17/12/2020

Göteborg mesure des concentrations très faibles de dioxyde de chlore

L’utilisation du dioxyde de chlore comme désinfectant dans la production d’eau potable présente des avantages évidents. Ainsi, de très faibles concentrations suffisent, son effet dépend peu du pH et il empêche la formation de certaines substances secondaires nocives. L’inconvénient toutefois, ce sont les méthodes de production parfois dangereuses et le risque d’explosion en cas de concentrations élevées. La compagnie publique de distribution d’eau potable de la ville de Göteborg en Suède a donc recherché des solutions pour maîtriser tous ces aspects.

Göteborg est la deuxième plus grande ville de Suède après Stockholm. L’eau potable destinée à ses quelque 550.000 habitants et ceux de quelques bourgs voisins est produite sur deux sites dans les districts d’Alelyckan et de Lackarebäck. Les deux sites utilisent depuis de nombreuses années du dioxyde de chlore comme agent désinfectant. « Notre précédente méthode de production, qui consistait à faire condenser du chlore sur des fûts en acier, présentait toutefois des risques pour le personnel », explique Henrik Lundin, responsable du site de production de Lackarebäck. « En outre, l’installation était devenue vétuste. Pour toutes ces raisons, nous nous sommes mis en quête voici 5 ans d’une autre solution. »

Double objectif

La compagnie de distribution d’eau potable a lancé un projet pilote avec un double objectif : primo, il fallait rechercher la méthode la plus indiquée pour produire du dioxyde de chlore ; secundo, la question se posait de trouver une solution précise pour mesurer les concentrations produites.

« Pour la production de dioxyde de chlore, nous utilisons désormais sur les deux sites de l’acide chlorhydrique et du chlorite de sodium », précise l’ingénieur Fredrik Olofsson. « Ils sont mélangés dans un réacteur fermé et le processus ne développe aucun gaz dangereux dans notre site de production. »

A la sortie du réacteur, ils ont placé un photomètre Kemtrak DCP007 qui renseigne sur la concentration produite. « Comme nous n’utilisons le dioxyde de chlore que pour la désinfection de l’eau potable, nous n’avons affaire qu’à de faibles concentrations s’exprimant en ppm. C’était la seule solution qui pouvait nous assurer une mesure précise dans cette plage de valeurs. »

Analyser la couleur

Pour effectuer les mesures, l’analyseur Kemtrak se base sur la couleur du liquide. « Le dioxyde de chlore a une couleur jaune », explique Serge Rottiers d’Ankersmid M&C, distributeur belge du Kemtrak. « Plus la couleur est jaune, plus la concentration est élevée. Grâce à des sources lumineuses à LED spécifiques et des cellules de mesure, ce petit appareil peut déterminer très précisément la couleur du dioxyde de chlore et par conséquent sa concentration, aussi bien dans des applications liquides que gazeuses. »

Des mesures stables, sans entretien

La stabilité des mesures est un grand atout de l’appareil de mesure. « Du reste, comme nous utilisons des composants électroniques et des sources LED de haute qualité, et comme la lumière des LED est transportée jusqu’à la cellule de mesure via un câble à fibre optique, nous atteignons cette stabilité avec un seul étalonnage à la mise en service du système », précise Jacob Sundqvist de Kemtrak. Olofsson confirme : « Dans notre cas, les appareils sont en service depuis déjà plus de trois ans et nous contrôlons régulièrement la précision des mesures à partir d’analyses en laboratoire. Bien que l’appareil n’ait encore subi aucun entretien, il fonctionne toujours parfaitement. Nous n’avons même jamais dû effectuer une remise à zéro sur toute cette période. »

Texte : Elise Noyez

Photos : Kemtrak / Kretslopp Och Vatten Göteborg

Göteborg mesure des concentrations très faibles de dioxyde de chlore

L’utilisation du dioxyde de chlore comme désinfectant dans la production d’eau potable présente des avantages évidents. Ainsi, de très faibles concentrations suffisent, son effet dépend peu du pH et il empêche la formation de certaines substances secondaires nocives. L’inconvénient toutefois, ce sont les méthodes de production parfois dangereuses et le risque d’explosion en cas de concentrations élevées. La compagnie publique de distribution d’eau potable de la ville de Göteborg en Suède a donc recherché des solutions pour maîtriser tous ces aspects.

Göteborg est la deuxième plus grande ville de Suède après Stockholm. L’eau potable destinée à ses quelque 550.000 habitants et ceux de quelques bourgs voisins est produite sur deux sites dans les districts d’Alelyckan et de Lackarebäck. Les deux sites utilisent depuis de nombreuses années du dioxyde de chlore comme agent désinfectant. « Notre précédente méthode de production, qui consistait à faire condenser du chlore sur des fûts en acier, présentait toutefois des risques pour le personnel », explique Henrik Lundin, responsable du site de production de Lackarebäck. « En outre, l’installation était devenue vétuste. Pour toutes ces raisons, nous nous sommes mis en quête voici 5 ans d’une autre solution. »

Double objectif

La compagnie de distribution d’eau potable a lancé un projet pilote avec un double objectif : primo, il fallait rechercher la méthode la plus indiquée pour produire du dioxyde de chlore ; secundo, la question se posait de trouver une solution précise pour mesurer les concentrations produites.

« Pour la production de dioxyde de chlore, nous utilisons désormais sur les deux sites de l’acide chlorhydrique et du chlorite de sodium », précise l’ingénieur Fredrik Olofsson. « Ils sont mélangés dans un réacteur fermé et le processus ne développe aucun gaz dangereux dans notre site de production. »

A la sortie du réacteur, ils ont placé un photomètre Kemtrak DCP007 qui renseigne sur la concentration produite. « Comme nous n’utilisons le dioxyde de chlore que pour la désinfection de l’eau potable, nous n’avons affaire qu’à de faibles concentrations s’exprimant en ppm. C’était la seule solution qui pouvait nous assurer une mesure précise dans cette plage de valeurs. »

Analyser la couleur

Pour effectuer les mesures, l’analyseur Kemtrak se base sur la couleur du liquide. « Le dioxyde de chlore a une couleur jaune », explique Serge Rottiers d’Ankersmid M&C, distributeur belge du Kemtrak. « Plus la couleur est jaune, plus la concentration est élevée. Grâce à des sources lumineuses à LED spécifiques et des cellules de mesure, ce petit appareil peut déterminer très précisément la couleur du dioxyde de chlore et par conséquent sa concentration, aussi bien dans des applications liquides que gazeuses. »

Des mesures stables, sans entretien

La stabilité des mesures est un grand atout de l’appareil de mesure. « Du reste, comme nous utilisons des composants électroniques et des sources LED de haute qualité, et comme la lumière des LED est transportée jusqu’à la cellule de mesure via un câble à fibre optique, nous atteignons cette stabilité avec un seul étalonnage à la mise en service du système », précise Jacob Sundqvist de Kemtrak. Olofsson confirme : « Dans notre cas, les appareils sont en service depuis déjà plus de trois ans et nous contrôlons régulièrement la précision des mesures à partir d’analyses en laboratoire. Bien que l’appareil n’ait encore subi aucun entretien, il fonctionne toujours parfaitement. Nous n’avons même jamais dû effectuer une remise à zéro sur toute cette période. »

Texte : Elise Noyez

Photos : Kemtrak / Kretslopp Och Vatten Göteborg