Le bon adjuvant au bon endroit

Dans beaucoup d’entreprises, la production d’eau de process, le traitement de l’eau de refroidissement et l’épuration des eaux usées sont gérés séparément. Pourtant, toutes ces opérations sont interdépendantes : un changement dans l’une aura forcément un impact sur une autre, en particulier quand on envisage de réutiliser l’eau, et certainement au niveau du dosage de produits chimiques. L’un des plus grands transformateurs de pommes de terre au monde en a fait l’expérience : un petit changement au niveau du dosage d’adjuvants a permis d’obtenir un résultat remarquable.

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Afin d’alléger la maintenance de l’unité UF-RO, Aquaprox Benelux a apporté deux changements au programme de dosage chimique.

L’usine de transformation de pommes de terre avait installé il y a quelques années un système de filtration UF-RO afin de pouvoir réutiliser l’effluent de son processus de production. Ce système a effectivement donné les résultats attendus, mais il nécessitait le remplacement de quatre préfiltres par jour et d’un à deux nettoyages en place (NEP) par semaine. Autrement dit, une charge de maintenance excessive. Il y a deux ans, l’entreprise a fait appel à Aquaprox Benelux pour réduire la maintenance sans mettre en péril la fiabilité de l’installation.

Modification du programme de dosage chimique

« Nous avons analysé en détail l’ensemble des processus », explique Sander Levrouw, responsable du développement commercial chez Aquaprox Benelux. « Le prétraitement et l’unité RO ont particulièrement retenu notre attention, ce qui nous a conduits à proposer l’utilisation de deux nouveaux produits : Genesys LF comme agent anti-encrassement d’une part, et Genesol 80 d’autre part. Comme ce dernier n’est pas un biocide, il peut être dosé directement durant la production. »
Les résultats sont impressionnants : les préfiltres ne nécessitent plus qu’un seul remplacement par semaine, et le programme de nettoyage a pu être réduit à un seul cycle NEP tous les deux mois. Combiné à la réduction considérable des temps d’arrêt, ce changement permet d’économiser pas moins de 275 000 euros par an.

Vision globale

« Aquaprox Benelux peut analyser ce genre de problèmes avec une vision globale car l’entreprise intervient dans tous les aspects du traitement de l’eau », explique Tijs Vanslambrouck, directeur des ventes Eaux usées. « Si vous considérez séparément chaque flux d’eau, vous n’obtiendrez que des améliorations mineures. Seule une vision globale des processus permet de grandes avancées. »
Compte tenu du durcissement des normes de rejet et de l’importance croissante de la réutilisation de l’eau, l’approche globale sera de plus en plus privilégiée dans les années à venir, estime Vanslambrouck. « Prenons l’exemple du dosage du chlorure de fer dans le traitement des eaux usées. Ce dosage pose souvent problème au niveau des rejets, à cause d’une teneur en cobalt trop élevée. Et si l’on souhaite réutiliser l’eau, on aura un problème d’excès de sel dans le concentré. Il faudra alors rechercher une alternative au chlorure de fer, ou encore mieux : se demander pourquoi une telle quantité de chlorure de fer est nécessaire. Souvent, c’est à cause des phosphates utilisés dans le traitement de l’eau de refroidissement. Nous essayons toujours de remonter à la racine du problème. »
Vanslambrouck cite de nombreux autres exemples et souligne que la réponse n’est pas toujours de nature chimique. « Nous disposons d’une large gamme de produits chimiques verts, mais quelquefois il suffit d’ajouter une installation supplémentaire. Notre intégration au groupe Aquaprox et notre lien direct avec Aquaprox Mobile Services nous permettent d’étudier rapidement et efficacement tous ces aspects. »

par Elize Noyez - photo: Aquaprox

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