Des résines de polissage pour les PFAS à chaîne courte

Piéger et éliminer les PFAS est sans conteste devenu ces dernières années l’un des principaux défis dans le domaine de l’épuration des eaux (usées) d’origine industrielle mais aussi ménagère. Heureusement, plusieurs produits ont déjà démontré leur efficacité en la matière. Ainsi, Brenntag a récemment encore ajouté à sa gamme les résines échangeuses d’ions de Thermax. Combinées au charbon actif, elles permettent de piéger efficacement même les PFAS à chaîne courte les plus récalcitrantes.

Le charbon actif est déjà connu comme une méthode éprouvée pour piéger les PFAS mais comme d’autres technologies, il présente aussi des limites. Si les PFAS à chaîne longue ne posent généralement pas de problème au charbon actif, il est par exemple moins efficace pour adsorber les chaînes courtes. Pour des eaux usées polluées par cette forme plus récalcitrante de PFAS, il faut donc prévoir une étape supplémentaire de polissage pour répondre aux normes de plus en plus strictes.

Une étape de polissage efficace

Les résines échangeuses d’ions Tulsion PFR-630 N de Thermax ont été spécifiquement conçues pour piéger les PFAS et grâce à leur sélectivité spécifique pour l’adsorption d’anions hydrophobes, elles conviennent parfaitement à l’élimination des chaînes courtes. « Actuellement, c’est une des technologies les plus éprouvées pouvant présenter de tels résultats à l’échelle industrielle », dit Kjell Haas, technical sales manager chez Brenntag. « D’autres technologies sont peut-être efficaces en laboratoire mais avec une colonne de résines, on peut traiter des débits bien plus importants. En général, il suffit de 1 m3 pour traiter environ 30 m3 d’eaux usées par heure. Le temps de contact nécessaire est limité et la durée d’emploi est longue. Pour éliminer des chaînes courtes, on ne devra la remplacer qu’après 20.000 à 40.000 volumes lit ; mais pour les chaînes longues, on peut même aller jusqu’à 100.000 volumes lit. »

Un bon traitement préalable reste toutefois essentiel, selon Haas. « La résine piège naturellement tout ce qu’elle rencontre. Autrement dit, si l’eau résiduaire est encore très polluée, elle sera vite saturée avec par exemple la DBO ou des PFAS à chaîne longue. Au final, ceci peut faire augmenter fortement les coûts. C’est pourquoi nous prévoyons une étape de polissage, qui est combinée de préférence à la technique du charbon actif et éventuellement d’autres technologies. Avec le produit Tulsion PFR-5235 N, nous pouvons certes proposer aussi une variante sans polissage de la résine, mais nous ne la conseillons que lorsqu’il n’y a pas de place pour un lit de charbon actif. »

De l’analyse de l’eau à la livraison

Si besoin, Brenntag peut, à partir d’une analyse de l’eau représentative, proposer des conseils sur le prétraitement souhaité et le dimensionnement de la colonne de résines. Une colonne d’essai en laboratoire permet de tester préalablement l’efficacité de la technologie sur les eaux usées d’origine interne.

Ensuite, cela peut aller vite. Grâce à l’aménagement d’entrepôts locaux, les délais de livraison sont limités. « En principe, pour des volumes de quelques m3, les délais ne dépassent pas quelques semaines. Autrement dit, même si vous remarquez relativement tard que la résine est saturée, vous pouvez être dépanné rapidement. »

www.brenntag.com

Texte: Elise Noyez

Illustration: Brenntag

Des résines de polissage pour les PFAS à chaîne courte

Piéger et éliminer les PFAS est sans conteste devenu ces dernières années l’un des principaux défis dans le domaine de l’épuration des eaux (usées) d’origine industrielle mais aussi ménagère. Heureusement, plusieurs produits ont déjà démontré leur efficacité en la matière. Ainsi, Brenntag a récemment encore ajouté à sa gamme les résines échangeuses d’ions de Thermax. Combinées au charbon actif, elles permettent de piéger efficacement même les PFAS à chaîne courte les plus récalcitrantes.

Le charbon actif est déjà connu comme une méthode éprouvée pour piéger les PFAS mais comme d’autres technologies, il présente aussi des limites. Si les PFAS à chaîne longue ne posent généralement pas de problème au charbon actif, il est par exemple moins efficace pour adsorber les chaînes courtes. Pour des eaux usées polluées par cette forme plus récalcitrante de PFAS, il faut donc prévoir une étape supplémentaire de polissage pour répondre aux normes de plus en plus strictes.

Une étape de polissage efficace

Les résines échangeuses d’ions Tulsion PFR-630 N de Thermax ont été spécifiquement conçues pour piéger les PFAS et grâce à leur sélectivité spécifique pour l’adsorption d’anions hydrophobes, elles conviennent parfaitement à l’élimination des chaînes courtes. « Actuellement, c’est une des technologies les plus éprouvées pouvant présenter de tels résultats à l’échelle industrielle », dit Kjell Haas, technical sales manager chez Brenntag. « D’autres technologies sont peut-être efficaces en laboratoire mais avec une colonne de résines, on peut traiter des débits bien plus importants. En général, il suffit de 1 m3 pour traiter environ 30 m3 d’eaux usées par heure. Le temps de contact nécessaire est limité et la durée d’emploi est longue. Pour éliminer des chaînes courtes, on ne devra la remplacer qu’après 20.000 à 40.000 volumes lit ; mais pour les chaînes longues, on peut même aller jusqu’à 100.000 volumes lit. »

Un bon traitement préalable reste toutefois essentiel, selon Haas. « La résine piège naturellement tout ce qu’elle rencontre. Autrement dit, si l’eau résiduaire est encore très polluée, elle sera vite saturée avec par exemple la DBO ou des PFAS à chaîne longue. Au final, ceci peut faire augmenter fortement les coûts. C’est pourquoi nous prévoyons une étape de polissage, qui est combinée de préférence à la technique du charbon actif et éventuellement d’autres technologies. Avec le produit Tulsion PFR-5235 N, nous pouvons certes proposer aussi une variante sans polissage de la résine, mais nous ne la conseillons que lorsqu’il n’y a pas de place pour un lit de charbon actif. »

De l’analyse de l’eau à la livraison

Si besoin, Brenntag peut, à partir d’une analyse de l’eau représentative, proposer des conseils sur le prétraitement souhaité et le dimensionnement de la colonne de résines. Une colonne d’essai en laboratoire permet de tester préalablement l’efficacité de la technologie sur les eaux usées d’origine interne.

Ensuite, cela peut aller vite. Grâce à l’aménagement d’entrepôts locaux, les délais de livraison sont limités. « En principe, pour des volumes de quelques m3, les délais ne dépassent pas quelques semaines. Autrement dit, même si vous remarquez relativement tard que la résine est saturée, vous pouvez être dépanné rapidement. »

www.brenntag.com

Texte: Elise Noyez

Illustration: Brenntag