Fair, la journée d’étude VLAIO – en collaboration avec les partenaires Buildwise, Embuild Vlaanderen, NAV et VLAKWA – était entièrement consacrée au projet « Waterbewust Bouwen » (construction économe en eau) de VLAIO COOCK.
Le projet COOCK se concentre sur la diffusion la plus large possible des connaissances relatives à la construction économe en eau. Ceci, à travers un code de bonnes pratiques, des packs d’inspiration, la cartographie des solutions et des goulots d’étranglement juridiques etc. Wim Garmyn, coordinateur du projet Interaction construction-climat (« Klimaatadaptief Bouwen ») d’Embuild Vlaanderen, a donné un aperçu des différents lots de travaux (suivi des projets existants et nouveaux). Toute la diffusion et la communication des connaissances se font par le biais du site www.embuildvlaanderen.be/projecten/waterbewust-bouwen. Le projet court jusqu’en 2024.
Niveau vert-bleu 2.0
Riet Lismont, chef de projet de gestion des connaissances au VLARIO, et Veerle Depuydt, innovateur en matière d’eau VLAKWA, explicitaient l’extension du niveau vert-bleu dans le contexte du projet COOCK relatif à la construction économe en eau. « Ce qui est nouveau, ce sont les projets du domaine public, plus de détails et de profondeur concernant la verdure, la comparaison des scores de parcelles similaires, un score de gestion de la verdure, le lien avec le passeport logement… Il existe 2 versions de calculs (un score simplifié pour les citoyens et un détaillé pour les professionnels) en 1 seul outil. Le niveau vert-bleu évalue les facettes bleues (sécheresse, pics de décharge, consommation d’eau et inondations) et vertes (biodiversité, qualité de l’air, rafraîchissement et stockage de CO2) d’un projet. Le C signifie conformité aux anciennes normes, le B est relatif aux nouvelles normes et le A est synonyme de résistance climatique et d’amélioration de la qualité du cadre de vie. » Le score de 2 projets a été explicité. Les scores seront calculé pour tous les projets.
Se doucher avec de l’eau pluviale ?
La Grande Enquête sur l’Eau (2022) démontre que les Flamands attribuent un rôle important à l’eau pluviale en tant que source d’eau dans les ménages, y compris pour la douche. Veerle Depuydt explicitait le cadre juridique. Se doucher avec de l’eau pluviale est possible si elle est de même qualité que l’eau potable. Les inspections des installations hydriques étaient également évoquées. « Lors de l’inspection d’une installation intérieure, l’eau potable et l’eau pluviale sont strictement séparées. Si l’eau pluviale est utilisée pour la douche, on parle de l’inspection d’une installation intérieure non raccordée. L’inspecteur ne détermine pas la qualité, mais vérifie si une étape de purification est présente – comme p. ex. un filtre à charbon actif ou une lampe UV – pour garantir la conformité d’utilisation. La responsabilité du choix de l’eau pluviale, du point de vue de la santé, incombe au particulier », explique Depuydt. Une température d’ECS de 60 °C est-elle requise pour éviter le développement de légionelles dans les installations sanitaires ? « La prévention des risques à une température d’ECS de 45 °C n’est pas aisée. Pour les citernes à eau, un choc thermique hebdomadaire (24 heures à 65 °C), associé à un soutirage, peut permettre de stabiliser la concentration de légionelles en dessous de 1 000 ufc/l », explique Bart Bleys de Buildwise. Aucun régime sûr n’a encore été trouvé pour les échangeurs de chaleur.
Par Philip Declercq.
