24/09/2021

Instauration du certificat CertIBEau par la Wallonie

Depuis le 1er juin, les raccordements d’installations sanitaires doivent être certifiés et conformes à la norme CertIBEau en Wallonie. Point crucial : le montage d’un clapet antiretour en aval du compteur à eau est obligatoire. L’installation de tels clapets prévient tout risque de retour d’eau vers le réseau public de distribution. Le respect de cette nouvelle législation fera l’objet de contrôles rigoureux.

En Flandre, une série de règles claires concernant les clapets antiretour sont en vigueur depuis 2004. À l’époque, la Wallonie avait d’ores et déjà adopté plusieurs règles claires en la matière. Le Code de l’Eau wallon s’appliquait et s’applique encore aujourd’hui. CertIBeau soumet, depuis le 1er juin, toutes les installations à des contrôles beaucoup plus organisés et informatifs qu’auparavant. « Nous accusons par conséquent un retard de 17 ans sur la Flandre », précise Cédric Prevedello, conseiller auprès d’Aquawall. « À présent, les procédures de contrôle mises en oeuvre en Wallonie et en Flandre sont identiques. Non pas que nous ayons l’intention de lancer à présent de nouvelles lois. Mais bon, c’est important parce que ce n’est qu’à ce prix que nous parviendrons à protéger notre réseau public de distribution d’eau ainsi que la santé des habitants. Ce projet nous permet aussi de protéger l’environnement. Les particuliers ne respectent pas toujours l’environnement. Il en va de même des administrations communales et des entreprises de construction. Dorénavant, nous allons y mettre bon ordre. » Ainsi, nous allons procéder à des contrôles plus sévères de la présence d’un clapet antiretour ou d’un dispositif de protection antirefoulement dans les habitations. Ces dispositifs visent à prévenir tout refoulement d’eau polluée vers le réseau public de distribution. « C’est important pour la protection de l’environnement et de nos habitants », insiste Nathalie Florin, en sa qualité de responsable de la communication auprès de la Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE). « Il est capital de protéger les réseaux de distribution d’eau potable, d’évacuation des eaux usées et de récupération des eaux de pluie. Les mesures de protection prises préviennent toute pollution des eaux. »

Présence d’eaux d’extinction dans le réseau de distribution d’eau potable

Selon Cédric Prevedello, près d’une maison sur deux est dépourvue de clapet antiretour en Wallonie. « Mais, si nous considérons l’ensemble des mesures qui s’imposent, la proportion des habitations en défaut est certainement plus élevée. Certains événements échappent à la vigilance des médias. De tels incidents affectent parfois des habitations. Mais il peut aussi s’agir de l’évacuation accidentelle d’eaux usées industrielles vers le réseau de distribution d’eau potable. À titre d’exemple, une entreprise établie à Liège s’est équipée d’une cuve de stockage contenant une eau puisée dans la Meuse. Cette réserve devait servir d’eau d’extinction en cas d’incendie. Mais elle était raccordée au réseau de distribution d’eau potable. Un problème de pression a permis à cette eau puisée dans la Meuse de se répandre dans le réseau de distribution d’eau potable. Cette situation problématique ne doit pas se reproduire. Il faut que la séparation de ces deux réseaux soit absolue. Heureusement, après s’en être rapidement rendue compte, la société de distribution a immédiatement procédé au rinçage requis. »

Incident impliquant des eaux pluviales

On oublie souvent d’isoler les eaux pluviales du réseau de distribution d’eau potable. « Dès lors, on ne peut écarter tout risque de contamination bactérienne du réseau de distribution d’eau potable », souligne Cédric Prevedello. En septembre 2020, un incident de cette nature a eu lieu dans le Hainaut. Près de quatre-vingt habitations ont été contaminées parce qu’une maison voisine était dépourvue de clapet antiretour. Faute de clapet antiretour, les eaux pluviales que contenait une cuve de stockage se sont répandues dans le réseau de distribution d’eau potable. CertIBEau permettra de s’assurer de la conformité des installations de particuliers avec les dispositions en vigueur concernant les eaux de distribution et l’épuration des eaux usées. Pour le moment, cette certification ne concerne que les habitations neuves situées dans la Région wallonne. « Par la suite, nous espérons que cette certification deviendra obligatoire en cas de vente de tout appartement ou habitation », insiste Cédric Prevedello. « Les bâtiments publics tels que les établissements scolaires, hospitaliers et pénitentiaires, devront être à même de présenter ce certificat d’ici la fin de l’année 2007. Les services compétents s’assureront aussi que les habitations raccordées, par exemple, au réseau d’égouts sont conformes aux règles d’évacuation des eaux usées. » À l’heure actuelle, quatre-vingt contrôleurs sont en activité ; leur nombre devrait être porté à plusieurs centaines.

Sélection de clapets antiretour certifiés.

L’installation de clapets antiretour et autres dispositifs de protection antirefoulement devient une nécessité sur le marché wallon. Il est essentiel de recourir à l’utilisation de clapets agréés et certifiés par Belgaqua, la Fédération professionnelle représentant les services publics d’eau potable et d’assainissement des eaux usées de Belgique. Établie à Wingene, la société Watts propose par exemple des clapets antiretour agréés par Belgaqua.

À chaque classe de liquide correspond une protection déterminée. Le clapet EA répond aux besoins des habitations particulières. En présence d’un liquide appartenant à la classe 1, on peut opter pour un clapet BA, CA ou EA. L’usage de certains clapets n’est pas autorisé. Par conséquent, on ne peut installer que des produits adaptés qui satisfont à la norme en vigueur. Watts Water propose par exemple cette technologie. Tous les clapets antiretour et dispositifs de protection antirefoulement commercialisés par Watts sont fabriqués au sein de l’unité de production Socla en France et certifiés conformes à la norme ISO 9001. Chaque appareil est testé et satisfait aux exigences d’hygiène prescrites. Tous les produits appartenant à cette gamme satisfont au règlement CertIBeau.

Importance du clapet antiretour

Chez Watts, les responsables soulignent à nouveau l’importance des clapets antiretour et dispositifs de protection antirefoulement. « Considérons à présent l’eau du bain », comme nous le propose Benjamin Van Lent. « Cette eau se range dans la classe 5. Cette classe regroupe les liquides qui présentent un risque pour la santé. Supposons qu’un pommeau de douche soit immergé dans l’eau d’un bain ; dans certains cas particuliers, cette eau est susceptible d’être aspirée vers le réseau de distribution d’eau potable. Exemple : pompage d’une grande quantité d’eau par les pompiers lors d’un incendie. En pareil cas, on ne pourrait exclure tout risque que votre voisin boive l’eau de votre bain. Le prélèvement soudain d’une grande quantité d’eau potable par les moyens d’extinction risque de créer une dépression susceptible de siphonner l’eau présente aux points de prélèvement. En cas de rupture d’une canalisation, on ne peut écarter tout risque de refoulement dans les canalisations. Même les tuyaux d’arrosage présentent un risque de cette nature. » Selon la direction de Watts, la protection du réseau de distribution wallon était inexistante avant le mois de juin. « En conséquence, le risque de pollution de l’eau potable est réel », souligne Van Lent. « Si jamais une pollution de l’eau potable devait se produire, plusieurs centaines de milliers de personnes pourraient être touchés. Toute pollution du réseau de distribution risque d’en nécessiter la fermeture en privant d’eau potable une commune tout entière. En Wallonie, la norme n’a été appliquée qu’incomplètement par le passé. La situation vient d’évoluer. Le dispositif de protection à mettre en oeuvre dépend de la classe à laquelle appartient le liquide concerné. L’eau potable se range dans la classe de liquides 1. Cette classification impose l’installation du dispositif adéquat de protection tel que prescrit par la norme. La Wallonie est en train de se conformer à la norme européenne EN-1717, laquelle énonce qu’il convient de protéger l’eau potable en installant le dispositif de protection approprié. »

Nouveaux moyens de protection

Le marché est inondé de moyens de protection inédits. Watts a récemment mis au point un nouveau dispositif de protection EA. « Ce dispositif allie un clapet antiretour du type EA avec une vanne d’arrêt », relate Van Lent (Watts Water). « La compacité extrême de ce dispositif présente un avantage certain pour l’installateur. Il ne faut prévoir aucune vanne supplémentaire. Ce clapet antiretour est approuvé pour le marché wallon. » Marketing Manager Benelux auprès de Watts Water, Tom Sissau en souligne l’importance de son entreprise. « Nous sommes la seule entreprise d’Europe à proposer une gamme complète de dispositifs de protection antirefoulement et de clapets antiretour agréés.  Détail intéressant : ces clapets sont originaires des Pays-Bas. » Watts Water prête main-forte aux installateurs et assure leur formation. L’entreprise a récemment procédé à la mise en ligne d’un programme de formation s’adressant aux installateurs. « Les installateurs y retrouveront les principes de base. » Selon Van Lent, la formation en tant que telle ne prend pas beaucoup de temps. « Dix minutes à peine suffiront aux installateurs pour enregistrer les informations les plus importantes. »

Watts Benelux (wattswater.be)

CertIBEau – Une Certification des Immeubles Bâtis pour l’eau

Instauration du certificat CertIBEau par la Wallonie

Depuis le 1er juin, les raccordements d’installations sanitaires doivent être certifiés et conformes à la norme CertIBEau en Wallonie. Point crucial : le montage d’un clapet antiretour en aval du compteur à eau est obligatoire. L’installation de tels clapets prévient tout risque de retour d’eau vers le réseau public de distribution. Le respect de cette nouvelle législation fera l’objet de contrôles rigoureux.

En Flandre, une série de règles claires concernant les clapets antiretour sont en vigueur depuis 2004. À l’époque, la Wallonie avait d’ores et déjà adopté plusieurs règles claires en la matière. Le Code de l’Eau wallon s’appliquait et s’applique encore aujourd’hui. CertIBeau soumet, depuis le 1er juin, toutes les installations à des contrôles beaucoup plus organisés et informatifs qu’auparavant. « Nous accusons par conséquent un retard de 17 ans sur la Flandre », précise Cédric Prevedello, conseiller auprès d’Aquawall. « À présent, les procédures de contrôle mises en oeuvre en Wallonie et en Flandre sont identiques. Non pas que nous ayons l’intention de lancer à présent de nouvelles lois. Mais bon, c’est important parce que ce n’est qu’à ce prix que nous parviendrons à protéger notre réseau public de distribution d’eau ainsi que la santé des habitants. Ce projet nous permet aussi de protéger l’environnement. Les particuliers ne respectent pas toujours l’environnement. Il en va de même des administrations communales et des entreprises de construction. Dorénavant, nous allons y mettre bon ordre. » Ainsi, nous allons procéder à des contrôles plus sévères de la présence d’un clapet antiretour ou d’un dispositif de protection antirefoulement dans les habitations. Ces dispositifs visent à prévenir tout refoulement d’eau polluée vers le réseau public de distribution. « C’est important pour la protection de l’environnement et de nos habitants », insiste Nathalie Florin, en sa qualité de responsable de la communication auprès de la Société Publique de Gestion de l’Eau (SPGE). « Il est capital de protéger les réseaux de distribution d’eau potable, d’évacuation des eaux usées et de récupération des eaux de pluie. Les mesures de protection prises préviennent toute pollution des eaux. »

Présence d’eaux d’extinction dans le réseau de distribution d’eau potable

Selon Cédric Prevedello, près d’une maison sur deux est dépourvue de clapet antiretour en Wallonie. « Mais, si nous considérons l’ensemble des mesures qui s’imposent, la proportion des habitations en défaut est certainement plus élevée. Certains événements échappent à la vigilance des médias. De tels incidents affectent parfois des habitations. Mais il peut aussi s’agir de l’évacuation accidentelle d’eaux usées industrielles vers le réseau de distribution d’eau potable. À titre d’exemple, une entreprise établie à Liège s’est équipée d’une cuve de stockage contenant une eau puisée dans la Meuse. Cette réserve devait servir d’eau d’extinction en cas d’incendie. Mais elle était raccordée au réseau de distribution d’eau potable. Un problème de pression a permis à cette eau puisée dans la Meuse de se répandre dans le réseau de distribution d’eau potable. Cette situation problématique ne doit pas se reproduire. Il faut que la séparation de ces deux réseaux soit absolue. Heureusement, après s’en être rapidement rendue compte, la société de distribution a immédiatement procédé au rinçage requis. »

Incident impliquant des eaux pluviales

On oublie souvent d’isoler les eaux pluviales du réseau de distribution d’eau potable. « Dès lors, on ne peut écarter tout risque de contamination bactérienne du réseau de distribution d’eau potable », souligne Cédric Prevedello. En septembre 2020, un incident de cette nature a eu lieu dans le Hainaut. Près de quatre-vingt habitations ont été contaminées parce qu’une maison voisine était dépourvue de clapet antiretour. Faute de clapet antiretour, les eaux pluviales que contenait une cuve de stockage se sont répandues dans le réseau de distribution d’eau potable. CertIBEau permettra de s’assurer de la conformité des installations de particuliers avec les dispositions en vigueur concernant les eaux de distribution et l’épuration des eaux usées. Pour le moment, cette certification ne concerne que les habitations neuves situées dans la Région wallonne. « Par la suite, nous espérons que cette certification deviendra obligatoire en cas de vente de tout appartement ou habitation », insiste Cédric Prevedello. « Les bâtiments publics tels que les établissements scolaires, hospitaliers et pénitentiaires, devront être à même de présenter ce certificat d’ici la fin de l’année 2007. Les services compétents s’assureront aussi que les habitations raccordées, par exemple, au réseau d’égouts sont conformes aux règles d’évacuation des eaux usées. » À l’heure actuelle, quatre-vingt contrôleurs sont en activité ; leur nombre devrait être porté à plusieurs centaines.

Sélection de clapets antiretour certifiés.

L’installation de clapets antiretour et autres dispositifs de protection antirefoulement devient une nécessité sur le marché wallon. Il est essentiel de recourir à l’utilisation de clapets agréés et certifiés par Belgaqua, la Fédération professionnelle représentant les services publics d’eau potable et d’assainissement des eaux usées de Belgique. Établie à Wingene, la société Watts propose par exemple des clapets antiretour agréés par Belgaqua.

À chaque classe de liquide correspond une protection déterminée. Le clapet EA répond aux besoins des habitations particulières. En présence d’un liquide appartenant à la classe 1, on peut opter pour un clapet BA, CA ou EA. L’usage de certains clapets n’est pas autorisé. Par conséquent, on ne peut installer que des produits adaptés qui satisfont à la norme en vigueur. Watts Water propose par exemple cette technologie. Tous les clapets antiretour et dispositifs de protection antirefoulement commercialisés par Watts sont fabriqués au sein de l’unité de production Socla en France et certifiés conformes à la norme ISO 9001. Chaque appareil est testé et satisfait aux exigences d’hygiène prescrites. Tous les produits appartenant à cette gamme satisfont au règlement CertIBeau.

Importance du clapet antiretour

Chez Watts, les responsables soulignent à nouveau l’importance des clapets antiretour et dispositifs de protection antirefoulement. « Considérons à présent l’eau du bain », comme nous le propose Benjamin Van Lent. « Cette eau se range dans la classe 5. Cette classe regroupe les liquides qui présentent un risque pour la santé. Supposons qu’un pommeau de douche soit immergé dans l’eau d’un bain ; dans certains cas particuliers, cette eau est susceptible d’être aspirée vers le réseau de distribution d’eau potable. Exemple : pompage d’une grande quantité d’eau par les pompiers lors d’un incendie. En pareil cas, on ne pourrait exclure tout risque que votre voisin boive l’eau de votre bain. Le prélèvement soudain d’une grande quantité d’eau potable par les moyens d’extinction risque de créer une dépression susceptible de siphonner l’eau présente aux points de prélèvement. En cas de rupture d’une canalisation, on ne peut écarter tout risque de refoulement dans les canalisations. Même les tuyaux d’arrosage présentent un risque de cette nature. » Selon la direction de Watts, la protection du réseau de distribution wallon était inexistante avant le mois de juin. « En conséquence, le risque de pollution de l’eau potable est réel », souligne Van Lent. « Si jamais une pollution de l’eau potable devait se produire, plusieurs centaines de milliers de personnes pourraient être touchés. Toute pollution du réseau de distribution risque d’en nécessiter la fermeture en privant d’eau potable une commune tout entière. En Wallonie, la norme n’a été appliquée qu’incomplètement par le passé. La situation vient d’évoluer. Le dispositif de protection à mettre en oeuvre dépend de la classe à laquelle appartient le liquide concerné. L’eau potable se range dans la classe de liquides 1. Cette classification impose l’installation du dispositif adéquat de protection tel que prescrit par la norme. La Wallonie est en train de se conformer à la norme européenne EN-1717, laquelle énonce qu’il convient de protéger l’eau potable en installant le dispositif de protection approprié. »

Nouveaux moyens de protection

Le marché est inondé de moyens de protection inédits. Watts a récemment mis au point un nouveau dispositif de protection EA. « Ce dispositif allie un clapet antiretour du type EA avec une vanne d’arrêt », relate Van Lent (Watts Water). « La compacité extrême de ce dispositif présente un avantage certain pour l’installateur. Il ne faut prévoir aucune vanne supplémentaire. Ce clapet antiretour est approuvé pour le marché wallon. » Marketing Manager Benelux auprès de Watts Water, Tom Sissau en souligne l’importance de son entreprise. « Nous sommes la seule entreprise d’Europe à proposer une gamme complète de dispositifs de protection antirefoulement et de clapets antiretour agréés. Détail intéressant : ces clapets sont originaires des Pays-Bas. » Watts Water prête main-forte aux installateurs et assure leur formation. L’entreprise a récemment procédé à la mise en ligne d’un programme de formation s’adressant aux installateurs. « Les installateurs y retrouveront les principes de base. » Selon Van Lent, la formation en tant que telle ne prend pas beaucoup de temps. « Dix minutes à peine suffiront aux installateurs pour enregistrer les informations les plus importantes. »

Watts Benelux (wattswater.be)

CertIBEau – Une Certification des Immeubles Bâtis pour l’eau