Installations de réutilisation d’eau pour L’Oréal
Installations de réutilisation d’eau pour L’Oréal
L’Oréal est un acteur mondial du secteur des produits cosmétiques. La société est présente sur le marché avec de nombreuses marques connues, et affiche une forte responsabilité sociétale. Cela se traduit, entre autres, par la volonté d’utiliser moins d’eau et d’investir fortement dans la réutilisation de cette dernière. En conséquence, Suez s’est vu confier la mission de construire, sur les sites de Vichy et de Caudry, des stations de traitement des effluents qui puissent permettre cette réutilisation.
L’eau est une priorité pour L’Oréal. Bien que les fabricants de produits cosmétiques ne soient pas les plus gros consommateurs du secteur industriel, le groupe souhaite néanmoins déployer des efforts considérables pour gérer l’eau de manière responsable.
Applications de nettoyage
« Avant tout, l’entreprise souhaite maîtriser son impact environnemental et donc réduire, entre autre, sa pression sur la ressource eau », déclare Catherine Chevauché, responsable mondial Grands Comptes chez Suez, et en charge des projets L’Oréal. « L’objectif principal est de recycler l’eau usée traitée de manière à pouvoir l’utiliser pour certaines applications de nettoyage. »
Dans ce contexte, le fabricant de cosmétiques a prévu des investissements pour ses sites de Vichy et de Caudry, où sont notamment fabriqués des articles de luxe. « Une partie de station de traitement des effluents était déjà présente sur les deux sites, mais elle n’offrait pas la possibilité de traiter les effluents en vue de leur réutilisation. Nous avons engagé l’équipe d’ingénierie belge de Suez pour la conception de ces deux installations. Les travaux de génie civil et d’électricité sont pris en charge par d’autres entreprises et nous coordonnons l’ensemble. »
Exigences très élevées en matière de qualité d’eau
Les deux installations sont comparables et comportent deux volets. « Tout d’abord, les effluents à traiter subissent un traitement physico-chimique puis biologique. Nous envoyons ensuite l’eau à travers une membrane d’ultrafiltration puis d’osmose inverse, afin qu’elle soit prête à être réutilisée. Les installations de traitement des effluents sont également équipées d’une centrifugeuse permettant de concentrer toutes les boues. Ces dernières sont évacuées et traitées ailleurs. »
Il s’agit dans chaque cas d’installations assez classiques, ce qui n’empêche pas que la tâche représente un défi assez élevé. « À différentes étapes du processus de purification, l’eau doit répondre à une qualité précise, et, à la fin du processus, être complètement prête à être réutilisée », poursuit Catherine Chevauché. « De plus, le rejet au réseau local doit être conforme aux normes imposées par les autorités municipales, de façon à maîtriser la qualité des eaux de surface. »
Les études ont démarré en décembre 2018 ; la réception des installations est prévue début 2020. « Pour les deux projets, la durée de réalisation sera de douze à quatorze mois. Une fois les installations prêtes, nous organiserons tout d’abord des essais pilotes jusqu’à ce que tout soit parfaitement au point. Nous ne démarrerons la récupération d’eau que lorsque tous les paramètres de qualité permettront la réutilisation. »
Suez prendra également en charge durant les trois prochaines années, l’exploitation et l’entretien des deux installations.
Par Bart Vancauwenberghe
Photos Suez

