La surveillance de la qualité de l’eau de boisson et des eaux usées demeure une priorité pour AquaFlanders
La surveillance de la qualité de l’eau de boisson et des eaux usées demeure une priorité pour AquaFlanders
Les entreprises flamandes de distribution d’eau et de gestion des réseaux d’égouts doivent s’adapter en permanence à l’évolution des exigences. Une telle flexibilité s’impose si l’on prétend continuer à s’investir dans la poursuite d’un approvisionnement en eau sûr, sain et durable. Une surveillance satisfaisante de la qualité de l’eau va de pair avec des exigences plus strictes ; mais heureusement, les technologies actuelles ouvrent des perspectives intéressantes. AquaFlanders s’est penché plus avant sur ce thème lors de l’atelier organisé dans le cadre du salon Aquarama.
Par Bart Vancauwenberghe
« Garantir une eau d’une haute qualité constante est moins évident qu’il n’y paraît », entame Carl Heyrman, directeur général d’AquaFlanders. « L’eau de boisson et les eaux usées doivent faire l’objet d’une surveillance constante, en tenant compte de l’évolution de la réglementation et des exigences. À cet égard, les contrôles revêtent une importance cruciale. »
Le cadre législatif est fondamental dans ce contexte. « Notre eau de boisson est soumise à une réglementation extensive », précise Kris Van den Belt de la Société flamande de l’environnement (VMM). « Entrée en vigueur début 2023, la directive européenne révisée relative à l’eau de boisson fixe un cadre global de gestion des risques de la source au robinet. »
Obligation communale d’assainissement
Par ailleurs, il va sans dire que nous devons continuer à surveiller nos réseaux d’égouts. « En février, le gouvernement flamand a définitivement approuvé la décision concernant l’interprétation de l’obligation d’assainissement communal que doivent remplir les entreprises de gestion de réseaux d’égouts. La nouveauté réside dans l’article 10, lequel stipule que l’exploitant doit mettre en œuvre tous les moyens appropriés pour assurer en permanence le bon fonctionnement du réseau d’assainissement communal. »
L’exécution de contrôles joue à cet égard un rôle déterminant. « En ce qui concerne les réseaux d’égouts, nous nous concentrons, entre autres, sur une séparation correcte des eaux de pluie et des eaux usées, dans le souci d’améliorer le fonctionnement des installations d’épuration », précise Tom Mertens, responsable de l’assurance qualité des inspections, auprès d’AquaFlanders. « S’agissant de l’eau de boisson, une inspection est obligatoire lors de la mise en service initiale, de transformations majeures (p. ex., nouvelle cuisine), de toute remise en service après un arrêt ainsi qu’après constatation d’une infraction et/ou prise de mesures correctives par suite d’une inspection. »
Si l’on considère les inspections effectuées entre 2021 et la date d’aujourd’hui, le rapport entre le nombre des rejets et le nombre total des inspections est resté pratiquement identique. « 3,2% des installations sanitaires ont été refusées ; le nombre des rejets enregistrés s’élevant à 988 pour 12.070 inspections dans le domaine de l’évacuation des eaux usées domestiques. »
Pour l’avenir, Tom Mertens plaide, entre autres, en faveur d’une inspection des installations temporaires à vocation événementielle (p. ex., festivals).
Compteur d’eau numérique
Sur le plan de la garantie de qualité, le déploiement du compteur d’eau numérique pourrait être un gage de plus-value. En Flandre, Water-link a pris quelques longueurs d’avance dans ce domaine comme en atteste l’installation à ce jour de quelque 215.000 compteurs d’eau numériques (la couverture s’élève à 98%). Ces compteurs émettent quelque 50.000 messages d’alarme par mois, dont près de 30.000 alarmes de fuite et une centaine d’alarmes de refoulement. « Ces compteurs sont également à même d’avertir les parties concernées en cas de gel et de fournir des informations utiles concernant le profil de consommation. La Flandre a d’ores et déjà vu l’installation de 655.000 compteurs d’eau numériques ; tous les compteurs analogiques (3.139.000) devraient être remplacés d’ici 2030. Les données claires que nous générons en conséquence contribueront à la détection des fuites ainsi qu’à une réduction des coûts d’exploitation », conclut Bert De Winter, directeur de l’innovation chez De Watergroep.

