Des données de mesure sûres sont la clé d’une bonne gestion des eaux pluviales
Des données de mesure sûres sont la clé d’une bonne gestion des eaux pluviales
Quiconque n’était pas encore conscient de la grande nécessité d’améliorer la gestion de l’eau (de pluie) a été douloureusement confronté à l’urgence l’été passé. Des images de rivières sorties de leur lit et de réseaux d’égouts incapables d’absorber l’énorme afflux d’eau font partie de notre mémoire collective depuis juillet dernier. Il reste encore certainement un long chemin à parcourir pour éviter de tels scénarios à l’avenir, mais BIP Elneo estime en tout cas pouvoir poser les premiers jalons grâce aux capteurs de pression hydrostatiques de Kelle.
Partout en Belgique, des études et initiatives visant à organiser et contrôler les flux, par définition incontrôlés, d’eaux pluviales sont actuellement mises en place pour soulager les réseaux d’égout et prévenir les inondations. Les pistes sont multiples et variées – allant de l’aménagement d’installations d’infiltration et de bassins de rétention supplémentaires à la gestion et utilisation des puits d’eau privés ou autres – mais une constante est le besoin en données de mesure fiables.
Mesures de niveau fiables
BIP Elneo, un distributeur de diverses pièces mécaniques et de mesure, possède dans son assortiment un instrument indispensable : des capteurs de niveau de fabrication suisse. « Les capteurs mesurent la pression hydrostatique pour calculer avec grande fiabilité le niveau d’eau dans une cuve ou dans un plan d’eau », explique Tony Lippens, responsable des ventes. « En option, ces capteurs mesurent aussi la température et la conductivité, autrement dit la qualité de l’eau. »
Les diverses possibilités de mesure et la grande qualité des matériaux utilisés – il existe des modèles en acier inoxydable, titane ou Hastelloy – ont déjà permis d’utiliser les capteurs dans toutes sortes d’applications et de secteurs, mais, ces derniers temps, Lippens constate surtout une demande croissante pour des projets visant à améliorer la gestion des eaux (pluviales). « Par exemple, nous fournissons aujourd’hui des capteurs pour cartographier les débordements d’égouts et nous échangeons avec une entreprise spécialisée dans les systèmes de drainage, de canalisations et d’infiltration. Durant la dernière année scolaire, nous avons participé à un projet de recherche de l’Institut Schepper à Wetteren qui visait à définir les modalités de gestion des puits d’eau existants pour créer des tampons intelligents. Tous ces projets ont un point commun : aucune action ne peut être menée sans avoir à disposition des informations claires, précises et actualisées sur les niveaux d’eau. »
Communication très peu énergivore
Il est toujours possible de lire les mesures sur place localement, mais pour avoir une vue d’ensemble et pouvoir observer les tendances en temps réel, on privilégie quand même souvent aujourd’hui la communication numérique. « Avec une connexion sans fil, les données peuvent être envoyées directement sur la plateforme cloud Kolibri de Keller (sans frais mensuels) ou sur un système privé via les réseaux 2G/3G/4G, ou de préférence les réseaux LoRa ou NB-IoT, qui consomment beaucoup moins d’énergie. Il est aussi possible de configurer des alarmes et autres notifications. Nous prenons volontiers en charge la programmation pour les clients qui n’ont pas les connaissances requises. »
TEXTE : ELISE NOYEZ
ILLUSTRATION : BIP ELNEO

