Déversement nul grâce à un échangeur d’ions et à un évaporateur sous vide
Déversement nul grâce à un échangeur d’ions et à un évaporateur sous vide
PCA développe des installations clé sur porte pour le traitement d’eaux industrielles et celui d’eaux résiduaires. Les installations d’eaux industrielles contribuent à des économies dans la consommation d’eau et donnent une eau qui est parfaitement adaptée au processus de production. Lors de l’épuration des eaux résiduaires, PCA assure, dans toute la mesure du possible, le remploi des eaux usées ou rend celles-ci adaptées pour le déversement selon les normes en vigueur. Ces dernières années, PCA s’est spécialisée dans les techniques d’épuration durables des eaux usées.
Renson de Waregem (qui travaille dans le secteur des pare-soleil, de la ventilation, du revêtement de façade et dans d’autres systèmes extérieurs) utilise de grandes quantités d’aluminium. Avant d’être peint ou mis en oeuvre, l’aluminium subit un premier prétraitement. Ce prétraitement chimique nécessite un volume déterminé d’eau de rinçage et un bleeding des bains de concentré. Pour épurer ces flux, un procédé physico-chimique est appliqué.
« Cela reste toujours une technique très utilisée du traitement des eaux résiduaires », indique Robby Knaepen, ingénieur de projet chez PCA. « En ajoutant des substances chimiques (coagulant, lait de chaux, floculant), la pollution dissoute réagit pour donner des substances non dissoutes qui peuvent être séparées sous la forme de flocons. Avec un filtre-presse, ces flocons sont filtrés de l’eau et l’on obtient une boue compacte. Le désavantage de cette approche est que les eaux résiduaires ne peuvent pas être réutilisées. Après traitement, Renson doit déverser la totalité de ses eaux résiduaires. Cette option est donc tout sauf durable. Mais il est logique que le producteur ait eu recours à ce procédé car à l’époque où cette installation avait été construite, des solutions de rechange n’étaient pas immédiatement disponibles. C’est pourquoi le procédé physico-chimique est toujours présent dans le secteur de l’épuration de l’eau, mais de nombreuses entreprises passent aujourd’hui à une solution de rechange durable. »
Durable
Lors du rachat de Corradi en Italie, Renson voulait investir dans un système d’épuration d’eau durable avec des technologies actuelles et modernes. Robby Knaepen : « PCA cherche à rendre les nouvelles installations aussi durables que possible. Comme solution la plus durable, nous avons proposé une combinaison de deux techniques d’épuration : un échangeur d’ions en circuit fermé avec un évaporateur sous vide. Grâce au circuit fermé, l’eau déminéralisée est toujours pompée dans le circuit fermé, ce qui la fait chaque fois passer par l’échangeur d’ions. Ceci fait en sorte de déminéraliser l’eau demin en permanence et entraîne une consommation d’eau nettement réduite. En moyenne, l’économie est de 90 %. Les 10 % d’eaux résiduaires qui sont néanmoins encore produites proviennent de la régénération de l’échangeur d’ions. Au cours d’une deuxième phase, l’évaporateur sous vide réchauffe l’eau par dépression jusqu’à une température de 85 °C. C’est ainsi que 90 à 95 % de l’eau s’évapore pour se condenser ensuite. Ce flux est réutilisé comme eau de traitement. Les 5 à 10 % restants contiennent tous les composants polluants et sont conduits à un transformateur de déchets. Cette combinaison débouche sur un système à déversement zéro. »
Une telle installation peut sans doute avoir un coût légèrement supérieur par rapport à la solution physico-chimique, mais il ne faut pas oublier ses avantages. En premier lieu, on a besoin de moins de produits chimiques et d’un filtre-presse. En outre, on peut limiter le suivi opérationnel journalier (en hommes-heures notamment). Enfin, il ne faut plus déverser l’eau, ce qui fait que l’on ne doit plus payer non plus de droits et qu’il ne faut pratiquement plus acheter d’eau.
En Belgique également, Renson et PCA coopèrent mutuellement. Sur le nouveau site de Renson à Deinze (près de l’E17), un évaporateur sous vide est placé pour pouvoir fonctionner en circuit fermé.
« PCA peut déjà citer de très nombreuses références réussies avec des installations semblables », conclut Robby Knaepen. « Je citerai ainsi Alulak (laquage en poudre de l’aluminium), Wilms (volets roulants, pare-soleil, solutions de ventilation) et les usines de Dhollandia (ponts roulants) en France et en Slovaquie. Chaque projet est différent et augmente notre expertise. PCA ne manque donc certainement pas d’expérience et d’expertise. Mais je voudrais conclure par l’exemple typique d’une petite entreprise : la flexibilité. Il arrive souvent, pour les installations d’épuration d’eau, de s’intéresser aussi à l’épuration de l’air et/ou à l’automatisation. PCA travaille également dans ces domaines. Et avec l’aide de notre entreprise soeur Almeco, nous pouvons généralement organiser une grande partie des installations chez nous. Nous sommes pour le développement d’un projet de A à Z ! »
Par Rudy Gunst
« PCA vise à rendre les nouvelles installations aussi durables que possible. »

